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Ici Vaucluse : Mathieu Doucet évoque ses émissions du week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs d’Ici Vaucluse peuvent vous retrouver chaque week-end, à l’animation des matinées. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! En plus, pour avoir fait aussi des matinales en semaine, le week-end permet un autre mood…Les gens sont différents, même à l’antenne, ils ont plus le temps, on les sent plus détendus. Le contact, n’est, je trouve, pas le même…

A la radio, dans notre manière de travailler, on est nettement moins nombreux, on a une chargée d’accueil, une journaliste, un technicien et un animateur donc on est en comité réduit, ce qui crée une intimité supplémentaire.

D’ailleurs, au micro, vous veillez à cette bonne ambiance …

Complètement ! Nous prenons l’antenne dès 7h, jusqu’à midi. Nous faisons 3 émissions différentes, avec un ton forcément différent. A 7h, il faut être très dynamique parce qu’on réveille les gens. On pense aussi au fait que, le week-end, on a à la fois des auditeurs qui font la grasse matinée, qui ont plus le temps et d’autres qui travaillent. En progressant dans la matinée, c’est vrai que le ton et le rythme changent, on va vers quelque chose de plus détendu encore…

Ces 3 programmes successifs que vous animez vous permettent d’évoquer des sujets et des thèmes très variés…avec des supports qui le sont tout autant…

Exactement ! Notamment entre 9h et 10h, où un spécialiste est présent en studio pour répondre aux auditeurs. On est vraiment dans une émission interactive où, pour le coup, mon rôle va être de préciser parfois la pensée de l’auditeur et de résumer le propos de l’expert.

A 11h, sur « Vaucluse en fête », c’est complètement différent, on prend les gens par la main, on les accompagne. Alors que, le matin, entre 7h et 9h, je suis plus un chef d’orchestre, je donne la parole aux journalistes et je fais des interviews. Donc, effectivement, le rôle est à chaque fois différent !

Vous le rappelez régulièrement à l’antenne, vous êtes la première radio de proximité du Vaucluse, c’est donc l’occasion de valoriser des actualités locales…

C’est notre raison d’être ! On parle du territoire, on parle de ce qui se passe chez nous…Evidemment, on ne peut pas parler de tout, on est obligés de sélectionner donc on va aller vers des évènements dont nous sommes partenaires ou vers des évènements qui vont parler au plus grand nombre. En tout cas, il faut essayer d’être le plus rassembleur possible dans le choix de nos sujets.

Personnellement, cette variété de sujets doit être très enrichissante…Chaque matinale est très différente de la précédente mais aussi de la suivante…

Oui, c’est vrai ! D’année en année, forcément des sujets reviennent parce que ce sont des incontournables du territoire mais il faut, à chaque fois, aller trouver un angle différent et avoir un regard neuf sur l’évènement, pour continuer à intéresser. C’est en même temps très motivant, c’est un vrai travail de recherche, en se demandant comment aborder ce sujet différemment de la fois d’avant mais toujours avec ce prisme de vouloir intéresser et concerner l’auditeur. Je me mets, pour cela, à la place de la personne qui nous écoute, je me demande quelle peut être la question qu’elle se pose, je me dois d’être proche de ses préoccupations.

Typiquement, il y a peu, je menais une interview sur un marché de potiers, qui est un gros évènement dans notre département. Le parti-pris de l’échange a été non pas d’évoquer le nombre d’exposants ni le programme – aujourd’hui, on peut trouver ces informations là partout, il n’y a plus de valeur ajoutée pour nous – mais de demander à l’invité pourquoi la poterie plait autant, notamment aux jeunes. On a compris, ainsi, pourquoi ce qui était ringard par le passé est redevenu tendance… Je me suis mis dans la peau de quelqu’un qui n’était jamais allé sur un marché de potiers pour, ainsi, comprendre ce que je pourrais y trouver…

Même si la préparation en amont de l’antenne est importante, certainement aussi que les échanges spontanés à l’antenne prédominent…

On est bien d’accord ! J’ai une trame mais, évidemment, il faut savoir sortir de ce que l’on a préparé pour être attentif à ce que l’auditeur ou l’invité raconte. Cela suppose d’avoir une écoute très attentive, ce qui n’est pas toujours évident car, en studio, il faut avoir l’œil sur le timing, sur la durée de l’émission, et être attentif aux informations dans l’oreillette, … Mais il faut rester focus sur les propos des différents intervenants !

Le Vaucluse est une source très riche, en tout cas, d’actualités et de thématiques ….

C’est vrai ! En plus, on arrive dans une saison encore plus vivante, avec les beaux jours. On a la chance d’avoir un territoire où il se passe plein de choses, même en dehors d’Avignon, dans les villages notamment. Les animations sont nombreuses, il y a de la matière pour une belle richesse de sujets à l’antenne !

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous d’ailleurs avoir de vos auditeurs ?

La radio locale Ici est une famille et je crois qu’il y a de cela pour beaucoup d’auditeurs. Je l’ai remarqué dans toutes les stations sur lesquelles je suis passé…Des auditeurs sont là tous les jours, ils nous appellent tous les matins, presque comme un réflexe, même à l’heure des réseaux sociaux, pour nous prévenir d’un évènement ou d’une information trafic. Les auditeurs se disent que leur radio est à côté de chez eux et que, finalement, journalistes et animateurs ont la même vie qu’eux…

Aujourd’hui, plein de médias nous concurrencent, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Il faut donc sans cesse s’interroger sur la manière dont on peut garder ce lien avec les auditeurs. Cela passe notamment par le numérique, en étant davantage encore présents sur les réseaux sociaux et sur notre site internet.

La radio est souvent un média de passion, ce qui doit être certainement le cas pour vous aussi ?

Oui, j’aime aller à l’antenne tous les jours ! L’adrénaline du micro me plait…J’ai toujours l’envie d’aller capter les auditeurs, cela me plait d’aller trouver la bonne accroche sur un sujet et d’aller trouver la bonne formulation. Cela n’est pas toujours facile, ça ne marche pas à tous les coups mais je me demande toujours comment donner envie à l’auditeur de rester avec nous pour écouter sa radio locale.

De base, j’étais un enfant de la télé mais, finalement, la radio est un média qui a su me séduire. Sans l’image, il faut tout faire passer par le sourire, c’est une relation particulière mais aussi immédiate aux gens. La proximité est directe, on est avec les gens, dans leur quotidien !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique sur Ici Vaucluse ?

Que ça se passe toujours aussi bien ! Je suis très heureux le week-end, la tranche est particulière dans la relation à l’auditeur donc on peut me souhaiter que ça continue, que les gens restent attachés à leur radio de proximité et qu’on continue à se développer.

On met tous en action cette nouvelle marque « Ici » depuis le début de l’année, on voudrait continuer à la faire grandir et à l’installer. Le but, avec la télévision, étant de créer une grande plateforme d’informations et de contenus de proximité. Donc vous pouvez me souhaiter de continuer à contribuer à ce très beau réseau !

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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France 3 / Meurtres à Chartres : Alexia Barlier nous présente ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

© Thierry Valletoux - Les Films du Cygne - France Télévisions

 

 

Bonjour Alexia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce samedi soir, sur France 3, dans le téléfilm inédit « Meurtres à Chartres ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, tout à fait ! Surtout que c’est la première fois que je fais un « Meurtres à », moi qui n’en avais jamais fait auparavant. Vraiment, j’ai eu un vrai coup de cœur pour le scénario de « Meurtres à Chartres »…Déjà, parce que, comme à chaque fois, l’enquête est très bien écrite, très intéressante, intrigante et pleine de rebondissements. Mais, en plus, par tout le côté comédie du duo que je forme avec Gil Alma, de ce couple mari-femme, qui va se retrouver un peu en compétition, à la surprise du personnage de Pierre Templard, pour le poste de commandant qui va se libérer au sein de leur commissariat. C’était assez croustillant à jouer et c’est vraiment ce qui m’a décidée à partir sur ce projet, avec Gil Alma, et avec Sandrine Cohen, la réalisatrice.

Vous y interprétez le rôle de Victoire Templard, capitaine de police. Quel regard portez-vous sur elle ?

J’ai beaucoup d’affinités avec elle ! Je trouve que c’est une femme intéressante, qui est à l’image de beaucoup de femmes d’aujourd’hui. C’est un peu aussi la pertinence du scénario et du film, il y a beaucoup de femmes qui vont se reconnaitre dans ce personnage de Victoire Templard, qui est une femme qui a sacrifié beaucoup de choses pour sa famille, pour son fils, pour le foyer, et qui a essayé de mener de front aussi sa carrière. Elle est capitaine de police, elle a mené un certain nombre d’enquêtes à terme, elle est très forte dans son métier mais c’est vrai qu’elle n’y consacre pas toute son énergie ni toute son attention, parce qu’elle porte un peu le foyer. Ce sont des choses qui vont ressortir au fil de l’histoire, ce sont un petit peu des reproches qu’elle fait à son mari, Pierre Templard.

Lui est vraiment focus sur sa carrière, sur son rôle de capitaine, sur ses ambitions de passer commandant. Il a plus de temps et plus de disponibilité pour cela qu’elle, qui a toute cette charge mentale dont on parle très souvent et que portent, dans la plupart des foyers, les femmes. C’est vrai que, là, elle arrive à un stade où leur fils est un peu plus grand, il a 8 ans, elle sent que c’est un moment pour elle aussi de mettre en avant ses ambitions professionnelles, sa carrière, son épanouissement professionnel. Elle ne veut pas mettre cela de côté pour laisser la place à son mari. Donc c’est un moment charnière pour Victoire, où elle va se positionner face à son mari et exprimer ses besoins ainsi que ses envies pour faire évoluer la relation et la rendre plus équilibrée. C’est vrai que le personnage de Pierre Templard est très attachant mais c’est un peu un jeune ado, il n’est pas méchant ni égoïste, c’est juste qu’il ne se rend même pas compte de tout ce que gère Victoire. Comme, malheureusement, dans pas mal de couples aujourd’hui…Donc, vraiment, je pense que ça parle des couples d’aujourd’hui !

 

© Thierry Valletoux - Les Films du Cygne - France Télévisions

 

Je trouve Victoire intéressante aussi pour permettre aux couples qui vont regarder le film d’ouvrir leur réflexion. Je pense que ça va faire sourire pas mal de femmes. Je la trouve attachante et sensible, en même temps elle est très pro et très efficace dans son rôle de capitaine dans les enquêtes. C’est une bonne enquêtrice et une maman dévouée ! Je la trouve donc très touchante et intéressante…

Entre les aspects professionnels de son métier et plus personnels de sa vie privée, Victoire vous permet une palette de leu sans doute très plaisante à défendre ?

Exactement ! Souvent, et c’est une grande chance aussi, on nous donne des personnages qui sont très déterminés par leur carrière professionnelle et par leur travail. Ce sont souvent des femmes fortes et déterminées donc j’ai l’habitude de montrer cet aspect, de le jouer et j’adore cela. Mais c’est vrai qu’on me donne moins souvent l’occasion de jouer aussi le côté maman, le côté maternel, le côté femme, la relation du couple et c’était très agréable à faire ! Sans oublier le côté comédie, second degré et légèreté, encore une fois que l’on ne me donne pas toujours l’occasion de montrer. Sandrine Cohen, notre réalisatrice, voulait que l’on sente que le couple Victoire / Pierre s’aime vraiment, qu’il y a des petites tensions et des petites compétitions mais que c’est un couple qui s’aime. Donc il fallait que, même dans les petites engueulades et les petites confrontations, il y ait toujours de la tendresse et de l’affection, il ne fallait pas que ça soit des engueulades froides. C’était intéressant aussi à jouer ! C’était un peu un ton de comédie américaine, où on ne prend pas les choses au premier degré, où ce n’est pas dramatique, mais où on les dit avec un peu de sourire, de légèreté et de complicité pour que le message passe…On a beaucoup travaillé avec Gil sur cela en tout cas.

