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HBO & France 2 / L'affaire Laura Stern : Akim Isker, le réalisateur, nous en dit plus sur cette mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Akim,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “L’affaire Laura Stern”, une mini-série que vous avez réalisée. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

La réponse est dans votre question ! C’est un plaisir fou, pour moi, de partager ce projet-là, avec le public. A La Rochelle, c’est toujours la première fois que les gens le voient…On fait tout un travail, que l’on garde en nous pendant un an, souvent même plus, et puis, à un moment donné, on livre notre bébé, on le montre au monde, d’une certaine manière et ce monde, en l'occurrence, c’est souvent, dans mes films, le public de La Rochelle. Donc, oui, c’est beaucoup beaucoup de plaisir et, en même temps, beaucoup d’attente !

Si l’on revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?

Le sujet, le sujet et le sujet ! C’est challengeant mais, évidemment, il y a quelque chose d’essentiel et d’urgent. Quand je fais aussi un film que je vais montrer à La Rochelle sur les enfants placés, le livre que je lis me bouleverse et, là, le sujet est trop important, trop essentiel. Ce vivre ensemble, nourrir encore une fois, sans jamais s’arrêter, essayer de faire se rééquilibrer le rapport homme / femmes et parler de la domination masculine, qui est là et qui est encore extrêmement présente, en tant qu’homme c’est intéressant de s’y frotter !

Sinon, très pragmatiquement parlant, j’avais envie de travailler avec ce producteur-là et cette productrice-là.

C’est un sujet qui a pleinement sa place sur le service public…Le but n’est pas forcément d’apporter des réponses mais de poser des questions…

Tout à fait ! C’est d’ouvrir, ou de rouvrir encore une fois, ce débat, et de faire s’éveiller les consciences du mieux que l’on peut. C’est une réalité…

Certainement avez-vous pris aussi beaucoup de plaisir à travailler avec ce casting-là ?

Oui ! De travailler avec ce terreau-là est extraordinaire ! Ce mélange d’actrices extraordinaires, pour ne pas les citer, Valérie, Pauline, Eva, Marie-Sophie…toutes sont démentielles, …et d’acteurs, comme Yannick, Samir, Daren,...C’est un plaisir dingue d’être avec des êtres humains comme ceux-là et de les mélanger à des femmes de ménage, des femmes que mes directrices de casting m’ont aidé à trouver, et à toutes ces femmes d’associations qui ont fini par accepter de jouer avec nous. Ce mélange-là a fait une aventure puissante et j’ai pour habitude de dire que les films ressemblent à l’aventure que ça a été donc, de ce point de vue-là, c’est du pur plaisir…Mais ce n’est pas un plaisir excitant, c’est un plaisir de partage émotionnel !

Votre rôle a été déterminant pour que Valérie fasse partie de l’aventure…

Cela n’a jamais été remis en question, ça a été tout de suite validé. Ce n’est pas du tout prétentieux, Valérie l’a dit aussi, je pense que ce personnage est un cadeau pour une actrice. C’est quelque chose de formidable de jouer cette complicité de l’insupportable, ce passage à l’acte qui est une feuille très fine et cette femme-éponge. Quand j’ai lu cela, j’ai dit aux producteurs que je ne connaissais pas beaucoup d’actrices qui refuseront. La question était de trouver la bonne personne et je crois qu’on l’a trouvée, il n’y a pas de doute. Je le dois aussi beaucoup à mon agent de l’époque, qui a accompagné Valérie longtemps et qui m’a dit “Mais Akim, c’est évident!”. Aujourd’hui, on est tous les deux accompagnés par Laurent Grégoire et on échange avec lui sur la qualité de Valérie…Après, pour elle, c’est génial de s’essayer à un registre très différent de ceux qu’elle a faits jusqu’à aujourd’hui !

Vous êtes sur un fil, avec ce sujet, il faut sensibiliser mais sans tomber dans un autre registre…

C’est toute la complexité de ce projet ! On est sur un fil tout le long, jusqu’au bout, jusqu’au dernier plan même. On est sur un fil de réflexion mais on est sur un fil de tension aussi et, pour moi, en tant que réalisateur, même artistiquement et techniquement parlant, j’ai passé tout le processus de préparation de tournage et de postproduction à la recherche de l’équilibre, à la recherche du juste équilibre entre ces thèmes sociétaux incarnés par le réel et l’empathie sur le personnage, pour pouvoir accepter ce qu’elle fait, ou en tout cas la suivre. Parfois, la tension prenait un peu trop le dessus et il fallait rééquilibrer, parfois l’émotionnel prenait un peu trop le dessus et il ne fallait pas que l’on soit mélo. Donc, oui, pour moi, ça a été un travail très très très difficile et exigeant de trouver cet équilibre-là. C’est un projet un peu hybride !

Sans doute êtes-vous impatient de pouvoir présenter cette mini-série plus largement au grand public ?

Bien sûr ! De toute façon, on fait ce métier-là pour ça, on fait ce métier pour prendre une parole et, après, la partager. Sinon, on fait des films et on les laisse dans la cave…Ce moment est important mais il est particulier chez moi, je ne profite pas pleinement de ce moment, c’est-à-dire que ça ne m’appartient plus. Souvent même, je suis déjà assez loin…Mais, oui, je suis impatient que le débat public s’empare, comme cela, de séries de mission publique mais je suis très impatient d’aller la partager avec les équipes techniques. On le dit trop peu mais trouver cette finesse et cet équilibre, tout seul je ne sais pas le faire ! Ma monteuse est extraordinaire, elle est en or, le compositeur a fait un travail dément, le chef op a été juste le prolongement de ma pensée pour l’exprimer en images, mon assistante a été mon plus grand soutien et m’a emmené vers la complexité. Je pourrais tous les citer, ils sont cinquante à soixante-dix.

Merci, Akim, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Bellefond : Jeaneta Domingos évoque le nouvel épisode inédit, diffusé ce mardi 27 janvier !

Publié le par Julian STOCKY

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

 

Bonjour Jeaneta,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le mardi 27 janvier prochain, en prime time, dans “Liaison dangereuse”, un nouvel épisode inédit de “Bellefond”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Totalement, vraiment ! J’ai déjà fait plusieurs épisodes de “Bellefond” et plus on avance, plus c’est amusant donc, vraiment, je suis très contente, oui ! J’aime bien l’intrigue de celui-ci, ce sera marrant…

Ce programme est, à chaque fois, l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

Absolument ! Ce n’est pas un mystère, je suis une jeune comédienne, cela fait 3 ans maintenant que je fais cela, j’avais commencé avec “Bellefond” et, à chaque fois, on a la chance d’avoir un casting qui est totalement incroyable. J’ai eu beaucoup de scènes, cette saison, avec un certain Roland Menou, que j’ai découvert en plateau et on a tellement rigolé, mais tellement. Vraiment, je suis très contente, oui !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

…et de tourner dans de magnifiques décors…

Totalement ! Je pense que c’est aussi pour cela que la série plait…Les paysages sont hyper bien réalisés et, grâce au tournage, aux intrigues et à l’histoire, en fait, j’ai pu tourner dans des lieux exceptionnels ! Je pense à Martigues…On est toujours dans le sud, donc c’est vraiment un plaisir, c’est le soleil, ce sont les beaux décors, c’est la nature, c’est extraordinaire ! Ce seront encore de belles images cette année…

Quel regard portez-vous sur Awa, votre personnage ?

Je regarde Awa un peu comme ma sœur, finalement ! C’est un personnage que j’affectionne vraiment tout particulièrement. Les casteurs le disent souvent, la plupart du temps on n’est jamais loin du personnage et, là, pour le coup, je la regarde avec beaucoup de douceur, avec beaucoup de fierté aussi parce qu’elle évolue au fil des épisodes. On a découvert une jeune fille méfiante, un peu fermée, hyper stricte et, peu à peu, elle lâche ses gardes et, finalement, ça devient un joli papillon. Au fil des intrigues, on la découvre…Là, on va découvrir encore une autre facette donc je la regarde avec beaucoup d’amour et de bienveillance.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Il vous permet une palette de jeu sans doute plaisante à défendre…

Totalement ! Oui, ce personnage est, pour moi, un laboratoire, c’est-à-dire que j’ai pu explorer, en termes de palette émotionnelle, un certain nombre de choses. Là, évidemment, à jouer et à travailler en amont, c’est exactement ce que je recherche !

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous parfois certaines sources particulières d’inspiration ?

Oui, oui. C’est marrant parce que, à la base, ce personnage est quand même assez exceptionnel. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’en parler avec les auteurs de la série et, en fait, ce n’est pas un personnage que l’on retrouve souvent. L’inspiration, évidemment, je l’ai…Je ne sais pas si c’est flagrant à l’écran mais, oui, je m’inspire d’énormément de choses pour l’interpréter.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Cet épisode va être l’occasion d’une nouvelle belle enquête…

Tout à fait ! Ce qui me plait dans cette intrigue, déjà c’est que l’infiltration est très drôle. Le personnage de Yasmine ajoute un nouveau piquant, qui apporte une nouvelle dynamique dans le trio que l’on forme avec les autres stagiaires. Et la vie personnelle d’Awa s’entremêle avec l’intrigue donc ça tient en haleine ! Il va y avoir pas mal de péripéties…

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir sur la série ou sur votre personnage ?

C’est marrant, souvent, je reçois des messages sur les réseaux qui disent “Enfin, Awa se lâche!”. A chaque fois, cela me fait rire, je me dis “Super, eux aussi ressentent cette évolution!”. Ensuite, d’un point de vue global, souvent on nous dit que “C’est une super équipe, une super team, on a envie de faire partie du groupe”. 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir ceux pour ce nouvel épisode ?

Tellement, tellement, j’ai vraiment hâte, oui !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Vivement un septième opus alors….

