Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

France 3 / Face à face : Rudi Berschinski évoque la saison 4, actuellement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Rudi,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la saison 4 de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Carrément ! En tant que comédien, mon but est d’avoir de plus en plus de rôles importants parce que c’est vraiment un plaisir de jouer devant la caméra. J’ai commencé dans la saison 3 et elle était un peu compliquée à atteindre car il faut se dire qu’en région, avoir des rôles importants est plus compliqué qu’à Paris. J’avais réussi à passer ce casting et, quand ils m’ont rappelé pour la saison 4, j’étais super heureux ! Je me suis dit que, si ça fonctionnait bien, je pourrais peut-être avoir, ensuite, une petite histoire qui se développerait donc c’est très encourageant pour l’avenir !

Ce projet est aussi l’occasion de côtoyer un chouette casting…

Surtout dans cette saison 4, où je joue beaucoup avec Clémentine Justine ! C’est une comédienne absolument géniale, elle est hyper agréable, elle est super gentille et hyper accueillante. 

Quand je suis rentré dans l’équipe en saison 3, je rejoignais quelque chose qui avait démarré depuis plusieurs années, où plein de gens avaient déjà leur univers. J’arrivais un peu comme un cheveu sur la soupe et j’avais ma place à faire. Clémentine a été super, elle m’a accueilli à bras ouverts. Je crois que le réalisateur Lionel Chatton l’a vu et, du coup, pour la saison 4, il m’a vraiment mis en duo avec elle !

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur votre personnage, Raphaël le bleu ?

Ce qui est assez drôle, c’est que, au moment de rentrer dans la série, je m’étais vraiment senti comme Raphaël : il y avait presque un moment donné où le rôle était fait pour la situation que je vivais ! Je le redis, je rentrais dans une équipe déjà faite et Raphaël rentrait aussi dans une équipe également déjà faite…Il avait le sentiment d’avoir quelque chose à prouver donc j’ai vraiment approché le personnage comme la situation que je vivais. 

Dans la saison 4, il a un peu plus confiance en lui, il a un peu plus de choses à montrer, lui qui a de vraies compétences, qui se voient davantage qu’en saison 3.

Il vous permet une palette de jeu sans doute plaisante à défendre…

Oui, vraiment ! Surtout, il y avait cette question qui s’était posée déjà l’année dernière, à savoir que le personnage, en arrivant, doit apporter quelque chose, il ne doit pas être juste là pour remplir un trou. Raphaël était arrivé en remplacement, suite à un départ, pour que l’équipe reste au complet mais il ne fallait pas juste montrer un flic pour faire un flic, il avait besoin d’exister. Donc les scénaristes, déjà à l’époque, se sont demandés quoi faire avec lui et l’ont amené vers quelque chose de plus humoristique, tout en le laissant dans un rôle important. En interprétant cela, c’est plaisant de pouvoir, à la fois, mettre de l’humour quand il faut en mettre mais aussi de la sincérité quand c’est nécessaire. Cela demande de jouer, c’est hyper sympa !

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

C’est une bonne question…Je pense que, naturellement, je m’inspire d’autres rôles que j’ai pu avoir par le passé, que ce soit au théâtre ou ailleurs. J’y rajoute juste d’autres choses, pour faire un bon mélange. Pour moi, le jeu est quelque chose de vivant, littéralement, c’est singer la vie donc je réutilise tout ce que j’apprends, pour servir le rôle et l’histoire.

 

 

Cette nouvelle saison est l’occasion d’aborder de nouveaux thèmes encore et, pour votre personnage, d’aller plus loin dans les enquêtes…

De toute façon, dans chaque épisode et pour chaque histoire de “Face à face”, il y a un sous-texte ! Ce n’est pas simplement un meurtre qui est élucidé, il y a toujours un vrai fond qui va être travaillé. Chaque personnage, dans la série, est concerné : pour cette saison, ce sera le cas, pour moi, notamment lors du kidnapping du commandant. Il y a, dans ces histoires, beaucoup d'émotions mais des sujets plus profonds sont aussi mis en avant. 

Certainement avez-vous hâte de pouvoir découvrir les retours des téléspectateurs ?

Oui, oui ! J’ai également joué dans “Il était deux fois”, qui est actuellement diffusé et c’est toujours drôle de voir ce que telle ou telle situation peut provoquer chez les gens, surtout quand il y a un visage qu’ils reconnaissent. 

C’est vrai que j’attends généralement ces retours du public, pour voir ce qui a été apprécié, dans l’histoire globale et dans mon jeu. 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je vais jouer, ce mois-ci, dans une production Netflix. J’ai aussi une équipe de tournage, “Muon films” avec laquelle on fait des fictions et, chaque année, on essaie d'autoproduire deux à trois films. On participe beaucoup à des festivals, notamment celui des 48 heures, où j’ai pu gagner, l’année dernière, le prix du meilleur acteur. J’en étais très content ! On fait des films qui nous plaisent, avec du fond, sur des sujets qui nous tiennent à cœur. Je pense notamment à un film d’horreur mais avec, pour sujet, le harcèlement, que l’on peut vivre à l’école ou en entreprise. 

Merci, Rudi, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Hervine de Boodt évoque sa belle actualité artistique, riche et variée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Hervine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de TF1 pourront prochainement vous retrouver dans la série quotidienne “Demain Nous Appartient”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, complètement ! Je n’ai malheureusement pas tourné dans “Un Si Grand Soleil” depuis 2023, donc le fait de revenir sur une quotidienne, même pour un guest, me ravit. J’aime beaucoup cette façon de travailler, dans l’efficacité, la rapidité et l’exigence. J’ai pu découvrir Sète, une ville charmante, même s’il faisait un froid de gueux et que j’ai cru m’envoler en faisant mon running 🙂 ! Le réalisateur, Thomas Lipmann, était très précis dans sa direction d’acteurs. Ce fut un réel plaisir de travailler avec lui ! 

Le personnage de Céline est assez jubilatoire ! C’est une businesswoman sûre d’elle qui fait appel à un escort, interprété par… Stany Coppet. Comme on le sait, il est chirurgien mais il devient escort pour quelques temps. C’était assez excitant et drôle d’interpréter ce personnage, haut en couleurs dans la séduction et dans la façon de mener cet homme un peu par le bout du nez.

Deux scènes ont été tournées, avec une palette de jeu très plaisante…

Tout à fait ! Ce sont deux situations différentes. D’abord celle de la rencontre où la séduction de Céline entre en jeu, ce qui met Simon, alias Aaron, un peu dans l’embarras car c’est une première pour lui ! Ils vont finalement passer la nuit ensemble alors que ce n’était pas dans le « contrat » initial... Ensuite, celle du lendemain matin, où Céline exprime le fait qu’elle aimerait bien le revoir, ce qui n’est pas dans ses habitudes…

Votre expérience précédente sur la quotidienne de France Télévisions a certainement été très aidante, afin de soutenir le rythme de tournage ?

Bien sûr ! Il y a maximum deux prises par plan. Je ne peux pas me permettre d’y aller sans prépa, concentration et flexibilité avec prise en compte des indications du réal. Gymnastique à laquelle j’étais entrainée... mais c’est toujours un nouveau challenge quand on change de fiction et d’équipe ! Ce n’est pas le même rôle non plus : sur USGS, j’étais avocate, très factuelle, avec principalement des scènes d’exposition alors que sur DNA, la business woman olympienne qui date avec un escort novice permet d’explorer l’anticonformisme de ce  rapport homme/femme ! 

 

 

Vous l’avez rapidement évoqué, la collaboration avec le réalisateur a été très plaisante…

Thomas Lipmann est très à l’écoute. Il voit d’abord ce que les acteurices proposent à la première prise puis, pour la seconde, il relève ce qui va, revient sur ce qui ne va pas et donne ses indications de jeu. Mais pour lui, une première peut aussi être parfaite ! Cela s’est très bien passé. Nous voyions le personnage de Céline de la même manière et quand un/e real vous met en confiance, ne se comporte pas comme un tyran, on ne peut donner que le meilleur de soi-même, non ? 

En parallèle, vous serez à l’image, en avril, sur HBO, dans un registre différent…

Il s’agit de la série “Paolo”, en sept épisodes, réalisée par Sébastien Marnier. C’est un thriller psychologique, avec notamment Jérôme Niel, Yoann Gasiorowski, Philippe Katherine, Magalie Lépine Blondeau,...Tous sont excellents ! Cela parle du rapport de classe, de l’obsession et de la fascination dans le monde politique. J’interprète le rôle de Clara, la manager d’une boutique de mariage, dans laquelle se rend Paolo, pour la confection de son costume. Comme il a des pecs archi-développés, mon personnage, très mante religieuse, s’adonne avec beaucoup d’assurance à quelques petits attouchements. Tout cela dans la joie et la bonne humeur ! Je ne m’éloigne pas tant que ça de mon rôle de Céline sur DNA…

Sébastien est un excellent directeur d’acteurices. Je suis ravie d’avoir bossé avec lui. Pour la deuxième prise, il m’a juste donné un trait de caractère très imagé sur le personnage de Clara, qui a immédiatement fait écho en moi, de manière inconsciente... Explosion en douceur comme une épiphanie. J’ai hâte de découvrir le résultat ! 

A la rentrée prochaine, sera diffusée, cette fois-ci, une série finlandaise, tournée à Malte et en Estonie, ce qui a certainement été une belle expérience pour vous…

C’était super ! J’ai adoré jouer en anglais, avec seulement deux scènes en français. J’interprète le rôle de Marie, la mère de la petite amie française du rôle principal finnois, dans « Kosto/The Revenge », thriller psychologique 6x48 minutes. On a tourné à Tallin en Estonie, pays qui est un peu pour la Finlande ce que la Belgique est pour la France en matière de « budget tournage ». La région est très jolie ! On a enchaîné avec Malte…dans un décor magnifique, avec vue mer. 

J’y incarne une femme manipulatrice et perverse. Mon personnage sort avec le petit ami de sa fille, le sublime Jesse…Tout cela n’est pas du tout moral, d’autant plus que Jesse est un serial killer !

L’ambiance sur le plateau était vraiment très chaleureuse. Je n’ai jamais connu un real aussi humble et prévenant... Big up à Matti Kinnunen !  Et à l’adorable productrice, Mari Kinnunen ! Elvire Lestrade, qui joue ma fille, était top, elle aussi. Vivement la diffusion ! 

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

En ce moment, on peut m’entendre sur “Netflix”, dans “Turn of the tide”, série portugaise dans laquelle je double Dona Valentina, interprétée par Luisa Cruz, mère en colère, tenancière d’un food-truck. Inspirée d’un fait réel, elle raconte l’histoire d’un paquebot qui échoue au large des Açores, avec je ne sais pas combien de tonnes de coke qui atterrissent sur la plage d’une petite île. Graal de l’or blanc pour certain/es, poison pour d’autres, c’est toute une population qui se retrouve impactée par les conséquences de cet événement surréaliste ! Il y a une belle brochette d’excellents acteurices portugais avec des vraies tronches... Jubilatoire ! J’espère qu’il y aura une saison 3 !

Je viens également de réaliser mon cinquième court-métrage, “Help !”, vaudeville inspiré d’ “Un éléphant, ça trompe énormément” avec trois excellents acteurices dont deux en situation de handicap : Stéphanie Lhorset, Rodolphe Harris et Christophe Chêne-Cailleteau. Je ne voulais pas pointer du doigt le handicap. On le voit, on l’entend mais là n’est pas le sujet…C’est surtout une comédie dans laquelle une femme trompe son mari et celui qui « l’emporte » n’est pas forcément celui qu’on croit !