Ce téléfilm a aussi été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

Ah oui, Gil et moi sommes très bien entourés, avec Florence Coste, qui joue la légiste, Laurence Facelina, Benjamin Bourgois, Manoelle Gaillard qui joue ma mère, Pasquale d’Inca qui joue le commissaire…Quel plaisir de jouer avec lui, qu’est-ce qu’il est drôle ! Il y a notamment la scène de la confrontation dans le commissariat où il dit « Bon, ça suffit, dites-moi la vérité, pourquoi êtes-vous allés sur une scène de crime la nuit ? ». C’est une scène qui est assez longue et très bavarde, qui se joue vachement dans les regards, Pasquale y est très drôle !

 

© Thierry Valletoux - Les Films du Cygne - France Télévisions

 

Vraiment un super casting et Sandrine Cohen, la réalisatrice, adore les acteurs ainsi que la direction d’acteurs. Elle est actrice elle-même, elle est passée à la réalisation dernièrement mais elle a cet amour du jeu et du texte, elle qui est aussi autrice romancière. Donc c’étaient vraiment une belle équipe et un tournage agréable, on s’est tous très bien entendus. On espère que ça va rassembler un grand nombre de téléspectateurs ce samedi !

Cet inédit s’inscrit dans une très belle collection dont le succès n’est plus à démontrer…Qui met en avant de belles légendes et de beaux coins de France …

Oui ! J’adore le concept de cette collection, chaque film prend place dans un endroit différent de France, cela permet aux téléspectateurs et aux acteurs de découvrir une région, une culture, un aspect de la France qu’ils connaissaient ou non. C’est aussi l’occasion, à chaque fois, d’évoquer une légende qui est propre à cette région. C’est très enrichissant ! Je pense que c’est aussi une des forces et une des raisons du succès de cette collection des « Meurtres à ». On découvre, à chaque fois, un nouvel endroit avec ses références culturelles, ainsi qu’un nouveau duo. Souvent, c’est basé sur un duo où il  y a un petit peu de conflit donc ça se fritte un peu, les conflits sont toujours source de scènes intéressantes.

J’ai adoré découvrir Chartres, je connaissais en tant que touriste parisienne, j’y étais allée sur une journée mais de passer un mois là-bas était beaucoup plus vivant que ce que je ne pensais. J’avais dû y aller le dimanche et, en fait, comme c’est une ville assez catholique, beaucoup de choses sont fermées donc il faut plutôt venir un samedi ou en semaine. Vraiment, il y a plein de restaurants et de boutiques, c’est vivant, c’est une belle ville, avec plein de monuments à voir. Donc c’était très agréable d’être là-bas pendant un mois !

Une projection d’équipe a eu lieu récemment. Quelle avait été votre réaction en découvrant le rendu final ?

Malheureusement, en télévision, il n’y a pas toujours de projection d’équipe donc on ne voit pas toujours notre travail sur grand écran. Et c’est vrai que ça change tout quand on le voit sur grand écran, avec toute l’équipe artistique. Ce n’est pas la même expérience qu’à la maison ! C’était vraiment une chouette soirée…Je suis vraiment fière de ce film, j’espère que les gens vont l’aimer, je le trouve agréable à regarder ! Il se regarde facilement, on est tenu tout du long de sa durée, on sourit, on est intrigué, on est engagé, il y a un peu de tout, c’est bien équilibré je pense !

 

© Thierry Valletoux - Les Films du Cygne - France Télévisions

 

Sans doute êtes-vous impatiente et curieuse, maintenant, de voir les retours du public ?

Oui, exactement, j’ai hâte de communiquer avec les téléspectateurs via les réseaux sociaux et de voir combien ils auront été à nous regarder. Sans oublier le replay…

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Pour l’instant, j’attends des réponses pour des projets. Je fais moi-même un peu de développement sur quelques projets, notamment avec mon mari scénariste. Notamment, je suis attachée, depuis quelques mois, au casting d’un long-métrage, un film d’action qui se tournera à Marseille. Le financement est en cours, la date du tournage n’est donc pas encore connue.

Merci, Alexia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / A l'instinct : Juliette Plumecocq-Mech évoque les deux diffusions, des 13 et 20 juin prochains !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Juliette,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver les vendredis 13 et 20 juin prochains, sur France 2, dans « En eaux profondes » et « La mort en marche », nouveaux épisodes de « A l’instinct ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est un immense plaisir ! Christopher Bayemi et moi nous entendons extrêmement bien avec l’équipe avec laquelle on tourne, avec la production, avec les scénaristes, …C’est la régalade ! C’est très joyeux de se dire que l’on retrouve, pour un deuxième opus, un personnage avec lequel on a évolué une vingtaine de jours sur le premier film. Là, on va encore en tourner deux autres…Se retrouver, à chaque fois, est un vrai bonheur !

Ce programme est aussi l’occasion de côtoyer un chouette casting…

Absolument ! A chaque fois, on découvre de nouveaux acteurs…C’est vraiment extrêmement joyeux. Ce sont souvent des gens que l’on a déjà croisés sur d’autres films et, là, on prend à nouveau le temps de se croiser, d’inventer d’ensemble et de créer des relations pour la fiction.

Vraiment, j’adore cette collection, il y a quelque chose de très accueillant et de très bienveillant, qui va avec ce que l’on raconte.

 

© Jean-Francois BAUMARD

 

Vous y interprétez la commandante Oriane Girard. Quel regard portez-vous sur elle ?

Oriane est une femme fatiguée par la vie, abimé par des tas de choses, qui est maladroite dans les relations humaines, qui adore son travail mais qui avait une autre passion à côté…A cause d’un accident, elle ne peut plus avoir sa passion ni l’équilibrer avec son métier, ce qui lui permettait d’assouvir ses colères notamment ! Malheureusement, elle se retrouve avec quelque chose en moins, qui lui pèse. Sa relation amoureuse devient compliquée, ses relations professionnelles aussi et, du coup, elle va aller créer un nouveau service. La rencontre avec Téva Royer, le capitaine dont elle a besoin pour travailler en binôme, va lui amener beaucoup d’empathie, ça va lui permettre de repartir en apprentissage, alors qu’elle n’avait pas du tout prévu cela, elle qui s’était plutôt verrouillée et barricadée dans son caractère en train de devenir pas très agréable. Cela lui permet de se ré-ouvrir…Donc je trouve qu’elle est intelligente, voire même brillante, elle est aussi très touchante par ses maladresses et ses difficultés à avoir de l’empathie envers les victimes ou les témoins. Il y a de la brutalité et de la maladresse…

Je me retrouve là-dedans, quand je suis arrivée à Paris, jeunette, et que j’avais envie de tout mais que je ne savais pas comment ça marchait. Ces maladresses-là me touchent beaucoup et je suis ravie de pouvoir les mettre dans ce personnage. Elles donnent des choses assez drôles et cocasses : par moment, elle essaie d’emprunter à Téva ses façons de faire mais ça ne colle pas…Je m’amuse énormément de cela !

Ce personnage vous permet, ainsi, une palette de jeu très plaisante à défendre ….

Tout à fait ! Ce sont vraiment des éléments de jeu que je peux apporter, qui ont le temps de se développer sur 90 minutes, sur une narration de 3 à 5 jours. Du coup, cela permet de faire évoluer un personnage du début à la fin, ce que je n’ai pas forcément eu l’occasion de faire avec tous les guests que j’ai adoré faire. Le terrain n’est pas le même, je n’ai pas le temps de développer ni de voir comment ça fonctionne dans plein de situations différentes. Donc ça me plait beaucoup d’avoir une palette de jeu qui s’ouvre enfin grâce à ce personnage !

A chaque enquête, les thèmes sont singuliers, dans le bon sens du terme….

Oui, c’est le projet avec cette collection ! On va sur d’autres terrains : oui, c’est du policier, oui c’est un polar mais il y a d’autres enjeux et d’autres niveaux de jeu. On essaie d’explorer des terrains qui ne sont pas forcément explorés dans la fiction française. C’est vraiment très agréable d’aller explorer des thèmes qui nous font découvrir, personnellement, des choses incroyables dans lesquelles on doit aller se glisser. On a des conseillers artistiques qui viennent nous aider…Cette découverte est très agréable, un peu comme au théâtre quand on documente le sujet. Ce n’est pas simplement de la préparation physique, elle est aussi technique pour bien comprendre les enjeux et la dramaturgie. C’est très agréable à explorer parce qu’on ne connait pas forcément ni nos réactions ni nos possibilités d’explorer tout cela. On part à la découverte de cela en même temps que les téléspectateurs, ce qui est vraiment l’ambition du projet !

 

© Jean-Francois BAUMARD

 

On vous imagine curieuse sinon impatiente de découvrir les retours des téléspectateurs sur ces soirées ?

Oui, j’ai hâte, c’est peu de le dire ! On avait très envie que ça sorte un peu plus tôt mais c’est finalement très bien que ça sorte maintenant. Juin est une bonne période, on en est très heureux. La diffusion en Belgique s’est bien passée donc on croise les doigts, on espère que les téléspectateurs seront conquis par ces histoires. On s’est fait plaisir à raconter des aventures comme on en avait vraiment envie avec toute l’équipe…C’est très excitant donc il y a beaucoup d’attente des retours du public !

J’ai déjà pu visionner le projet, avant sa diffusion, c’était l’occasion de retrouver mes camarades. On reste toujours, à chaud, sur la sensation et la mémoire du tournage, là c’est après que le montage, le mixage et le son aient été faits pour accompagner au mieux l’histoire. C’était très excitant de voir, ainsi, ces deux épisodes. J’ai très envie de les partager avec les téléspectateurs pour pouvoir dialoguer dessus !

En mars dernier, j’ai eu la chance de tourner dans « Meurtres à Nîmes », en rôle principal, aux côtés de Thiphaine Daviot…Mais, dans « En eaux profondes », je découvre une récurrence nouvelle pour moi, c’est inédit me concernant sur un rôle principal en tout cas. Donc c’est très particulier et très excitant de voir les téléfilms, en sachant que l’on va prochainement tourner les suivants. On pourra d’ailleurs aussi se servir des premiers retours du public…

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

« Qui sème le vent » sur Netflix, « Surface » de mon chouchou Slimane-Baptiste Berhoun, ça va être très beau, « Un dimanche de chasse », réalisée par Catherine Klein dont la projection d’équipe a été une très belle surprise, « Sud Est Babylone », « Le bateau ivre », un long-métrage tourné cet hiver par Luc Annest,…On vient de commencer la saison 2 de « Cat’s eyes », c’était aussi une belle surprise. Il y a donc pas mal d’actualités qui arriveront bientôt sur les écrans.