Vivement la suite, c’est clair…D’ailleurs, elle est déjà un peu tournée aussi…Je sais ce qui va se passer par la suite donc c’est un grand “Mais vivement la suite, totalement!”. On a déjà tourné les épisodes 7 et 8 cet automne…

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je suis très heureuse d’être dans la saison 2 d’une série pour France 3 qui s’appelle “A priori”, qui est une intrigue, sur fond d’humour, qui se passe aussi dans le sud. D’ailleurs, on accueille Florent Manaudou, ça va vraiment être fun, je pense qu’on va bien s’amuser à regarder les épisodes. Et je suis également dans un court-métrage, qui s’appelle “Que du bonheur !”, qui va être diffusé sur TF1 en mars prochain. 

Donc, pour 2026, on peut me souhaiter des castings, des opportunités, des tournages…J’adore cela, j’ai vraiment de la chance de faire ce métier donc si, toutefois, on peut me souhaiter quelque chose, c’est que ça continue ! Cela m’excite vraiment de le faire, je suis très heureuse et très comblée !

Merci, Jeaneta, pour toutes vos réponses !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Publié dans Télévision

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France 2 / Comme une ombre : Sara Martins évoque Claire, son personnage dans ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

 

Bonjour Sara,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le mercredi 28 janvier prochain, à 21h 10, dans “Comme une ombre”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! De toute façon, ce métier est toujours un plaisir ! Là, ça l’était d’autant plus parce que c’est vraiment un film d’équipe, ce qui était déjà écrit dans le scénario…Sur cet unitaire, qui reste une fiction policière assez classique d’apparence, une brigade va être confrontée à un tueur, qui va se révéler être un tueur en série …Chose peu classique en France. La commandante Sainz, jouée par Marie Denardaud, va se voir imposer une équipière, mon personnage, qui est psycho-criminologue. Pendant des années, on a aimé raconter que, quand il y a deux femmes de pouvoir dans la même pièce, elles se crêpent le chignon mais, là, non, d’une manière très belle, ces deux femmes, qui sont très différentes et qui ont des méthodes qui le sont aussi, vont plutôt devenir complices, étant habitées par la même envie de mettre la main sur ce tueur. Il y aura de vraies questions de moralité, on va se rendre compte que la teneur des crimes est particulière et on aurait presque envie d’excuser ce criminel.

La commandante Sainz est entourée d’une brigade de flics, qui sont déjà très forts…J’ai rarement vu des personnages secondaires aussi bien écrits et qui, chacun, ont des trajectoires dans lesquelles on a envie de se plonger. Foëd Amara joue ce flic qui a grandi en banlieue et qui y vit toujours, et qui est donc tiraillé entre sa situation d’un flic en banlieue et d’un arabe au commissariat. Cédric Appietto est arrivé avec sa moustache, son intelligence et sa dérision pour faire d’un flic, qui a la cinquantaine passée et qui est un peu cassé, un flic génial. Il joue sur cette caricature du flic beauf, dont on pourrait comprendre qu’il ait une certaine mentalité mais qui est tout l’inverse…Là-dessus, arrive cette toute jeune inspectrice, jouée par Tiphaine Daviot, une jeune nana complètement féministe…Forcément, sa rencontre avec le personnage joué par Cédric fera des étincelles : on ne peut pas faire deux plus grands opposés qui vont devoir s’entendre ! Donc, déjà dès l’écriture, on avait un beau panel de personnes très différentes mais qui fonctionnent bien ensemble. 

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

Il se trouve que c’est aussi une équipe d’acteurs tellement attachants et formidables, on a eu un plaisir fou à travailler ensemble. Je connais Marie depuis très longtemps, quand nous étions étudiantes en arts dramatiques mais nous n’avions pas eu l’occasion de travailler ensemble. Donc c’était super et on savait que l’on allait avoir cette petite connivence dans le regard…

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Claire Legendre ? Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

J’ai beaucoup joué de policières mais, là, effectivement, cette profileuse a cette particularité d’être une flic qui est un peu un électron libre. Elle n’est pas habituée au commissariat…Elle arrive au milieu d’une équipe qui a l’habitude de fonctionner ensemble et qui n’est pas toujours prête à accueillir quelqu’un de nouveau. Il faut donc qu’elle fasse ses preuves, en leur amenant une manière d’enquêter peut-être différente, en qualité de psycho-criminologue en fait. Cette femme est très très mystérieuse, elle est un peu un cavalier solitaire, elle qui va ponctuellement de commissariat en commissariat, pour aider à des enquêtes. D’ailleurs, c’est une femme qui n’a pas de vie privée ni familiale, elle est très très libre, elle consomme des hommes avec consentement, elle ne s’excuse de rien, …Elle est brillante, elle le sait, c’est une femme qui avance ! 

Avec Marie, c’est un duo formidable. Malgré tout, il y a aussi des enjeux politiques dans l’intrigue et elles vont faire front. 

Cela m’intéressait de jouer ce personnage un peu opaque…. Je n’ai pas cherché à gommer les zones de mystère. Au contraire, comme c’est une femme qui ne s’excuse pas, je me dis que j’allais la prendre comme cela, sans l’expliquer ou la justifier.

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Non, malheureusement, tout va très vite et on n’a pas toujours le temps de faire les recherches que l’on aimerait, en tant qu’acteur. Et puis, ça aurait dépassé, de toute façon, le contexte du film parce que, encore une fois, il ne tourne pas sur le personnage de Claire, c’est vraiment un film choral. Maintenant, on a tous, dans notre inconscient collectif, vu des films sur des profileurs donc on a un peu cela en tête. En même temps, je crois qu’il n’y a pas de profil type, je pense que ce sont avant tout des gens qui sont des psychologues qui ont choisi de se spécialiser dans la criminologie. Cela peut être des gens très rigides comme, au contraire, des gens border line. Là, Claire a un peu cette dualité : je pense que c’est quelqu’un de très méticuleuse sur beaucoup de choses, elle gagne bien sa vie donc elle a du style, elle soigne son apparence, elle a une manière de paraître très organisée mais, à l’intérieur, c’est le chaos, elle n’a pas du tout une vie stable ni posée, avec une routine, c’est une femme qui vit à l’hotel, qui a des amants différents tous les soirs. C’est vraiment un personnage difficile à catégoriser…

Ce métier-là, de profileur, n’existe pas, en France, comme il existe dans les fictions. Oui, ce seraient des psychologues consultants, qui analysent des criminels mais ce ne seraient pas des flics de terrain. Donc j’ai un peu repensé à des films que l’on a tous vus mais cela ne m’a pas été d’une grande utilité, j’ai finalement fait avec ce qui était écrit. Ce qui était le plus important, c’était comment cette femme allait trouver sa place dans cette équipe de flics déjà très soudée. 

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

Ce projet a aussi été l’occasion de tourner dans la belle ville de Lyon…

Oui, c’est la ville où j’ai grandi. Il y a de plus en plus de tournages à Lyon, j’en suis ravie parce que c’est une ville très cinégénique. Il y a vraiment tout, on peut autant avoir des quartiers très chics et très huppés, comme on peut aussi avoir des banlieues assez difficiles. Il y a tous les terrains de jeu…On ne l’a pas beaucoup fait, on les évoque mais on peut aussi s’amuser avec des quartiers particuliers, comme celui des traboules, qui pourrait être un labyrinthe sous terrain. Lyon, oui, offre énormément de possibilités pour les tournages et, en plus, on y est bien, on y mange bien. Après, vous savez, peu importe l’endroit où je suis, l’important, pour moi, est d’être bien entourée ! 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?

J’ai déjà vu le film. Souvent, en tant qu’acteur, on en voit beaucoup mais pas forcément tout, lors de la postproduction, où on intervient au niveau du son de certaines scènes. Là, c’était tellement une équipe formidable que l’on avait besoin de se retrouver et la production, aussi, avait envie de nous réunir. Donc elle a organisé un visionnage entre nous, on l’a donc vu ensemble…On a été surpris ensemble : il y a des choses que l’on n’avait pas vu venir ! Il y a l’équipe des flics, certes, mais les acteurs des guests ont aussi emmené leurs personnages dans des directions que j’ai trouvées formidables…Je pense qu’il y a une vraie homogénéité dans le jeu, ça joue bien, tous les personnages sont très crédibles. J'étais assez souvent émue, il y a beaucoup de situations touchantes. Stéphane, le chef opérateur, a également posé, sur cette histoire assez sombre, une très belle lumière. 

Mon métier est d’être sur le plateau, pour interpréter un personnage, et j’adore cela. Après, une fois le film fini et livré, il ne m’appartient plus…J’ai évidemment envie que les gens l’aiment mais si ce n’est pas le cas, je comprendrais aussi pourquoi. Donc je suis détachée des retours, je n’ai pas la même pression que les producteurs. Là, on aurait tous envie, en tout cas, d’un beau succès, pour en faire une suite éventuelle… Si les téléspectateurs sont au rendez-vous, peut-être que la chaîne aura envie de continuer cette aventure ? On en aurait tous très envie, il y a moyen de faire quelque chose…Ce n’est pas écrit comme cela mais c’est possible ! Donc on aimerait bien que les gens apprécient…

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Sur Prime, vous avez toujours la série américaine “Those about to die” - “Ceux qui vont mourir”, un programme sur la construction du Colisée. C’est un série de grand spectacle, sur les courses de chars et les combats de gladiateurs. Elle vaut d’autant plus la peine qu’il y a Sir Anthony Hopkins dedans….Vraiment, je vous la recommande !

Là, je commence un tournage à Lille, d’un nouvel opus de “Disparition inquiétante”, où je serai encore flic, accompagnée cette fois de Bruno Sanches. Je retrouve une réalisatrice avec qui j’avais commencé à mes vingt ans…Je me réjouis ! 

On a tourné aussi d’autres opus de “Alexandra Ehle”, la série où Julie Depardieu est médecin légiste.