 

 

Je travaille aussi sur mon premier long-métrage, “Copa Cabana”, comédie chorale. Ce n’est pas la fameuse beach de Rio mais bien “Copa” comme “Homocoparentalité” et “Cabana” comme “Maison, home sweet home”. Avec tendresse et férocité, le film explore l’illusion de l’enfant pansement au sein d’une famille aussi attachante qu’avant-gardiste. Aurélie Bargème est devenue ma co-autrice et nous recherchons un/e producteurice.

Merci, Hervine, pour toutes vos réponses !

https://hervinedeboodt.fr/

 

 

 

 

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Justine Grave évoque son actualité artistique et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

@ Eloise Legay / M6

 

 

Bonjour Justine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de M6 ont pu vous retrouver dans la série quotidienne “Nouveau jour”. Spontanément, quels souvenirs gardez-vous de cette belle aventure télévisuelle ?

Je pense que s’il y avait un mot à choisir, ce serait la liberté ! Dans le sens où, artistiquement, j’ai eu énormément de liberté. On était là pour créer un personnage sur le long terme et, dès le premier jour, on m’a laissé faire ce que je voulais. J’ai même envie de dire que ça a commencé au casting parce que, si on m’a prise, c’est aussi qu’il y a eu une nature qu’ils ont aimée pour le personnage, ainsi que la création que j’ai apportée.

Humainement, la liberté aussi parce que c’est la liberté d’être soi-même et de se sentir bien, sans devoir faire semblant avec les autres qui nous entourent. On a eu la chance d’être avec des gens tous bienveillants, tous dans l’entraide et le partage. On a créé une vraie famille, au-delà du travail…J’ai eu l’impression d’être dans une troupe ! On se retrouvait tous les jours pour faire une danse différente …

Ce projet a été l’occasion de côtoyer des acteurs et actrices de différentes générations…

C’est ça ! C’est aussi ce que j’aime …Lors de ma première année de théâtre, j’avais pris des cours du soir et j’avais adoré cette richesse de personnes différentes mais aussi de parcours différents. Je me souviens avoir été la plus jeune, et la plus âgée avait 57 ans. Cela m’avait fait énormément grandir, je suis devenue adulte plus vite et j’étais plus rapidement à l’aise dans ce que je faisais parce que j’étais avec des gens plus matures et donc moins dans le jugement. C’est vraiment ce que j’ai retrouvé sur “Nouveau jour” : en fait, j’ai trouvé autant des amis, que des frères et sœurs, qu’une maman ou encore un tonton ! 

Je me souviens d’un restaurant offert par Bruno, où Héléna, en tant que bonne maman du groupe, avait demandé à chacun de dire un mot. Quelque chose était revenu plusieurs fois, c’est le fait qu’on ne pouvait pas passer un tête à tête avec une personne sans que ce ne soit agréable. 

 

 

Le cadre de tournage était aussi particulièrement agréable, tant les décors intérieurs que les extérieurs…

Oui ! Déjà, de passer du nord au sud et d’avoir une météo plutôt clémente était une première chose superbe 🙂. Je pense que ça m’a aussi permis de trouver un équilibre, moi qui ai énormément la bougeotte et qui avais énormément voyagé. Là, j’avais trouvé le moyen d’avoir une petite bulle. C’était tellement apaisant et stimulant, dans ce rythme très intense que j’aime. On n’avait pas le temps de réfléchir, on devait tout le temps faire quelque chose…

Oui, les cadres étaient incroyables, j’ai eu la chance de tourner énormément dans le château, qui est magnifique, avec un jardin fleuri incroyable et une piscine d’un bleu dingue… Il est très très beau. C’était aussi beaucoup plus espacé ! En studio, la lumière n’est qu’artificielle, ce qui peut être fatiguant mais j’ai eu la chance de souvent alterner…Je suis allée quelque fois également à la base nautique et dans les rues.

Tourner dehors, en plein soleil, était un challenge. Je faisais partie des seuls qui avaient le costume autant d’hiver que d’été : l’hiver, j’avais un peu froid et l’été, j’avais un peu chaud…Mais c’était magnifique, je ne peux pas me plaindre ! J’avoue, aux beaux jours, entre deux prises, j’allais parfois dans la piscine 🙂…

Une quotidienne permet une palette de jeu large et variée, ce qui a dû être très plaisant…

Surtout que le personnage de Jade a été très très bien servi. J’ai eu énormément de chance, j’ai eu plein de choses à jouer. J’ai eu autant des scènes de comédie que des scènes plus dramatiques…Quand Jade rit, elle rit fort, quand elle est naïve, elle est naïve fortement, quand elle est dans son monde, elle est fortement dans son monde, …Cela m’a offert la possibilité de tester plein de choses. 

La richesse des réalisateurs qui tournaient avec nous offrait des possibilités diverses et variées. Selon qui était présent, ce n’étaient pas les mêmes envies ni la même créativité…Après, c’est à toi de garder ta direction artistique et d’amener ton personnage là où tu penses qu’il va. Cela offre un personnage plus riche !

 

@ Benjamin Decoin / M6

 

Aviez-vous eu d’autres sources complémentaires d’inspiration ?

Pour la création du personnage, j’ai beaucoup regardé “Ugly Betty”, qui a été une inspiration. Tout comme Jim Carrey, dans sa liberté de ton. Sinon, j’ai mis énormément de moi, dans le sens où, contrairement à mes précédents tournages, je n’ai pas eu besoin de gommer énormément de mes mimiques parce qu’elles appartenaient aussi à ce personnage haut en couleurs, que ce soient des tics de langage, des mouvements de sourcils ou le fait de me casser la figure. 

Au départ, Jade n’était pas censée être maladroite, c’est quelque chose que j’ai ajouté et le scénario m’a suivie dans cette direction. C’était chouette d’être en corrélation avec les auteurs! 

Vous l’avez dit, le rythme de tournage était soutenu. Sans doute que, jour après jour, vous avez pu prendre vos marques ?

Oui ! Dès le départ, on s’est tous dit qu’il allait falloir tenir. Tout le monde, franchement, était plutôt raisonnable en semaine, on allait dormir tôt, ce qui est hyper important. J’ai appris aussi à trouver mon organisation …J’avais plutôt tendance à apprendre mes textes à l’avance mais, quand tu crées ton personnage, tu peux te permettre d’apprendre moins vite car il y a des choses qui se calent entre deux. J’ai, finalement, préféré les apprendre juste avant la session, mais je les lisais quand même dès que je les recevais, souvent 6 semaines à l’avance. 

J’avais aussi mes petits fichiers Excel…Tout le monde me demandait ce que je faisais mais ça m’a beaucoup aidée ! Je notais ce que je proposais dans chaque séquence, notamment les chutes, pour éviter d’en faire de trop. Comme on tournait dans le désordre, on ne se rendait pas forcément compte de l’intervalle de temps…Dans l’épisode où Jade arrive à la piscine voir Adrian en train de changer l’étui, j’avais demandé à Pierre, le réalisateur, si je pouvais me casser la figure, ce qu’il avait d’abord refusé, pensant que je l’avais fait récemment…Mais, non, en fait, la dernière fois avait été 30 épisodes plus tôt…donc il a accepté !

C’est une organisation à trouver mais la mémoire s'entraîne aussi. De base, j’ai une très bonne mémoire, que j’ai toujours entraînée mais, là, avec 6 mois de textes et de textes, à la fin, je pouvais apprendre la veille.

 

 

A l’inverse, même si ce n’est pas toujours évident pour un comédien, aimiez-vous regarder le rendu final, pour capitaliser sur votre propre jeu ?

C’est sûr, je me regarde ! Je ne fais pas partie des comédiens ou comédiennes qui ne se regardent pas…J’avoue que je n’ai pas ce problème de me voir à l’image, non pas que je me trouve magnifique mais j’arrive à mettre une distance entre le personnage et moi-même. Quand je me regarde, je vois vraiment mon travail, je ne vois pas ma mèche de cheveux qui est mal mise ou autre chose. 

Au départ, comme on était beaucoup à être logés au même endroit, on regardait les épisodes tous ensemble. Cela m’a énormément aidée car, avec Jade, il ne faut pas en faire trop mais, en même temps, si je n’en faisais pas assez, ça dénotait. C’est une chance de n'avoir que deux mois à attendre entre le tournage et la diffusion, ce qui offrait l’avantage de pouvoir se corriger assez vite. Franchement, je ne me suis jamais dit que ce que je faisais ne marchait pas…Ca va tellement vite qu’il faut aussi apprendre à lâcher prise et à accepter ce que l’on a fait. 

Avec le recul, quel regard portez-vous sur l’évolution du personnage ?

Jade, je le redis, a été bien servie. J’ai commencé en étant centrale, en travaillant à la réception de l'hôtel mais je n’étais pas dans l’histoire principale. Il y a aussi eu des moments où l’on ne m’a pas vue mais j’ai quand même eu de la chance d’avoir plein de choses à jouer et de côtoyer énormément de personnages. Cela a été très riche, j’ai eu un rythme qui m’a correspondu à fond. 

Avec le recul, je suis hyper fière de ce que j’ai fait, de là où je l’ai amenée, de comment je l’ai servie et de moi, dans le sens où, avant ça, je ne pensais pas être douée pour la comédie. Dans la vie, je suis tellement tout le temps en train de blaguer que j’aimais beaucoup faire du drame, pour dénoter. Là, je pense que j’ai trouvé une nouvelle piste à explorer…D’ailleurs, cette porte ouverte se confirme dans les castings que je passe en ce moment, qui sont très orientés comédie. Donc c’est chouette !

 

@ Eloise Legay / M6

 

Quels retours aviez-vous d’ailleurs pu avoir de la part du public ?

Je n’ai eu que des retours positifs, en vrai ! Un commentaire m’a marquée, c’était le seul un peu négatif mais il m’avait fait énormément rire. Au tout début de la série, Jade est quand même vachement à ne pas trop oser s’imposer et je me souviens d’une personne qui avait écrit “L’autre soumise m’énerve…Réveilles-toi!”. C’était hyper drôle de voir que ma création faisait réagir et, en même temps, c’était chouette, cela montrait que j’étais crédible. 

J’ai reçu beaucoup de messages hyper mignons et touchants, à dire que “Jade est la petite dose de bonheur” ou encore “Vous nous faites beaucoup rire”. Aussi de nombreux commentaires positifs sur mon jeu, et forcément, ça fait du bien ! C’est fou, le fait d’être diffusé tous les jours fait que des gens te parlent comme si tu étais leur ami. J’ai essayé de répondre à tout le monde en tout cas…

J’ai même eu des messages d’anciens camarades de classe, qui me félicitaient pour mon parcours. 

Le meilleur compliment que j’ai pu avoir était celui des monteurs, qui m’ont remerciée de leur avoir facilité la vie. C’est vrai que j’étais attentive à être tout le temps raccord !

En parallèle, nous pourrons prochainement vous retrouver sur OCS, dans “Pécheresses”...

Pour le coup, Laure est un personnage complètement différent !  Dans cette série, plusieurs jeunes filles se retrouvent dans un foyer, pour des raisons différentes. Laure est en sport études pour la boxe thaïlandaise. Pour la petite anecdote, de base, le personnage était écrit pour le judo mais il a été adapté parce que je fais moi-même de la boxe. La partition est petite mais sympa, plutôt à fond dans les études. Du coup, quand les autres veulent sortir, je suis un peu contre…Il va y avoir un évènement dans le foyer et mon personnage va faire quelque chose qui va permettre de défendre les autres jeunes filles. 