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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L'Equipe du soir, la saison de Ligue 1, l'ASSE, son premier roman, ses projets littéraires,... : Bernard Lions évoque de nombreux sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Bernard,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Grand reporter au journal « L’Equipe », vous intervenez aussi, régulièrement et historiquement, dans « L’équipe du soir », l’émission animée par Olivier Ménard. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! C’est une aventure qui a débuté en 2009…Quand on a monté cette émission avec Olivier, on était 6, il y avait notamment Manu Petit, Pierre Salviac, Franck Simon, …Je suis, en activité, le « survivor » et, oui, c’est une belle aventure, avec un bébé qui est bien né, qui a bien grandi, qui a bien grossi, avec l’âge et qui se porte très bien. On en est à la 17è saison, ce qui est très rare pour ce type d’émission de live intégral…Je crois qu’il n’y a pas d’équivalent, en France, dans les deuxièmes parties de soirée !

On n’était pas beaucoup au départ, on était sur le câble, un réseau assez confidentiel et le passage sur la TNT a donné une autre exposition. Maintenant, c’est une émission quasi quotidienne, le créneau du samedi vient de se rajouter. On est une grande famille, avec 25 à 30 consultants. Ce qu’il y a de bien dans cette émission, c’est son côté éclectique, avec des gens de tous les horizons. On nous reproche de ne pas assez la féminiser mais c’est à notre corps défendant, parce qu’il n’y pas beaucoup de femmes journalistes sportives. Contrairement à ce que l’on pense, il y a, depuis quelques années, une parité dans le journalisme en général mais c’est plus compliqué dans le sport…

Vous remarquerez d’ailleurs, chez nous mais aussi, notamment, sur les chaines d’infos, que la plupart des consultants sont des journalistes de presse écrite. Comme quoi, avant de faire de la télé, il faut savoir lire et écrire ! Que ce soit en radio ou à la télé, la base reste de l’écrit : les gens qui font des reportages radio écrivent leur contenu, un présentateur télé écrit,…Il ne faut pas s’y tromper ! Continuer à savoir lire et écrire est déjà un moyen d’évasion et, surtout, c’est un moyen d’épanouissement personnel et professionnel !

Même si les débats, pendant l’émission, sont sérieux, avec beaucoup de fond, vous aimez, pour autant, vous taquiner …

Il y a plusieurs façons d’aborder le sport en général et le football en particulier. Tu peux avoir recours à une expertise extrêmement pointue comme sur Canal +, avec des tableaux et des post-its, mais ce n’est pas l’ADN de « L’Equipe du soir » ni même de la chaine l’Equipe. On est là pour faire passer un bon moment…Il ne faut pas oublier que c’est une deuxième partie de soirée, les gens sont couchés, ils ont envie de se détendre, je n’ai pas peur du mot : c’est un peu le café du commerce, partagé avec des gens qui savent de quoi ils parlent.

On a des gens d’horizons divers et variés, on a beaucoup de journalistes de « L’Equipe » mais pas seulement, on a des journalistes de « Libération », du « Parisien » et d’ailleurs. On a aussi des intervenants extérieurs, notamment d’anciens joueurs comme Johan Micoud ou Jérôme Alonzo, et puis des gens qui travaillent dans la psychologie ou la préparation physique. Cela apporte un côté éclectique à l’émission, avec les fameux personnages !

Ce programme est aussi l’occasion, les soirs de matchs, de débriefer à chaud de la rencontre…

Le football, un sport pourtant éminemment populaire, est devenu très cher, il n’y a plus beaucoup de matchs gratuits, à part chez nous, je le rappelle … Tout le monde ne regarde pas forcément le match avec des copains au bistrot, souvent les gens le regardent seul, quand ils le regardent. Donc ils ont envie d’avoir l’avis de copains…Et les copains, c’est nous, c’est « L’Equipe du soir » ! L’émission marche particulièrement bien dès qu’il y a des gros matchs. On est alors plus là pour décrypter l’actualité chaude…

C’est assez rigolo : quand on débriefe une victoire de l’OM, on fait de forts audimats mais les supporters marseillais sont moins nombreux en cas de défaite…Alors que, avec le PSG, que ça gagne ou que ça perde, on fait toujours des cartons !

On a un public plutôt masculin et âgé, c’est d’ailleurs aussi pour cela que l’on avait décalé la programmation de l’émission. On s’est aperçu qu’après 23h 30 et même minuit, il y a encore beaucoup de gens devant leur poste de télé et qu’ils n’avaient pas forcément une émission qui leur correspond. On récupère donc, à cette heure-là, une communauté de passionnés !

Je me rends compte de cette passion au travers de mes voyages aux quatre coins de la France toute l’année. Les gens m’interpellent sur mes tirades, ils sont contents de me voir et je suis content de les voir. On en profite pour discuter de l’émission, ça a un côté sympa !

 

 

Vous évoquiez vos tirades, il y a aussi la mauvaise caméra au moment de votre présentation ou encore le fameux « Contrat / Pas contrat », qui font partie de vos marqueurs forts d’antenne…

Oui, ce sont des running-gags ! C’est comme l’histoire des personnages….Il y a 15 ans, on était 3 en plateau, Olivier et 2 intervenants. Un soir, Mémé me lit, à l’antenne, un mail d’une fille qui disait beaucoup m’apprécier et me trouver très mignon. J’ai fait mine de m’offusquer et de dire à Olivier qu’il ne m’aura pas à ce petit jeu-là, que je trouvais son procédé lamentable, que je n’allais quand même pas donner mon numéro à l’antenne ni dire que, dimanche soir, je serai au Novotel de Gerland et disponible pour boire l’apéritif. En même temps, la régie passait la musique de « La croisière s’amuse »…Je cite alors Marcel Aymé : « Je suis contre les femmes, tout contre ». On en avait rigolé ! Après l’émission, Mémé m’avait confirmé en off que, pour le coup, il avait vraiment reçu le mail…

Lors de l’émission d’après, il me relit un mail où cette demoiselle, Lucille, explique être venue mais en vain et où elle en profite pour laisser son numéro. Je balance alors une nouvelle citation et la régie remet la même musique. Le patron de la chaine, à l’époque, vient me voir après l’antenne, pour m’inciter à la rappeler, moi qui étais alors célibataire. Mais, officiellement, l’histoire s’arrête là…Officieusement, j’y suis allé et je l’ai rencontrée ! Mais je ne l’ai pas épousée….

En voyant cela, Mémé m’a surnommé le docteur Love de l’émission et a remis, la fois suivante, la même musique au moment de me présenter à l’antenne. Comme il y avait, ce soir-là, Manu Petit en plateau, il lui a trouvé une autre musique et lui a donné un autre personnage. C’est, ainsi, que sont nés les personnages de l’EDS…C’est quelque chose qui fonctionne bien, cela permet une certaine identification pour le public. On aime détester…Quand je faisais des émissions avec Pierre Salviac, il était le souffre-douleur, c’était celui que tout le monde détestait et surnommait le Footix mais, à chaque fois que j’allais quelque part, tout le monde ne me parlait que de lui…En fait, Pierre était la grande star ! Finalement, on n’aime jamais autant que ceux que l’on déteste. Chez nous, les personnages sont tranchés, on en aime certains, on en déteste d’autres, chacun a ses petits chouchous et ça fonctionne très bien comme cela !

Nous le disions, cette émission est l’occasion de débattre autour de l’actualité, notamment du ballon rond. Justement, quel bilan faites-vous de la saison de Ligue 1 qui vient de s’écouler ?

On a créé un suspense qui a existé, c’est tout le charme éternel de la Ligue 1, entre les accessits pour la ligue des champions et les places de relégués. Le suspense s’est même étiré jusqu’à la dernière seconde, avec ce penalty pour Le Havre. Mais, en même temps, il y a deux constats…

C’est un championnat qui n’a jamais été aussi déséquilibré parce que le PSG, avec sa puissance financière de club étatique, écrase tout ! C’est un constat, pas une critique mais il enlève tout suspense. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire donc ça tue, un peu, je trouve, l’intérêt du championnat. Même s’il ne faut pas oublier le passé : dans les années 70, il y avait l’hégémonie stéphanoise, dans les années 2000, celle lyonnaise…mais il y avait encore un semblant d’intérêt sportif qu’il n’y a plus.

Après, on arrive au bout d’un processus, d’une incompétence totale de la part de nos dirigeants, qui emmènent nos clubs français au bord de la faillite. Pour la première fois depuis 40 ans, on va faire des budgets sans droits télé, ce qui est incroyable ! D’autant plus que le football français, en général, ne s’est jamais aussi bien porté. On a vu l’équipe de France olympique arriver en finale des Jeux de Paris, ce qui ne s’était produit qu’une fois, en 1984, on a une équipe de France qui arrive régulièrement en finale de coupe du monde, on voit le Paris Saint-Germain qui remporte la Ligue des champions, on a une formation extraordinaire, qui produit des joueurs à tours de bras…Je voyais encore récemment une statistique : sur les 5 dernières années, on est le deuxième plus grand pays au monde exportateur de footballeurs, derrière le Brésil. On ne fait pas que du quantitatif mais aussi du qualitatif…J’en parlais, à l’Euro, avec l’entraineur italien de la Hongrie, qui me disait qu’il arrivait à avoir 10 à 15 joueurs de haut niveau, là où nous en avons 30 à 40. Griezmann a pris sa retraite internationale, ce qui est une catastrophe en termes de jeu pour les bleus, mais, derrière, on a Olise, titulaire au Bayern, l’un des plus grands clubs au monde et on voit arriver Cherki. Idem pour les défenseurs centraux, qui sont nombreux…C’est extraordinaire !

Les stades n’ont jamais été aussi pleins, on a tourné à plus de 30 000 spectateurs de moyenne cette année en Ligue 1, ce qui était du jamais vu. Donc on ne s’est jamais aussi bien portés de façon objective et aussi mal de façon subjective parce que nos dirigeants ont fait absolument n’importe quoi avec nos droits télé.

On parle d’assèchement des droits télé mais cela voudrait dire que la source s’est tarie…Je ne suis pas d’accord avec ce terme car on a directement coupé la canalisation, tout cela par l’incompétence et l’égo mal placé de nos dirigeants. On se retrouve dans une immense difficulté ! Il ne faut pas oublier que, derrière, c’est une casse sociale qui attend les clubs, qui était totalement évitable. Les dirigeants ont craché sur Canal + et, aujourd’hui, ils le paient très cher !

 

 

Un mot, peut-être, sur l’ASSE, un club qui vous suivez de près ?

C’est la première fois de son histoire, en 92 ans, que le club redescend l’année de sa remontée…Je suis dans ce milieu depuis une trentaine d’années et je me dis que c’est la descente la plus stupide – car évitable – de l’histoire. On en revient à ce que je disais sur les problèmes financiers : je ne sais pas si les stéphanois croyaient au père Noel ou au bon Dieu mais, en tout cas, il est arrivé sur terre avec le messie Larry Tanenbaum. Au moment où je l’ai rencontré, lors du derby, pour faire son portrait, il était redescendu à la 1305è plus grande fortune au monde, après avoir perdu 200 millions de dollars dans la semaine. Sa fortune personnelle est estimée à 2,5 milliards de dollars…à laquelle s’ajoutent une société évaluée à 8 milliards et toutes les franchises, hors USA, de baskets et de hockey sur glace. Donc c’est quelqu’un d’infiniment riche et d’infiniment passionné de sport, qui était prêt à investir.

