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TF1 / Tout pour la lumière : Interview croisée avec Louve Le Coadou et Amaya Carreté !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Louve, bonjour Amaya,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction Tv de La Rochelle. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être de participer à ce bel évènement ?

Louve : Carrément ! C’est, déjà, l’occasion de recroiser des gens avec qui on a travaillé, notamment des réalisateurs, des productrices, des gens de la production, une comédienne, des auteurs. On a pu aussi échanger avec des téléspectateurs de la série, qui nous ont dit aimer nos personnages…Cela fait toujours plaisir, c’est très agréable !

Amaya : En plus, il y a une ambiance hyper cool…On nous l’avait dit et c’est vrai que c’est sympa. On a l’impression d’être dans un petit monde, où c’est détente.

Louve : Oui, c’est vrai que c’est très chill. On nous l’avait dit mais d’y être, on s’en rend compte encore mieux !

Vous évoquiez les retours du public sur la série. Justement, on peut imaginer, pour les jeunes artistes que vous êtes, tout le plaisir que vous avez pris à participer à cette première saison de « Tout pour la lumière » ?

Louve : C’était Marseille, quoi !

Amaya : La Ciotat aussi…Franchement, c’était une aventure folle ! Ce qui est cool, c’est que c’est encore diffusé donc on a encore un peu le plaisir d’y être. On avait commencé le tournage début mars, on a fini fin juillet, c’est quand même long et, là, à la rentrée, on est encore dans la série, quelque part.

Louve : En même temps, le tournage était quand même assez particulier…Etre entre Marseille et La Ciotat, c’était vraiment un cadre incroyable ! Pour moi qui suis parisienne, pouvoir aller dans les calanques après le tournage n’était pas dégueu !

Amaya : On vivait vraiment sur place, en fait. Comme c’était un tournage vraiment très intense et que l’on tournait entre 3 à 5 jours par semaine, on s’est installés sur place. Ce n’est pas comme d’autres tournages, avec des allers retours…Là, l’immersion était totale !

Louve : Je ne suis rentrée à Paris que trois fois, je pense. C’était fou, on était vraiment tous ensemble, c’était une vraie petite vie en communauté !

 

 

Avec les décors d’intérieur et ceux naturels, le cadre de tournage a sans doute été très aidant pour vous projeter dans les intentions de vos personnages ?

Amaya : Oui, c’est sûr qu’il y avait des décors de folie ! Le studio Lumière était dingue…et même son extérieur et le devant du café. La Ciotat est hyper mignon, je ne connaissais pas, c’est magnifique ! Cela nous a mis direct dedans !

Louve : C’est un peu la première chose que l’on a vue. Je pense que j’avais vu des décors avant même de rencontrer des gens et, mine de rien, ça te switche dans ton personnage de manière assez rapide. L’endroit où j’ai préféré tourner est vraiment le studio Lumière, avec son intérieur, sa salle de danse, sa salle de musique,…J’adorais ces décors-là ! De les quitter a vraiment été le moment où j’ai dit au-revoir à mon personnage. J’ai vraiment associé le Studio Lumière à Baya !

Amaya : Tu as fait ta dernière scène en extérieur ou en intérieur ?

Louve : En extérieur…Ma dernière séquence était LA dernière séquence…

Amaya : Je crois que je préférais, moi aussi, les intérieurs. Il y avait moins les intempériesJ. Non, franchement, au studio, chaque salle était trop dingue, c’était notre chez nous ! Il existe encore, en plus…

Louve : Il y avait des extérieurs assez fous, en équipe C notamment, dans les calanques ou au parc. En termes d’intempéries, on était quand même pas mal…

Amaya : C’est vrai qu’on a eu des mois de mars et d’avril un peu pourris…Alors que, normalement, vers Marseille, il fait tout le temps beau. Mais non, là, c’était un peu la Bretagne J Il faisait 11 degrés, on était en petites jupes …Mais franchement, c’était un tournage quand même super agréable ! Le cadre et tout le reste étaient vraiment sympas !

 

 

Quel regard portez-vous, chacune, sur votre personnage ?