C’était chouette de voir que ce tournage à petit budget se passait aussi bien, avec beaucoup de créativité. Il y avait principalement des femmes, devant et derrière la caméra, c’était un tournage doudou, dans le sens où personne ne criait sur le plateau. Je retiens vraiment cela ! On est toutes restées copines depuis… C’est chouette ! J’ai déjà vu les trois premiers épisodes et j’ai hâte de découvrir la suite.

 

 

Un mot aussi sur une autre actualité à venir, sur Netflix cette fois-ci ?

J’avais d’abord été en callback d’un des rôles les plus importants de ce programme, “Recalé”, que je n’ai finalement pas eu mais le réalisateur voulait quand même travailler avec moi, donc il m’a proposé un autre rôle, que j’ai accepté. J’aime beaucoup ce projet, très engagé, avec beaucoup d’humour noir mais aussi de la comédie pour faire passer les travers de la société.

Mon personnage est celui d’une lycéenne, mon profil passant encore pour plusieurs âges 🙂. Elle est plutôt fayote, c’est une fille de CRS qui va se rebeller. C’était sympa à faire et de tourner avec cette chouette équipe. J’ai côtoyé de grands acteurs, j’ai beaucoup appris en les regardant.

C’était une grosse production, avec du budget, on avait plus de temps pour créer, pour le placement et pour jouer. C’était chouette !

Quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Avec mes copains du collectif “Les humains”, nous allons participer au Nikon Film Festival. En janvier, je tournerai un autre court-métrage, avec une des costumières de “Nouveau jour”, qui réalise aussi. Comme quoi, cette aventure m’a permis de belles rencontres, pour faire d’autres projets encore. J’espère également que les castings que j’ai passés vont déboucher sur une réponse positive.

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

De faire un film d’époque ! Ce serait un rêve…J’adorerais interpréter une figure féminine qui a eu beaucoup de poids dans l’histoire. Également du cinéma d’auteur parce que c’est ce que je regarde le plus. Ce sont des films de passionnés, dans lesquels je me reconnais beaucoup. Cela me plairait aussi de refaire une série, pour aller à plein d’endroits différents avec mon personnage, mais aussi de la comédie. J’ai plein d’envies, oui, tellement chaque rôle est différent ! Jusqu’à présent, j’ai eu la chance de ne pas être catégorisée car j’ai fait plein de choses différentes, pourvu que ça dure !

Merci, Justine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

TF1 / Demain Nous Appartient : Rani Bheemuck nous en dit plus sur son retour dans la série depuis l'été dernier!

Publié le par Julian STOCKY

@ Telsete / TF1

 

 

 

Bonjour Rani,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve à Sète, sur le tournage de la quotidienne de TF1 “Demain Nous Appartient”, dans laquelle votre personnage est revenu début juillet dernier. On imagine sans doute le plaisir que cela a été pour vous ?

C’est exactement ça ! C’est un vrai plaisir de reprendre ses marques et de se remettre aussi dans la peau d’un personnage comme celui de Lou Clément, qui est une femme franchement assez admirable. Elle est carriériste, c’est une maman indépendante et autonome et, en fait, j’adore la personnalité que les auteurs lui ont donnée et ce que, moi aussi, j’en ai fait, finalement. Comme j’ai commencé la série en 2017, j’ai l’impression d’avoir contribué un peu à une création de personnage, finalement et, en fait, depuis, Lou a énormément évolué. Elle a eu son histoire avec Victor, avant de partir pendant 4 ans. Franchement, un retour après 4 ans est énorme en fait, parce qu’il se passe énormément de choses…Non seulement dans la trajectoire de ce personnage, en l’occurrence à Marseille, et aussi sur le plan humain du comédien, où j’ai vu d’autres tournages, rencontré plein de personnes, vécu, grandi, mûri et vieilli. En fait, c’est hyper intéressant également, je trouve, de retrouver un personnage qui part aussi longtemps parce qu’on peut se raconter plein d’autres choses. Je pense que ça se voit aussi un peu dans la maturité du personnage, je trouve ! C’est trop bien !

Je vous avoue que je n’ai pas reconnu grand monde au HMC, quand je suis revenue mi-avril…C’étaient surtout des nouveaux comédiens, notamment des jeunes, mais je remettais évidemment toutes les équipes techniques, que j’étais trop contente de retrouver. C’était très drôle de retrouver les loges, où tout a changé, avec d’énormes travaux…J’ai failli me perdre douze fois et, encore aujourd’hui, je me perds…D’ailleurs, là, je ne sais pas où nous sommes 🙂…

C’est fou de se dire “Allez, on embarque, de nouveau !”. Les auteurs ont écrit des choses qui faisaient franchement envie donc j’ai embarqué et je suis trop contente !

L’évolution du personnage vous a permis et vous permet encore aujourd’hui une palette de jeu très enrichissante…

Complètement ! Déjà, d’incarner une mère aussi longtemps ne m’était jamais arrivé. En plus, là, il y a une vraie trajectoire dans son histoire parce qu’elle arrive en pleine dépression, avec ce bébé, Nina puis on les voit grandir et évoluer toutes les deux. Nina est aujourd’hui jouée par Emilie mais elle a eu de nombreux interprètes…Je ne suis pas mère dans la vie mais c’est vrai que, à chaque fois, on a créé un lien avec mes enfants de fiction donc c’est très drôle de me dire que j’évolue aussi en tant que mère, que j’essaie de me trouver des points d’ancrage avec mes amies qui sont mères ou mes sœurs qui le sont, à qui, parfois, je demande comment elles s’adressent à leurs enfants. Quand je reçois les textes de Lou et de sa fille, je me demande toujours comment elle pourrait s’exprimer de façon très nature et authentique…Je me surprends à demander l’avis à mes sœurs. 

Par exemple, le “Je t’aime” est quelque chose que l’on a mis en place avec Samy, l’interprète de Karim et que l’on a vraiment improvisé. Avant, avec les précédentes Nina, on ne se le disait pas forcément, ce n’était pas écrit non plus dans les textes et, là, à mon retour, quand on a eu cette nouvelle fille, qui a mûri parce qu’elle joue un personnage de 9 ans à l’image, on s’est surpris à se dire “Je t’aime” au moment de se quitter. En fait, j’ai demandé à des amis qui vivaient cela si ils disent tout le temps “Je t’aime”...J’ai grandi dans une famille où on se le dit énormément, il n’y a pas de pudeur ni de tabou, on est très généreux avec cela et certaines de mes amies m’ont expliqué le dire le soir, au coucher et d’autres, le faire tout le temps. Avec Samy, on a décidé de tout le temps se le dire et, en fait, c’est assez beau et je trouve que c’est assez vrai, je pense, dans des familles. On a envie de se raconter que ça nous correspond et que ça nous parle.

Je joue toujours cette avocate et j’ai également adoré l’idée de revenir en gardant cette profession parce que je pense que c’est un métier, plus jeune, que j’aurais rêvé de faire. J’avais fait un peu de droit et je rêvais d’en faire plus tard encore…Je suis souvent attirée par des rôles de justice, de magistrate, de défense donc j’étais trop contente aussi de revenir en avocate, surtout avec cette intrigue du procès qu’il y a eue en juillet, où c’était bien corsé et bien écrit. On s’est éclatés à la jouer ! Je suis contente d’avoir ces facettes-là dans le personnage de Lou parce que c’est vraiment aussi un domaine qui me plait, en fait.

Même si ces parents sont séparés, on sent qu’aujourd’hui, il y a quand même beaucoup de tendresse et d’affection entre eux, dans un équilibre familial retrouvé…

Oui, exactement ! C’est vrai que c’est aussi ce qui m’a plu quand on m’a parlé d’un retour éventuel parce que je trouvais cela assez joli qu’elle ne revienne pas pour, de nouveau, avoir ce rapport conflictuel avec Karim, que l’on adore, par ailleurs, jouer tous les deux. On se régale à se prendre le chou mais j’aimais bien qu’on revienne dans un climat beaucoup plus serein et apaisé par la distance, l’évolution de chacun, le fait que Nina grandisse et donc le bien commun qu’on a pour notre fille de la vouloir équilibrée. En fait, c’est très plaisant, on a des scènes, maintenant, avec beaucoup d’affection et de complicité, comme dans la vie, en fait. On est très proches avec Samy et c’est chouette de pouvoir se raconter cela aussi à l’écran donc c’est la réalité, dans nos rapports, qui rejoint la fiction. Après, c’est sûr que, s’il y a des conflits, c’est toujours intéressant…Il y a eu, en diffusion, des scènes un peu de rapport de force parce que Lou a une histoire d’amour avec le personnage d’Arthur, ce qui ne plaît pas à Karim. C’était intéressant qu’il y ait à nouveau ce petit rapport entre eux…

Vous parliez du procès : malgré la défaite, on a vu beaucoup de respect dans les mots et l’attitude de Lou…

Oui ! Là encore, je félicite les auteurs parce que c’est aussi leur vision et leur volonté d’écriture. Je trouve cela très fin, en fait, très sensible aussi et intelligent de la part de Lou. En même temps, force est de constater que ça fonctionne comme cela dans la justice…Je ne suis pas une vraie avocate mais j’en côtoie, je regarde énormément de procès sur LCP, j’adore et, en fait, ils sont comme cela : quand il s’agit d’une affaire en opposition, ils défendent leur client et, à la fin, quand la justice a tranché, ils redeviennent des confrères et des consœurs au même titre. Certains sont même amis dans la vie…Là, c’était intéressant aussi de la voir, à la fin, un peu moins rentre-dedans parce que, finalement, c’est la réalité, je pense. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de réalisme dans ce procès et c’est grâce aux petites touches des auteurs.

Certainement que les réactions du public ont été nombreuses depuis le retour du personnage à l’image ?

Oui, c’est vrai ! Déjà, je n’étais pas du tout au courant non plus de ce retour…Il avait été question d’un éventuel retour il y a plus de deux ans de cela donc, après quatre ans, j’étais complètement passée à autre chose. En fait, je pense que personne ne s’y attendait. Je me demande si ce n’est pas une des plus longues interruptions mais c’est vrai que ça a été une belle surprise, non seulement pour les fans et pour moi aussi. Effectivement, j’ai reçu beaucoup de messages sur les réseaux, aussi de téléspectateurs fans de Lou. Notamment d’une demoiselle, Emilie, qui, aujourd’hui, fait du droit et qui a gagné le concours d'éloquence en France : c’est super car, à l’époque, elle avait créé un compte fan sur Instagram et elle a eu envie de faire du droit grâce à Lou. On s’était vues plusieurs fois à Sète et elle est très touchante. Je me dis que, pour des téléspectateurs comme elle, c’est une belle surprise de voir le personnage revenir à l’écran après tant d’absence, qui a évolué et qui a mûri. C’est bien, c’est intéressant de proposer ça et je trouve cela presque un peu sain d’être partie !

Est-ce que de se glisser dans la peau de Lou quatre ans après est un peu comme le vélo, est-ce que ça ne s’oublie pas ?