Encore une fois, il y a eu des erreurs d’appréciation et de jugement, ainsi qu’une greffe culturelle qui n’a pas pris avec une approche nord-américaine du sport, où il n’y a pas de descente, différente de celle de la Ligue 1,…Ils ont fait une arrivée comme j’en ai vue des dizaines dans ma carrière, en expliquant à tout le monde ce qu’est le football, alors que la gestion est ancestrale. Ils ont voulu tout révolutionner, ils ont fait n’importe quoi et ont réussi le tour de force de faire descendre le club une année où la Ligue 1 était d’une faiblesse abyssale. Notre championnat a toujours sa même exigence physique, il faut y avoir de réelles qualités athlétiques mais le niveau technique était bas.

L’année dernière, les verts étaient montés de façon assez miraculeuse, avec une équipe très moyenne de Ligue 2, qu’ils ont simplement rafistolée. Ils se sont servis de la Ligue 1, en fait, comme d’un laboratoire et d’un centre de formation…Alors que c’est un sport d’adulte, dans lequel on ne peut pas y arriver en jouant avec des gamins. Les joueurs ont beau être bons, ils ont explosé en plein vol ! D’ailleurs, lors du dernier match, sur les 11 recrues de la saison, seules 2 étaient sur le terrain.

Le club est descendu et c’est une énorme catastrophe ! Tout le monde pense qu’ils vont remonter de suite grâce à leur puissance financière…Mais je mets 2 bémols. D’abord, quand on descend, on ne sait jamais quand on remonte. Saint-Etienne, à chacune de ses relégations, a mis au moins 2 à 3 ans avant de remonter. Ce qui voudrait dire avoir perdu 5 ans dans le projet !

D’autre part, même si la canalisation de la Ligue 1 s’est cassée, on va bien finir par trouver une solution. Je pense que le vrai prix de la Ligue 1 n’est pas proche du milliard, n’en déplaise à Monsieur Labrune mais plutôt dans les 400 à 500 millions d’euros. Donc un festin deux fois moins important qu’habituellement…Ce qui veut dire que tu as tout intérêt à t’asseoir à la table des seigneurs parce qu’il y a aura forcément moins de miettes à balancer aux petits. C’est le principe d’une crise économique : les riches sortent plus riches et les pauvres plus pauvres. L’absence de l’ASSE a cette table-là est une énorme erreur ! C’est pour cela que je suis assez inquiet et assez en colère, tellement cela était évitable !

Dans la situation dans laquelle se retrouve notre championnat, on ne peut pas faire l’économie de grands clubs historiques, comme Nantes, Bordeaux et Saint-Etienne. On s’aperçoit que Nantes vivote, que Bordeaux s’est cassé la figure par l’incompétence de ses dirigeants et que Saint-Etienne, par un accident industriel, est tombé en Ligue 2.

 

 

On va essayer d’être optimiste : le seul club à remonter et à avoir été champion, c’est justement Saint-Etienne en 63/64…Mais j’y crois peu !

Vous avez, Bernard, de nombreuses casquettes, vous avez sorti 10 livres sur le football avant, l’an dernier, de publier votre premier roman. Quels sont, ainsi, vos projets littéraires ?

J’ai sorti, effectivement, il y a presque un an, « Le dernier verre », aux éditions En exergue et tout le monde m’avait demandé pourquoi un roman sur cette histoire de 4 copains qui se retrouvent tous les vendredis soirs dans un bistrot. En fait, c’est une histoire que j’avais en tête depuis plus de 20 ans…Je n’ai pas mis 20 ans à l’écrire, j’ai mis 20 ans à la publier, ce n’est pas exactement la même chose ! Il y a une quinzaine d’années, alors que j’intervenais en alternance avec Vincent Duluc dans « 100% foot » sur M6, j’avais rencontré une grande éditrice qui m’avait dit que ce n’était pas dans ce domaine du roman que les gens m’attendaient. Je commençais à être un peu connu et les gens voulaient me lire sur mon cœur de métier qu’est le football. Elle m’avait conseillé de commencer par publier des livres sur ce sport avant, un jour, de proposer des projets plus personnels. Il y a quelques jours, j’ai d’ailleurs retrouvé son numéro et en ai profité pour lui envoyer un petit message de remerciementsJ.

 

 

A Rennes, en marge d’un reportage au Stade Rennais, je suis resté chez un copain publicitaire, qui m’a alors conseillé, parce qu’on n’est jamais à l’abri du succès selon lui, d’anticiper l’écriture d’un deuxième roman. Moi qui avais mis 20 ans à publier le premier, je lui ai répondu que je n’étais pas sûr que ça arrive à nouveau. Surtout, en vérité, je n’avais aucune idée…

Avec mon copain, on fait le marché breton ensemble, on mange des huitres, on boit un verre de vin blanc, on tombe sur des potes à lui et ça finit en barbecue géant …Je me retrouve en bout de table, une fille vient s’asseoir à côté de moi et, je ne sais pas pourquoi, elle me raconte sa vie, notamment comment celle-ci a basculé sur un baiser volé. Elle qui était mariée et rangée, comme je lui ai dit, « en baissant la vitre de sa voiture, elle a baissé sa garde et sa vie a volé en éclat ». Au bout de 15 minutes de discussion, le garçon qu’elle avait embrassé nous rejoint à table et me raconte sa version…Je les regarde et  je leur dis qu’avec leur accord, ils seront les héros de mon deuxième roman ! J’ai même le titre du bouquin dans la tête : « Je l’ai embrassé ».

Le premier roman est une histoire d’hommes, de copains désenchantés qui ont une vision quand même assez acide de la vie et de la société, mais, au final, il reflète la quête éperdue d’amour qu’habite chacun d’entre nous. Là, je vais prendre le contre-pied, en rentrant dans l’âme et dans le cœur d’une femme, je vais raconter une histoire d’amour à travers le prisme d’une femme qui n’aurait jamais dû faire un pas de côté et se laisser emporter. J’ai pris des notes pendant 6 à 7 mois, j’ai commencé à réfléchir, pour ne pas faire quelque chose de trop amoureux non plus, je voudrais un personnage imaginaire un peu déluré, avec un peu d’humour…

Jusqu’à ce qu’en décembre, dans mes montagnes, un de mes 2 meilleurs amis d’enfance m’incite à rencontrer une femme ayant appartenu au milieu marseillais. Je n’étais pas très chaud mais mon pote m’a convaincu en m’expliquant que j’étais le seul capable d’écrire ses mémoires, moi qui avait déjà réussi à accoucher Jean-François Larios.

 

 

Je suis allé rencontrer ce petit bout de femme assez extraordinaire, Arlette, une fille de policier qui s’était amourachée d’un des fils des barons corses de la drogue, membres de la « French connection », à savoir l’exportation de l’héroïne depuis Marseille jusqu’aux Etats-Unis. Par amour et par fidélité, elle a quand même écopé de 15 ans de prison. On a passé une première soirée ensemble et je lui ai demandé son accord pour proposer son histoire à des éditeurs parisiens. Beaucoup se sont montrés intéressés, je suis donc retourné la voir en février, on se tutoie maintenant et elle m’a confirmé qu’elle ferait ce livre avec moi ! Je vais donc aller passer prochainement 15 jours avec elle pour qu’elle me raconte toute sa vie et toute son histoire. J’espère publier le bouquin au premier semestre 2026…C’est une nouvelle belle aventure humaine qui s’annonce ! Son milieu et son époque ne sont pas du tout les miens, j’ai donc hâte…Son destin de femme libre et libertaire, pas du tout féministe, à braver les interdits et l’autorisation parentale, me touche et m’accroche, moi qui ne place aucune valeur au-dessus de celle de la liberté.

Un roman est une mise à nu, les retours me touchent encore plus que lorsque j’écris un article. Là, c’est un sujet sensible mais j’ai accroché dès notre première rencontre. Je cosignerai ce livre et je l’assumerai, comme j’ai assumé tous mes papiers. Son histoire est incroyable, j’aime les gens, comme elle, qui osent dire non à des destins de vie tout tracés, qui acceptent de s’en rebeller et d’en payer le prix, au nom de la liberté et de leur liberté. A l’époque, la condition féminine n’était pas exactement la même que celle d’aujourd’hui, le statut d’une femme dans un milieu aussi macho et violent que pouvait être celui de la mafia corse à Marseille n’était sans doute pas évident….En plus, elle a un physique incroyable, c’est une femme très belle, très solaire et pas très grande… Ses yeux bleus transpercent et on voit qu’elle a du caractère, chose que j’adore !

Merci, Bernard, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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RTL2 Littoral : Jean-Michel Ollagnon évoque cette belle radio locale et l'évènement musical inédit qu'il coorganise le 14 juin prochain !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jean-Michel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le samedi 14 juin prochain aura lieu « Rock‘In Agde », le plus grand concert amateur de musique de la région. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’avoir participé au développement de ce beau projet ?

Quand on est venu me proposer ce projet, j’ai tout de suite validé, j’ai tout de suite eu l’envie d’y participer. Du fait de l’état d’esprit, de la participation des amateurs, du rock, …Il y avait énormément de choses additionnelles qui étaient positives dans l’organisation de ce festival ! J’ai trouvé, dans la proposition qui m’a été faite, des gens extrêmement investis, passionnés, qui adorent ce qu’ils font et qui ont eu très envie que ça réussisse. Cela m’a incité à rejoindre l’équipe organisatrice !

On est sur le projet depuis début 2025, c’est extrêmement court parce que, normalement, il faut 12 mois pour préparer une telle soirée…Là, on a deux fois moins de temps, on est un peu dans l’urgence mais on va y arriver ! Justement, je pense que c’est aussi cette urgence qui fait que c’est encore plus passionnant.

Plus concrètement encore, comment va se dérouler la soirée ?

D’ores et déjà, on a voulu organiser un concert avec 100 musiciens et chanteurs amateurs, qui vont jouer tous ensemble sur une même scène. Ce n’est pas facile à gérer parce que les gens viennent de toute la France, on en a de Vendée ou même encore de la côte d’azur.

Au hasard de nos rencontres, on a croisé le responsable d’une école lyrique qui a fait l’ouverture des Jeux Olympiques 2024, qui a une partie de l’école à Paris et l’autre à Montpellier. Il nous a dit adorer notre projet et vouloir y participer. Donc, en plus des 100 musiciens, on aura un chœur lyrique de 20 chanteurs. Comme c’est compliqué de les faire venir avant, ils travaillent de leur côté et nous les retrouveront lors de la répétition générale.

Après, la grosse difficulté a été le financement. C’est quelque chose qui n’est pas facile…On est en association donc il a fallu trouver des partenaires, des administrations, des sponsors…La ville a foncé tête baissée dans le projet parce qu’ils ont adoré l’idée et beaucoup d’autres ont aussi validé le fait qu’ils voulaient nous aider financièrement.

C’est une belle aventure !

Sans doute aussi que cette soirée sera l’occasion de registres musicaux variés, pour le plaisir du plus grand nombre ?

L’idée est de faire une soirée populaire, avec uniquement des morceaux et des titres qui sont ultra connus et qui sont globalement diffusés sur RTL2. La playlist a été travaillée dans ce sens-là, on ne va pas aller jouer des compos totalement inconnues, cela n’aurait aucun intérêt. On aura des musiciens amateurs et, souvent, dans leur garage, leur chambre ou leur sous-sol, ils reproduisent des morceaux qu’ils entendent à la radio, qu’ils aiment et qu’ils écoutent. C’est dans ce sens-là que l’on avait envie de faire plaisir au public, qui viendra nombreux, je l’espère mais je n’en doute pas.