Amaya : J’ai un regard bienveillant sur Tess. J’ai adoré ce personnage, j’ai bien aimé son évolution, j’aimais bien justement le fait qu’elle ait des côtés assez fragiles et des moments où elle s’impose quand même, où elle sait tenir son business on va dire, où elle sait où se placer, même par rapport à la direction finalement donc face à des adultes. Elle était, je trouve, quand même adulte à certains moments…J’aimais bien l’évolution qu’elle avait, même par rapport à la musique, où elle n’est pas censée savoir : c’est un peu bullshit, elle ment un peu mais à son insu et, finalement, elle se prend au jeu, elle adore cela. J’ai trouvé ça vraiment cool ! Je sais chanter de base mais je trouvais cela cool de pouvoir jouer quelqu’un qui galère, c’était assez marrant ! Cela nous a valu des petits fou-rires quand même parce qu’il ne fallait pas que ça fasse fake non plus, il fallait que ça ne fasse pas non plus la fille qui chante comme une casserole mais qui est un peu à côté. Donc c’était assez marrant !

Je trouve que l’évolution était cool par rapport à la musique, c’était plaisant, à la fin, qu’elle ait envie de chanter et, pourquoi pas, de continuer dans la musique. Limite, je pense que l’influence l’intéressera peut-être un peu moins…Elle va peut-être garder cela pour pouvoir, elle, faire sa carrière de chanteuse, qui sait ?

Voilà, j’ai kiffé ! Je l’ai trouvée cool avec les autres, bienveillante. En tout cas, c’est ce que j’ai apporté au personnage. Je ne la trouvais pas trop chipie, alors que Solène l’était …

 

 

Louve : Baya a commencé au lycée, c’était vraiment une petite cancre. Du coup, toutes ses scènes du début étaient pleines de colère, elle était remontée perpétuellement parce que là où elle était et ce qu’elle faisait ne lui convenaient pas. Surtout à 16 ans, tu es sous le prisme de tes parents, tu ne peux pas réellement faire ce que tu veux donc évidemment qu’il y a des choses qui remontent et évidemment que tu as envie de les faire sortir. Du coup, pour moi, tout le parcours de Baya, du début à la fin, a vraiment été de trouver cet apaisement dans la musique et dans ses relations aussi avec les élèves.

C’est vrai que, dès le début, je crois que cette maturité était là, elle s’est développée et cela lui a permis, vraiment, de s’épanouir dans toute son intelligence, dans toute sa maturité, dans tout ce qui fait qu’elle est intéressante et joyeuse. Elle a transformé cette colère en puissance et l’écriture était faite pour ça. J’ai adoré utiliser l’écriture et les scènes pour, moi-même, faire cette évolution et la faire se tourner vers une jeune adulte qui sait ce qu’elle veut et qui pose ses colères.

Artistiquement parlant, ces personnages vous permettent des palettes de jeu très plaisantes à défendre…

Louve : Carrément ! Défendre un personnage pendant 5 mois est quand même très long et c’est vrai que, sur 90 épisodes, ça te permet vraiment une évolution et une compréhension de ton personnage, pour le faire évoluer justement de manière assez précise. On avait plein de situations dans lesquelles le personnage était trempé et face auxquelles il avait à réagir…

Amaya : Oui, oui, l’écriture nous aidait à pouvoir défendre plein de choses différentes, c’était cool ! On a eu de la chance…Il y en a qui avaient plus des problématiques artistiques, pour d’autres c’était plus personnel, avec des choses sentimentales et familiales. Par exemple, on ne sait pas du tout d’où vient Tess mais, du coup, tu nourris quand même quelque chose au fond…C’est marrant, chaque personnage a des fils qui ont été tirés plus ou moins loin dans chaque domaine donc c’était assez intéressant pour nous de se confronter à des gens dans la série qui n’avaient pas les mêmes problématiques.

Louve : J’ai une arche qui a commencé avec Jacob, c’est quelque chose qui était totalement hors de ce que j’avais depuis le début. Cette arche sur la danse donne une autre couleur à mon personnage, le personnage insupporté par la folie de Jacob, qui veut travailler. Donc cette nouvelle situation est très chouette !

Amaya : On avait, chacun, des duos de gens avec lesquels on tournait plus mais, de temps en temps, on avait de petites interactions avec d’autres…C’était cool, cela nous changeait de notre routine !