Merci, Sara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pascal Cygan revient sur son parcours de footballeur professionnel et évoque ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

@ P. Lahalle/L'Équipe

 

 

Bonjour Pascal,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez eu une longue et brillante carrière de footballeur professionnel, on aura l’occasion d’en reparler. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion pour le ballon rond ?

Probablement de l’adolescence…J’étais fils de gendarme, on avait à notre disposition, à la gendarmerie, terrain de foot, terrain de tennis, terrain de basket, terrain de handball, une salle à l’intérieur où on faisait beaucoup de sport, mes fenêtres donnaient sur les terrains de tennis, la chambre de ma soeur sur les terrains de foot donc ceci explique sûrement cela. Et puis, bon, on avait aussi des copains avec qui il fallait tuer le temps et quoi de mieux qu’un 3 contre 3 ou qu’un 2 contre 2 sur un des terrains ?

Après des débuts séniors à Wasquehal, vous rejoignez le LOSC, où vous vivez de nombreuses émotions : une descente en Division 2, une blessure aux ischio-jambiers, un replacement dans l’axe de la défense, un retour dans l’élite, une qualification pour la coupe d’Europe, le trophée de l’étoile d’or France Football, …Quels souvenirs en gardez-vous ?

Le point le plus marquant est cette journée d'entraînement à Wasquehal, où notre coach vient m’apprendre que Jean Fernandez est là, même si je l’avais reconnu sur le bord du terrain. Je savais qu’il était présent pour notre attaquant mais aussi qu’il souhaitait me prendre. Donc j’ai fait deux semaines d’essai ensuite au LOSC…Moi qui venais de rater la marche du niveau professionnel avec Valenciennes au centre de formation, une année auparavant, j’avais une deuxième possibilité de coincer le pied dans la porte du monde professionnel et je ne comptais pas la laisser passer. Donc je pense que le premier fait marquant est celui-là.

 

 

Le deuxième est d’avoir réussi ces deux semaines de stage au LOSC et puis, après, tout s’enchaine : première titularisation à Saint-Etienne, qui est un moment important, ensuite il  y a ce premier contrat pro signé et puis la remontée en Ligue 1, moi qui faisais partie de l’effectif qui avait fait descendre le club en Ligue 2….

A l’été 2002, vous traversez la Manche et rejoignez Arsenal. Quelles raisons vous y avait incité ?

Tout simplement parce que Arsenal, à ce moment-là, fait partie du top 10 européen, voir mondial et ça ne se refuse pas Arsenal, avec comme manager Arsène Wenger, avec comme têtes d’affiche dans l’équipe Thierry Henry, Patrick Vieira, Robert Pires, Sylvain Wiltord, pour ne citer que ces quatre internationaux français. Et puis, peut-être aussi parce que, une année auparavant, je crois signer à West Ham, en recevant le président et le manager, avant que ça ne capote. Je venais non pas de faire la boucle avec le LOSC mais j’avais remis le club où il était, j’avais fait une énorme saison en tant que défenseur, c’était une opportunité pour moi mais aussi pour le club, même si le transfert n’a coûté que 2.4 millions, de remplir un peu les caisses.

 

 

Vous remportez le titre de champion en 2004, ce qui doit certainement être un moment marquant ?

Oui ! Mais pas aussi fort que les entraînements, chaque jour, avec Dennis Bergkamp, ou face à Thierry Henry. Je me retrouve à m'entraîner au près des meilleurs joueurs mondiaux à ce moment-là, puisque tous les joueurs qui composent l’effectif étaient internationaux. Je faisais figure de rareté puisque j’étais le seul à ne pas jouer pour mon pays. J’ai vécu un rêve éveillé pendant quatre années !

Mais, effectivement, l’apothéose, ce sont toujours les trophées, les victoires et, évidemment, se faire scander par 40 000 personnes, à Highbury, en train de soulever la coupe, est fantastique !

Ce titre est resté gravé : dès qu’une équipe, ces dernières années, commence à faire une série, le téléphone sonne pour des interviews donc, oui, ça fait plaisir d’avoir écrit l’histoire. Même si je ne faisais pas partie des titulaires indiscutables, j’ai quand même participé à dix-huit matchs. Donc une grande fierté, évidemment !

A l’été 2006, vous signez à Villarreal. Quelles principales différences avez-vous éventuellement pu constater entre ces deux pays, en termes notamment de jeu ou encore de culture footballistique ?

J’en ai vue une grosse, c’est l’aspect physique et athlétique. En France, c’est du 70/30, surtout avec Vahid, qui basait énormément ces entraînements sur la forme physique. A Arsenal, on a complètement coupé la chose en deux, c’est-à-dire qu’il y avait peut-être 30 à 40% de travail physique et puis, tout le reste était technico-tactique. En Espagne, c’était encore pire, mais c’était mieux pour un joueur qui n’aime pas trop courir, comme j’ai pu l’être. On ne faisait que des petits exercices, une fois toutes les deux ou trois semaines, de musculation ou de fractionné mais, à part ça, ce n’était que du ballon…sous le soleil. S'entraîner sous le crachin, la pluie ou le froid et, du jour au lendemain, être sous 25 degrés le matin à neuf heures, ça vous change la vie aussi ! 

 

@ PAUL ELLIS/AFP

 

Depuis l’arrêt de votre carrière, vous avez pu connaître plusieurs expériences de coachs, dans différentes catégories. C’est sans doute, là, l’occasion de partager et de transmettre votre expérience ?

C’est le seul regret que j’ai, en ce moment, c’est que j’ai connu les deux meilleurs championnats qui existent, la Premier League et la Liga, j’ai côtoyé les plus grands joueurs internationaux, j’ai affronté les plus grands joueurs internationaux, que ce soient Messi ou Ronaldo, pour ne citer qu’eux, j’ai côtoyé de grands entraîneurs renommés et réputés pour leur science, comme Arsène Wenger ou Manuel Pellegrini…et, malgré tout, je ne parviens pas à entraîner un club professionnel ou un centre de formation. Ce n’est pas incompréhensible…mais pas loin!

Plus globalement, avec le recul, quel bilan tirez-vous de votre carrière ?

Un bilan exceptionnel ! Quand je signe à Valenciennes, au centre de formation, je suis petit, bouffi, j’ai deux à trois kilos en trop, je n’avance déjà pas vite à ce moment-là et, au final, je fais partie des Gunners invincibles, je suis élu meilleur joueur du championnat de France en tant que défenseur - c’est un peu mon ballon d’Or de Cannavaro en tant que défenseur -, j’ai bien gagné ma vie pendant ces années…Donc une grosse fierté, déjà ! 

Quel joueur diriez-vous avoir été ?

J’ai été un joueur cohérent, c’est-à-dire que je ne faisais pas d’étincelles mais j’étais régulier, sobre, sérieux et travailleur. Sans cela, difficile d’ailleurs d’atteindre le haut niveau ou les sommets, dans quelque domaine que ce soit…J’avais évidemment aussi beaucoup de rigueur, étant donné que je n’étais pas doué initialement de grosses qualités, qu’elles soient techniques ou physiques. Donc il a fallu trouver d’autres armes : la lecture du jeu, l’anticipation, la simplicité, le sérieux…Voilà ce qui caractérise le Pascal Cygan joueur !

Aujourd’hui, croyez-vous que votre poste, sur le terrain, est différent de celui de votre époque ?

Différent, non, parce qu’il y avait aussi, à notre époque, des relances et des sorties de balle, même si c’était moins souvent et qu’il nous arrivait beaucoup plus de balancer le ballon devant. Maintenant, ce qui change beaucoup, c’est qu’il y a beaucoup d’équipes qui jouent un peu à la Guardiola, à la barcelonaise, avec une grosse possession et qui n’attaquent que quand il y a une ouverture ou un décalage. Donc l’intensité d’un match, même pour un défenseur, n’est pas aussi importante maintenant qu’elle a pu l’être à l’époque, où il y avait beaucoup plus de va-et-vient d’un côté ou de l’autre, puisque le ballon pouvait partir de quarante mètres derrière et arriver aux abords de notre ligne défensive. La seule chose qui change, c’est que l’on avait peut-être un peu plus de travail, un peu plus souvent, à l’époque que maintenant.

Quand vous regardez, maintenant, un match d’un de vos anciens clubs, votre cœur bat-il un peu plus fort ?

Evidemment ! Même si je suis également triste quand je vois le PSG chuter en finale de la ligue des champions contre le Bayern il y a quelques années. J’ai la chance de voir le LOSC, Arsenal, Villarreal et Cartagena en bonne santé financière donc ne pas disparaître, même si le LOSC a failli, avec Gérard Lopez. Je peux donc les voir à la télé ou au stade, au haut niveau en plus donc, effectivement, il y a une grosse satisfaction et une grosse envie de les soutenir.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur la Ligue 1 actuelle ?

Un regard positif, déjà ! Même s’il n’y a que le PSG qui arrive à faire quelque chose de concret en coupe d’Europe, en jouant les premières places, ça reste quand même une équipe qui arrive à entraîner tout un championnat et à mettre la lumière dessus. C’est un point positif, cela ne permet peut-être pas encore à la Ligue 1 de rivaliser avec la Premier League et avec la Liga mais le jour où Marseille, Lyon, Lille et Monaco arriveront à faire, comme à l’époque en Angleterre, à savoir un top 4 ou 5 régulier, avec des qualifications en Ligue des Champions et des parcours loin dans la compétition, là on commencera à avoir une Ligue 1 homogène et compétitive.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

On peut me souhaiter de retrouver une équipe à entraîner, qui corresponde à mes souhaits, c’est-à-dire qui soit le plus haut possible. 

Merci, Pascal, pour toutes vos réponses !

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France 3 / Face à face : Constance Gay nous en dit plus sur la saison 4, actuellement en diffusion chaque mardi soir !