Humainement parlant, le fait de travailler avec des amateurs passionnés doit être très plaisant ?

Oui, parce qu’ils voient bien l’investissement que toute l’équipe met, ainsi que les efforts faits et le temps passé à l’organisation. Ils en sont extrêmement reconnaissants ! Demain, si je suis batteur dans mon sous-sol et que je ne suis jamais sorti, ma batterie va peut-être sortir de chez moi pour la première fois, je vais être sur scène et me retrouver avec 90 copains autour de moi qui vont jouer exactement les mêmes morceaux. Donc on rentre dans une aventure, dans un groupe, dans une famille, c’est positif ! On y parle le même langage, celui de la musique amateur, avec ces gens qui sont des passionnés. C’est au travers de cela que des groupes, en interne, sont en train de se former …Ils ne se connaissaient pas hier et, demain, ils répètent ensemble chez eux, ils covoiturent, ils s’appellent parce qu’ils ont une difficulté à passer un morceau…C’est génial !

 

 

Le concert aura lieu pile une semaine avant la fête de la musique, ce sera comme une sorte d’apéritif…

C’est fait exprès ! En fait, la première date que l’on avait évoquée était celle du 21 juin, ce qui semblait logique à la vue du plateau. Sauf que l’on a été rapidement confrontés à des problèmes d’ordre technique, d’abord de disponibilité des services municipaux qui, le soir de la fête de la musique, sont débordés parce qu’il y a des évènements partout. Egalement parce que beaucoup de ces amateurs qui participent ont déjà quelque chose de prévu le 21 juin. Donc on n’a pas mis longtemps à changer la date et à décaler d’une semaine…De suite, tous les feux sont alors passés au vert !

A quelques jours de la date du concert, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Quels sentiments prédominent actuellement ?

Je pense que l’adrénaline montera à J-3 ou J-4, où on sentira les choses s’accélérer. Je ne suis pas seul à organiser cet évènement et nous sommes tous plutôt sereins. Nous faisons face à des petites difficultés mais cela fait partie du jeu, on les gère au jour le jour.

On est persuadés que l’idée est géniale, que les gens vont s’éclater et qu’ils vont valider tout ce que nous sommes en train de mettre en place. Il ne faut pas oublier que nous sommes des personnes du spectacle, il y aura donc beaucoup de surprises !

On est impatients que ça arrive mais ne précipitons rien, les choses arriveront à la vitesse à laquelle elles doivent arriver.

Peut-être que cette première édition pourrait d’ailleurs en appeler d’autres ensuite ?

On nous a déjà sollicités pour d’autres numéros ! On espère que l’on pourra pérenniser cela de façon permanente chaque année, le week-end aux alentours du 14 juin…Mais ne soyons pas présomptueux, on va d’abord faire une première édition, veillons à ce qu’elle se passe bien, débriefons ensuite pour définir ce que l’on pourrait faire différemment par la suite….et travaillons sur la deuxième édition, on l’espère, à partir du mois de septembre !

En parallèle, vous êtes responsable de la station RTL2 Littoral, ce qui doit vous permettre des activités, au quotidien, très plaisantes personnellement et professionnellement…

Je suis un touche à tout ! Je suis dans la radio depuis l’âge de 14 ans et j’en ai maintenant 55 donc je connais bien ce monde. Je suis passé par tous les stades, du standard téléphonique à des années d’antenne, sans oublier la technique. J’ai gravi tous les étages que l’on peut imaginer, jusqu’à ce que je prenne la direction, dans une suite logique.

Oui, la masse de travail est importante mais cela fait aussi partie des responsabilités quand on dirige une station de radio en province. Je suis attentif à la qualité de l’animatrice, Anaïs, je suis là pour l’épauler et l’aider quand elle en a besoin, je suis là aussi pour trouver du financement parce qu’il faut faire tourner la radio, je suis également là pour monter des opérations antenne, comme celle de « Rock’In Agde ». Je représente la radio, je suis en permanence à l’extérieur pour rencontrer des gens…Oui, c’est un métier passionnant !

Le décrochage local qu’offre la radio permet de mettre en avant notamment des évènements et des actions de proximité…

J’ai toujours travaillé dans cet axe-là ! Je connais donc bien la fabrication d’un programme qui se veut de proximité, avec de la valeur ajoutée et avec de l’échange permanent avec les acteurs de la culture musicale, cinématographique, théâtrale, sociétale de l’endroit où on se trouve. La radio doit être le point relai entre « J’organise » et « J’ai envie de le faire savoir », on est aussi là pour ça ! J’aime cela et je ne m’en prive pas !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours radiophonique et musical ?

Je le redis, je suis un passionné ! Cette passion ne m’a jamais quitté depuis toutes ces années et je vais continuer à me faire plaisir, à venir travailler en chantant le matin. Une phrase m’a marqué et me marquera à vie : un jour, ma grand-mère, qui n’est plus là maintenant, m’a dit « C’est la première fois que je vois quelqu’un partir travailler en sifflant, tu es heureux de partir bosser ». J’avais 20 ans et je travaillais en radio…Déjà, j’allais travailler avant tout pour me faire plaisir ! Donc on peut me souhaiter que ça continue et que je prenne toujours autant de plaisir à faire ce que je fais…

Merci, Jean-Michel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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France 2 / La manière forte : Grégoire Bonnet nous en dit plus sur ce nouveau personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Baptiste LANGINIER

 

 

Bonjour Grégoire,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce vendredi 6 juin sera diffusé, en prime-time sur France 2, « La manière forte », où vous y interprétez le personnage de Thierry Chevalier. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, c’était super ! On s’est rencontrés, avec Lionel Olenga, le producteur et l’auteur, sur « Le code », une série qu’il avait écrite et où j’avais un rôle semi-récurrent. Puis on s’est dit que ce serait marrant de faire un personnage qui sorte un peu des sentiers battus, quelqu’un de le vieille école, à côté de la plaque, homophobe, raciste mais de toujours drôle.

C’est, en fait, un vieux con mais que je trouve assez attendrissant. Surtout, c’est un bon flic !

Ce téléfilm est aussi l’occasion de côtoyer un chouette casting et de tourner dans une belle région…

Vraiment, la plupart des comédiens trouvent tous les endroits formidables mais j’ai a-do-ré Angoulême. J’y suis retourné pour une avant-première, j’adore les restaurants, j’adore les gens, j’adore la ville, j’ai adoré Angoulême !

Quel regard portez-vous sur votre personnage, cet ex-policier aux méthodes très controversées ? Il vous permet, en tout cas, une palette de jeu sans doute plaisante à défendre…

Vous avez complètement raison ! Vous savez, quand j’ai démarré ce métier, mon objectif était de jouer dans beaucoup de théâtres à Paris et en province, de jouer à la télé, de faire du cinéma et, surtout, d’interpréter différents rôles pour ne pas me cantonner. Depuis, j’ai eu la chance de jouer plusieurs rôles, notamment, depuis 10 ans, dans « Scènes de ménages » ou encore ce flic dans « La manière forte ». Récemment, j’ai aussi tourné avec Josée Dayan.

Pour moi, c’est un rôle qui est vraiment formidable ! En plus, on peut faire rire les gens sur des sujets qui sont quand même très touchy et qui sont, maintenant, très sensibles…Donc on peut faire rire les gens, si on est bon !

Je n’ai pas eu de source particulière d’inspiration. J’ai essayé de travailler dessus tout seul, par moi-même, comme un grand. Surtout, il y a eu un suivi de la part de Lionel sur le binôme avec la formidable Clarisse. Je n’ai pas trouvé de source d’inspiration aussi parce que je trouve que ce genre de personnage est très très rare à la télévision. De toute façon, les acteurs, très souvent, veulent jouer des gentils…C’était plutôt un risque de jouer ce personnage avec pas mal de défauts …Mais il est quand même marrant. C’était un peu la gageure de ce projet !

 

© Baptiste LANGINIER

 

Le binôme qu’il forme avec Wendy Kabongo, jouée par Clarisse Lhoni-Botte, est aussi l’occasion de moments très « savoureux »… 

Absolument ! On s’est très bien entendus avec Clarisse…Avant-même le tournage d’ailleurs, où on avait passé une soirée très rigolote, à boire des coups, à se marrer et à faire connaissance. Quand vous travaillez trois semaines non-stop avec un ou une partenaire, je trouve que c’est quand même bien de boire un verre avant. C’est mon avis mais chaque acteur a sa méthode de travail…

C’était vraiment un énorme plaisir de tourner avec Clarisse ! Avec qui, d’ailleurs, on s’est retrouvés cette semaine à Roland-Garros puisque France 2 a eu la gentillesse d’inviter certains de ses « talents », comme ils les appellent.

D’ailleurs, quels retours aviez-vous pu avoir du public lors de l’avant-première ?

Le public était vraiment enthousiaste, c’est super ! La soirée était très agréable…Pour vous dire la vérité, on a bu des coups après en ville.

Le téléfilm est déjà disponible sur France.TV depuis samedi dernier et ça marche très bien, ce qui nous rend très heureux. On espère que ce sera aussi le cas pour la diffusion, car on aimerait qu’il y ait un 2, un 3, un 4, un 5,…On n’a qu’une envie, c’est de se retrouver ! On pourrait aller encore plus loin…Je vais vous dire, il y a même eu des moments coupés par la chaine, qui étaient un peu osés…

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Vous savez quoi ? Je vais vraiment nous dire la vérité : en ce moment, je dis non à tout ! Je suis bien, je suis sur M6, j’attends de voir ce qui va passer avec France 2 et, pour l’instant, peu d’autres projets m’ont intéressé. J’ai beaucoup travaillé l’année dernière, j’étais au théâtre avec Michèle Laroque, j’ai joué avec Lucien Jean-Baptiste,…Mais, du jour au lendemain, des projets qui m’intéressent pourraient très bien tomber, qui me feraient partir sur d’autres aventures.

Merci, Grégoire, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Koh Lanta : Noémie fait le bilan de ses 35 jours d'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

Bonjour Noémie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – La revanche des 4 terres » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Complètement ! C’est vrai que, mine de rien, c’était il y a quelques temps, cela avait été tourné durant le mois de septembre et, avec le temps, on oublie un petit peu. Donc le fait de revivre cela, de le partager avec les proches et de découvrir un peu aussi ce qui s’est passé nous replonge complètement dedans et on revit une deuxième fois l’aventure en fait.

Le départ, je l’ai vécu comme mon premier départ… l’épisode, cette semaine, de ma sortie a été très intense. Mais c’est quand même hyper chouette de revoir toutes ces images et de, enfin, pouvoir le partager, le montrer à nos proches.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

C’était, forcément, pour le dépassement de soi mais tout aventurier dira cela ! C’était aussi pour l’aventure humaine…Là, c’est vrai que l’on était 24 aventuriers avec 24 personnalités totalement différentes et c’est ça qui fait la richesse de « Koh Lanta ». J’étais vraiment à la recherche de cela, de créer des amitiés, de créer des liens forts et, là, pour le coup, on peut dire que mon « Koh Lanta » a été réussi puisqu’avec Jérôme de l’ouest et Maël, c’est bien plus que ce que je n’espérais en termes de relations humaines que j’ai pu avoir sur le camp.