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Sans doute que, jour après jour, vous avez affiné votre méthodologie de préparation et de travail ?

Amaya : Carrément ! C’est sûr que l’on a trouvé le rythme petit à petit…Au début, je pense que ça a été un peu le saut dans le vide pour tout le monde…Le rythme n’a quand même rien à voir avec une autre série. En plus, on avait pas mal de répétitions aussi donc on pouvait enchainer 4 séquences sur une journée puis 3 heures de danse ou un coaching de chant. C’était chouette mais bon, le soir, on dormait bien, on avait un bon sommeil !

Louve : Franchement, je n’ai jamais aussi bien dormi que sur « Tout pour la lumière » ! La mélatonine n’était pas nécessaire…

Amaya : Mais c’est vrai que l’on a trouvé petit à petit notre rythme, même entre nous, à savoir ce que l’on voulait faire. On habitait quasiment tous au même endroit, c’était aussi intense à gérer : on était ensemble sur le plateau, on rentrait on était ensemble, on dinait ensemble, on pouvait aller prendre un petit verre ensemble. Donc c’est vrai que, au bout d’un moment, il fallait aussi faire des choix et se dire « Bon, là, j’ai besoin de quoi ? Aujourd’hui, je vais me poser et rester tranquille ». Mais c’était assez difficile à trouver comme rythme parce qu’on avait aussi envie d’être tous ensemble…Ca faisait un peu colonie !

Louve : Je n’ai pas passé une soirée toute seule…

Amaya : A la fin des 5 mois, il y a un petit vide, quand tu rentres à Paris avec tes 10 valises…10 valises parce que, en 5 mois, tu as clairement accumulé énormément d’affaires…

Louve : Et puis parce que tu as acheté…Personnellement, j’avais acheté des plantes…

Amaya : Moi, des transats et des arbres pour ma terrasse.

Louve : Charlie avait même mis des guirlandes sur sa terrasse… En tout cas, on a trouvé notre rythme, on s’est bien installés. Au début, on était vraiment bien fatigués et, au fur et à mesure, je trouvais que la fatigue s’atténuait.

Amaya : A la toute fin, quand on sait que l’on approche de l’arrêt, il y a un peu plus de fatigue je pense parce qu’on relâche…

Louve : Sinon, même en termes d’apprentissage du texte, c’était lourd mais aussi vite fait…

 

 

Plus globalement, quels principaux retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

Amaya : Les gens aiment bien la série, le retour est assez positif ! Ils apprécient suivre chaque personnage ainsi que les histoires un peu à droite, un peu à gauche.

Nos entourages trouvent que ça manque peut-être un peu de musique ou de danse au début. Dans les premiers épisodes …car, par la suite, il avait été demandé à la chorégraphe d’en rajouter…Finalement, il y a aussi beaucoup d’histoires parallèles à l’école. Après, ce mix était sans doute nécessaire…

Louve : Sur les personnages en général, il y a vraiment de bons retours ! La palette de personnages est vraiment chouette et je suis d’accord…

Amaya : On est tous très différents, il n’y a personne qui se ressemble, au niveau de la voix ou du chant, ni même physiquement ou dans le jeu. C’est chouette parce que l’on a chacun notre place !

Louve : C’est aussi le retour que l’on a…Les gens nous disent que le casting est hyper chouette et vivant, qu’il donne envie d’en faire partie. C’est également ce que l’on ressent entre nous…Pas mal de pages fans se sont créées mais il n’y en a pas plus pour un personnage que pour un autre…La fanbase est assez équivalente pour chaque rôle, c’est cool et ça montre bien qu’il y en a pour tous les gouts et couleurs !

Amaya : Même dans l’écriture, on voit moins un personnage pendant 5 épisodes puis on le voit beaucoup plus. Tout s’entremêle bien, c’est cool aussi !