Publié le par Julian STOCKY

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

 

Bonjour Constance,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver pour une nouvelle saison de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, bien sûr ! J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver un personnage que je connais vraiment bien, parce que trois saisons, c’est assez énorme, à retrouver des acteurs avec qui j’ai déjà joué et dont je connais les manières de fonctionner et de travailler, ainsi qu’un réalisateur, Lionel Chatton, qui est là depuis pas mal de temps et qui fait partie intégrante de la série.

La joie doit certainement aussi être dans le fait de retrouver cette belle ville de Strasbourg…

Tout à fait ! C’est pareil, j’ai un peu l’impression que Strasbourg est ma deuxième maison…C’est un rendez-vous quasiment annuel, je passe trois mois sur place et je connais vraiment très bien la ville maintenant. Donc c’est agréable d’y revenir ! 

Votre personnage, Vanessa Tancelin, voit son équilibre être quelque peu tourmenté dans cette saison 4…

C’est un peu l’âge de raison pour elle. Elle a vécu des choses, dans la troisième saison, qui étaient vraiment des questions de femme et qui l’ont vite faite passer à l’âge adulte. Là où elle était encore un peu adolescente, elle avait dû se poser, réfléchir et faire des choix. On la retrouve sur cette saison 4, qui commence, pour elle, sur les chapeaux de roues, en étant kidnappée donc, outre les questions qu’elle s’était posées précédemment, à savoir la maternité, l’amour, le couple, …là, c’est carrément une question de vie ou de mort. 

Vanessa, de toute façon, est un personnage tourmenté, le yin et le yang se rencontrent constamment en elle. 

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

Ce qui vous permet probablement d’aller toujours plus loin dans la palette de jeu à défendre…

Tout à fait ! On retrouve vraiment les ingrédients de Vanessa des saisons 1,2 et 3. Il y a juste quelques curseurs que l’on pousse un peu plus loin parce que les enjeux sont, pour elle, plus prononcés sur cette saison 4. Mais on reste sur la même recette…

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur son évolution, en quatre saisons ?

En saison 1, elle se cherche une famille, c’est vraiment la jeune adulte qui a besoin de reconnaissance familiale et, une fois qu’elle l’a trouvée, les questions de créer sa propre famille viennent à elle et elle est un peu obligée de devenir adulte…Donc elle est moins en colère, elle a moins besoin de reconnaissance et elle en est à créer sa propre vie.

De retrouver ce personnage chaque année, après plusieurs mois loin d’elle, vous apporte sans doute une certaine fraîcheur pour son interprétation…

C’est toujours un plaisir de la retrouver. C’est comme un costume que l’on enfile, que l’on connaît par cœur et qui est fait sur mesure, parce qu’on l’a tellement incarné qu’il est en nous. De la retrouver un an après permet toujours de prendre un peu de recul et de distance, pour mieux l’interpréter.

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

Comme à l’habitude, en plus des situations personnelles, les enquêtes permettent de mettre en lumière des sujets importants, pour certains méconnus du grand public…

Ce ne sont pas tant les sujets, ce sont surtout les questions de droit, en fait, qui sont méconnues. Les thèmes sont connus des gens, je dirais que les arènes des enquêtes sont des lieux déjà vus dans des films mais, en revanche, les questions de droit qui se posent - c’est toujours la petite phrase de droit dans les premières minutes des épisodes - sont toujours hyper intéressantes parce que personne ne connaît les alinéas des grandes lois. Tout le monde pense connaître, au mois de manière évasive, les grandes lignes de celles du viol, du meurtre, de l’incercération mais il y a toujours des lois qui vont plus loin et qui remettent en question la loi elle-même. C’est pour cela que les enquêtes de “Face à face” sont un peu différentes, elles posent toujours une question de droit que l’on ne connaissait pas. 

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir ?

Franchement, les gens adorent ce personnage ! Je pensais qu’il y en aurait qui pourraient la trouver un peu trop tout feu tout flamme, à prendre trop d’espace, à parler trop fort,...On s’était beaucoup demandé si les personnes âgées ne la trouvaient pas un peu plus chiante que ”attachiante”…En fait, c’est tout le contraire ! Vraiment, je parle beaucoup avec des gens qui sont de milieux très différents, d’âges très différents et ils sont en empathie avec Vanessa, chose pour laquelle je m’étais vraiment battue. C’est une profonde gentille, qui essaie de faire le bien autour d’elle, même si elle est maladroite. En fait, elle est mon royaume pour une vanne : pour se marrer, elle ira jusqu’au bout et si on a envie de se détendre devant un feuilleton, je trouve que c’est quand même un personnage super sympa. 

Des gamines ou des adolescentes me disent : “Vanessa est vraiment une source d’inspiration, elle est solaire et, à la fois, connaît des moments très darks. Je suis un peu comme cela aussi, j’ai l’impression d’être bizarre mais elle nous montre que ce n’est pas le cas. Elle s’affirme, on aimerait être pareille, on aimerait avoir plus de sa gouaille et de son affirmation sur les choses”. J’ai même autant d’ados qui aimeraient être Vanessa, que de femmes plus âgées qui l’adorent parce qu’elles reconnaissent l’adolescente ou la jeune femme qu’elles étaient. Je n’ai, en tout cas, que des super retours et ça fait vraiment plaisir !

Vivement la saison 5 alors…

Oui ! On ne sait pas s’il y en aura une mais on verra bien !

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je viens de terminer le tournage de la saison 2 de “Flashback”, pour TF1, avec Michael Youn. J’ai aussi tourné sur la magnifique série d’époque “Été 36”, qui sera diffusée sur TF1 et Netflix. C’est une fresque de femmes de l’année 36, en lien avec les congés payés. 

Merci, Constance, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Face à face : Frédéric Schalck nous apporte son regard sur Vladimir, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la nouvelle saison de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! D’abord, ça a été un immense plaisir d’être pris dans la série. La probabilité pour que cela arrive était quand même assez mince…J’ai eu la chance de participer à l’audition, ensuite d’être pris et puis, après, de découvrir que ça allait devenir un rôle récurrent, ce qui n’était pas forcément garanti au départ. Quand vous arrivez, vous pensez que vous allez jouer deux à trois jours et, finalement, vous êtes encore présent dans les épisodes suivants…puis votre rôle se déploie. C’est vrai, dans une série, que c’est assez excitant et inquiétant de se demander si on en sera encore, si notre personnage sera toujours là, s’il aura un peu plus d’existence ou pas. Dans beaucoup de programmes, des rôles disparaissent du jour au lendemain et, donc, j’ai toujours eu l’impression de passer entre les mailles du filet et d’avoir la chance de pouvoir être encore là en saison 4.

Ce projet est l’occasion de tourner dans cette belle ville de Strasbourg…et de côtoyer un chouette casting…

Oui, oui ! Surtout que, pour moi, c’est ma première expérience télé…C’est assez impressionnant parce que je suis aussi spectateur. Je connaissais, pour les avoir déjà vus, Claire Borotra, Pascal Demolon, Marianne James,...J’ai beaucoup d’admiration pour eux et c’est vrai que c’est une chance incroyable de pouvoir les côtoyer et de leur donner la réplique. 

En plus, chez moi, à Strasbourg, ce qui était super…C’est amusant d’ailleurs parce que, en saison 4, nous avons tourné dans le palais U, là où j’ai fait mes études. C’est drôle de revenir vingt ans plus tard dans un endroit qui est un lieu sérieux, où il fallait travailler, apprendre et passer ses examens, et d’y revenir pour jouer et s’amuser. J’ai beaucoup tourné en intérieur mais, quand j’avais des scènes en extérieur, c’était étonnant de voir le restaurant dans lequel je mange souvent, de voir le magasin où je fais dès fois mes courses, de voir la rue où habitaient mes grands-parents,...C’est vrai que c’est cocasse de tourner dans sa propre ville !

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Vladimir Satouri ?

C’est un personnage que j’aime bien, qui est assez discret, qui est peu présent mais je dois dire que, grâce aux réalisateurs, notamment Lionel Chatton, on en a fait quelque chose…Très vite, avec le texte écrit, on en a fait un personnage un peu en décalage par rapport aux autres. On est dans une enquête policière assez sérieuse, on est aussi dans une intrigue familiale, où il y a de la légèreté et de la gravité et je pense que mon personnage est un peu un personnage comique. Ses scènes sont toujours un peu amusantes et on dit toujours, avec les réalisateurs, qu’il faut qu’on puisse un peu rire aussi, dans la série, ou, du moins, sourire…C’est ce que l’on a essayé de faire ! 

J’ai tenté d’apporter mon humour et, quand c’était possible, de rajouter des choses…On en a discuté plusieurs fois avec Claire Borotra. Souvent, dans le scénario, Vladimir a simplement un regard, ou bien il écrit mais ne dit pas grand-chose. Claire a insisté aussi pour qu’une relation s’instaure entre nous et pour qu’il y ait davantage de complicité entre les deux personnages. Finalement, ce rôle est attachant, il a de l’humour et il est aux petits soins pour la juge d'instruction. Il essaie toujours de la soutenir voire de la couvrir, d’ailleurs il prend même des risques…

 

 

On le voit, effectivement, encore cette saison, il est souvent une sorte de confident ou de conseiller pour la juge, en tout cas une épaule sur laquelle se reposer….

Absolument ! Parfois, la juge se garde aussi de ne pas tout lui dire…Dès fois, il sent qu’il y a un problème et que quelque chose ne va pas mais il n’est pas informé vraiment non plus de ce qui se passe.…Donc il la soutient, il l’épaule, tout en ne comprenant pas toujours ce qui est en train de se jouer. Je pense notamment au moment où elle antidate un document et où il lui file un coup de main, mais sans vraiment comprendre ce qui se passe. 