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en comprenant l’existence de 4 tribus, représentant les 4 grandes régions de France ?

Déjà, ma saison préférée de « Koh Lanta » était « Les 4 terres » donc j’étais hyper heureuse et flattée de faire « La revanche des 4 terres ». J’avais trouvé que c’était vraiment un super concept. D’autant plus qu’il ne faut pas oublier que je suis bretonne, j’étais très fière de représenter l’ouest. Le concept était vraiment top…Par contre, il faut savoir que c’est hyper compliqué de commencer l’aventure à 6, alors que, d’habitude, c’est une aventure qui commence à 10 ou à 12…Quand on commence à éliminer, très vite on se retrouve peu nombreux et ça demande d’autant plus d’efforts et d’énergie en début d’aventure.

Parmi les autres surprises, on peut penser à l’existence de l’ile de l’exil, au cadre très rude. Sans doute que c’était incitatif à ne pas finir derniers …

Complètement ! Quand ça va avec l’équipe et que tout va bien, on est content mais l’ile de l’exil est aussi propice à se prendre la tête. En plus, ça nous enlevait du confort et des heures de sommeil que de dormir sur des cailloux. Je ne sais pas si vous l’avez déjà fait, en tout cas je ne vous le conseille pas parce qu’on ne dort pas beaucoup ! Déjà, on a très peu de confort sur « Koh Lanta » et ça nous enlève le peu de confort que l’on a. Les conditions étaient dures et on avait comme objectif de ne pas y aller, c’est certain ! Mais on ne l’a fait qu’une fois, le jour de mon anniversaire d’ailleurs …

Dans l’épisode diffusé cette semaine, après avoir disputé une épreuve éliminatoire, Claire et Jérôme le catalan sont revenus sur le camp, en vous présentant un collier d’immunité qui les protège tous les deux. Quelle avait alors été votre réaction à ce stade-là de l’aventure, alors que les alliances semblaient établies ?

C’est vrai que l’on se voyait tous les 5 à l’orientation, ça je ne vous le cache pas. On était vraiment dans une grosse zone de confort et même trop, on a complètement baissé la garde et c’est vrai que ça a complètement redistribué les cartes quand Jérôme et Claire arrivent avec leur collier. C’est une période qui a été un peu pas facile. Mon « Koh Lanta » a toujours été un peu en dents de scie, je n’ai jamais été dans une zone de confort où je me suis dit « c’est chouette, c’est cool ». C’est un peu le seul moment où je me suis octroyé cette possibilité de me dire « Ah, finalement, ça le fait » alors que pas du tout. Dans « Koh Lanta », il n’y a rien qui est acquis, il faut vraiment le retenir, tout est possible jusqu’au dernier moment.

Le lendemain a eu lieu le mythique parcours sur l’eau. Il ne vous a pas manqué grand-chose pour l’emporter…

Oui ! En plus, c’est vrai que je me suis découverte assez à l’aise en équilibre pendant « Koh Lanta ». Il y avait eu l’épreuve de la marche sur l’eau avec les plateaux, il y avait pas mal d’épreuves où, en équilibre, j’étais quand même pas mal…Pour moi, c’était une épreuve qui était faite pour moi, j’étais hyper sereine en plus, pas stressée, très focus donc, forcément, grosse frustration de voir que c’est Jérôme qui l’emporte. Après, il n’a pas volé sa victoire, il a été meilleur que moi mais ça explique les quelques larmes que j’ai pu avoir, parce que la pression retombait et, forcément, il y avait de la frustration.

Le soir même, comment abordez-vous le conseil ? Les tractations ont été nombreuses les heures précédentes et on vous a vue rester fidèle à vos camarades historiques d’aventure…

Oui ! Il faut savoir qu’on revient de loin, les oranges. Il faut se rappeler qu’au huitième jour, on n’était plus que trois. Cela nous a vraiment soudés, on a traversés des grosses galères et on s’est portés tous les trois jusqu’au 35è jour. Il était pour moi inenvisageable de voter que ce soit contre Jérôme ou contre Maël. En tout cas, ce n’était pas mon jeu, la trahison n’était pas possible donc je préférais sortir la tête haute, fière de mon aventure, que de devoir trahir comme un membre de ma famille.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure à l’autre bout du monde ?

Ils sont multiples ! Si je devais en sortir un, ce n’est pas le plus beau c’est sûr mais ça a été un moment marquant de mon aventure, ça a été le départ de Romane, quand on se retrouve les trois oranges à pleurer son départ au 8è jour et où on se rend compte que l’aventure est un peu compliquée pour nous. Là, ça nous a vraiment soudés tous les trois, avec Jérôme et Maël. C’est à ce moment-là que l’on savait que l’on avançait ensemble et que ce départ nous avait créé une véritable cohésion. En tout cas, c’est un moment hyper fort pour moi et ça a été un tournant dans mon aventure !

Sans doute aussi que les deux victoires lors des destins liés ont été des moments forts en émotions….

Complètement ! C’est une grosse fierté d’avoir remporté ces individuelles avec Maxime, on l’a fait ensemble. En plus, c’étaient des épreuves où on s’est aidés, Maxime a pris le lead sur les insectes en gobant tout et, sur l’équilibre, je l’ai porté vers la victoire. Donc on a fait un véritable travail d’équipe tous les deux, on en garde un super souvenir, sachant qu’avec Maxime, on ne se connaissait pas tant que cela avant les destins liés. C’était un peu un coup de poker d’avoir fait ce duo tous les deux mais j’étais hyper ravie et très flattée qu’il m’ait choisie.

A l’inverse, au quotidien, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Forcément, il y a la faim parce qu’on crève vraiment de faim. C’est très dur de gérer cela. Ce qui a été vraiment compliqué, où je n’étais pas prête psychologiquement, c’était l’humidité. On a eu des conditions vraiment difficiles sur le camp, on a eu la pluie quasiment tous les jours…D’ailleurs, on le voit dans le dernier épisode, on est heureux de voir du soleil ! Cela a été difficile de vivre dans l’humidité parce que qui dit humidité dit de dormir avec des vêtements trempés, ça créé du froid, on paume de l’énergie. Il y a beaucoup de choses en parallèle qui font que c’est dur, ça a vraiment rajouté de la dureté dans le jeu.

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches ou activités aviez-vous plus particulièrement l’habitude de faire ?

C’est vrai que je suis un peu touche à tout, je ne suis pas excellente dans des domaines. En tout cas, pour le bois, je participais, pour la cuisine aussi. J’adore cuisiner en plus donc j’étais contente d’être un peu au fourneau, on va dire, de la marmite de « Koh Lanta ». Cela me faisait plaisir d’essayer de donner des petits plats qui étaient bons à manger. Voilà, j’étais un peu touche à tout, je faisais un peu de tout, c’était ma façon à moi de participer aux tâches ménagères et aux tâches journalières du camp.

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

Complètement ! Franchement, je ne demande que cela, de repartir ! Par contre, je pense que je ne changerais rien dans mon jeu ni dans ma façon d’être, sauf des chaussures qui sont plus adaptées au jeu…Parce que les miennes étaient vraiment très souples et il y a eu certains jeux où j’ai galéré. Mais, autrement, si on m’appelle, je repars dès demain parce que je pense que je suis une fille qui est chalengeuse et qui adore vraiment tâter ses limites, chose que j’ai eue dans « Koh Lanta ». On en est piqué en fait donc c’est vrai qu’on rêve d’avoir un retour où on récupère notre confort de vie mais, en fait, après cela, on ne rêve que d’une chose, c’est de repartir dans l’aventure. Je pense que quasiment 100% des aventuriers diraient la même chose que moi…

Merci, Noémie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Mathilde Gardien évoque la sortie du premier album du quartet Menalua !

Publié le par Julian STOCKY

@ Visual FX

 

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le 6 juin prochain sortira « Premier printemps », le premier album du quartet Menalua. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Complètement ! Ce sont des morceaux qui ont été écrits ces deux dernières années donc cela reste une musique assez récente dans nos esprits. C’est toujours une émotion de les voir rassemblés dans un objet, avec un ordre précis, une narration. On vient d’ailleurs tout juste de recevoir les CDs chez nous, ça fait quelque chose !

 

 

C’était aussi mon tout premier enregistrement et cela reste un exercice difficile : un album, c’est une photo, à un instant T, de qui on est en tant qu’artiste, de la forme physique et mentale que l’on a ce jour-là. Il faut lâcher prise sur le fait que ça fige une matière. Avec du recul, je suis quand même contente, ce qui n’était pas gagné d’avance, de ces 4 jours d’enregistrement. Donc, oui, très heureuse de cette sortie!

Neuf titres seront à retrouver sur cet album…

Il y a une sorte de fil rouge qui est la manière dont cela a été concrétisé. Le répertoire de Menalua provient du binôme de composition que je forme avec Romain Salmon (guitare). Pour ma part, je m’aide beaucoup du piano pour composer. Il y a des compositions qui viennent de lui, d’autres qui viennent de moi, et il y en a pensées à deux dès le début. Forcément, on retrouve une touche commune, ainsi qu’une prégnance de musiques brésiliennes et flamenco. Pour autant, je ne dirais pas que l’on fait de la “world music” à proprement parler, mais je pense que, dans chaque morceau, on peut repérer des clins d’œil, certains même inconscients. Tout cela forme - j’espère ! - une signature cohérente dans l’écriture et dans la musique…

 

 

Je suis la seule à écrire les textes, en tout cas jusqu’à présent. Je fais au gré de mes inspirations... La chanson « Intruders » (« Les intrus ») est la plus personnelle. Elle parle d’un proche, qui pourrait être considéré comme un intrus dans la société. L’exclusion est un thème qui me touche beaucoup. Cette chanson, c’est celle que je chante avec le plus de lourdeur et que je n’ai pas pu écrire en français, parce que c’est trop intime. Mais il y a aussi des chansons plus légères…

Ces différentes casquettes artistiques portées sur ce projet ont certainement dû être très enrichissantes…

Ça, c’est sûr ! Je le disais, c’est la première fois que je concrétise un album et, en tant que groupe émergent, nous ne bénéficions pas d’un entourage professionnel très conséquent. Concernant la direction artistique, on a voulu faire quelque chose de sobre et épuré, parce que ça nous correspond…Pour la pochette et le graphisme, on a eu le plaisir de collaborer avec Julia Salmon dont on adore le travail.

En tant que compositrice, j’ai concrétisé des choses et ça fait du bien. Sur mon téléphone, j’ai des centaines de notes vocales pleines de premières bribes. Il est terriblement difficile, pour moi du moins, de dépasser ce stade de l’idée. J’ai pu me prouver que je pouvais aller au bout du processus. C’est important, il y a des moments où il est l’heure de finaliser. Pour des projets ultérieurs, je vais essayer de garder cette dynamique en tête…

 

 

Plusieurs dates sur scène sont déjà calées aux quatre coins de la France…

Oui, dans le sud, en Bretagne, dans le Sud-Ouest, en Belgique, à Paris…Il y en a pour l’instant une dizaine à venir. Cela fait le lien avec la question précédente, on a embrassé pas mal de casquettes artistiques, nous sommes notamment nos propres producteurs sur cet album. A part la presse, nous avons endossé tous les métiers en lien avec la sortie de l’album. Dès fois, il est clairement frustrant de passer plus de temps à faire de l’administratif que de la musique mais c’est, après tout, un véritable apprentissage, qui permet d’être indépendant. On a pu faire ce que l’on voulait donc je n’ai pas de regret à ce niveau-là.

