France 2 / Haute saison : Lily Nambininsoa évoque Mélusine, son personnage dans ce programme inédit !
Bonjour Lily,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vendredi 21 février sera diffusé, en prime time, sur France 2, « Haute saison ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, carrément ! Dès la lecture du scénario avec le réalisateur, les assistants et la majorité de l’équipe, j’ai de suite senti que ça allait être une motivation formidable pour moi. Ensuite, c’était très cool de tourner à Biarritz, au bord de la plage, c’est toujours hyper agréable de sortir de la région parisienne pour le travail. Donc, oui, c’était un plaisir immense ! Un plaisir aussi de retrouver Vinnie Dargaud, que j’avais connu sur la série « Clem » pour TF1, et que j’avais apprécié de suite. Un plaisir également de rencontrer Joséphine Draï, Jean-François Cayrey et Paul Scarfoglio, qui sont tous les trois plus talentueux les uns que les autres. Un énorme honneur de rencontrer Cécile Rebboah, dont j’étais hyper fan dans la série « Fais pas ci, fais pas ça ». J’étais un petit peu intimidée de la rencontrer, je ne lui ai d’ailleurs jamais dit. Sans oublier le réalisateur, Clément Michel, qui est extraordinaire et très drôle. J’ai donc passé un moment formidable !
Vous l’avez dit, Biarritz est un cadre de tournage magnifique mais la ville est aussi un personnage à part entière…
Exactement ! C’est le prétexte du début de programme…Alex Cerutti, joué par Vinnie, arrive de la région parisienne, il est muté dans le pays basque, tout comme ses nouveaux camarades. Mon personnage, Mélusine, arrive de Clermont-Ferrand, Timothé vient de Toulouse, Lisa de Nice et Pascal de Lille. On se rencontre tous sur place, on se cherche un petit peu, notre nouvelle petite famille se forme au fur et à mesure de cet épisode pilote…L’histoire est perçue selon le point de vue d’Alex, qui est très cool, qui est vraiment le flic qui ne stresse pas, qui porte des lunettes de soleil…
Biarritz est un personnage, avec ses vagues, ses surfeurs…C’est la haute saison évidemment, on commence le 1er juillet, il y a énormément de monde…Personnellement, j’en ai bien profité !
Petit à petit, l’enquête va s’avérer être plus complexe que ce qu’elle pouvait paraitre initialement…
En effet ! Le fond reste une enquête policière, il y a un meurtre, des suspects, on en trouve un, on le laisse tranquille, on va vers un autre, on le laisse tranquille, on se pose des questions, …Chaque policier, du club des 5 comme j’aime bien nous appeler, a sa spécialité, chacun fait son job de son côté puis revient vers les autres pour partager les informations.
Quel regard, plus personnellement, portez-vous sur Mélusine, votre personnage ?
Je le dis très souvent, un bon téléfilm part toujours d’un bon scénario. Bravo à Thomas Perrier et à Alexandra Echkenazi, les créateurs de la série et donc de Mélusine, qui a été particulièrement bien écrite. Je la trouve extrêmement mignonne, elle sort de l’école de police, on sent l’enthousiasme de la jeunesse, on sent qu’elle n’a pas froid aux yeux, qu’elle veut participer à tout. Cela me ressemble pas mal car, dans mon métier en général, je suis aussi très enthousiaste, j’ai toujours des étoiles plein les yeux, à chaque fois que je suis sur un plateau de tournage, ou que je découvre de nouvelles personnes, ou encore une nouvelle équipe. Elle est très chou, j’espère que, dans la suite, elle apprendra à être un peu plus dure à cuire et plus consciente de la réalité qui l’entoure, parce que c’est une réalité, on ne peut pas être que chou en tant policière. Elle a quelque chose de très attendrissant en tout cas…J’ai l’impression qu’elle a quand même besoin d’être un petit peu protégée. En fait, elle me fait penser à un chat : elle peut très bien se débrouiller toute seule sans problème mais s’il y a un confort émotionnel ou social, c’est quand même plus facile pour elle, elle n’en est alors pas mécontente.
Elle donne un côté très rafraichissant à la série, où une enquête pour meurtre se déroule, autour de gens qui ont perdu un proche, ce qui peut être très lourd. Avoir quelques personnages un peu pétillant fait, c’est vrai, aussi du bien !