On a aussi rajouté des petites choses quotidiennes, des petites discussions…Dès fois, on a fait des improvisations, quand cela a été possible, pour donner un quotidien un peu plus détendu dans ce bureau d’instruction, où il se passe quand même souvent des choses un peu pesantes. 

Au moment de vous glisser dans ses habits, aviez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Je ne sais pas…Oui, sûrement ! Ce sont des choses, un peu inconscientes, qui viennent avec les années, qui ne sont pas forcément voulues. J’essaie que ce soit amusant et léger, quand la scène s’y prête. Derrière cela, il y a tout ce que j’ai vu et lu, les acteurs que j’ai admirés, surtout au théâtre. J’étais un grand fan de Robert Hirsch, qui est décédé il y a peu, un immense acteur du théâtre français, qui jouait des rôles burlesques. Mais j’ai aussi regardé tous les “Laurel et Hardy” et tous les films muets en noir et blanc, ou ceux de Jacques Tati, qui était un acteur aussi très grand. En les voyant tous jouer, en voyant leurs expressions du visage, je me suis approprié des choses. Et puis, après, il y a toute l’expérience que j’ai accumulée, avec tous les rôles que j’ai joués au théâtre. Autant, je n’avais quasiment aucune expérience de cinéma, autant j’ai joué dans beaucoup de pièces. 

Il y a également la personne que je suis, il y a quelque chose de moi là-dedans. Par exemple, toute la maladresse, la timidité, la réserve ou cette pointe d’humour qu’il peut y avoir chez Vladimir, c’est aussi ce que je suis dans la vie. Donc c’est un personnage de composition mais où j’y ai mis beaucoup de moi-même.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public sur la série ?

J’ai des retours de gens que je connais et qui regardent la télé, ils sont plutôt chaleureux et enthousiastes, c’est vrai. En disant que, justement, le personnage est drôle, qu’il apporte un peu de légèreté dans la série et qu’il a aussi, parfois, un côté touchant…C’est, d’ailleurs, quelque chose dont je ne me suis pas rendu compte. 

Je suis très exigeant avec moi-même, je ne suis jamais satisfait de ce que je fais. Quand je peux être rassuré, c’est surtout grâce à Claire Borotra ou Lionel Chatton, qui me disent que c’est chouette. Je leur dois beaucoup, ils m’encouragent, me mettent à l’aise et en confiance, pour que je puisse essayer de faire quelque chose de ce personnage. Quand je vois aussi que la prise fait rire les maquilleuses ou les habilleuses, je me dis qu’il se passe quelque chose…

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je vais jouer dans “L’Opéra de Quat’sous” de Bertolt Brecht, au mois de juillet, au Festival des forges. Après, je vais mettre en scène trois spectacles d’affilée, Le Voyage dans la lune, un Opéra-Féérie d’Offenbach, et deux pièces de théâtre, une reste à définir encore et On ne paye plus de Dario Fo avec mes camarades de “Face à face” qui habitent sur Strasbourg. 

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Les Sables Vendée Football : Julien Fradet, l'entraineur, évoque le parcours de son équipe en coupe de France, jusqu'à l'élimination en 1/32ème face au Stade Rennais !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Julien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes l'entraîneur des Sables Vendée Football, club qui vient de réaliser un magnifique parcours en coupe de France, atteignant les 1/32ème de finale, face au Stade Rennais. Spontanément, quels souvenirs en gardez-vous ?

J’en garde beaucoup de moments de partage et de vie de groupe. On est partis après la séance du samedi matin, faite au centre d'entraînement, où on a déjà commencé à partager et à communier avec nos supporters. Ensuite, il y a l’arrivée à l'hôtel, à Rennes, avec plein de moments de partage et différentes causeries, pour la préparation. Puis la découverte du stade, bien évidemment. Ce que je retiens aussi, ce sont tous les sourires, les regards et les gestes que l’on a eus, justement, de groupe uni, pour essayer de faire l’exploit.

Si l’on revient sur le parcours dans son ensemble, il n’a pas été toujours facile…Notamment au 7è tour, où l’adversaire ouvre le score à la 89è minute…

Tout à fait ! Dès notre premier tour, le tirage au sort nous a proposé une équipe de quartier de Nantes, Bellevue, dans une période où, psychologiquement, on n’était pas très bien en championnat…Il y a eu une victoire, un peu à l'arraché d’ailleurs, 3 à 1. Ensuite, on a eu quand même des tirages favorables mais, en effet, au 7è tour, face à une R3, le contexte était pleinement celui de coupe de France : un terrain quasi impraticable, qui ne nous permettait pas de proposer notre projet de jeu, un scénario qui bascule contre nous à la 90ème minute et, là, on se dit quasiment que l’aventure est terminée…Mais il s’est passé quelque chose après ce but, avec une réaction des joueurs, qui se sont remobilisés, presque plus que nous, le staff…Derrière, il y a cette égalisation incroyable puis cette séance de tirs au but, elle aussi improbable, où on a quatre à cinq balles de break mais où on ne finit pas. Sur un nouvel échec de l’adversaire, on arrive enfin à finir et, là, c’est le soulagement d’être au 8è tour, qui s’est bien passé, où, je pense, on méritait notre qualification. A domicile, on a pu partager avec nos supporters, ce qui nous a offert, derrière, le match un peu spécial contre Rennes.

D’ailleurs, au moment du tirage au sort, quelle avait été votre première réaction en voyant le nom de Rennes sur le papier ?

C’est le plaisir de s’offrir un match particulier, en se mesurant à une équipe professionnelle de Ligue 1. On a été tirés plutôt dans les derniers, il ne restait plus beaucoup de clubs un peu prestigieux et c’était souhaité par le groupe ainsi que par le club, pour s’offrir une “histoire”. Le club est tout neuf, on voulait quelque chose d’unique, qui puisse aussi fédérer donc, oui, de l’excitation et du plaisir, notamment chez les joueurs. Pour nous, le staff, très vite, on a vu cela comme un challenge, à se dire que l’on avait envie de faire quelque chose et de réaliser cet exploit ! 

La préparation du match a-t-elle été différente de celle en championnat ?

Je dirais que, toute la semaine, on a fait comme habituellement, avec de la préparation vidéo avant les séances, avec des contenus contextualisés par rapport à ce qu’allait nous offrir comme problèmes Rennes et, également, par rapport à ce que nous voulions mettre en place. On avait quand même un peu plus d’éléments qu’à l'habitude parce qu’en Ligue 1, on peut avoir pas mal de chiffres et de datas, dont on s’est servis. On a essayé, en fait, d’être plus pros que les pros…C’est, souvent, mon expression, c’est mon exigence aussi à moi, d’être professionnel dans toutes les approches de match, que ce soit en championnat ou en coupe.

Après, en partant la veille, il y a eu la bascule car c’est quelque chose d'inhabituel pour nous. Là, on a eu un programme pour conditionner les joueurs dans l’approche du match, avec un peu de préparation mentale notamment. J’avais construit deux jours pour, petit à petit, monter en puissance et arriver prêts et conditionnés pour ce match-là. Toujours la veille, je voulais qu’il y ait la découverte du Roazhon Park, pour faire passer les premières émotions et pour prendre nos marques dans le vestiaire, que l’on avait habillé. Le soir, il y a eu le visionnage du match de Fontenay contre le PSG, cela aussi nous a permis d’avoir des éléments sur comment ça pouvait se passer. Le lendemain, il y a eu trois causeries : la préparation mentale, le plan de jeu et les émotions, avec, notamment, un retour des familles. Mon adjoint, Alex Ledieure, avait réussi à récupérer un petit mot d’encouragement de chaque famille, ce qui a fait passer énormément d’émotions et gonflé à bloc les joueurs. Ils ont, ainsi, pu voir la fierté de leurs proches, il y a eu des larmes et des pleurs, j’ai senti qu’il pouvait, derrière, se passer quelque chose et que la machine était lancée !

 

 

Quel regard portez-vous sur le déroulement de la rencontre et sur ce qui s’est passé ?

J’avais dit à mes joueurs que l’on avait dix pour cent de chance de remporter le match. Pour moi, on pouvait jouer dix fois cette rencontre, neuf fois on allait la perdre dans ces conditions, au Roazhon Park, en quelque sorte à l’extérieur mais, une fois, on pouvait peut-être aligner toutes les planètes…Avec un adversaire peut-être un peu moins dans son état habituel, il fallait que l’on arrive à faire basculer les choses. 

A la vue de la préparation de la semaine et du week-end, on sentait quelque chose. Donc je leur dis qu’il y avait peut-être, à présent, quinze à vingt pour cent de chance…On avait gagné un peu de pourcentage. 

A l’arrivée, en première mi-temps, on reste solides, organisés, structurés, courageux et il y a 0 à 0…Là, on augmente encore nos chances et on y croit de plus en plus ! Donc on passe peut-être à trente pour cent et plus le match allait se poursuivre sur ce score-là, plus on avait de chance de passer. On fait une très bonne entame de deuxième, encore plus solide et structurée, avec des sorties de balle plus significatives donc avec plus de maîtrise de notre sujet. Malheureusement, à la 70è, il y a ce premier but…C’est dommage, je pense que c’est un peu le manque de lucidité par rapport au niveau d’intensité et d’exigence que demande ce genre de match. Vraiment, là, on est à côté de la plaque sur le projet de jeu, on est en retard une première fois dans les positions, ensuite elles essaient d’être compensées mais il y a de nouveau un retard et, là, on ouvre complètement l’espace de finition…Derrière, ils marquent logiquement et on prend un petit coup sur la tête ! Mais il y a réaction et on a un trois contre un dans la minute qui suit…On a la possibilité de revenir au score, à un partout mais ça ne se fait pas, par manque de justesse.