Louve : C’est également ce qui nous a permis de dormir J

Chaque téléspectateur peut donc se reconnaitre dans au moins un personnage…ou dans un comédien…

Amaya : Oui ! Il y a aussi le corps professoral…

Louve : Il y a toute une gamme de générations, de 16 à 60 ans pour les personnages.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Louve : Une saison 2 J ! On attend la réponse…

Amaya : Oui, une saison 2, pour un développement différent de nos personnages, avec de nouvelles choses à défendre…

Louve : De nouvelles choses à défendre, oui, de nouvelles chansons, plein de musique, du live sur scène,…Ce serait trop bien !

Amaya : Peut-être de faire des concerts avec nos chansons J…Une tournée J

Louve : Ce serait un vrai plaisir, ce serait très chouette !

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Amaya : Je suis sur scène, depuis 3 ans, en alternance, dans « L’embarras du choix ». Je joue souvent pendant un mois complet ou même pendant 15 jours, à chaque fois du mercredi au dimanche. Je vais même partir en tournée à l’ile Maurice…Je fais aussi un peu de doublage et passe des castings…

Louve : Pareil, je passe des castings dont on ne peut pas parler encore. Mais je rentre sur Paris vraiment pour faire de la musique…C’est mon but, après « Tout pour la lumière », de sortir ce que je compose et que j’ai toujours aimé écrire. C’est vraiment le but !

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

 

 

Publié dans Télévision

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Télévision, livre, seule-en-scène : Béatrice de La Boulaye nous en dit plus sur sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Béatrice,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Votre actualité est très riche et très variée. Vous êtes actuellement sur scène, un peu partout en France, avec votre seule en scène, « Héroïnes ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, le contact avec le public est irremplaçable ! C’est quelque chose, c’est vrai, que j’ai pas mal connu pendant 15 ans avec les « Airnadettes » et, là, je ne me lasse pas d’être seule sur scène avec le public. Je prends même de plus en plus de plaisir…J’en suis à 109 représentations et c’est hyper agréable de pouvoir raconter ce que l’on veut, pour faire rire les gens, pour les émouvoir aussi et pour pouvoir réfléchir ensemble à des questions qui me taraudent. Donc ce contact avec le public est unique et je suis ravie d’avoir encore une quarantaine de dates de tournée pour pouvoir en profiter.

Si l’on revient à l’origine de ce projet, comment vous en sont venues l’idée et l’envie ?

Un peu par accident…Je n’étais pas censée écrire ce spectacle…On devait monter une pièce pour une chaine de télé, ça ne s’est pas fait mais la salle était bookée…Du coup, il y avait ce créneau qui était là, qui était annoncé dans la plaquette du théâtre et on s’est dit que j’allais y aller toute seule…Comme c’était un spectacle que l’on devait faire sur Molière, l’idée m’est venue de faire quelque chose sur les héroïnes de Molière et des héroïnes de Molière, finalement j’ai tiré une espèce de portrait-robot de l’héroïne…Et, tout à coup, en fait, je me suis rendue compte que cette figure de l’héroïne était très importante pour moi donc j’en ai tiré les fils et puis c’est devenu un spectacle de plus en plus personnel…Molière n’est quasiment plus là mais ça m’a permis de raconter, par une galerie de portraits et par ma propre expérience, un portrait-robot de la figure de l’héroïne qui, finalement, raconte beaucoup pour moi sur la figure du féminin. Du coup, cela permet de réfléchir à ce que c’est qu’être une femme, à ce que c’est qu’être un homme, à ce que l’on raconte de la féminité aujourd’hui, à comment je ne m’y retrouve pas du tout et à comment je redéfinis le féminin avec des figures d’héroïnes qui sont, pour moi, beaucoup plus parlantes sur le féminin, c’est-à-dire quelque chose de fort, de libre, de puissant, …

Tout cela, évidemment, avec pas mal de rigolade et des personnages qui sont assez forts !

 

 

Ce spectacle est plein de montagnes russes, pour vous et pour le public…

Oui, on passe du rire à l’émotion, on réfléchit aussi un peu et je crois que c’est un parcours assez joyeux et rafraichissant. C’est super agréable que les gens, en sortant, me disent ne pas du tout s’attendre à voir cela…Ils ne s’attendent à rien mais sont quand même surpris.

Les montagnes russes sont une belle image, c’est complètement cela : une fois que les spectateurs sont dans le wagon, ils ne se posent plus de question et se laissent décoiffer par le spectacle donc c’est un bon voyage, je crois !