C’est une question très intéressante, je trouve, parce que, quand je suis revenue aux studios pour les essayages, je me suis dit “C’est bon, ça va aller, je connais” mais, en fait, le premier jour de tournage, j’étais presque un peu stressée, j’appréhendais un peu. Je pensais “C’est bizarre, je rêve ou je suis vraiment stressée, là ?”. Comme tout va très vite, c’est une vraie industrie, avec chacun qui a sa mission, tout est bien cadré mais c’est vrai que c’était un peu stressant et c’est justement Samy qui m’a dit “T’inquiètes, chouchou, ça revient, c’est comme le vélo!”...Il s’avère que c’est vrai, ça revient vite et j’ai vite repris mes marques. C’était chouette aussi de retourner avec les mêmes partenaires avec qui je suis familière, comme Samy et Farouk, c’était super également de faire la connaissance de ma fille, qui est géniale…Franchement, Emilie est une fabuleuse comédienne en herbes, elle est pleine de fantaisie, elle a beaucoup de créativité, elle a déjà un univers, elle est en place et elle est même inspirante. Quelques fois, avec Samy, on s’est dit qu’on allait en prendre de la graine. Parfois, en répétition, elle prend une de nos répliques et, en le jouant, on remarque que c’est presque mieux, que ça se formule mieux et que ça s’articule mieux. C’est génial que ça vienne d’elle ! C’est là où je me dis qu’elle est bluffante. Donc, oui, c’est comme le vélo parce que, encore une fois, tout le monde sait bien ce qu’il doit faire et tout le monde le fait consciencieusement également, je pense. Quand j’embarque sur un projet, je suis tellement à fond à chaque fois que, du coup, je suis préparée, en fait. Je n’arrive pas à l’arrache et, plus on est préparé, moins, normalement, on est stressé mais, en tout cas, on arrive en ayant déjà en tête des choses. Après, on se fait cueillir par la surprise, ce qui est chouette !

J’ai eu beaucoup de scènes d’extérieur, notamment à la Paillote. Aussi un peu aux Halles, suite à l’histoire avec Arthur et au Spoon, qui est mon bureau 🙂, sans oublier le commissariat. Finalement, ce sont des décors que je connaissais déjà ! J’aime bien cet équilibre, ça me plait bien de ne pas forcément avoir un décor unique.

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure “Demain Nous Appartient” ?

Je dirais de continuer à prendre autant de plaisir à faire les choses, à y mettre la même implication que pour n’importe quel autre projet et n’importe quel autre personnage. Celui de Lou est une aventure franchement inédite dans la carrière d’un acteur, en ayant la possibilité de pouvoir l’étirer comme cela sur des années et de l’enrichir. Donc que les auteurs soient inspirés, que ça continue aussi à m’inspirer et à plaire au public. Je suis très contente que Lou, quand on la voit, ait quelque chose à défendre et à raconter…Si ça suscite toujours le même plaisir pour les téléspectateurs et les acteurs de cette aventure, tant mieux, que ça continue !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

C’est vrai que la vie d’un acteur est quand même surprenante et paradoxale…En fait, quelques fois, c’est le désert mais, là, c’est chargé ! Quand j’ai repris DNA, j’étais très présente, c’était parfait, ça s’articulait bien. Puis, j’ai participé à la série “Fertile”, pour Arte, une comédie grinçante et noire, réalisée par Cédric Le Gallo et créée par Anaïs Fabre. Ce sont des amis, ça m’amusait de participer à ces petites séquences rigolotes avec Elsa Zylberstein. C’était super parce que c’est encore une fois une autre chaîne, un autre projet et une autre équipe.

En ce moment, je prépare le tournage du prochain long-métrage de Mounia Meddour, “Malika”, avec la jeune Lilya Adad, vue dans “Starmania”. On suit l’histoire de cette chanteuse d’origine algérienne, qui a grandi dans les bidonvilles de Nanterre dans les années 70 et on verra son parcours de jeune fille, jusqu’à son entrée au conservatoire de musique de Paris. C’était la première chanteuse d’origine algérienne à y parvenir…Il y a un beau casting, j’ai un super joli rôle et je suis trop contente de partir sur cette aventure parce que c’est aussi une équipe de femmes, dans un projet que j’ai trouvé hyper beau. J’apprends à danser Bollywood et hip-hop, parce qu’on va beaucoup danser dans le film. C’est super ! On est un super groupe, on a déjà fait des essais filmés, ça marche hyper bien, c’est trop chouette ! En plus, ça tombe hyper bien avec DNA…Ce sont deux mondes assez opposés, entre une série industrie et le cinéma, où on va faire une séquence par jour, donc c’est rigolo ! Tant mieux qu’il y ait cette porosité…Ce que l’on fait sur DNA est franchement hallucinant, il faut être de vraies machines de guerre, on nous demande d’être bon, juste, de reproposer, …Tout le monde ne peut pas faire ça, en fait, donc c’est tellement formateur et riche qu’il faut savourer…

Merci, Rani, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Guillaume Blanchard nous en dit plus sur son actualité, notamment théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Guillaume,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, dans « Le Horla », dans ce beau lieu qu’est A La Folie Théâtre. À titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui ! C’est vraiment une expérience extraordinaire ! Bien qu’il soit toujours stressant de monter sur scène (même après plus de 200 représentations), quand on se lance dans cette pièce pour défendre le texte de Maupassant, c’est toujours impressionnant et incroyable de voir à quel point les gens sont à l’écoute. Les spectateurs, très attentifs, nous accompagnent par leur silence et nous permettent de plonger entièrement dans cette aventure… Et bien souvent, ce n’est qu’au moment des applaudissements que je prends pleinement conscience de l’attention du public.

Plus concrètement, avec vos mots, mais sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

C’est l’histoire d’un homme qui devient progressivement obsédé par une mystérieuse présence qui semble le hanter : le Horla. Tout se fait, évidemment, au fur et à mesure. Au début de la pièce, le personnage est complètement serein, tout va bien et, justement, c’est tout l’intérêt du texte de Maupassant : tout un chacun peut s’identifier à ce personnage et se dire « C’est une personne totalement normale… tout comme moi ». Mais, au fil des jours, de petits décalages apparaissent. Il se sent de plus en plus bizarre, se pose des questions, analyse, peut-être trop, suranalyse les choses, ce qui le fait sombrer dans une forme de paranoïa et de folie dans laquelle il glisse progressivement.

 

 

Quel regard portez-vous sur ce personnage ?

Je l’aime beaucoup, parce qu’il est très humain. Il essaie constamment de comprendre ce qui lui arrive et de prouver qu’il n’est pas fou. Il a toujours sa propre logique, et c’est ce qui le rend si intéressant à interpréter. Finalement, il pourrait être n’importe lequel d’entre nous.

On a créé ce spectacle il y a cinq ans maintenant, au moment du Covid. Quand on a commencé à le jouer, les théâtres rouvraient à peine, les gens sortaient de cette longue période d’isolement, et beaucoup nous ont dit que ce personnage, seul et plein de questionnements, leur rappelait ce qu’ils avaient vécu pendant le Covid.

Je crois que nous avons tous une part de « Horla » en nous. Selon les moments et les situations, elle peut rester discrète ou prendre plus de place. C’est fascinant, je trouve. Après une représentation, j’ai discuté avec une psychologue venue voir la pièce ; elle me disait que « l’on a tous ce personnage en nous ». C’est sans doute pour cela que la pièce touche un public aussi large.

La palette de jeu à défendre doit être, pour vous, particulièrement agréable…

En tant que comédien, c’est juste incroyable ! La pièce démarre avec des petits oiseaux, tout va bien, la journée est paisible. Le personnage est chez lui et raconte quelle chance il a de vivre dans ce pays magnifique et dans sa belle maison… Puis traverser, en une heure et demie, tout ce qu’il va traverser est juste jouissif et extraordinaire ! Je finis littéralement en sueur à la fin de chaque représentation, tant il passe par des émotions intenses. Cela me permet de jouer énormément de choses ; j’ai une chance incroyable, c’est sûr !

Comme il y a une alternance du comédien qui vous accompagne, sans doute que l’énergie est différente à chaque fois ?

Tout à fait ! L’énergie dépend du partenaire, mais aussi du public et de l’état dans lequel je me trouve ce jour-là. Ce sont de petites choses qui font que chaque soir est différent et que, à chaque fois, je redécouvre un peu le texte. On me demande souvent si je ne m’ennuie pas après toutes ces représentations, mais non, au contraire, c’est un vrai plaisir !

Parfois, nous jouons aussi pour des scolaires, ce qui change complètement la dynamique. Leur spontanéité oblige à rester très concentré, mais elle apporte aussi un regard neuf sur la pièce. Comme les enfants n’ont pas forcément les codes du théâtre, ils expriment leurs émotions sans retenue, et cela me rappelle soudain que « ah oui, il y a cela aussi dans la pièce »… Cela me permet de remettre le curseur à zéro et de me recentrer, à chaque fois, sur ce que je vis, comme si c’était la première fois, alors que j’ai déjà joué la pièce plus de deux cents fois.

Chaque année, la pièce se joue pendant trois mois environ, ce qui vous permet probablement, à chaque fois, d’y revenir avec une certaine fraîcheur et un autre regard ?

Complètement ! Une pause permet soit d’oublier certaines choses, soit d’en avoir une autre vision. Cela permet de redécouvrir la pièce et d’en faire ressortir d’autres éléments. C’est intéressant, pour moi comme pour le metteur en scène. C’est une sorte de danse entre lui et moi : on se met d’accord sur les nouveautés que l’on veut changer, chercher, tester, et sur ce que l’on décide de garder ou non. Cela bouge toujours un peu, tout en respectant le cadre de départ.

Vous avez commencé à l’évoquer, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public?

En général, les gens sont bluffés par l’intensité de la pièce. En plus du jeu et de l’histoire, il y a aussi la mise en scène, les lumières, les tours de magie, et les spectateurs sont stupéfaits que les deux seuls comédiens que nous sommes les fassent voyager pendant une heure et demie à travers tous les méandres psychologiques du personnage. Ils ne s’y attendent pas et ne pensent pas pouvoir vivre cela au théâtre. Ils se demandent même comment on parvient à faire tout cela avec un décor unique.

Pour laisser place à l’imagination, le metteur en scène a simplement suspendu des cadres vides, et c’est tout. Je rentre dans le premier cadre et je dis « J’aime la vue de ma fenêtre » : on sait alors ce que c’est. Et ainsi de suite… Chacun voit ainsi des choses qui n’existent pas réellement, et c’est très chouette.

En complément, toujours au théâtre, vous serez probablement au Festival d’Avignon, l’été prochain, dans un tout autre registre…

C’est encore en pourparlers mais, effectivement, je vais peut-être rejoindre une troupe qui joue une pièce sur Edward Snowden, le lanceur d’alerte. Ce serait donc un registre très différent. La pièce évoque notamment la journaliste et écrivaine française Flore Vasseur, qui a eu l’opportunité de l’interviewer et qui en a tiré un documentaire produit par Arte en 2017. On suit tout le questionnement et le silence que Snowden est obligé de garder dans sa vie privée avant de lancer l’alerte.

On voit aussi le parallèle entre cette journaliste, qui se pose de nombreuses questions sur le 11 septembre, les médias en général et le pouvoir, et Snowden qui, lui, s’interroge sur son travail, la moralité, les valeurs, et se demande s’il est, ou non, un traître à sa nation. C’est une pièce particulièrement intéressante, d’autant plus qu’à notre époque, les gens ne se posent presque plus ces questions. À l’époque de Snowden, cela faisait scandale ; à l’époque du Covid, on refusait certaines applications sur nos téléphones ; aujourd’hui, on accepte toutes les conditions générales et l’idée d’être constamment espionnés. Le chemin parcouru est assez vertigineux.

Être présent dans ce grand barnum d’Avignon fait partie des endroits où il faut être…

C’est génial, artistiquement, pour un comédien ! C’est l’occasion de rencontrer ses camarades, d’aller voir énormément de pièces de théâtre — près de 2 000 chaque jour. C’est foisonnant et cela permet surtout de découvrir de véritables pépites que l’on n’aurait pas forcément vues ailleurs. C’est aussi accepter de se laisser surprendre. Chaque année, je ressors en larmes d’une ou deux pièces. Il n’y a qu’à Avignon que l’on vit ça.