Après, j’ai envie de dire que la fin reste, en quelque sorte, presque anecdotique. On a eu plus d’espace, eux ont baissé le niveau mais ça fait trois à zéro. J’aurais préféré que l’on sorte à deux à zéro parce que le troisième me gêne un petit peu, dans la façon dont on l’encaisse. Prendre ce score contre Rennes qui, d’après Habib Beye et les comportements que l’on a pu voir, a pris le match très très au sérieux, comme une rencontre de Ligue 1, et qui “n’en menait pas large à la mi-temps” est une vraie satisfaction ! A la fin, on a partagé, ensemble et avec les supporters, ce sentiment du travail bien fait et accompli.

 

 

Pendant la rencontre, avez-vous quand même pu prendre conscience et profiter du moment ?

J’ai eu un joli sentiment de satisfaction aussi, d’avoir géré mes émotions dans un environnement un peu inhabituel et dans lequel je souhaite, par mon ambition de carrière, revenir. Je me suis senti à l’aise dans ce contexte-là de match de haut niveau, en fait c’est cette sensation-là qui a prédominé. Je pense que les joueurs l’ont senti aussi, il y a eu une adhésion totale à ce que l’on voulait mettre en place et, en quelque sorte, j’ai envie de dire que ça a confirmé aux yeux du grand public, je pense, ma capacité à, un jour, espérer pouvoir entraîner à ce niveau-là. Donc, oui, beaucoup de plaisir, partagé avec le staff, et beaucoup de satisfaction personnelle d’avoir réussi quelque chose, malgré le score défavorable à la fin.

Quelles sensations procure le fait d’être au bord de la pelouse du Roazhon Park ?

Pour moi, ça n’a pas été impressionnant, ça a vraiment été un moment de plaisir et de satisfaction. Comme je le dis de toute façon à mes joueurs, le plus important, pour gérer ce genre de match un peu particulier, est d’être focus sur sa tâche. Je l’étais, je voulais absolument gagner, j’avais mis mes lunettes de coach, j’étais vraiment focus sur le terrain, sur la capacité de mes joueurs à poser problème à l’adversaire, sur la résolution de ceux posés par Rennes…J’étais vraiment concentré sur ma tâche d'entraîneur !

Depuis, avez-vous déjà pu visionner le match et revivre, différemment peut-être, les émotions ?

Bien sûr ! Je l’ai regardé avec, pareil, ce sentiment de se dire que l’on a plutôt bien travaillé pendant la rencontre. Je comprends pourquoi, et je suis fier aussi d’avoir véhiculé cette émotion à nos supporters, ils y ont cru aussi. Je pense qu’avec le staff, on a eu cette capacité à emmener tout le monde vers un potentiel exploit…Tout le monde y a cru et je pense que chacun a passé un bon moment parce qu’il y a un scénario qui nous a permis d’y croire. La veille, Fontenay prend le premier but à la vingtième et on sait alors que c’est déjà terminé…Là, on a fait durer un peu le plaisir, jusqu’à la 70è. Oui, je pense que tout le monde y croyait.

Quelques semaines après la rencontre, quel sentiment prédomine ? La fierté du parcours ? Les regrets d’être passés proches d’un exploit ?

C’est vraiment une satisfaction d’ensemble ! La coupe de France nous a permis de construire notre groupe et notre projet de jeu, dans des environnements dès fois favorables. Cela nous a permis de marquer des buts, ce que l’on ne fait pas assez en championnat, et d'engranger de la confiance. On a pu créer une dynamique globale de club, il y a eu des moments de partage entre les petits et les grands, entre les bénévoles et les joueurs, avec les supporters aussi. Ce match, en quelque sorte, a bonifié cela et l’objectif, aujourd’hui, est de capitaliser sur ce qui s’est passé, afin d’assurer notre ambition prioritaire qu’est le maintien en N3. 

Justement, le retour au quotidien du championnat a-t-il été facile ?

En fait, il a été accompagné par le staff. La priorité, après ce match-là, était de les faire souffler donc il y a eu huit jours de coupure, pour penser à autre chose qu’au football et pour retrouver de la fraîcheur mentale. A la reprise, on a diversifié la pratique, on a exploité un peu la plage, on a fait du travail athlétique de montée en côte, pour se redonner des objectifs et une exigence. On a également organisé des entretiens individuels, pour permettre à chacun de se situer par rapport au staff et de redonner des ambitions pour la deuxième partie de saison. Mon groupe est très sain et très humble, on s’en félicite aussi, on est tous dans le même bâteau et on sait très bien que la priorité reste le maintien ! 

C’est d’autant plus important pour ce club qui est très jeune…

Exactement ! Derrière l’équipe première, plein de choses se sont mises en place pour structurer le club, avec un manager général, avec un directeur technique. Tous avons une vraie volonté d’impacter l’ensemble du club, c’est un travail de l’ombre et on sait très bien que la locomotive reste l’équipe première…Si on arrive à maintenir une dynamique et à être modélisant aussi, derrière, ça va emmener tous les wagons dans la même direction ! Donc, oui, je pense que l’on a besoin d’une équipe première compétitive en N3. 

Plus personnellement, votre parcours varié jusqu’à présent vous a certainement permis d'acquérir une belle expérience très utile dans votre quotidien de coach ?

Oui, oui, je me sers vraiment de toutes les expériences que j’ai vécues. Il y a eu dix-huit ans au district mais je n’oublie pas mes premières années en tant qu’éducateur de jeunes. J’ai mis les mains dans le cambouis très vite et j’ai pris beaucoup de plaisir aussi. On se prépare, en quelque sorte, à quelque chose…Les années de district m’ont permis de diversifier énormément mes rencontres et mes expériences. Donc j’ai un panel de compétences qui, aujourd'hui, me permet justement d’essayer d’être un bon manager d’ensemble.

Je pense avoir cette expertise tactique, je suis très curieux, j’ai mes deux expériences également d'entraîneur au niveau séniors, où, pareil, j’étais dans l’expérimentation. Je suis quelqu’un qui cherche énormément, je suis dans la réflexion, avec une remise en question permanente, ce qui me stimule. Les rencontres et les partages viennent nourrir un peu plus mon projet.

Aujourd’hui, j’ai le sentiment de vraiment avancer dans cette expérience-là, en tant que coach. Au départ, il a fallu retrouver des repères, ce n’était pas gagné en début de saison mais j’étais serein et j’ai très rapidement senti l’adhésion des joueurs. Une forme de confiance s’est installée entre moi, le staff et l’équipe…Je prends beaucoup de plaisir à animer les séances et à coacher ce groupe ! 

Il n’y a pas de limite, c’est un peu ma philosophie et ce que je dis aux joueurs…J’ai envie d’aller au bout de ce que je suis capable de faire et si je considère que j’ai un talent dans la vie, ce n’est pas dans le bricolage, ce n’est pas non plus dans la cuisine mais c’est dans le foot, je pense, en tant que coach. J’ai eu une carrière de joueur amateur mais, en tant qu’entraineur, je sens que j’ai un truc en plus…A moi de l’exploiter, avec humilité bien sûr !

Pour terminer, que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour la suite de votre déjà beau parcours footballistique ?

De valider cette première saison ! Si on a le maintien, ajouté à ce parcours en coupe, on aura atteint nos objectifs. J’avais sensibilisé mes joueurs sur le fait aussi de mettre du monde au stade et de créer une dynamique. Je voulais que les gens viennent nous voir, qu’ils soient curieux de ce que l’on pouvait proposer dans le jeu, qu’ils aiment leur équipe et qu’ils en deviennent supporters. Je trouve que l’on commence à avoir cet engouement-là autour de nous, ce qui est positif !

Ensuite, de se redonner de nouveaux objectifs. Je suis dans l’instant présent, j’ai envie d’aller le plus loin possible avec mon club actuel, où je m’y sens très très bien. C’est aussi une ville magnifique et je me sens bien également dans l’environnement : j’ai un président qui me fait confiance, j’ai un manager qui, au quotidien, voit et reconnaît mes compétences, j’ai des moments de partage formidables avec mon adjoint, …Je sens que je suis au bon endroit, au bon moment ! Je suis dans un bon environnement, sain, où les choses sont dites, où il y a une volonté commune, avec une idée collective. J’y suis très sensible…Tout cela me va très bien : le slogan, le logo, les installations sportives,...Je sens qu’il y a les conditions pour que je puisse m’exprimer totalement et essayer, justement, d’emmener le club le plus loin possible. C’est toujours ce dont on a envie, quand on est compétiteur…J’ai envie de marquer un peu l’histoire de ce club !

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Mathilde Mosnier nous en dit plus sur sa belle et diversifiée actualité artistique!

Publié le par Julian STOCKY

@ Bernard Pitet

 

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité est particulièrement riche en ce moment, avec notamment un moyen-métrage qui connaît un beau chemin…

Oui, oui, cela s’est fait avec une très belle équipe des Hauts de France ! Les “Histoires En Hauts” ont gagné un concours qui a permis aussi la concrétisation de son scénario en film. C’est un moyen-métrage très amusant avec un univers joliment décalé ! 

Je l’ai découvert en passant une audition pour jouer une fée puisque c’est une nouvelle histoire de “Cendrillon”, mais avec beaucoup d’humour, de comédie et de rêves. Je ne vais pas dévoiler l’intrigue mais Cendrillon fait des siennes…et, heureusement, elle a sa marraine. C’est très important, dans la vie, d’avoir des figures référentes qui nous aident à ne pas faire d'erreurs ou à apprendre à ne plus les faire. Ce n’est pas évident d’être jeune, aujourd’hui plus particulièrement donc c’est pour cela que je me dis que des figures d’appui peuvent avoir beaucoup de sens. Ce film en parle d’une manière très jolie, comme il parle de plein d’autres choses, avec vraiment beaucoup d’humour et un univers visuel incroyable. Je crois que le pari est réussi !