Nous évoquions la tournée en cours…Ce doit être très plaisant d’aller à la rencontre des gens un peu partout…

Et de visiter la France, mine de rien ! C’est quand même très agréable aussi…Je découvre à quel point je suis une nomade…J’adore la tournée, je fais cela depuis 20 ans. J’aime les tournages aussi pour cela : cela permet de s’installer dans un endroit pendant un petit moment donc autant vous dire que je connais bien bien la Martinique J mais le côté nomade de la tournée est très agréable aussi !

Là, c’est quand même très sympa car la Comédie de La Rochelle a eu la bonne idée de me faire venir pendant le festival de la fiction donc c’est un bonheur ! Déjà, j’adore La Rochelle et j’ai pu croiser, en deux jours, tous les gens du métier. Je n’ai plus de voix, j’ai dormi deux heures par nuit depuis que je suis là, c’est une effervescence, je suis très gâtée…Merci la vie, je suis pleine de gratitude, je suis vraiment très heureuse de découvrir la France mais aussi les spectateurs ! Il y a beaucoup de téléspectateurs de « Tropiques criminels » qui viennent voir le spectacle. Quand je suis dans l’écran, je ne les vois pas alors que, là, je les vois, ce qui est très agréable !

En complément, sortira le 8 octobre prochain « Mammomia », un livre que vous avez co-écrit avec Bénédicte Voile…

C’est un roman graphique qui est à l’initiative d’une illustratrice autrice géniale, qui m’a contactée après un post que j’ai fait sur Instagram, pour encourager les femmes à aller faire une mammo. J’ai fait ce poste pour « Octobre rose », la première année après ma propre guérison et je ne sais pas, il y a quelque chose dans le ton qui lui a plu et elle s’est dit que ce serait génial de faire un roman graphique qui puisse encourager les femmes au dépistage. Du coup, on s’est vues, je lui ai raconté mon histoire, elle s’en est emparée. Vraiment, bravo à Bénédicte, qui a réussi, au travers de son dessin et de sa plume, à rendre vraiment le ton que je donnais à cela.

Je n’ai pas cherché à dédramatiser mais j’aime raconter cette histoire avec un peu de distance et un peu d’humour. Déjà, parce que c’est une histoire que j’ai acceptée et que j’ai traversée…et que c’est ma façon d’en parler avec du recul. Mais elle trouvait que c’était aussi une façon de décomplexer les femmes qui, parfois, ont peur d’aller faire cette mammo. Ce que je raconte, c’est que, plus c’est dépisté tôt, moins lourd est le traitement dans le meilleur des cas. Donc l’idée était de partager une expérience et de dire que la maladie n’est pas honteuse, qu’il ne faut pas en avoir peur. C’est surtout important d’en parler, pour que l’on puisse communiquer au maximum. Le cancer est de plus en plus répandu donc il faut en parler et il faut pouvoir, chacune, approcher la chose à sa façon.

 

 

L’originalité du format permettra sans doute à beaucoup de femmes d’oser s’emparer du sujet…

Exactement ! Vraiment, c’est un petit guide ludique et rigolo, qui est assez drôle à lire…Donc l’idée est celle de La Fontaine : « Pour instruire, il faut plaire ». Et évidemment que le rire est un vecteur de communication…L’objectif est que ce bouquin puisse se refiler facilement, j’aimerais que l’on ait envie de l’offrir. Il est joli, il a une couverture assez pop, le contenu est à la fois mon témoignage raconté de façon drôle et décomplexée mais il y a aussi plein de tips réconfortants pour les femmes…Et puis, il y a pas mal d’informations médicales aussi, même si ce livre n’a aucune prétention médicale…Cela permet aussi de dire ce que l’on sait aujourd’hui, c’est une façon de vulgariser le savoir actuel…En fait, c’est comme boire un café avec moi pendant une heure !