 

 

En parallèle, les téléspectateurs de TMC ont pu vous suivre dans la série « Les Mystères de l’amour ». Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’est une grande famille, très humaine. Tout le monde est très gentil et m’a accueilli à bras ouverts. C’était une expérience vraiment agréable, même si les conditions de tournage sont assez sportives et demandent beaucoup d’énergie. Il faut enchaîner rapidement, ce qui n’est pas toujours évident, mais il en est sorti une expérience vraiment chouette.

J’ai commencé à Saint-Martin, ce qui n’est pas désagréable du tout 🙂. J’y ai passé un séjour génial, et j’ai cru comprendre que Jean-Luc Azoulay m’avait fait revenir parce que tout s’était très bien passé et que cela lui avait plu. Tant mieux ! C’était la même chose à Paris, où j’ai pu rencontrer encore plus de personnes.

Tourner dans ces conditions-là est vraiment agréable. Le côté familial m’a beaucoup touché.

Même si, vu de l’extérieur, théâtre et télévision peuvent paraître éloignés, sans doute y trouvez-vous une réelle complémentarité ?

Oui, ce sont deux exercices complètement différents. Au théâtre, on bénéficie de nombreuses répétitions et d’un long travail de mise en place avant de jouer. À la télévision, c’est l’inverse : il faut être prêt à réagir immédiatement. Même si le texte est appris en amont, tout se fait très vite. On découvre parfois les autres comédiens dix minutes avant de jouer, on répète à peine une ou deux fois, puis il faut se lancer, être efficace et vivant tout de suite.

Mais vous avez raison : l’un nourrit l’autre. L’expérience de l’un apporte de la matière à l’autre. Sur un tournage, on peut tenter des choses plus instinctives, presque des accidents de jeu, qui sont parfois conservés parce qu’ils fonctionnent immédiatement. Si cela avait été répété, le résultat aurait été différent. Ce sont donc deux expériences très distinctes, mais extrêmement enrichissantes.

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

J’ai beaucoup d’envies. J’ai également réalisé des courts métrages et des clips, une expérience qui m’a beaucoup plu. Pour la suite, j’aimerais continuer à explorer des projets variés, aussi bien sur scène que derrière la caméra. La réalisation m’attire de plus en plus, car elle permet d’avoir une vision globale d’un projet, de sa conception à sa finalisation.

Peut-être que la prochaine étape serait de réaliser mon propre film et d’y jouer, ce que je n’ai encore jamais fait. Ce serait un véritable défi pour moi. En tant que comédien, je ne suis jamais pleinement satisfait de mon travail ; en tant que réalisateur, je cherche toujours la perfection. Combiner les deux serait sans doute plus délicat, mais ce pourrait bien être mon prochain défi.

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Marine Toulet évoque avec passion sa belle actualité, sur scène et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

@ Flavien Dareau

 

 

Bonjour Marine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité est particulièrement riche et variée en ce moment. Vous êtes sur scène, à la comédie Montorgueil, dans “Charge mentale, sauve qui peut !”. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est évident ! Je suis une comédienne qui a eu des années de galère, où je n’étais pas programmée tout le temps et où je jouais quelques fois par mois. Là, de passer à deux fois par semaine, bientôt trois, et plus puisqu’il y a d’autres pièces qui vont être en simultané, c’est super ! Et puis, ça veut dire que l’on continue à apprendre et qu’on progresse dix fois plus, parce que c’est la pratique qui fait avancer. La théorie et les choses que l’on voit à l’école permettent d’avoir la technique mais il n’y a rien de mieux que de se confronter aux gens, au public et à différents partenaires. Cela maintient en forme, ça permet de toujours apprendre, ce qui est hyper important…Car ce n’est jamais fini…On ne monte jamais sur scène, en se disant “C’est bon, je maitrise”...Même au bout de deux ans sur cette pièce, parfois, je me dis “Ah, cet endroit-là passait il y a quelques temps mais il ne passe plus, il faut que je le réinvente”. C’est pour ça que l’on appelle cela du spectacle vivant…

Je m’éclate plusieurs fois par semaine, c’est super génial ! Et le travail appelle le travail, c’est-à-dire que plus on travaille, plus on montre, sur les réseaux, que l’on travaille, plus on est appelé pour travailler…C’est le bon revers de la médaille !

Sans tout en dévoiler, avec vos mots, comment pitcher cette pièce ?

C’est une émission de télé, entrecoupée par des sketchs, qui sont des flashbacks pour expliquer la charge mentale. En fait, il y a quatre charges fondamentales que l’autrice a identifiées : la charge de l’enfantement, la charge de l’apparence, la charge de la maternité ainsi que la charge de la vie professionnelle et familiale. A chaque fois qu’on va se débarrasser d’une charge, on va revenir en arrière, à l’origine de celle-ci, pour la décortiquer. 

C’est l’histoire de la charge mentale d’Adam et Eve, à l’entretien d’embauche de nos jours et on suit le parcours d’Ella, mon personnage, la descendante de la femme à l’origine de toutes les femmes. On voit comment Eve s’est faite entourlouper par Adam et par Dieu pour porter toutes les charges et tout le poids négatif, puis comment elle va avoir des enfants et essayer de retrouver un travail après la maternité. On partage ses galères, avec humour…Donc, soit on est sur l’émission, avec la présentatrice, soit on est en flashbacks. C’est très drôle, c’est une façon de faire très originale parce que ce n’est pas une histoire linéaire, ce qui est intéressant à interpréter. En fait, je joue un personnage mais qui est pluriel : je joue l’adolescente, je joue la future maman, je joue la maman déjà aguerrie, je joue Eve,...J’ai plein de choses à jouer, plein d’époques et d’étapes différentes du personnage. J’apparente cela à un film mais où j’ai la chance d’incarner toutes les étapes d’une vie ! 

 

 

C’est super riche, on s’amuse, il y a beaucoup d'interactions avec le public, ce que j’adore. D’aller choper les gens permet de réinventer tous les soirs parce qu’ils ne réagissent jamais de la même manière. Il faut vraiment rester en connexion avec eux ! Vraiment, je m’éclate…En plus, c’est une des rares pièces de comédie avec deux femmes. Flore, l’autrice et metteuse en scène, a un don pour choisir ses actrices : à chaque fois, elle prend des filles qui ont un capital sympathie énorme et qui font leur job sans jamais te piquer le tien, ce qui est très appréciable ! On s’amuse mais sans se piétiner, il n’y a pas de bagarre d’égo sur scène, on est là pour se marrer, pour se porter et pour se mettre en valeur l’une l’autre. Elle a réussi à choisir des comédiennes qui ont créé une jolie sororité autour de son projet et c’est quand même ce dont on parle dans cette pièce…Donc je pense que le pari est réussi !

La pièce avait d’ailleurs commencé à Lille, avant de partir en tournée. Des théâtres parisiens nous avaient fermé leurs portes, prétextant que cette pièce parlerait surtout en province …mais on voit que ça marche, même à Paris ! La charge mentale est partout ! On s’est adaptées un peu, ça nous a fait grandir et devenir encore plus exigeantes, face à des yeux, dans la salle, très aiguisés. 

D’ailleurs, quels principaux retours avez-vous de la part du public ?

Notamment en province, on a le temps, à la sortie, de saluer tous les spectateurs un par un. Vraiment, on a des gens qui sont venus voir le spectacle plusieurs fois et qui nous expliquent que ça a ouvert une discussion au sein de leur famille. Comme quoi, alors que l’on décrit parfois le café-théâtre comme de la gaudriole qui ne sert pas à grand-chose, en fait le rire permet aussi de réfléchir…Ce n’est pas inutile de rire ni d’aller se détendre, surtout sur des sujets comme celui-ci.

On traite les choses avec le plus d’humour possible donc même les hommes passent un bon moment et reconnaissent prendre conscience de certaines choses. Les femmes nous disent merci. Certaines nous expliquent même que le discours avec leur ado allait changer, pour ne plus l’éduquer pareil. Donc ça fait bouger un peu les lignes, tout en faisant marrer ! Tout est dédramatisé dans ce spectacle, rien n’est grave… Comme on prend, dans le public, des gens de tous âges, il y a même, parfois, un choc des générations ! Des enfants ont trouvé cela trop marrant, ils ont eu l’impression “d’avoir vu papa et maman à la maison, et de comprendre ce que maman traverse”. Ce retour de leur part est intéressant.

 

@ Alicia Guiguen

 

En parallèle, dans le même lieu, nous pouvons vous retrouver dans “Merci, au suivant!”. Certainement que cette autre pièce doit, pour vous, être très complémentaire de la première, artistiquement et personnellement ?

Oui, oui ! C’est vraiment très très très complémentaire et c’est aussi pour ça que j’ai accepté. Déjà, c’est dans le même théâtre, je connais les gens et c’est intéressant, aussi, de s’inscrire dans un lieu, pour ne pas se disperser.

C’est une pièce jouée avec un homme, le rapport n’est donc pas le même et on ne parle pas de la même chose. Là, c’est, je pense, le pire speed-dating de l’humanité…Cette jeune femme, restée cinq ans avec le même homme, ne sait plus draguer et est obligée de faire des speed-datings pour rencontrer l’amour. Elle tombe sur toutes les caricatures des hommes que l’on peut rencontrer. C’est du café-théâtre donc on est dans la caricature mais elle va traverser des déboires. Je pense qu’il y a, dans ce spectacle, une belle évolution du personnage : à la fois, elle arrive un peu à reculons mais, en même temps, très enthousiaste de tourner cette page et d’aller de l’avant, puis, au fur et à mesure, c’est la déconfiture parce qu’elle croise des fou-furieux. Je crois que cette expérience va la transformer et la déculpabiliser d’être seule…Je pense que l’on se fait tout un monde, parfois, d’être seul, dans une société qui veut nous caser à deux, avec des enfants et il me semble que beaucoup de gens vont s’y retrouver ! 

A la fois, c’est très drôle et le personnage est super touchant. Et puis, c’est très différent de l’autre pièce, elle ne traverse pas la même chose. Cela se revendique être une grande comédie stand-up et je crois que ça l’est vraiment parce qu’il y a toute une partie seule en scène qui me plait beaucoup. C’est une sorte de tremplin vers mon futur seule-en-scène, c’est vraiment un entraînement parce que je suis à la fois seule en scène sur les trois quarts du spectacle et, en même temps, j’ai toujours mon partenaire qui est là et avec qui je peux me marrer. C’est un bon compromis, je pense, pour moi ! 

J’ai même dû apprendre le tango pour ce spectacle-là, en deux répétitions seulement…C’était un défi, c’était sportif…

 

 

Le défi est sans doute également dans le fait de devoir switcher rapidement d’un spectacle à l’autre, et donc d’un personnage à l’autre ?

Oui ! Je pense que la balance se fait dans le bon sens. Majoritairement, je vais jouer ce nouveau spectacle en premier, ce qui peut être un peu la genèse du personnage. En tout cas, dans ma tête, il faut, je pense, que je le vive comme cela. Techniquement, certains samedis, je n’ai que quinze minutes pour passer d’un rôle à l’autre mais je pense que les costumes sont aidants pour trouver les personnages. Notamment sur “Charge mentale, sauve qui peut!”, d’enfiler le costume me permet d’enfiler la peau du personnage et de me préparer assez rapidement. Mais c’est vrai que c’est une gymnastique ! 

J’aime bien ce genre de défis ! Globalement, j’aime les défis sur scène et cela me plait énormément aussi de devoir reprendre un rôle en quelques jours seulement…Le cas échéant, je sais bien que, à la première, ce n’est pas encore la meilleure version mais je sais aussi que je vais apprendre avec les gens, ce qui est formidable ! Il y a toujours un côté grisant d’apprendre encore de nouvelles techniques.