Il y a des décors incroyables et des effets spéciaux, il y a également plein de clins d'œil à l’univers, je dirais, pop d’aujourd’hui, avec des inspirations multiples. Notamment de personnages pouvant s’apparenter aux Marvel ou aux contes de fée, et même à des transcriptions, au cinéma, de contes. Pour mon rôle de la bonne fée, j’y ai vu une inspiration, aussi, de Delphine Seyrig dans “La fée des Lilas”. Donc c’est très riche ! On avait des costumes splendides…J’étais bien servie, j’avais un costume cousu main, avec des cristaux. C’était tellement beau !

Surtout, c’est très bien écrit, c’est très vif, il y a un très bon rythme. L’équipe de tournage aussi était super, on était très bien encadrés. La production a eu également à cœur de montrer des lieux de cette région, beaucoup d’acteurs et de techniciens locaux étaient présents, pour en valoriser les richesses. Maintenant, quand je pense aux Hauts de France, je pense à ces images-là et il y a beaucoup de beaux souvenirs, de tendresse et d’humour. Un merci d’ailleurs à cet effet à Kevin Bénard et Julien Fremont, respectivement à la réalisation et au montage. J’espère que ce film va rayonner et qu’il va être diffusé au maximum, parce qu’il fait du bien ! Je pense que la production a beaucoup d’autres super scénarios dans les tiroirs, donc j’espère que l’aventure sera longue. 

En parallèle, à l’autre bout de la France cette fois-ci, vous avez tourné pour un autre projet…

“Moi, Laure de Sade”, du réalisateur Jean-Luc Piacentino, s’est tourné en grande partie dans le sud-est, notamment dans le Vaucluse, avec des paysages superbes. Jean-Luc est originaire de cette région et avait appris que cette fameuse Laure était la muse de Pétrarque, un poète ayant vécu dans le coin au XIVème siècle, à la toute fin du Moyen-Age. Par son humanisme, son esprit d’ouverture et son désir de connaissance, il est déjà un homme de la Renaissance. En fait, il fait le lien entre les deux époques. Il est l’un des premiers à avoir écrit de la poésie dans la langue commune et pas en latin ni en grec. Du coup, il avait démocratisé la poésie et était adoré pour cela ! D’autant qu’il proposait une poésie très moderne et nouvelle pour l’époque où l’on exprimait son ressenti intime, ses émotions, sa sensibilité. Il est, encore aujourd’hui, étudié à l’école, en Italie, son pays d’origine. 

Il avait écrit tout un livre d’amour sur, selon toute vraisemblance, Laure de Sade, qui était très connue, à cette époque, pour sa beauté, sa gentillesse et son caractère doux. Elle a inspiré beaucoup d’artistes de cette période, dont on peut voir certains tableaux sur les fresques d’Avignon. Cette Laure avait épousé l'aïeul du Marquis de Sade et, chose étrange, ce dernier, dont on sait tout ce qu’il a écrit, qui a inspiré le sadisme, avait une dévotion pour cette aïeule qu’il n’a jamais connu, plusieurs siècles les séparant, et pour Pétrarque. Il a passé une grande partie de sa vie en prison et avait deux livres, qu’il lisait et relisait sans cesse, notamment celui de Pétrarque évoquant son amour pur et désincarné pour Laure. C’est donc un paradoxe énorme ! 

 

@ Michaël Guichard

 

Le réalisateur est parti de ce paradoxe-là pour en faire un film. C’est l’histoire d’un réalisateur, qui est connu pour avoir fait pas mal de documentaires et à qui on en commande un sur ces personnages-là. Ce réalisateur a, dans sa vie personnelle, des problèmes, il est malade et il y a ce lien avec la mort, comme un bilan de sa vie, entre l’amour et la mort. Ce film va avoir un écho, à travers ses recherches, par rapport à ses problématiques…Ce réalisateur va avoir comme assistante une jeune femme, Constance qui, à la base, est plutôt actrice mais qui a aussi travaillé comme journaliste, à qui il trouve une ressemblance avec Laure. Elle a aussi vécu des drames dans sa vie personnelle, qui vont faire écho avec ceux de ce réalisateur. Le fait de travailler sur ce film, qui va devenir un docu-fiction dans lequel il va lui faire jouer le rôle de Laure, va vraiment avoir un impact sur leur vie et ça va également les amener à en dépasser les épreuves. 

C’est un très beau film, où il est aussi question de transmission et de cette réflexion, au travers de l’art et de la littérature, du rôle que ça peut avoir sur nos vies. 

Les téléspectateurs de TMC avaient également pu vous retrouver dans la série ‘“Les mystères de l’amour”...

Oui, j’ai joué Astrid, une fille qu’il ne vaut mieux pas contrarier. C’est un personnage que j’ai eu beaucoup de plaisir à interpréter parce qu’il a un côté très mystérieux. On l’a découvert d’abord par sa silhouette, puis par ses gestes et, enfin, par son visage. Elle faisait du vaudou sur Pierre, avec qui elle était sortie et comme elle n’avait pas supporté qu’il la quitte, elle s’est vengée…Mais comme c’est une série où tout va bien qui finit bien, elle n’a pas pu aller au bout de ses méfaits… 

Toujours pour le groupe TF1, vous avez récemment participé, à Bordeaux, à un nouvel épisode de “Petits secrets entre voisins”...

Autant le personnage d’Astrid était tourmenté, autant là, Lise est lumineuse et généreuse. Ce tournage à Bordeaux a vraiment été un plaisir, dans cette très belle ville. Lise est une journaliste, encore une 🙂, qui s’est mise en couple depuis un an avec un médecin, c’est le parfait amour et de nouveaux voisins vont s’installer…dont un, vraiment flippant et bizarre, qui prend Lise pour quelqu’un d’autre. Cette dernière va enquêter sur cette jeune femme avec qui son voisin la confond, qui lui ressemble étrangement et qui est morte dans des conditions très mystérieuses. Elle va finir par découvrir la vérité et comprendra que ça met en cause ses proches…

 

@ Michaël Guichard

 

Ces différents projets vous permettent des palettes de jeu qui le sont tout autant…

C’est exactement cela et c’est génial ! En plus, les univers stylistiques étaient tellement différents…Ce sont des séries télévisées aux publics larges, c’est un film d’auteur, c’est un univers totalement décalé, ce sont des personnages très lumineux ou mystérieux à jouer…Donc, oui, pour une actrice, j’ai été servie ! J’ai tout joué, de la victime au bourreau, de la femme de grand cœur à la femme tourmentée, …C’est beau et c’est une chance, je le reconnais ! 

Les rôles, quels qu’ils soient, ont, à chaque fois, plusieurs couches donc plus on a de couleurs, plus les mélanges sont subtils. D’explorer tous ces univers est aussi un moyen, à chaque fois, de rajouter des couleurs à sa palette, pour encore mieux servir les personnages à venir.

En parlant de palette, j’ai récemment collaboré avec le domaine de Saint Cloud où, dans le cadre de leur exposition sur de célèbres artistes du 20ème siècle ayant peint le domaine, ils ont fait intervenir des comédiens pendant un week-end. J’avais collaboré à l’écriture et j’ai eu plaisir à jouer deux de ces artistes, dont une, Renée Aspe, que ma grand-mère a connue et dont j’avais entendu parler, quand j’étais petite. C’était une belle émotion pour moi ! 

C’est ma deuxième collaboration avec ce lieu, j’étais déjà venue il y a un an pour interpréter des lettres de la princesse Palatine. Et j’avais déjà joué une autre peintre sur scène, Suzanne Valadon, j’avais même eu la chance d’aller jouer le spectacle « Je te veux » d’Elyane Antagnague, qui retrace sa vie et sa rencontre passionnée avec Erik Satie… en Corée du Sud dans le cadre d’un beau festival international. L'accueil avait été super et l’expérience géniale !

Votre palette est très large, vous chantez aussi…

Exactement ! Je suis comédienne chanteuse, j’ai fait un album, qui me tient particulièrement à cœur, avec une équipe toulousaine, ville dont je suis originaire. Ces artistes sont magnifiques…J’ai réalisé cet album avec Georges et Pierre-Marie Baux. On a voulu faire une déclaration d’amour au cinéma, avec un style jazzy-pop. L'album s’intitule “Avant-Première” et il suffit de lire les titres pour comprendre qu’ils font tous plus ou moins référence au cinéma…Il y en a même un qui s’appelle “7ème art”, on ne peut pas être plus explicite… 

 

@ Bernard Pitet

 

Merci, Mathilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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TF1 / Le diplôme : Ahmad Kontar évoque Hussein, le personnage qu'il défend dans ce nouveau programme !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Ahmad,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons à La Rochelle, pour l’édition 2025 du festival de la fiction TV, où vous venez présenter la mini-série de TF1, “Le diplôme”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Cela fait plaisir, c’est la première fois, en fait, que j’assiste au festival de La Rochelle. Je connaissais la ville mais je n’avais jamais eu l’occasion de la découvrir de plus près et, là, je suis très content d’y être pour défendre ce projet et en parler. 

Justement, quelles principales raisons vous avaient incité à participer à cette aventure ?

J’ai passé un casting et j’ai été choisi. Suite à la première lecture, j’avais trouvé que Hussein, le personnage que j’incarne, ressemblait énormément à mon parcours personnel. Quand je suis arrivée en France, j’avais tellement envie de repasser mon bac et cela m’avait été accordé parce que j’avais déjà fait mes années d’université en Syrie. On a toujours un certain fantasme de savoir à quoi ressemble le bac en Occident et, du coup, le fait d’être dans un lycée pour repasser son bac était déjà un fantasme pour moi, Ahmad. Cela m’a fait vraiment plaisir !