C’est un peu ce qui m’est arrivé quand j’ai eu mon cancer : j’ai bu pas mal de cafés avec pas mal de femmes à qui c’était arrivé, j’en ai eues au téléphone aussi et, pour moi, ça a été vraiment hyper précieux, beaucoup plus qu’un médecin qui vous parle scientifiquement de qui vous arrive…ou que les amis qui vous réconfortent comme ils peuvent mais qui n’ont pas vécu cela. Là, c’est un partage d’expérience qui, pour moi, avait été ma plus grosse source de réconfort !

Enfin, la prochaine saison de « Tropiques criminels » sera bientôt à l’image…

On est rentrés fin juillet d’encore quatre mois de tournage en Martinique…Je ne vais pas vous mentir, c’est un plaisir de plus en plus grand tous les ans. Chaque fois, je me dis que ça ne peut pas être mieux que cette année et, l’année d’après, c’est encore mieux…Donc, oui, on est ravis. On a mis huit épisodes en boite, pour encore des aventures nouvelles. Les auteurs m’épatent à chaque fois, ils sont pleins de ressources…C’est toujours une très belle aventure, qui se poursuivra avec le tournage d’une saison 8 l’année prochaine, qui sera un final puisque la fin du programme a été annoncée. C’est bien, on a quand même tous le temps de faire le deuil très tranquillement de cette fin de série, que l’on aura eu évidemment un plaisir dingue à tourner. Cela m’aura changé la vie, évidemment !

De pouvoir retrouver un personnage sur une telle longueur vous permet sans doute de le développer davantage…

Oui, oui, c’est comme un mille feuilles : la première année, on découvre un peu le personnage, on en fait toute la forme extérieure et, plus les saisons avancent, plus on rentre dans le détail et dans l’intimité de ce personnage. Ce qui est très agréable, c’est que et les auteurs et les réalisateurs sont vraiment à l’écoute de l’actrice ou de l’acteur qui interprète…Donc, tous, on a pu dessiner et ciseler nos personnages au fur et à mesure des années, en échangeant sur nos souhaits d’actrices / d’acteurs, sur ce que les auteurs perçoivent de nous ou avaient envie d’explorer. C’était, oui, un très très beau cadeau, là encore, de pouvoir affiner notre palette de jeu au travers de ces personnages que l’on aime tellement !

 

 

Au-delà des récurrents, la présence des guests permet d’enrichir le contenu…

Bien sûr ! Il y a la famille de base qui s’est agrandie et les guests. Là aussi, les auteurs s’arrachent la tête…On adore les enfants, les amants,…toute cette petite nébuleuse autour de nos personnages…Avec les années, on les aime tous mais les auteurs ont dû faire des choix. C’est évidemment compliqué parce que tout le monde s’attache, nous, l’équipe, les téléspectateurs…Mais tant mieux, c’est une bonne nouvelle !

Il y a eu aussi des rencontres de jeu extraordinaires…D’avoir joué avec Edouard Montoute ou Francis Perrin a été de gros cadeaux. Cela ouvre le jeu : tout à coup, ils viennent appuyer sur d’autres touches, ce qui déclenche encore de nouvelles palettes…C’est merveilleux ! On a encore quatre épisodes pour s’éclater donc on ne va pas passer à côté...

D’ailleurs, allez-vous rejouer votre spectacle sur place ?

C’est prévu ! Je l’ai joué déjà trois fois cette année, dans un nouveau Comédy Club et, comme c’était complet à chaque fois, on s’est dit, avec mon producteur, que l’on allait se lancer dans une grande aventure…Du coup, je jouerai dans une salle de 800 places fin janvier, ce qui sera ma plus grande salle avec ce spectacle ! Je jouerai aussi en Guadeloupe, deux jours après…Donc bien sûr que l’aventure martiniquaise me tient à cœur…

Merci, Béatrice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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RTBF, Vivacité, Fort Boyard, ... : Julien Lapraille évoque sa rentrée riche en actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Julien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de La Une peuvent vous retrouver tous les samedis, à 13h35, aux côtés de Nathalie Schraen-Guirma, dans « Les ambassadeurs ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Le début d’année est chargé mais j’ai envie de dire que même le reste de l’année l’est aussi ! Ce n’est pas en prétention que je dis cela, c’est que j’ai d’autres activités et que celle principale n’est pas forcément les médias…Le métier de bouche touche à beaucoup de choses, notamment à la télé et à la radio. « Les ambassadeurs » sont un peu, on va dire, ma petite passion, c’est mon match de foot du week-end que je m’amuse à faire ! Comme ce n’est pas mon métier, je le fais vraiment par amusement…Comme je le dis très souvent, le jour où ça ne m’amusera plus, j’arrêterais parce que je fonctionne comme cela. Je pense que le fait de fonctionner comme cela est aussi ce qui fait mon petit succès…