Vous le disiez, cette nouvelle pièce est une sorte de tremplin vers “Facetagram”, votre seule-en-scène…

Ce serait plus pour fin d’année 2026…En fait, j’ai créé ce spectacle l’année dernière et, vraiment, c’est venu d’une envie, en tournée, lorsqu’on n’avait pas pu assurer une date, ma comparse étant tombée malade. J’ai souvenir de la régisseuse qui me dit “C’est vraiment dommage que tu n’aies pas un one, sinon on l’aurait passé…”. L’idée n’était pas mauvaise…

Je l’ai joué, une première fois, pour une audition, pour me confronter et voir ce que ça donnait. J’ai eu la chance d’être accompagnée, à la régie, par Nelly, une personne qui n’est pas du tout du métier et qui ne m’avait jamais vue jouer. Elle m’a donné des retours de spectatrice pure et dure, mais avec un œil de la lectrice aguerrie qu’elle est. Cela m’a incitée à une réécriture, par manque de liants…J’ai mis des mois à trouver ce qu’il me manquait et, à présent, c’est un vrai dialogue intérieur, avec beaucoup de voix off. Je pense que c’est un spectacle qui me ressemble, il est à mon image ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui démarre ?

J’ai eu la chance, fin décembre, de jouer un petit personnage dans “Scènes de ménages”, qui pourrait devenir récurrent, selon la réalisatrice, puisque c’est l’amie d’un couple qui est en place. Donc on peut me souhaiter de revenir parce que ce sont vraiment une ambiance et une expérience de tournage que j’ai beaucoup aimées. Il y a un vrai parallèle avec le théâtre, parce qu’on a très peu de temps, au final, pour tourner et pour être bon. Donc il faut être un peu immédiat…C’est comme dans le spectacle vivant, c’est sans filet. Cela m’a vraiment plu donc pourquoi pas plus d’épisodes ? Je serais comblée : de la voix off, du théâtre et de la télé …

Merci, Marine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Clara Huet nous en dit plus sur sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Clara,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité théâtrale est riche et variée. “Crystal clear” aura trois premières représentations en ce mois de janvier et vous retrouverez cette pièce au festival d’Avignon cet été. Sans tout en dévoiler, comment présenter ce spectacle ?

C’est un triangle amoureux, qui va nous permettre d’aborder la cécité. Le personnage principal est un homme, il a eu une relation plutôt assez longue avec mon personnage, qu’il va progressivement quitter, pour aller vers une autre femme. Il est diabétique, il ne s’en occupe pas très bien, ce qui fait qu’il y a, malheureusement, des conséquences irréversibles sur sa santé, à savoir qu’il perd progressivement la vue. Sa deuxième histoire d’amour sera avec une aveugle, ce qui sera l’occasion d’aborder la vie d’aveugles, leurs contraintes au quotidien, ce que ça implique…

C’est un thème qui est très rarement évoqué au théâtre et même au cinéma, donc on va aussi utiliser ce projet pour réfléchir à comment proposer un spectacle qui peut être également accessible aux personnes non voyantes. Le metteur en scène, Thierry Harcourt, a réfléchi à comment intégrer l’audiodescription, pour que cette pièce soit, par le sujet et par la mise en scène, accessible à tous.

Quelles sont les principales caractéristiques de Jeanne, votre personnage ?

C’est une battante, c’est quelqu’un qui ne lâche pas l’affaire comme cela. On va dire que ça fait cinq ou six ans qu’elle est en couple avec cet homme et elle voit bien que ça périclite, qu’il commence peu à peu à prendre la porte de sortie mais sans vraiment le dire. Elle est attentive au fait que l’amour s’entretienne, c’est aussi un travail, il faut remettre une pièce dans la machine de temps en temps pour raviver les flammes. En même temps, elle s’adapte à lui, à ses besoins, elle n’est pas totalement satisfaite non plus…C’est une institutrice, elle a quelque chose d’un peu organisé et de carré.

Il y a deux scènes dans cette pièce pour elle : dans la première, on voit un peu l’état de leur couple, qui n’est pas loin de la fin et, dans celle d’après, ils ne sont plus ensemble, entre-temps il a perdu la vue et donc, elle est un petit peu là à essayer d’être présente, tout en n’étant plus la femme qui fait partie de sa vie. Elle met les pieds dans tous les plats, c’est très compliqué…Elle utilise le mot “voir” parce qu’en fait, on l’utilise tout le temps dans la vie…Elle fait toutes les indélicatesses et maladresses possibles, tout en essayant de faire preuve de bonne volonté, parce qu’elle tient à lui et qu’elle veut être là. Cela permet de montrer que ce n’est pas simple, en fait, même pour les voyants, qui essaient d’aider et de s’acclimater à une nouvelle vie, avec des contraintes plus importantes.

 

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante ?

Elle est plaisante et elle est complexe…Ce personnage n’est pas évident, le metteur en scène me disait même que, pour lui, c’est celui qui allait le moins récolter parce qu’il n’y a pas l’empathie de la personne non voyante, ni de celle qui perd la vue au fur et à mesure…Elle est la femme qui se fait quitter, qui essaie d’être là mais qui est maladroite donc il fallait que je lui trouve son humanité et son empathie. En même temps, elle aussi a ses émotions, la situation n’est pas simple pour elle, elle a aimé cet homme, qui est parti avec une autre, donc il y a du deuil, de la colère, de la souffrance, de l’amour et elle n’en reste pas moins humaine, avec ses émotions, à essayer de vivre tout cela. C’est intéressant !

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources plus personnelles d’inspiration ?

Il s’avère, que personnellement, 2025 a été une année de séparation avec le papa de ma fille, ce n’est évidemment pas la même situation mais ça reste un deuil d’une histoire. Donc c’est sûr que c’est venu me nourrir à plein de moments, je n’ai pas eu besoin de chercher bien loin !

On vous imagine sans doute impatiente de pouvoir proposer la pièce au public et curieuse des retours des spectateurs ?

Oui, oui, c’est sûr ! Vraiment, quand on sent qu’un projet auquel on participe n’est pas seulement du divertissement mais qu’il y a aussi un intérêt social et politique, avec un avant et après la pièce, qui permet de réfléchir et de faire se rendre compte de certaines choses au public, je trouve très noble et très intéressant, pour un artiste, d’y participer. Ce qui est pas mal aussi, c’est que, comme mon personnage n’est pas tout le temps sur scène, je prends en charge l’audiodescription. Ce rôle est intéressant également !

C’est une petite production, c’est une petite équipe et le metteur en scène, plutôt que de voir cela comme une contrainte, l’a pris comme une qualité. Il a décidé de mettre très peu de choses en scénographie donc tout repose sur les comédiens sur scène : créer l’univers, apporter le passif, être simplement sur l’action et les émotions,...C’est très jouissif pour un acteur ! On n’a rien auquel se raccrocher, les gens ne vont pas pouvoir dire qu’ils aiment bien les rideaux, la sono ou le canapé, …Non, c’est juste nous donc il ne faut pas se planter, il faut être là !

Certainement qu’il doit y avoir beaucoup de fierté de pouvoir amener ce projet, sur ce sujet-là, en Avignon, à l’été prochain ?

Complètement ! Personnellement, c’est très excitant pour moi parce que, malgré mes plus de dix ans d’expérience dans le milieu, je n’ai jamais amené une pièce à Avignon en tant que comédienne. Cela va être mon premier Avignon en tant que festivalière, j’ai hâte !

A partir de septembre, vous serez en tournée avec une autre pièce, “L'invitation”, qui avait déjà existée à Paris. Sans doute en êtes-vous très heureuse ?

C’est assez fou pour moi cette année : je renoue avec le théâtre, que j’avais un peu laissé de côté pendant un temps, pour d’autres projets, grâce à deux spectacles très différents, en termes de registre ou de construction. Là, on a une grosse production derrière, on va avoir énormément de dates en tournée, avec des salles plutôt grandes et des comédiens qui ont leur notoriété. C’est aussi une première pour moi de participer à un projet du registre de la comédie ! C’est une mise en lumière assez exceptionnelle, je suis ravie que le metteur en scène, Éric Laugérias, me donne cette chance. J’ai hâte de commencer !

Artistiquement, comment appréhendez-vous le fait de vous réapproprier le spectacle, avec une nouvelle équipe ?

J’ai déjà lu la pièce mais j’ai toujours un peu de mal à me projeter à ce moment-là. C’est plus simple quand je l’entends, quand on fait une lecture, à table, avec les autres comédiens et que l’on voit déjà un peu ce que ça donne dans le jeu. Cela me permet de visualiser beaucoup mieux ! Mais comme cela n’a pas été possible tout de suite, je suis allée voir sur internet des extraits de la captation de la première création. Comme ça fait un moment, je n’ai plus tout en tête, ce qui n’est pas plus mal, cela va me permettre de commencer sur une feuille vierge et d’y mettre, dans le personnage, ce que j’ai envie et ce que je vais vivre sur le plateau, nourrie du lien avec mes camarades et de la vision du metteur en scène.

En comédie, il y a quelque chose de très technique dans le rythme, ça va aussi beaucoup influer sur la création.

 

 

En quelques mots, quelle est l’histoire de cette pièce à trois personnages ?

Un couple est marié depuis près de quinze ou vingt ans et la pièce s’ouvre à deux heures du matin, au moment où le mari rentre chez lui, en faisant doucement, un bouquet de fleurs à la main pour sa femme. Elle allume la lumière, lui demandant “Alors, c’est encore à cette heure-ci que tu rentres?” et son mari s’excuse, expliquant qu’il a passé la soirée avec un ami qui ne va pas bien. Mais mon personnage ne semble pas le connaître, malgré toutes ces années de mariage…et, pas dupe, elle propose de l’inviter à dîner le lendemain soir pour le rencontrer.

Évidemment, ce n’est pas la vérité, cet ami n’existe pas et donc il va falloir l’inventer, il va falloir trouver un homme qui voudra bien endosser ce rôle…S’en suit alors la scène du dîner…

En complément, vous êtes régulièrement en spectacle, sur un registre encore tout autre …

Cela fait trois saisons que je travaille dans un lieu festif, à Paris, qui s’appelle “Mondaine”. On est à mi-chemin entre un dîner spectacle et de la musique live d’accompagnement. C’est un restaurant sans scène, les artistes déambulent, vont et viennent tout au long de la soirée pour, au fur et à mesure, amener les gens à se lever, à danser, à partager cette joie et cette énergie, pour finir dans une ambiance de DJ Set. 

J’y suis artiste chanteuse et danseuse, on est une dizaine à tourner du mercredi au samedi, pour qu’il y ait, chaque soir, trois présents. Je fais aussi partie de l’équipe de création, je gère la partie mise en scène et chorégraphie. On essaie de faire en sorte de se rapprocher de plus en plus du côté spectacle, pour offrir aux gens un visuel, avec des parenthèses de danse. 

 

 

Ces différentes casquettes sont probablement très complémentaires les unes des autres…

Tout se nourrit et se recoupe. Je fais aussi de la décoration d’intérieur, c’est quand même de l’art, c’est quand même le goût du visuel et du beau, il faut une certaine aptitude à organiser l’espace et à raconter des histoires, en s’inventant un fil conducteur au fur et à mesure des pièces, avec des couleurs, des énergies et des sensations. Ce sont des choses que l’on peut retrouver, par exemple, dans une mise en scène au théâtre. Je n’ai pas encore tenté l’expérience mais cela fait deux ans que je suis Thierry Harcourt en tant qu’assistante et j’ai touché le sujet du bout des doigts. Le jour où une pièce m’animera et m’inspirera, j'adorerais pouvoir créer ma propre mise en scène ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui démarre ?