Deuxièmement, mon personnage est très très très touchant, je trouvais que j’avais l’occasion voir l’opportunité de revivre certains vécus, mais de manière différente. J’ai dit OK ! C’était comme une petite version de ce que j’aurais pu faire quand je suis arrivé en France…

Ce personnage vous a permis une belle palette de jeu…

Bien sûr, c’était très plaisant, aussi parce que ça représente un parcours personnel. Je pense que tout syrien qui a vécu la séparation avec son pays natal a envie de représenter et de raconter quelque chose qui ne serait pas stéréotypé ni cliché. J’avais du plaisir mais aussi de la frustration de ne pas tout raconter. On raconte vraiment des petits échantillons, on cherche à être crédible dans ce que l’on raconte pour que ça nous touche puis que ça touche les autres. Dans une petite série, on ne peut pas tout raconter en tout cas…

Le plaisir était sans doute aussi présent dans le fait de côtoyer ce chouette casting…

C’était un pur plaisir ! Déjà, je suis admiratif de tous les acteurs et de leur travail, je suis fan et je me suis retrouvé sur le même plateau que Guillaume, Bernard, Julie, Camille, ce qui fait extrêmement plaisir. A les voir, j’ai pris des notes, réellement…Je voyais comment ils jouaient, c’était vraiment incroyable !

On vous imagine impatient et curieux des retours des téléspectateurs ?

Certainement ! J’ai fait un travail de l’acteur, séparé de l’histoire de Hussein, pour ne pas se projeter que dans l’histoire de Hussein…Hussein, c’est Hussein, et puis Ahmad, c’est Ahmad donc il faut aussi se nourrir de son histoire personnelle pour raconter quelque chose qui sera crédible. 

Ce qui était fou aussi, je trouve, dans la série, c’était l’objectif commun…Ce n’est pas réellement de repasser son bac, c’est de s’émanciper de quelque chose qui nous est extrêmement lourd. C’était très fort ! Pourquoi sommes-nous tous là ? Pour passer le bac, oui, mais ce n’est qu’une étape vers la liberté que l’on va avoir après. C’est pour cela que la cohésion était extrêmement forte…Quand Hussein regarde Pierre, il sait qu’il a ses difficultés, il sait qu’il a un fardeau, il sait qu’il porte des trucs sur ses épaules, comme lui. Il y a une certaine empathie commune, qui n’est pas dite. Je pense que les téléspectateurs vont s’identifier dans les personnages, sinon avoir beaucoup d’empathie. Après, il y a beaucoup de choses drôles : c’est dramatique mais c’est très drôle aussi, en même temps !

Beaucoup de messages d’espoir sont transmis…

Il y a de l’espoir…Chaque personne veut s’en sortir…C’est un message essentiel, je pense, pour tout le monde !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je viens d’en finir. Il y avait un projet Canal+, le tournage a eu lieu en Pologne et en Tunisie, c’était incroyable. Et j’ai fait un long-métrage également, où j’ai un des rôles principaux. 

Merci, Ahmad, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Le diplôme : Julie Sassoust nous en dit plus sur Jen, son personnage dans cette mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

@ PHILIPPELEROUX / HABANITA / FEDERATI

 

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez présenter “Le diplôme”, prochainement diffusé sur TF1. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Tout à fait ! Je suis très reconnaissante de cela, de pouvoir défendre ce projet à La Rochelle et de le visualiser avec plein d’autres personnes, qui vont le découvrir. C’est un très beau festival, pour découvrir beaucoup de très très beaux projets et je suis très fière d’en faire partie, en tout cas.

Si l’on en revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incitée à y participer?

Ce sont vraiment, déjà, tous les sujets que l’on aborde, pas que par rapport à mon personnage, qui sont nécessaires, justement, aujourd’hui. Aussi la façon dont ça a été écrit, avec beaucoup de subtilité, de profondeur et de relief. Ce que j’ai vraiment adoré dans le personnage de Jen, c’est tout ce côté où l’on revient à l’adolescence. C’est quelque chose qui est ancré chez tout le monde, je pense, c’est juste que, parfois, en grandissant, à l’âge adulte, on met de côté certains sujets parce qu’on a vécu des choses qui ne sont pas forcément ouf.

Ce qui était super avec Jen, c’est que, justement, on se retourne aussi vers tous ces sujets-là, qui font partie de la vie. Là, en l'occurrence, sur le harcèlement, sur le fait que les gens ne sont pas toujours très cools et que l’humain, malheureusement, n’a pas toujours de bonnes actions envers d’autres êtres humains. On voit aussi comment le personnage évolue, comment Jen va essayer d’aller mieux et de s’en sortir…Comment est-on amené à faire une tentative de suicide ? C’était aussi toute la complexité…Il fallait amener le truc progressivement, pour comprendre et se dire, en fait, que chaque acte peut avoir des conséquences extrêmement graves. Dans la vie de tous les jours, on en entend parler tout le temps et c’est hyper important de pouvoir le visualiser et de comprendre que ce sont des sujets importants…Les actes ont toujours des conséquences, il faut faire attention à ce que l’on dit et ce que l’on fait.

Artistiquement parlant, ce personnage vous a permis une palette large et variée…

Oui, complètement ! Quand on la découvre, elle ne parle quasiment pas…Déjà, il faut savoir exister dans le silence aussi, y trouver de la profondeur, pour qu’on s’intéresse à elle, pour qu’elle ne soit pas antipathique non plus, pour qu’on se dise qu’il y a quelque chose de lourd, qui la dépasse et qui est plus fort qu’elle. Ce travail dans le silence demande beaucoup d’énergie parce que, mine de rien, il faut tout le temps être à l'affût aussi, de chaque action des uns et des autres, et pouvoir jouer “seule” avec eux. Quand le personnage est dans le silence, personne ne s’adresse à lui donc il y avait ce truc-là aussi à trouver…

Après, aussi, sur son évolution, sur savoir à qui elle s’adresse, de quelle façon, à qui elle fait son premier sourire et pourquoi, …Du coup, il y avait un questionnement plus en profondeur que pour d’autres personnages, qui ont sûrement été travaillés différemment. Mais c’était super intéressant ! C’était très intense, du coup j’ai vraiment beaucoup d’amour pour le personnage de Jen, je l’aime beaucoup beaucoup, oui !

Avez-vous eu, parfois, des sources plus personnelles d’inspiration ?

Oui ! Comme beaucoup, j’avais énormément de colère quand j’étais adolescente donc ça m’a permis, un peu, d’y trouver un exutoire. J’ai toujours été fascinée par les acteurs et les actrices car, quand on les voit jouer, on a l’impression de voir qui ils sont réellement et toute leur sensibilité. J’ai encore plus appris sur moi aussi avec ce personnage, sans rentrer dans le cliché de “Je me suis replongée dans des trucs super durs”. Je me suis effectivement replongée dans ces sujets qui traitent de l’adolescence et, aussi, après, j’ai regardé beaucoup de reportages et j’ai écouté beaucoup de podcasts sur les personnes qui ont été victimes de cela et qui, aujourd’hui, ne le sont plus. Parce que ce n’est pas parce que l’on est victime de quelque chose que l’on en est une dans la vie, je tiens à le préciser, parce que c’est important. Il y a des personnes, ça les suit mais toute leur vie. Je regardais, il y a une jeune femme qui va se marier et son mari recevait encore des messages de la part de ses détraqueurs de l’époque. Je me dis que c’est quand même fou ! De voir toute l’émotion chez ces personnes, la sensibilité et l’injustice, cela m’a beaucoup nourrie ! Je pense qu’on a tous vécu de l’injustice dans sa vie, cela m’a parlé et, après, j’en ai fait ma petite tambouille et c’est sorti comme ça devait sortir. Mais, effectivement, toutes ces personnes-là m’ont beaucoup inspirée aussi, avec ces vrais témoignages. Sans oublier ceux des familles : c’est très dur d’entendre les familles, qui ont peur que leurs enfants fassent des tentatives de suicide, elles ne dorment plus et ne vivent plus, elles ont peur tout le temps. Voilà, ce mécanisme de la peur et de l’injustice est quelque chose qui m’a beaucoup nourrie, effectivement !

Le plaisir était sans doute aussi dans le fait de côtoyer ce très chouette casting…

Bien sûr ! Franchement, je suis tellement ravie d’avoir rencontré toutes ces personnes-là, qui ont été d’une bienveillance et d’une chaleur extrêmes. Vraiment, cela a été un réel plaisir de jouer avec elles ! Chacun connaissait tellement bien son personnage, chacun avait tellement travaillé que, en fait, quand tout venait s’entrechoquer avec les dialogues, c’était fou, on se disait que ça fonctionnait et, du coup, j’exagère à peine en disant que l’on n’avait pas besoin de jouer…Quand on voyait l’autre qui est tellement investi avec soi et qui balance une réplique qui vient nous impacter directement grâce au travail fait, alors que je me sentais très stressée au début parce que j’avais envie, je pense, comme beaucoup de jeunes, d’être dans la performance, à un moment, je me suis rendue compte que chacun avait sa place et que chacun se laissait la place d’être qui il était, dans le personnage et en tant qu’acteur ou actrice. Donc je suis très reconnaissante, c’était un bonheur !

Vous avez sans doute hâte de la diffusion et des retours du public ?

Bien sûr, j’ai vraiment hâte ! Je suis très fière de porter ce projet et très fière de porter ces sujets. J’ai vraiment envie, effectivement, d’avoir les retours pour savoir comment ça a été été perçu, si toute la profondeur que j’ai mise dans mon personnage a été perçue de la même façon, comment les gens se sont sentis, si ça les a touchés et, si oui, où est-ce que ça les a touchés exactement, sur quels sujets, comment, pourquoi, par rapport à quoi, à quelle histoire personnelle…Je trouve que c’est toujours intéressant d’avoir des discussions en profondeur avec les gens. Ce projet vient chercher en profondeur chez l’autre et chez le public donc je trouve nécessaire de parler de ces sujets !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

J’attends des réponses de castings, je travaille aussi sur des projets que j’aimerais mener et qui me définissent également réellement. Je suis également revenue sur ITC depuis la fin du tournage, avec le personnage d'Anaïs.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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