Sur certains traits de sa personnalité, y avez-vous mis aussi un peu de vous ?
Oui ! C’est quelque chose que je fais toujours, je mets systématiquement un peu de moi ! Pour Mélusine, comme je le disais, je n’ai pas eu à chercher très loin ce sentiment d’enthousiasme et cette volonté de bien faire. Elle a un côté très bon élève que j’ai aussi. D’ailleurs, pour la suite, je lui souhaite d’accepter de faire des erreurs, ce n’est pas quelque chose de grave. Elle pourrait davantage faire confiance à son instinct et ne pas attendre la validation de quelqu’un qu’elle estime plus légitime. On se ressemble aussi en ce sens…
Dans ce pilote, elle connait également une petite histoire d’amour et, quand on est amoureux, on a toujours 14 ans, donc peut-être que ça ne l’aide pas non plus.
Artistiquement parlant, ce personnage vous a permis de proposer une palette de jeu large et variée…
Oui, oui ! Je me suis sentie très en confiance et très libre. Pour moi, l’artistique est lié au fait d’essayer des choses et de se tromper avant de se trouver. On a tous fait en sorte que chacun ait la place de créer…Le costume a aidé aussi : je portais un vrai costume de policier, avec la vraie ceinture mais évidemment pas la vraie arme ! Cela m’a mise dans une physicalité particulière. Je m’étais toujours demandé pourquoi ils marchaient en canard mais c’est parce que la ceinture prend beaucoup de place et que la veste ainsi que le gilet par balles sont très lourds.
Mon personnage est vététiste, cela faisait huit ans que je n’étais pas remonté sur un vélo, je flippais à mort de le faire devant deux caméras, face à une équipe de cinquante personnes qui me regardent…Mais cela s’est bien passé ! C’était aussi un travail d’avoir ce costume, ce casque, cette ceinture et de monter sur un vélo, avec des bottines particulièrement lourdes…C’était très amusant mais quand même très physique ! Tout comme, d’ailleurs, les courses dans le sable…
Artistiquement parlant, au HMC, j’ai beaucoup échangé avec la maquilleuse : on a discuté sur le fait de ne pas mettre trop de maquillage, pour faire quelque chose de plus naturel. C’est une jeune policière, il ne fallait donc pas me vieillir et, de toute façon, dans la rue, je ne crois pas que l’on croise beaucoup de policières très maquillées. Pareil, la coiffure est très simple car il y avait beaucoup de vent à Biarritz.
J’étais, moi-même, comme une enfant sur ce plateau, je n’ai donc, encore une fois, pas eu tant à chercher la joyeuseté de Mélusine. Je me réveillais avec joie à cinq heures du matin pour rejoindre quatre-vingt personnes sur une plage venteuse, voire sous la pluie, ce qui montre bien que le projet est formidable !
Vous évoquiez Clément Michel, le réalisateur, il est aussi un comédien très expérimenté, ce qui a dû être facilitant pour vous sur le plateau…
Carrément ! Je ne me lasse pas de le dire, quelle chance j’ai eue de croiser le chemin de Clément Michel. Dans son parcours, il a tout fait : il écrit, il réalise, il fait du théâtre, il met en scène, il fait de la télé, il fait du cinéma, …Je suis très admirative de son parcours très libre, il prouve à quel point on peut faire tout ce que l’on veut si on a suffisamment de persévérance et de motivation.
Il adore les acteurs, il adore travailler avec eux, cela s’est senti tout de suite, dès la lecture du scénario et même avant quand il m’a appelée pour me féliciter du casting et me souhaiter la bienvenue dans l’équipe. Tous les réalisateurs ne le font pas, cela m’a mise en confiance et nous a mis sur un pied d’égalité. Sur le tournage, il prend le temps de chercher avec vous quel geste est plus naturel, il est très lié à chaque poste de tournage, autant le comédien que le chef opérateur ou encore l’accessoiriste. Il fait tout pour que tout le monde soit le plus à l’aise possible. En même temps, il est très exigeant : j’ai, de suite, eu le sentiment qu’il me voyait avec des rayons laser, qu’il savait de quoi j’étais capable et qu’il m’amenait toujours plus loin, pour le bien-être du projet. Sa façon de travailler est sincère, elle est désintéressée, il le fait par amour du projet et de ce petit bébé qu’il portait déjà depuis des semaines. J’ai beaucoup aimé cet échange artistique pour guider l’équipe sur le même objectif, celui de raconter tous ensemble une histoire. Personne n’a tiré la couverture à lui…
On vous imagine certainement impatiente et curieuse de découvrir les retours des téléspectateurs ?