 

@ Visual FX

 

A quelques jours de la sortie officielle de l’album, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

J’en avais parlé avec des amis musiciens, eux-mêmes épuisés juste avant la sortie de leur propre album. C’est vrai que c’est très prenant. Cela génère énormément de charge mentale, surtout quand on gère tout. Donc il y a un petit épuisement, relatif, de ne penser qu’à cela mais qui est quand même contrebalancé par l’excitation de sortir l’album.

Ce dernier a été enregistré il y a de nombreux mois et, en tant qu’artiste, on avance, on n’est plus forcément au même endroit. Il y a ce décalage un peu étrange. Mais le plaisir de la concrétisation reste là ! J’ai hâte aussi, maintenant, de développer un peu plus la partie live…C’est un répertoire que l’on jouait déjà sur scène mais, une fois l’album enregistré, je pense que l’on peut encore franchir un nouveau palier de maturité sur les morceaux, scéniquement, en s’autorisant à prendre plus de risques !

Sans doute avez-vous hâte aussi de découvrir les retours du public ?

Oui ! Je suis un peu « fébrile », la sortie d’un album de compositions est toujours un petit coming out. Et puis, il y a une sorte de mise à nu au travers des paroles…Donc j’ai hâte de voir comment ça va être reçu. Même si j’essaie de ne pas trop y penser, car l’obsession de la validation extérieure est malsaine et, au final, inintéressante.

Ceci dit, sur ce répertoire précis de l’album, on a déjà fait des concerts où on a pu avoir des premiers retours. J’ai l’impression que c’est une musique accessible qui peut parler à des publics différents.

 

@ Visual FX

 

Une cagnotte Ulule est également en ligne…

Elle permet de précommander l’album ou de soutenir le projet. Nous avons été agréablement surpris de la participation rapide des gens. On a, maintenant, le petit stress absolument classique de fin de cagnotte…

Cette première expérience vous donne-t-elle déjà l’envie de renouveler l’expérience ?

Oui ! On va savourer cet album-là, c’est important de le faire vivre et évoluer sur scène. Mais, quand on était en studio, je pensais déjà à mes futurs enregistrements et à ce que je voudrais aborder différemment. Notamment avec un peu plus de lâcher-prise. Romain et moi sommes tous les deux des perfectionnistes, je pense que l’album est assez “clean”. Cela me convient et me semble logique car j’écoute beaucoup de musiques similaires. Il n’empêche que j’ai envie de progressivement m’autoriser à sortir d’une certaine zone de confort, d’aller vers quelque chose de plus improvisé, de moins prévisible, avec d’autres sonorités. J’aimerais bien, en parallèle, muscler la partie piano et claviers…

J’ai aussi, dans les tiroirs, un projet plus personnel de chansons et cette expérience en studio m’a donné l’envie de le concrétiser.

 

@ Visual FX

 

En complément, vous faites partie d’un trio vocal féminin, sans doute très complémentaire, pour vous, de Menalua ?

En effet, c’est une toute autre aventure. « La mécanique des songes » est un trio co-porté avec Alba Obert, au violon, à la mandoline et à la voix, et avec Malou Oheix, à la voix et aux percussions, tout comme moi. C’est de la musique 100% vocale, avec une part belle laissée au violon. Nous jouons régulièrement dans des églises, abbayes, des lieux atypiques en extérieur… L’exigence, celle de l’harmonie vocale, est différente de celle de Menalua.

C’est très enrichissant et cela m’a fait beaucoup de bien. J’ai fait mes premiers concerts avec Romain Salmon, et nos parcours musicaux sont directement entremêlés. Nous avons beaucoup joué en duo (“Azulera Duo”), qui a mené ensuite à ce quartet Menalua. Une telle rencontre est rare et précieuse, mais il reste intéressant de monter des projets sans cette figure “d’alter ego musical”, on se permet d’aller vers d’autres esthétiques et d’explorer d’autres pans de sa personnalité musicale. Avec la Mécanique des Songes, nous chantons de plus en plus des chants du monde (indiens, samis, lettons…), ce qui est un nouvel espace de recherche et de liberté. Nous sommes également, toutes les trois, assez imprégnées de musique classique, on s’autorise à reprendre du Fauré, du Debussy, du Chopin... Je suis très fière de ce projet qui présente de belles perspectives. Et puis, on est entre amies, c’est chouette !

 

 

Pour boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Des concerts ! Comme je le disais, on n’a pas à se plaindre, on en a déjà une bonne petite poignée à venir, il a fallu aller les chercher, mais c’est gratifiant. Je rêverais d’un peu plus de facilité et de fluidité, qui passeraient certainement par une reconnaissance de l’album par quelques médias, pour nous permettre de jouer davantage. La scène, la rencontre avec différents publics, c’est vraiment ce qui donne du sens à notre métier.

Je rêverais aussi de plus de collaboration, au sens large, avec d’autres musiciens/musiciennes et autres disciplines artistiques (danse, théâtre…).

Merci, Mathilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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Ici Picardie : Brian Mayeur évoque son émission quotidienne, qu'il anime dès 9h, du lundi au vendredi !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Brian,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs d’Ici Picardie peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, entre 9h et 11h, dans « Bienvenue chez vous ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, chaque matin, de retrouver le micro ?

Mes parents écoutaient beaucoup de musique, il y avait une belle platine tourne-disque et une belle chaine Hifi…Ce qui m’a d’abord fait aimer la radio, c’était donc la musique ! Après, j’écoutais toujours la radio, je trouvais cela génial. J’ai des souvenirs, dès mes 7 ou 8 ans, des « Grosses têtes » sur RTL ou encore de la voix de Julie sur Europe 1. Je trouvais cela magique d’être payé pour annoncer des programmes.

La radio a été une évidence pour moi ! Depuis tout petit, j’en fais, on peut dire que je suis tombé dedans jeune. Après le collège et après le lycée, j’allais toujours dans la petite radio associative à côté de chez moi. J’étais comme un gamin, c’était, pour moi, un parc d’attractions. J’y ai fait du bénévolat mais c’est, je crois, la meilleure école. J’ai fait à peu près tous les métiers, du standard, de la programmation musicale, l’animation d’une émission le mercredi, …J’étais jeune et j’étais le roi du monde !

J’ai eu la chance que se trouve, dans le même immeuble, Skyrock. Un jour, le chef est venu me voir pour me dire qu’il cherchait quelqu’un et c’est comme cela que l’aventure a commencé pour moi ! J’ai travaillé sur Skyrock pendant dix ans, dans plusieurs stations locales : Colmar, Besançon, Lyon, Grenoble,… J’ai même connu le changement de format de cette radio : de Cabrel et Goldman, j’ai passé ensuite du rap. J’ai adoré ce nouveau style, j’ai même pu interviewer, à Lyon, plein de monde, notamment NTM. C’était une belle époque !

Au bout de ces dix ans, j’en avais un peu fait le tour et j’ai voulu tenter ma chance à Paris, après un petit crochet sur NRJ, en Suisse. J’ai travaillé dans une boite d’audit musical, qui recense toutes les diffusions musicales de toutes les radios, permettant d’établir les quotas et de fournir les chiffres pour les maisons de disques. Parallèlement, j’ai, je crois, harcelé Voltage, la radio de référence à l’époque, au début des années 2000. Après de nombreux mails, mon téléphone a fini par sonner pour me proposer un entretien avec Jean-Marc Morandini, qui était alors le responsable de l’antenne. J’ai été embauché et, après un an en week-end, je suis passé en semaine pendant dix ans aussi. Une belle aventure !

J’ai, ensuite, monté ma boite de voice track, j’ai produit des émissions pour pas mal de radios locales partout en France. Je me suis bien amusé, c’est un autre métier, différent : j’étais autonome parce qu’auto entrepreneur, cela demande beaucoup de rigueur et d’organisation. Cela m’a bien éclaté, pendant 7 à 8 ans. Ayant quitté Paris pour retourner dans ma ville de cœur qu’est Besançon, l’aventure France Bleu y a alors commencé, par quelques remplacements. La locale de Belfort – Montbéliard recrutant, j’y suis allé, pendant 4 à 5 ans. Je suis vraiment tombé amoureux de cette station !

Depuis un an et demi, l’aventure continue en Picardie, c’est un beau challenge. J’aime, de plus en plus, ce métier, je suis très amoureux de cette radio et de toute la polyvalence qu’elle me permet. C’est un bonheur, tous les matins ! Dès que le micro est ouvert, c’est le kif…

 

 

Ici est une radio de proximité et votre émission quotidienne s’intègre pleinement dans cette philosophie…

C’est ça ! J’apprends même un nouveau métier dans mon parcours radiophonique. Après plus de 20 ans de radios musicales, où on fait très peu de local, où on annonce surtout les disques qui arrivent, il me manquait de parler aux gens. Là, on est vraiment avec eux au quotidien ! On parle de la vraie vie, des problématiques du quotidien, de sujets médicaux, de thèmes liés aux impôts ou à la retraite mais aussi de la folie du camping-car ou encore de la passion des lotos. Les émissions ne se ressemblent donc pas du tout et sont pleines de surprises parce qu’on a des témoignages différents chaque jour.

J’aime parler aux gens, on évoque leur quotidien et leur vie. J’en apprends tous les jours grâce à eux ! Ecouter des gens me raconter de belles histoires est souvent émouvant. D’ailleurs, pour faire ce métier, la première qualité que l’on demande est d’être curieux et à l’écoute, tout en s’intéressant un peu à tout. C’est une surprise, tous les matins, quand on ouvre le micro, d’entendre de belles anecdotes et des histoires de vie. J’adore la vie des gens ! Sur mon CV, j’indique même « Amoureux de la vie, et des gens en général ». Donc je m’éclate vraiment au quotidien et les auditeurs nous le rendent bien également ! Ils ont souvent un sourire communicatif, qui donne envie et c’est chouette de pouvoir leur transmettre notre chaleur, notre humour, notre bienveillance, notre bonne humeur…C’est un beau partage et un bel échange !

La diversité des sujets abordés implique un travail préparatoire important mais, pour autant, la spontanéité des échanges et des témoignages prime pendant les deux heures d’émission…

Exactement ! Et c’est bien…Je ne maitrise pas forcément tous les sujets, notamment médicaux donc, la veille, je m’y intéresse, je bosse et on a toujours des spécialistes avec nous à l’antenne. Non seulement je me fais plaisir parce que je fais le métier que j’aime, non seulement on a de beaux échanges et de belles conversations avec nos auditeurs et, en plus, je me cultive chaque jour un peu plus, j’apprends des choses chaque matin. C’est chouette !

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de la part des auditeurs sur ce programme et sur la station ?

Ils sont heureux parce qu’on est une radio qui leur parle. Personnellement, je suis à l’antenne comme je suis dans la vie donc, souvent, avec ma naïveté, avec mon côté un peu candide, avec mon humour, avec ma spontanéité, avec mes oreilles un peu curieuses, à l’affut de tout. L’échange est beau, ça matche bien, les retours sont bons. L’idée est aussi de véhiculer des messages et de répondre, par nos spécialistes, aux questions posées les auditeurs.