C’est une bonne question…De continuer à prendre autant de plaisir que j’en prends dans cet univers depuis le début ! D’accepter le fait que, parfois, il y a des périodes de doute…Comme nous sommes notre propre outil de travail, ça vient nous bousculer de façon assez intense mais cela fait partie du jeu. J’ai la chance d’être dans une année pleine de promesses donc elle s’avère être très excitante. Peut-être qu’après, il y aura une petite vague descendante donc on peut me souhaiter de la sérénité et de profiter de tous les moments que nous offre ce magnifique métier !

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

 

 

 

 

Quelques informations complémentaires : 

----------------------------------------------------------
Crystal Clear de Phil Young
mise en scène: Thierry Harcourt
assistanat mise en scène: Paloma Duchesne
distribution: Jean Nicolas Gaitte, Rebecca Chateau, Clara Huet
Production: Christophe Paris
 
les 15, 16 et 17 Janvier au théâtre de l'odyssée de Levallois Perret 
lien de réservation: CRYSTAL CLEAR
 
au Festival d'Avignon du 4 au 25 Juillet 2026 au théâtre de l'Oriflamme, à 16h
 
Nous avons besoin de vous pour cette production, notamment pour que le projet puisse exister à Avignon cet été. Chaque don compte énormément. En plus, il est important de savoir que chaque don ouvre droit à un reçu fiscal, permettant au donateur de bénéficier d’une déduction d’impôt de 66 % du montant donné. Autrement dit, un geste solidaire qui a un impact réel, à la fois pour le projet et pour ceux qui le soutiennent. Alors si vous souhaitez cette année aider une petite compagnie de théâtre à aller au bout de son projet artistique n'hésitez à participer à notre campagne de financement en cliquant sur le lien suivant:
Lien don : ICI 
 
-------------------------------------------------------------
 
L'invitation de Hadrien Raccah
Mise en scène: Eric Laugérias
Distribution: Frederic Chau, Guy Lecluyse, Clara Huet
Production: Les grands théâtres
En tournée France, Belgique, Suisse à partir de Septembre 2026
 
---------------------------------------------------------------
 
Mondaine de Pariso 
23, rue de Ponthieu 75008 Paris
 
-------------------------------------------------------------------------
 
Liens Instagram :
@clarus_huet
 

 

 

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Laurent Marion évoque la sortie de son album ainsi que ses projets pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

@ Dorian Cusy

 

 

Bonjour Laurent,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous étiez, il y a quelques jours, sur scène, au Sofar Sounds Paris, en concert. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’était une tripartie, c’est-à-dire qu’il y avait deux autres artistes avec nous et, à froid, la première sensation est le sentiment de relâchement et de joie. Cela faisait quatre ans que j’attendais de pouvoir délivrer mon répertoire donc c’est comme un avènement. Je savoure l’instant, c’est du plaisir!

La deuxième est l’envie d’en faire un autre ! C’est inhérent chez moi, je pense tout le temps à l’après, parfois même trop vite. Je ne suis pas assez dans l’instant mais pas ce soir-là, où j’étais totalement dans l’instant. Il y avait une écoute incroyable, on aurait dit un public  Japonais. La moindre note résonnait d’un temps et les applaudissements venaient vraiment après. Donc il y avait beaucoup d’humilité dans cette soirée, j’avais beaucoup de respect et de gratitude pour le public et les organisateurs, qui étaient tous là bénévolement. 

En parlant du public, on imagine que ces instants de proximité ont dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Oui ! C’est comme si les gens avaient conscience de tout le travail fait au studio pour y arriver…Le public était mi-anglophone, mi-francophone, du coup je me suis permis de prendre un peu plus de temps pour présenter les chansons et il y avait une écoute incroyable. J’ai même pu prendre le temps de regarder chacun des spectateurs…Dans ces moments-là, lorsque des regards m’interpellent, j’essaie de trouver comment la chanson interagit et résonne en eux. Je fais des chansons vraiment très intimistes, qui parlent de ma personne et de ma famille donc cette proximité est une chance ! 

 

@ Un truc sympa

 

Cette soirée s’inscrivait dans la suite logique de la sortie de l’album ”As time goes by”, que l’on pourrait presque qualifier de voyage culturel…

La musique comme correspondance, avec l’auditeur ou le spectateur, au travers de cartes postales musicales, est un peu le fer de lance de ma communication autour de cet album. En fait, c’est exactement ce qui se passe au travers des réactions et j’en suis trop content, cela me fait plaisir ! Il y a vraiment des échanges entre moi et le public, il y a même des gens que je connais pas qui m’écrivent sur Instagram pour me dire “adorer mon album”. C’est la première fois que cela m’arrive, c’est la première fois que les gens prennent un temps de fou pour m’expliquer ce qu’ils ont ressenti avec mes titres. Rien que d’en parler m’émeut ! Cet album est en train de remplir sa mission et c’est le plus beau cadeau que la vie pouvait me faire : avec tous les efforts que j’ai fournis, c’est la meilleure des récompenses !

En plus, j’ai eu un partenaire pour la distribution, ouvrant les vannes sur l’Europe et même sur le monde. On a fait une grosse campagne de sponsoring très précise, pour aller chercher les gens dans les pays où la folk plait…et ça paie !

L’album, en lui-même, est une partie de moi, c’est comme si j’avais fait un don d’organe, vraiment ! C’est quelque chose que j’ai longtemps mûri en moi, c’est quelque chose que je donne ! Évidemment que je fais cela pour moi parce que la musique a été une aide pour moi qui, petit, était migraineux, la musique m’a guérie de ces maux, mais je le fais aussi pour les gens, afin que ça résonne en eux et qu’ils s’identifient à certaines de mes chansons.

Cet album est un voyage, dès fois ce sont même des voyages que j’ai rêvé de faire mais que je n’ai pas pu réaliser. Je suis allé travailler la musique des pays que je rêvais d’explorer et, du coup, j’aide les gens comme moi, qui n’ont pas forcément les moyens de voyager, à le faire d’un point de vue musical. Ma mission est d’arriver à faire voyager les gens avec la curiosité instrumentale, inhérente à mon processus créatif. 

 

@ JL Juliette (Laurent est aux côtés de Nagui Mehany)

 

Vous le disiez, le chemin a été long jusqu’à la sortie de l’album…

C’est exactement cela ! Ma mère est une grande universitaire et, petit, je l’ai vue présenter sa thèse…Quand j’ai eu fini cet album, elle a été la première à le savoir et je lui ai dit “Ça y est, je viens de finir ma thèse à moi!”. En fait, j’ai fait un vrai travail de recherche…Je dis souvent de mon projet qu’il est une itinérance sonore. Depuis que je suis petit, je suis curieux de tout, du cinéma, de la photographie, du sport et de la musique, et cet album est un mélange de cette curiosité, justement et de quatre ans de travail, au Pré-Saint-Gervais, avec Matthieu Lefèvre, le réalisateur. Je n’ai pas arrêté d’explorer, j’ai croisé le chemin de tellement d’artistes, je me suis entouré, trente personnes ont travaillé sur l’album, c’est colossal ! 

Je n’ai pas vu passer ces quatre années, c’était une aventure folle, pleine de rebondissements, mais on y est arrivé ! Cela a été très dur mais je suis tellement heureux de la finalité. J’ai réussi à payer tout le monde, j’en suis très fier et chacun en est sorti grandi : le chemin de ces trente personnes s’est nourri de cette aventure et elles me l’ont toutes rendu au quintuple, ce qui est super beau ! 

 

@ Naomi Pecqueux

 

On peut donc penser que les retours que vous évoquiez doivent vous faire encore plus chaud au coeur…

Ils n’ont pas le même poids que pour les deux autres EP que j’avais faits, même si, pour moi, ils ont la même valeur. En fait, quand les gens me remercient pour la musique que je fais, même si ce n’est qu’une minute d’une chanson qui leur a évoqué quelque chose, c’est comme si je faisais un travail de mémoire. 

Ce premier album vous donne-t-il déjà l’envie d’un deuxième ?

Oui, déjà ! Bon, pour l’instant, il reste encore des clips et des lives de cet album à sortir…Ce qui va se passer, c’est que des extra songs vont poper en fait tout au long des prochains mois, le making-of de l’album va sortir ainsi qu’un clip de fou, voire deux peut-être. Cela va être trop bien ! Ce n’est pas fini, des chansons qui ne sont pas dans la version digitale vont sortir en single…Ces titres feront même le lien avec mon prochain projet !

Cet album se termine par la chanson “My piano is my home”, c’est une lettre ouverte à mon piano pour le remercier d’avoir enduré tous ces déménagements, mes coups de gueule, les températures subies, … Le clip qui va en découler est un film de famille, en huit millimètres ! Ce titre a été le début de la direction artistique du prochain album mais j’ai encore plein de directions possibles. Ce serait soit un projet piano voix, parce que c’est mon instrument de prédilection, soit un projet musiques du monde, avec une assise folk mais encore plus ouvert sur le reste, soit un nouvel EP, dans la continuité de l’album. 

En parallèle, la saison 2 de “Tom et Lola” vient tout juste d’être diffusée sur France 3. Certainement que vous avez été ravi de retrouver cette belle équipe ?

J’ai passé de chouettes moments ! Là aussi, il y a un travail d’équipe très solide. DEMD m’avait déjà fait confiance sur le premier épisode de “Tandem”, je m’étais également régalé, l’accueil avait été super. C’était la même chose ici aussi !

J’ai pu travailler notamment avec Dounia Coesens, une actrice juste incroyable. Elle a un sens aigu de l’écoute et du partage. Sa préparation est exemplaire…J’ai rarement croisé le chemin d’une comédienne comme cela ! Avec Pierre-Yves Bon, ils ont réussi à créer, tous les deux cette amitié indéfectible qui fit le pilier de cette belle histoire. Ils rebattent complètement les cartes de ce que l’on voit dans les séries. C’est sur le fil mais très juste, très doux et très vrai à la fois !

Elle a cette force et cette générosité, qui font que, dès les essais, on s’est compris. Elle se donne à 1 000% pour cette histoire et pour son personnage, elle est très engagée, elle est aussi très exigeante avec elle-même. C’est génial d’avoir croisé son chemin, j’étais en admiration ! Il n’y avait pas ce côté où je la regardais jouer, on l’a fait ensemble, elle m’a embarqué dans son art et sa facilité d’être dans l’instant. Cela m’a fait énormément de bien parce que je suis quelqu’un parfois de très control freak, donc ça m’a aidé à lâcher tout cela. C’était génial ! 

Le succès de la série est tellement mérité…Je n’aurais jamais cru battre “Harry Potter” ! On a réussi, tous ensemble, à créer une histoire sincère, vraie, émouvante, drôle et intrigante à la fois. Je salue le travail, notamment, des scénaristes et du compositeur Charles Sicouri, tous ont fait un boulot de fou ! 

Ces différentes casquettes artistiques, bien que pouvant paraître éloignées, sont sans doute très complémentaires pour vous…

A la base, je viens du théâtre de la commedia dell’arte, que j’ai pratiqué pendant plus de dix ans, où j’ai eu plaisir à travailler des œuvres autant théâtrales que musicales. Aujourd’hui, je suis également compositeur de musiques de films. Récemment, j’ai travaillé aux côtés de Guillaume Roussel et Stéphane Le Gouvello, sur la série “Néro”, avec mes flûtes autochtones. Donc la boucle est bouclée ! Je récolte le fruit de mes rencontres et de mon parcours, c’est super beau ! Finalement, tout n’est qu’une question de curiosité et de rencontres… S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, ce serait celle-là ! 