Oui, j’ai hâte ! J’étais si heureuse de le tourner, j’étais si heureuse de faire partie de cette équipe, je suis si fière de notre travail. Récemment, on a fait la projection privée et on était tous très contents du résultat. Je suis très fière de mes camarades acteurs, très fière du réalisateur, on a eu de très bons retours de la part de la chaine, de la production, de nos proches dans le milieu professionnel. Donc, oui, je n’ai qu’une hâte, c’est que ma famille et mes proches le voient enfin. J’en parle le plus possible aussi sur les réseaux sociaux. Je sais que des personnes qui me suivent depuis « Clem » sur TF1 ont hâte de voir ce téléfilm, je sais que Vinnie a aussi sa belle notoriété grâce également à « Scènes de ménages » et je pense qu’une bonne partie de ce public appréciera fortement cette soirée.
Les mots qui me viennent pour décrire cet épisode sont acidulé et fruité, parce que c’est coloré, qu’il y a un bel équilibre entre la joie de vivre, la nouveauté de faire des rencontres et le côté un peu plus sombre de l’histoire, autant sur l’enquête que sur les personnages. J’ai donc vraiment hâte ! Ce sera constructif également d’avoir des avis qui ne sont pas tous positifs, pour savoir ce que les téléspectateurs auront aimé et, à l’inverse, ce qu’ils auront moins aimé. Je suis assez disponible sur les réseaux sociaux, j’aime beaucoup échanger avec les gens qui me suivent, je leur réponds dès que j’ai le temps. Je suis très ouverte aux remarques, aux envies des autres que je peux faire remonter aux scénaristes ou y réfléchir moi pour l’évolution de mon personnage. C’est aussi l’avantage d’être dans une série, on peut faire évoluer notre personnage sur plusieurs mois voire des années.
Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour la suite éventuelle de cette belle aventure ?
J’espère, effectivement, qu’il y aura une suite ! J’espère aussi que l’on creusera un peu plus sur le côté personnel de chaque personnage, pour savoir d’où ils viennent, pourquoi ils sont comme cela et ce qui les motive, afin que le public s’attache un peu plus encore à eux. Selon moi, dans le pilote, on s’attache surtout au groupe, cela a été magnifique à faire et facile avec ce groupe-là, la synergie est naturelle et très belle à voir à l’écran.
J’espère une Mélusine plus sûre d’elle, peut-être un peu plus femme et moins jeune adulte. Je lui souhaite d’être plus mature et plus ancrée ! Je sais, en tout cas, que l’équipe sera à l’écoute des propositions…
On peut aussi nous souhaiter un peu plus de soleil car, en octobre, pendant le tournage, la météo a été capricieuse…
Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
La série « La belle et le boulanger » sera prochainement diffusée sur TF1, c’est l’adaptation française de « The baker and the beauty », une série israélienne. Le personnage principal sera joué par le chanteur Amir, ce sera sa première expérience en tant qu’acteur. Il avait tellement adoré la série originale que c’est lui qui était allé voir TF1 pour évoquer une éventuelle adaptation française…Il s’avère que la chaine venait d’acheter les droits et, en discutant, une collaboration leur a semblé naturelle. Son papa sera joué par Lionel Astier, il y aura aussi Gary Mihaileanu ou encore Ludmilla von Claer.
J’ai retrouvé Lionel Astier sur un autre tournage, celui de « Enquête parallèle », pour France 3, aux côtés de Florence Pernel. Ce fut un magnifique projet, avec aussi David Baiot. Je joue de nouveau une policière mais au caractère beaucoup plus brut que Mélusine. La création artistique était aussi incroyable, on lui a fait des tresses pour lui donner un côté un peu plus dur, elle a également une expression plus sévère.
Merci, Lily, pour toutes vos réponses !
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