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Félicité Chaton évoque sa belle actualité, sur scène et prochainement à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

@ Sarah Robine

 

Bonjour Félicité,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Fin avril, vous serez sur la scène du théâtre de la reine blanche, pour 4 dates, les vendredis 26 avril et 03 mai à 21H, les dimanches 28 avril et 05 mai à 18H, avec votre spectacle « Les biches ne brament pas au clair de lune », avant de participer en juillet au festival d’Avignon. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui ! Effectivement, il y a beaucoup de joie mais aussi beaucoup de travail. Je l’avais joué il y a un an, il a déjà eu une première vie donc, un an après, nécessairement des choses vont être reprécisées et des moments questionnés. Il y a par exemple un petit moment qui s’appelle « Comprendre », où je fais un patchwork de textes que j’ai lus sur la séparation amoureuse : typiquement, à ce moment-là, je peux, aujourd’hui, injecter un texte qui n’avait peut-être pas sa place il y a un an.

Donc, oui, il y a de la joie mais aussi l’envie de trouver toujours plus de liberté, de contraste dans le jeu et de prendre plus le temps à certains moments. Les retours m’ont aidée, en cela, à clarifier des choses.

 

 

Si l’on revient quelques temps en arrière, comment vous sont venues l’envie et l’idée de développer ce spectacle ?

C’est une envie très ancienne, j’avais commencé à écrire suite à une blessure amoureuse : je m’étais sortie de l’état chaotique dans lequel j’étais en écrivant une sorte de one-woman show. J’avais trouvé comment rire de ce qui m’était arrivé et c’est comme cela que, finalement, je m’étais remise debout. Puis la vie a fait que j’ai eu d’autres envies et d’autres nécessités, j’ai ainsi mis en scène d’autres spectacles. Suite au tout dernier, je m’étais alors demandé si ce ne serait pas le moment de revenir à ce projet que je pensais assez léger, puisque je suis à la conception et seule en scène. En le travaillant, je me suis rendu compte que c’était finalement une forme complexe pour tout ce que cela recouvre d’être à la fois actrice et conceptrice. J’ai été énormément aidée par mes différentes collaboratrices qui ont été précieuses  Sophie Lagier au départ, puis le processus de création de Florence Bermond de la Louve Aimantée Cie, ainsi que par des regards extérieurs : Laure Desmazières, Morgane Lory, Frédéric Jessua et en dernier lieu Kahena Saïghi. Mais cela a été, malgré tout, une sacrée aventure que de construire cet objet-là.

Quels principaux retours aviez-vous pu avoir lors des 5 premières dates l’année dernière ?

Le tout premier qui m’a littéralement enchantée a été celui de Sabine Dacalor qui a été la première du Théâtre La Reine Blanche à découvrir le spectacle en sortie de résidence et dont le regard m’a donné un immense élan. Avec Elisabeth Bouchaud, elles m’ont très tôt invitée à l’emmener en Avignon et j’en suis très heureuse. Et puis j’ai été tellement ravie et rassurée par un très bel accueil du public, il y avait un beau climat d’amour : après la pièce, on allait au café, près de la moitié de la salle était présente pour boire des verres. Des gens me racontaient leur histoire de séparation, j’avais l’impression que ça agissait. Je propose une forme qui n’est pas dans une dramaturgie classique, c’est quelque chose de plus éclaté, qui rend compte de la difficulté à se remettre d’une rupture amoureuse : je prends un peu tous les chemins pour essayer de me remettre de cette rupture, c’est un peu comme si le spectacle se faisait au présent. Malgré cette structure singulière, j’ai trouvé qu’il y avait une forme de compréhension naturelle, le public avait de l’empathie et riait. Je savais que c’était drôle car des moments étaient faits pour mais les premiers rires sont toujours plaisants. En même temps, il y a aussi eu des retours émus. Tout cela est donc encourageant !

 

 

Ces retours ont certainement dû vous faire chaud au cœur…

Oui, ces moments-là sont dingues ! Je dirais que porter le projet de bout en bout n’est pas toujours simple. Mais je sais, pour l’avoir vécu à la création, que tout prend son sens lorsque le public arrive…Il est vrai que c’est nécessairement un acte assez généreux que de faire un seule-en-scène donc je pense que l’on reçoit au centuple ce que l’on donne. C’est ce que je vis aussi comme spectatrice…

Ces 4 dates parisiennes vont ainsi vous permettre de pleinement vous remettre dans le bain, en prévision du festival…

Cela me permet de me remettre en jambe, vraiment. C’est un spectacle assez athlétique, je l’ai voulu comme cela. En une heure, il y a beaucoup de densité : physiquement, ça demande énormément ! Ces 4 dates seront, bien sûr, l’occasion de rejouer le spectacle, de reprendre contact avec le public, avant de me lancer dans le marathon d’Avignon, avec 17 représentations, du 3 au 21 juillet, à 12h 50 : oui, ça va être sportif !