Il y a vraiment un côté très famille. J’aime sincèrement cette émission : elle va plaire aux auditeurs, elle va les intéresser et elle va m’intéresser moi aussi. Personne n’est mis de côté pendant ces deux heures d’échanges. De 9h à 10h 30, on évoque différentes thématiques puis, pendant la dernière demi-heure, on parle cuisine, avec une rubrique très sympa, mise à l’antenne depuis quelques semaines, celle d’un défi qu’on lance à un chef picard. On lui demande de préparer, en deux minutes, une recette pour 4 personnes, avec un budget de 10 euros, ou encore une recette facile à faire avec les enfants, ou même une recette avec les restes du frigo. Le but est de proposer des choses pratiques, à la portée des auditeurs …et de moi-même, qui me mets à leur place.

En fait, quand le micro est ouvert, automatiquement, je visualise une famille, la maman, le papa, les enfants, les grands-parents, c’est une carte postale, une photo de famille. Donc, quand je parle, je n’exclue personne, je m’adresse à tout le monde !

J’aime aussi la musique que l’on diffuse, elle est chantante, pas mal axée années 80, celles de ma jeunesse. Je me retrouve aussi bien dans les échanges que je peux avoir avec les auditeurs que dans la musique donc je serais même mon propre auditeur ! Je prends mon pied à travailler ici, c’est même une passion mais aussi à écouter, en tant qu’auditeur, mes camarades…C’est vraiment une radio qui me ressemble, sincèrement !

La force du réseau Ici, avec ses 44 locales, est, ainsi, de s’adresser aux gens, au travers d’informations et d’actualités locales…

Oui ! On parle de la région, on parle de leur quotidien, on les informe…On apporte du bonheur et de la bonne humeur, c’est super important, cela fait partie de notre promesse : actu locale, musique et bonne humeur mais on n’imagine pas forcément, depuis le studio, tout ce que l’on véhicule comme messages avec le micro. Donc les retours font d’autant plus plaisir ! Il y a quelques semaines, un auditeur qui n’était pas très en forme nous avait dit aller beaucoup mieux en nous écoutant. C’est juste génial pour nous, ça veut dire que le travail est fait ! Nous ne sommes pas des médecins mais peut-être des médecins de l’âme et de l’humeur, nous sommes peut-être un médicament auditif.

 

 

Vous avez même une double casquette, au micro et en dehors. Cela doit être, personnellement et professionnellement, très complémentaire…

J’ai quelques années de radio au compteur et je suis, effectivement, adjoint au responsable des programmes. Les journées sont intenses, jamais identiques, il n’y a pas de routine et c’est tant mieux car je déteste cela, elles sont passionnantes. Le matin, je suis amené à faire de l’antenne puis à préparer mes émissions des jours à venir et, à côté, je fais plein d’autres choses, notamment de la programmation musicale et des recherches de cadeaux (places de concert, places de cinéma, séjours,...). J’adore ! Faire plaisir me fait plaisir, aussi bien au micro avec ma bonne humeur qu’en offrant des cadeaux. C’est juste génial d’entendre des gens heureux parce qu’ils ont gagné.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette très belle aventure radiophonique ?

Qu’elle continue ! Je crois que je ne ferai que de la radio dans ma vie…Si je pouvais mourir au micro, ce serait génial…Donc de continuer à aimer ce que je fais, à donner du plaisir aux gens, à les faire sourire, à leur faire du bien, à les informer, avec toujours cette même envie et cette même passion.

Merci, Brian, pour toutes vos réponses !

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France 3 / Affaire Festina, coup de théâtre chez les Chirac : Dominique Lenglart nous raconte les coulisses de ce documentaire !

Publié le par Julian STOCKY

@ INA

 

 

Bonjour Dominique,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi 2 juin sera diffusé, à 23h sur France 3, le documentaire « Affaire Festina, coup de théâtre chez les Chirac », que vous avez écrit, réalisé et pour lequel vous êtes à la narration. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Un documentaire comme celui-ci, de 52 minutes, sur un sujet comme celui du dopage, a été pratiquement un an de travail. Cela n’a pas été simple…Quand on parle du dopage, cela reste quand même très difficile de creuser, les institutions, comme celle du tour de France, n’ayant pas forcément envie que l’on s’intéresse à tout cela. Donc, oui, je suis très content que ça soit diffusé maintenant !

Je suis surtout très content, il faut le dire, parce que c’est quand même très courageux et que ça prouve l’indépendance des services documentaires de France Télévisions, qui nous laisse faire un documentaire sur le dopage dans le tour de France alors que les chaines sont aussi diffuseurs de l’épreuve …Cela montre la liberté éditoriale que l’on peut avoir sur France Télés…C’est quand même, je pense, quelque chose d’intéressant à signaler !

D’ailleurs, comment vous est venue l’envie d’évoquer ce sujet ?

Je suis amateur du tour de France depuis que je suis tout petit, j’ai toujours suivi le tour, j’allais voir des étapes et, après, j’ai pu accompagner des pilotes d’hélico qui filmaient le tour donc j’ai pu assister à plusieurs épreuves dans le car régie. C’est un évènement magnifique, mondialement connu, qui fait partie du patrimoine et auquel je me suis donc toujours intéressé…J’ai rencontré un producteur, Laurent Dy, de la société de production, « 10.7 Productions », qui avait cette idée-là et qui m’a sympathiquement proposé de le réaliser, de faire l’enquête et de faire grandir le bébé.

 

@ 10.7 Productions

 

On a donc travaillé ensemble tous les deux, sur la base de son idée, qu’il a proposée à cette belle case documentaire de France Télés, « La ligne bleue ». Dont la particularité est de partir d’un phénomène régional, révélé localement, qui est ensuite devenu une affaire nationale voire internationale. On peut aussi penser à Vaison-la-Romaine, avec les inondations et toutes les problématiques autour des constructions… C’est le cas, ici aussi, avec l’affaire Festina, qui éclate vraiment aux yeux du grand public en Corrèze : ça se développe, l’équipe est exclue, le dopage est révélé, des lois sont votées et l’agence mondiale anti-dopage voit le jour après toutes ces péripéties.

Si on se replonge dans le contexte de juillet 1998, la France vient juste de remporter la coupe du monde de football mais c’est un autre évènement qui va venir ébranler l’image du sport français…

Tout à fait ! Ce qui est étonnant, c’est qu’il y a tous les éléments pour en faire une histoire romanesque. Au début de l’affaire, Willy Voet se fait arrêter en Belgique le 8 juillet, alors que le tour n’est pas encore parti : ce soigneur se fait arrêter à la frontière avec plein de produits dopants, notamment de l’EPO mais les journalistes ne s’y intéressent pas parce qu’ils sont tous focus sur la coupe du monde que la France va peut-être gagner.

C’est seulement après que les journalistes sportifs prennent conscience de ce qui se passe sur le tour… Jacques Chirac était président, le tour revient en Corrèze pour deux étapes et un contre-la-montre. Là, Bruno Roussel reconnait, depuis Lille où il venait d’être arrêté, au moment où le tour de France arrive chez les Chirac, qu’il y a du dopage organisé au sein de son équipe Festina. L’affaire s’emballe alors dans la presse du monde entier, avec l’exclusion de Richard Virenque et de ses co-équipiers.

 

@ 10.7 Productions

 

C’est, vous l’aviez dit, un scandale mondial qui se dessine……et qui se joue, notamment, dans l’arrière salle d’un café d’un village…

Exactement ! La veille au soir, le tour de France est arrivé à Brive la Gaillarde et, lorsque, depuis le palais de justice de Lille, Bruno Roussel reconnait le dopage, c’est une immense pagaille ! Jean-Marie Leblanc essaie de calmer le jeu mais il ne sait pas ce qu’il doit faire…Il y a un diner organisé chez les Chirac, au château de Bity, mais auquel il ne peut pas se rendre, pour gérer la situation. Toujours le soir-même, il décide d’exclure Festina. Mais le lendemain matin, c’est le contre la montre à Meyrignac l’Eglise, et Richard Virenque, le chef de meute, refuse l’exclusion et veut partir. C’est là où, non loin de ce contre la montre, Jean-Marie Leblanc organise, à la débottée, une réunion avec l’équipe Festina dans un petit café, chez Gillou, à Gare-de-Corrèze, pour les convaincre de quitter le tour.

 

@ INA

 

On a retrouvé la tenancière du café, qui a vécu cet épisode, elle raconte comment les coureurs sont venus dans le café, elle explique qu’elle leur a donné la petite salle arrière dans laquelle Jean-Marie Leblanc est venu leur parler pour finalement réussir à convaincre Richard Virenque de quitter le tour avec son équipe…

C’est devenu un imbroglio politique ! Jacques Chirac est président de la République, c’est la cohabitation avec Lionel Jospin, et, surtout, Marie-Georges Buffet, ministre de la jeunesse et des sports, tient depuis longtemps son projet de faire une loi contre le dopage…Virenque et les autres ont toujours dit et laissé croire que c’était politique, que ce n’était pas un hasard si ça avait éclaté en Corrèze mais ce n’est pas vrai ! Tous les éléments que j’ai pu avoir, notamment de Marie-George Buffet ou du commissaire Muller qui a mené l'enquête, montrent que c’est la chronologie de l’affaire judiciaire qui fait que ça arrive en Corrèze ! C’est le temps judiciaire qui fait que ça tombe par hasard en Corrèze…

 

@ 10.7 Productions

 

À noter également les témoignages des acteurs directs, Willy Voet, le soigneur de l’équipe, par qui le scandale est arrivé, ou Bruno Roussel qui était le directeur de l’équipe Festina….27 ans plus tard, vous a-t-il été facile de les convaincre ?

Non, cela n’a pas été facile du tout ! Beaucoup de gens qui étaient alors dans le peloton ont refusé…Il faut savoir que ASO, qui organise le tour de France, n’était pas du tout content que l’on fasse ce documentaire…J’ai voulu interviewer des photographes ou d’anciens coureurs qui travaillent encore aujourd’hui sur le tour et ils ont refusé, ne voulant pas s’afficher. Sinon, ils risquaient de se faire black-lister…Donc ça n’a pas été simple !

 

@ 10.7 Productions

 

Je ne trouve pas normal qu’il ait été impossible de faire des interviews de membres de l’agence française de lutte contre le dopage, une organisation née après cette affaire-là ! Je me demande pourquoi…On fait un documentaire sur une chaine nationale qui s’intéresse au dopage, qui est, aujourd’hui encore, un problème dans tous les sports et je n’ai pas réussi – ce n’est pas faute d’avoir essayé – à avoir une interview d’un représentant ou même d’un chargé de communication de cette agence ! En faisant, pour une chaine nationale, un documentaire de référence sur cette question, je ne comprends pas …

Certainement êtes-vous impatient de découvrir les retours des téléspectateurs ?

C’est toujours une excitation car c’est un peu comme notre bébé. Déjà, on a de bons retours de presse et de bonnes critiques. J’aimerais beaucoup aussi avoir les retours du milieu du cyclisme !

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Je travaille souvent sur l’émission quotidienne d’Arte, « Invitation au voyage », pour laquelle j’ai des projets en Bolivie. En parallèle, je prépare aussi, pour fin juin, un tournage à Chamonix d’un peintre des montagnes.

Merci, Dominique, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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