Mon rêve ultime serait de composer pour de grands réalisateurs et de belles œuvres…La musique à l’image rassemble, en fait, mes deux univers. Et l’un nourrit l’autre, à tous points de vue : artistique, humain, technique, logistique…

Merci, Laurent, pour toutes vos réponses !

 

@ Un truc sympa

 

Publié dans Musique, Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Raphaëlle Cambray évoque sa belle actualité, au théâtre et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Raphaëlle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité artistique est particulièrement riche et variée, en ce moment. Vous êtes sur scène, au théâtre du Palais Royal, dans “Du charbon dans les veines”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, à chaque fois, de retrouver la scène, vos camarades et le public ?

Bien sûr ! C’est vrai que c’est le trio gagnant ! Le théâtre est avant tout une aventure humaine, un peu plus encore que les autres formes d’expression artistique. L’exercice du plateau est toujours une épreuve de vérité. L'idéal est d’être en bonne compagnie, avec des gens que l’on a plaisir à retrouver...Au début, on peut toujours redouter le loup dans la bergerie mais, cette fois-ci, nous sommes chanceux car nous avons sept brebis qui sont contentes d’être ensemble 🙂.

En plus, cette création théâtrale est une véritable martingale gagnante parce que le public nous suit de façon enthousiaste, particulièrement depuis les Molières, on ne va pas se mentir. Au départ, sur le papier, le sujet n'était pas très évident ...Actuellement, les gens ont plus envie de divertissement, de comédie. Le thème de notre pièce n’était pas gagné d’avance, trop misérabiliste ? Trop triste ? Trop Zola dans l'esprit ? L’affiche et le titre ne donnaient pas trop envie de venir mais, maintenant, les cinq Molières piquent la curiosité de beaucoup de monde. Comme le bouche à oreille est excellent, cela fait une belle boule de neige qui ne cesse de grandir. C’est vrai que nous sommes très très gâtés !

Plus concrètement encore, avec vos mots mais sans tout en dévoiler, comment présenteriez- vous cette pièce ?

C’est une fresque familiale, qui se déroule dans les années 60, au moment de la coupe du monde de football. Cela correspond aussi à l’arrivée de la télévision dans certains foyers. C’est très tendre, cela met en avant toutes les valeurs simples de la vie, autour de l’amitié et de l’amour. On voit comment, dans le milieu minier, où la vie est réputée pour être difficile, économiquement et physiquement, on arrive à apporter de la lumière et de la joie quelque soit l'adversité de la vie...

Votre personnage vous permet sans doute une palette de jeu très plaisante à défendre…

Oui ! Pour moi, c’est un peu une machine à remonter le temps parce que cette pièce raconte beaucoup de mon enfance. C’est l’histoire de mes arrières grands parents / grands parents qui se déroule chaque soir...Quand j’arrive sur le plateau, j’ai l’impression de réenfiler les chaussures de mon arrière grand-mère et de ma grand-mère ! C’est un projet qui restera unique pour moi. Il est profondément impliqué dans l’intime de mon histoire familiale, donc ça a une saveur particulière.

 

 

Globalement, quels principaux retours avez-vous du public ?

De façon très unanime, toutes générations confondues, tous niveaux sociaux confondus, les gens sont extrêmement bouleversés. Pas dans le sens de la tristesse mais dans celui de l’émotion procurée par les joies simples de la vie et de ses valeurs profondes. Dans notre monde si bousculé, où les pertes de repères s'accumulent, où à cause de l'IA on n'arrive plus à savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, là, pendant 1h30 sur scène, on a l’impression d’être en prise directe avec des choses extrêmement vraies et sincères. C'est ce qui bouleverse les spectateurs, ils se reconnectent à la simplicité des sentiments.

Le public est très joyeux en sortant de la pièce. Cette dernière est tellement porteuse d’optimisme, de joie de vivre et de volonté de continuer quoiqu'il arrive... Par les temps qui courent, les occasions de se réjouir et de se faire plaisir sont rares.

Pas mal de gens qui viennent nous voir sont du Nord ou bien de pays miniers. Ce que je vis sur scène chaque soir via l'histoire de mes grands-parents, eux le revivent un peu par procuration avec moi. Cela les touche personnellement, quelque chose résonne à un endroit familial pour beaucoup de spectateurs. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant d’unanimité sur un tel sujet.

Au-delà des représentations parisiennes, de nombreuses dates sont prévues en province. De pouvoir alterner les deux doit être un vrai plus ?

Complètement ! Je suis provinciale, je le revendique haut et fort, même si je suis arrivée à Paris à peine majeure pour mes études. La tournée nous permet de faire un tour de France formidable et on se rend compte à quel point il y a des tempéraments différents de publics. C’est toujours joyeux de se demander comment la pièce va être reçue, perçue et commentée. Cette géographie du public est assez passionnante !

J’adore les voyages, j’adore prendre le train, j’adore découvrir de nouvelles villes, c’est exaltant d’être sur les routes.

En complément, vous mettez actuellement en scène deux spectacles, “Mon trésor” et “La visite”. Certainement que cette autre corde artistique est très complémentaire de celle du jeu ?

Tellement ! J’aime penser que l’on ne progresse jamais autant comme comédien que lorsqu'on fait de la mise en scène. On s’aperçoit alors de tout le processus qu’il faut activer pour obtenir des comédiens une performance sensible et véridique. A l’inverse aussi, on progresse énormément comme metteur en scène quand on est comédien, parce qu’on se rend compte de tous les manques que l’on peut éprouver. Tout cela fait une alchimie assez magique et, effectivement, les deux activités sont très complémentaires. Je ne conçois pas de faire ce métier-là différemment, je n’aurais pas envie qu’on me demande de choisir. Il y a des moments où la mise en scène prend un peu plus le pas et d’autres où c’est le travail de comédien mais je trouve cela formidable de pouvoir jongler avec les deux.

Un mot, si vous le voulez bien, sur chacun de ces deux spectacles ?

Ce sont deux spectacles absolument différents. Le premier, “Mon trésor”, est très autobiographique. C’est un spectacle écrit par mon ami Marc Samuel, qui a eu d’ailleurs la bourse Adami déclencheur, pour l’aider à la production. Ce projet très personnel raconte toute son enfance en Algérie jusqu’aux événements de 62 ... puis le violent rapatriement en France qui fut un terrible choc de vie. Il y raconte surtout la grande et belle histoire d’amour avec sa mère, dans cette famille de pieds noirs installée d'abord à Constantine, puis à Villeurbanne. Mais c’est avant tout et surtout une grande déclaration d’amour à sa mère !

 

 

Il y a un côté très poétique, très joyeux, très truculent. Une dizaine de tableaux nous permettent de traverser le temps, de ses 7 ans jusqu’à ses 65 ans. Sa maman, qui a maintenant plus de 90 ans, sera à la Première. Ce sera un grand rendez-vous affectif pour Marc, le 12 janvier au théâtre de la Scène parisienne.

Ensuite, je vais mettre en scène une jeune femme, Clara de Gasquet, qui va interpréter un texte d’Anne Berest : “La visite”. C’est un seule-en-scène, un grand exercice de saut dans le vide. C’est l'histoire d'une jeune maman qui vient d’accoucher deux à trois mois auparavant et qui reçoit la visite des cousins de son mari. Ce dernier n’étant pas là, c’est elle qui fait l’accueil et elle se retrouve à devoir faire face à cette belle-famille qu’elle ne connaît pas du tout. Cela va être l’occasion d’aborder tous les sujets qui lui passent par la tête, liés à la maternité et à tout ce qu’elle traverse depuis son accouchement. C’est donc un état des lieux des quelques mois d’après naissance, sur le bouleversement que ça opère, sur le cataclysme que ça génère, le tout avec beaucoup d’humour et des vérités assez tranchantes.

 

 

D’accompagner ces textes, ces spectacles et ces artistes est probablement très enrichissant humainement ?

Bien sûr ! C’est pour cela que je fais ce métier, de toute façon. C’est pour cela aussi que le théâtre est, pour moi, la terre primordiale. C’est cet endroit-là qui permet le plus de contacts en profondeur avec les gens. On ne se croise pas rapidement deux à trois jours, comme souvent sur les plateaux de tournage. Au théâtre, les traversées sont plus longues. On est aussi dans l’obligation de se mettre dans des situations de vérité donc, oui, je trouve qu’il n’y a pas plus enrichissant humainement.

Plus personnellement, comment appréhendez-vous les premières représentations de spectacles pour lesquels vous êtes à la mise en scène et donc pour lesquels vous ne pouvez plus agir directement ?

C’est une situation un peu particulière. Ce que j’ai remarqué, c’est que, autant je n’ai pratiquement jamais le trac en tant que comédienne - c’est plus une forme d’excitation et de joie d’être là, autant j’ai un peu le trac quand je suis metteuse en scène parce que je ne suis plus en maîtrise lorsque le rideau est levé. On a fait tout le boulot, le bateau prend la mer, le bébé doit faire ses premiers pas tout seul et, là, je me dis “A Dieu vat !”. C’est particulier ce trac...mais je crois qu'il est surtout lié à cette volonté de bien faire, qui est obsessionnelle chez moi. Aussi parce que ça engage bien évidemment ma responsabilité et que je ne veux pas décevoir les gens qui m’ont fait confiance.

En parallèle, nous pourrons vous retrouver très prochainement sur TF1 et France 2, respectivement dans “Le diplôme” et “Mitterrand confidentiel”...

Dans “Le diplôme”, c’est plus un clin d'œil...C’est une scène très drôle de speed-dating avec Bernard Campan. Une rencontre improbable qui nous a bien amusés, on a bien ri avec Bernard.

J’ai eu la chance d’être choisie par Antoine Garceau pour cette mini-série prestige de quatre épisodes sur France 2. Elle dresse un portrait intime de François Mitterrand, une partie très personnelle que l’on connaît moins, lui qui était très secret. Cet éclairage met en lumière son rapport avec les femmes, particulièrement avec Anne Pingeot et Danielle Mitterrand. Je me retrouve à incarner la mère d'Anne Pingeot, quand cette dernière avait 18 ans. Thérèse Pingeot est une grande bourgeoise clermontoise, qui reçoit les notables de la belle société, dans sa résidence secondaire d'Hossegor. C’était très drôle à faire, d’autant plus que, le reste du temps, je joue Simone, au fond de la mine. Ce grand écart de jeu a été très joyeux ! C’est un peu l’avantage de ce métier ces grands écarts d'incarnation.

 

 

La rencontre avec Antoine a été évidente ! Je ne suis pas du genre flagorneuse mais j'ai été ravie de toute cette aventure. C’est une grande chance d’avoir pu rencontrer son exigence de travail et son humanité.

Votre agenda que l’on imagine très chargé vous laisse-t-il quand même le temps de travailler déjà à d’autres projets ?

Dès que février sera passé, je vais préparer un très gros rendez-vous pour moi, très important, celui de la création, salle Réjane, au théâtre de Paris, de la pièce “Déni”, une création écrite par Sophie Cottin que je vais mettre en scène et dans laquelle je jouerai également. C'est un projet que nous portons toutes les deux de façon très personnelle. Un vrai sujet jamais abordé au théâtre.

Pour terminer, que peut-on ainsi vous souhaiter pour cette nouvelle année qui commence ?

Une santé de fer ! C’est la seule chose qui m’importe, parce que je me dis que pour le reste, on finit toujours par s'en accommoder.

Merci, Raphaëlle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3