L’avantage des « Ambassadeurs », je l’ai toujours dit et défendu depuis des années, est de mettre en avant des artisans et des producteurs wallons, mais aussi tout ce qui nous entoure dans notre région et notre pays. Du coup, je suis toujours excité à ce que ça recommence, même si, pour moi, ça ne s’arrête jamais parce qu’on est toujours en train de tourner et d’enregistrer. Je suis toujours en train de rencontrer des artisans donc, pour moi, c’est une continuité mais, en effet, il y a toujours une rentrée et, là, c’est parti !

 

 

C’est, à chaque fois, l’occasion pour vous de faire découvrir le meilleur de votre patrimoine, entre sites emblématiques, producteurs passionnés et recettes gourmandes…

L’objectif des « Ambassadeurs » est que, de 18 ans, ou même plus jeune, à 99 ans, tout le monde s’y retrouve. Que ceux qui n’aiment pas la cuisine s’y retrouvent quand même, que ceux qui n’aiment pas le tourisme s’y retrouvent quand même parce que « Les ambassadeurs », c’est le tourisme, la découverte, les musées, les lieux insolites, les logements insolites, les producteurs, les artisans, la nourriture, les bons petits plats, ….Tout cela est rassemblé dans une seule émission…Quand je dis tout cela, c’est tout ce que l’on cherche et tout ce que l’on aime…Du coup, c’est un peu l’une des émissions parfaites, dans le sens où, au quotidien, on aime manger et découvrir, ce qui correspond à la base des « Ambassadeurs ».

 

 

Ce qui est surprenant et agréable dans mon exemple, moi qui ai rejoint la RTBF il y a deux ans, c’est que je remarque que je ne connais pas tout le monde…Je pensais avoir fait le tour de tout parce qu’on en apprend tout le temps mais, là, je suis en train de découvrir de nouveaux producteurs, de nouveaux artisans et c’est ça qui est génial. Cela montre notre richesse, le développement de nos artisans et de nos producteurs donc c’est vraiment hyper hyper agréable d’en découvrir de plus en plus et donc de ne pas voir tout le temps les mêmes.

Rendez-vous est pris aussi chaque lundi, de 15h à 17h, sur Vivacité, pour la version radio, aux côtés de Philippe Jauniaux…

Il faut savoir que « Les ambassadeurs », ce n’est pas que de la télé, c’est aussi de la radio du lundi au vendredi. C’est, entre autres, pour cela que je suis arrivé à la RTBF…Ma séquence gourmande de cuisine découverte est le lundi…

C’est complémentaire parce que tout le monde ne regarde pas la télé ou n’écoute pas la radio. Donc ça permet de parler encore plus des producteurs artisans…Maintenant, le dialogue, l’explication et le contenu sont assez similaires…La seule chose est que l’on retape un peu sur le clou pour que les gens écoutent bien notre message et entendent parler des artisans producteurs que l’on veut évoquer, ce qui est positif !

 

 

Dans les deux cas, la vulgarisation est très importante, pour parler à un maximum de monde…

Ah oui ! L’avantage avec moi, et puis j’ai remarqué que j’avais cette capacité-là, c’est que j’arrive à parler d’une façon qui plaira autant aux jeunes de 18 ans qu’aux personnes plus âgées, grâce à mon langage du quotidien, un peu direct et un peu franc. Mais, en fait, c’est un langage que tout le monde parle au quotidien et c’est ça qui fait le succès du dialogue entre les auditeurs, les téléspectateurs et moi.

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir de leur part ?

Je n’en ai pas spécialement…Le seul retour que j’ai et que je peux dire, c’est que les gens me remercient d’être venus, me remercient d’avoir parlé d’eux et me remercient de parler au quotidien, depuis de nombreuses années, du même message, celui des artisans, des producteurs et du chez nous.

On n’oublie pas non plus « SOS Julien » dans « On n’est pas des pigeons »…

Oui ! A la RTBF, à la base, je suis arrivé pour « Les ambassadeurs » et pour une émission l’été, pendant huit semaines. S’est ajouté à tout ce panel qui est déjà pas mal, le « SOS Julien » en télé. En moyenne, c’est diffusé une semaine sur deux et l’objectif est que des gens nous contactent afin qu’on réalise des recettes qu’ils ont envie de réaliser, suivant des ratés à la maison, des envies personnelles ou autres.

Il y a aussi le « 8/9 » en radio, avec Cyril, qui est un peu l’émission phare en Wallonie, qui est diffusée également en télé. Là aussi, en moyenne, c’est une semaine sur deux. Ce sont déjà de belles petites choses et, après, plein d’autres s’ajoutent dans l’année. Par exemple, je reviens d’une semaine de tournage, où j’ai enregistré des recettes de fin d’année, pour Noel et nouvel an. Cela s’appellera « Les recettes de Julien » et, cette année, il y aura une petite particularité mais je ne peux pas encore tout dire…

En parallèle, sera diffusée d’ici quelques semaines votre participation à la mythique émission « Fort Boyard », version Belgique. Sans doute était-ce pour vous un honneur de participer à ce programme historique de la télévision ?

J’étais effectivement à La Rochelle et j’ai eu la chance que ce soit l’avant dernier jour d’Olivier Minne donc c’était un plus. D’avoir pu participer à une des dernières émissions qu’il a enregistrée était quand même génial…C’était chouette ! Bien entendu, je ne vais pas vous apprendre que c’était une expérience incroyable…Ce sera diffusé le samedi 15 novembre au soir.

En plus de cela, dans quelques jours, il y aura le CAP48, qui est un peu, si on veut, l’équivalent du « Téléthon » où, justement, presque tous les candidats qui ont fait « Fort Boyard » allons reproduire une épreuve sportive. Donc on va se retrouver par rapport à cela !

 

 

D’ailleurs, appréhendiez-vous certaines épreuves plus particulièrement, avant de vous rendre sur le fort ?

De toute façon, ils demandent un questionnaire et de toute manière, si tu dis que tu as une phobie pour les serpents, ils te mettent les serpents. Donc, au final, autant ne pas répondre au questionnaire, hormis pour des maladies. Mais non…De toute façon, quand tu vis des choses comme « Fort Boyard », tu dois penser à ne rien réfléchir, tu dois juste te dire « Ok, je vais aller profiter, je vais aller vivre un truc que peut-être je ne referais pas deux fois dans ma vie donc, du coup, on s’en fout, on y va et on profite ». C’est ce que j’ai fait et je pense que ça se verra…Je l’espère, en tout cas !

Certainement qu’au moment où les caméras ont commencé à tourner, cohésion et bonne humeur étaient au rendez-vous, pour aider au dépassement de soi…

N’importe qui qui vient, et dans notre équipe c’était le cas, est hyper excité de le faire donc tu t’entraines naturellement…Tu vis une expérience unique, c’est ce qu’il faut se dire !

 

 

Avec le recul, quelles sont les qualités attendues pour être un bon candidat sur le fort ?

Il faut juste avoir envie de le faire ! Si tu n’as pas envie de le faire et que tu n’as pas ce petit frisson d’enfant de te dire que tu vas faire « Fort Boyard », il ne faut pas le faire. Mais 98% des gens sont excités de le faire…Je ne vois pas qui dira le contraire. A un moment donné, c’est quand même quelque chose de mythique, tu as plusieurs pays qui vont tourner là pour enregistrer des émissions pour leur pays…Quand j’avais 12 ans, je regardais déjà et j’en ai 39 donc vous imaginez depuis quand je regarde et depuis quand je suis un peu excité par le truc…Ce qui est normal !

Pour terminer, plus globalement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison qui démarre depuis peu ?

Que tout continue sur la même lancée que ce que je viens de vivre déjà depuis fin 2024 / début 2025. Que tout continue pour 2026 avec la santé, la joie et la bonne humeur…

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Radio

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