Les journées, sur place, s’annoncent intenses, entre la représentation, la distribution des tracts, les échanges avec le public mais c’est aussi, quelque part, ce qui fait le charme de ces instants-là, en proximité avec les spectateurs…

J’ai vraiment hâte de rencontrer un nouveau public, il me tarde de pouvoir échanger avec les gens après le spectacle. Je n’ai jamais encore connu l’aspect tractage, j’ai été une seule fois à Avignon comme comédienne et j’avais eu la chance de ne pas avoir besoin de le faire…L’année dernière, je suis allée voir Sébastien Accart, un ami qui défendait un très beau et singulier seul en scène, je lui ai pris quelques tracts afin de tenter le coup : j’ai senti ce que c’était que d’avoir peur d’importuner les gens, d’essayer de leur parler d’un spectacle en employant les bons mots pour leur donner l’envie, la curiosité de le découvrir. Je me suis alors dit que ce ne serait pas une mince affaire avec mon propre spectacle mais, en même temps, ça fait partie du jeu. Après, je ferai simple, en demandant aux gens s’ils ne se sont pas déjà fait larguer une fois dans leur vie !

 

 

Ce festival sera aussi l’occasion pour vous de poursuivre l’aventure de ce spectacle afin, ensuite, de l’emmener, si possible, dans d’autres salles, à Paris et en province…

Oui, c’est vraiment l’idée ! A Avignon, beaucoup de professionnels sont réunis, c’est l’occasion de les rencontrer et de leur présenter mon travail. J’espère que ça permettra effectivement de tourner le spectacle, de rencontrer d’autres publics ailleurs et j’ai hâte également de voir comment cette forme-là va résonner avec un public que je ne connais pas du tout.

En complément, vous avez récemment tourné deux épisodes inédits de « Section de recherches » pour TF1, dans un cadre assez paradisiaque…

C’était dingue ! On est partis 3 semaines en Martinique, une ile que je ne connaissais pas. On ne pouvait pas filmer les lieux, on n’a pas tout dévoilé pour garder le suspense mais, effectivement, on a travaillé sur un bateau, c’était fou ! On a quand même eu quelques intempéries, c’était compliqué pour le tournage mais ce n’était pas forcément désagréable à vivre. Du coup, c’est comme une aventure qui continue mais différemment : au départ, c’était une série avec de nombreux épisodes en un an, la formule avait un peu changé au fil des ans et, là, c’est presque un nouvel ADN puisque ce sont deux épisodes consécutifs, le temps d’une soirée, qui proposent une sorte de huis-clos, un format un peu à la « Agatha Christie », avec les mêmes personnages récurrents que l’on a plaisir à retrouver mais dans des paysages sublimes. Avec, évidemment, toujours une enquête pour éclaircir un meurtre… Voilà, on y est encore des années plus tard, c’est fou !

Ce ne sera pas la première soirée dans cette formule-là, ce doit être pour vous d’autant plus une belle surprise que tout le monde pensait que la série allait s’arrêter, après l’ultime épisode des saisons au format historique…

Complètement ! On pensait vraiment, avec ce fameux épisode où on faisait se retrouver les anciens et les nouveaux, que ce serait une belle fête pour une belle fin. Cela faisait de la peine mais, en même temps, on se disait qu’il fallait tourner la page…Mais, en fait, non, c’est toujours là, autrement, c’est plutôt très joyeux ! Une grande partie de l’équipe technique aussi a changé, c’est ainsi un cadre très différent. Pour moi, c’est aussi l’occasion de rencontrer des guests, de nouveaux camarades de jeu, ce qui est très agréable. Le fait de rester sur place permet d’échanger plus longuement, ça change en cela aussi un peu de la formule d’avant où on faisait des allers-retours à Nice.

 

 

Après avoir posé le costume de Vicky et avoir fait, entre temps, d’autres projets, votre façon d’appréhender votre personnage change-t-elle, au moment de renfiler son costume, en plus dans un cadre différent ?

C’est une très bonne question…Cela a même été assez étrange parce que, pour moi, c’était fini…Là, des péripéties font que, finalement, je me suis retrouvée sur le bateau. En fait, effectivement, je connais bien mon personnage, je connais ses caractéristiques mais il s’est passé 2 ans…Donc est-ce que je le connais encore bien ? Il y a une histoire, une arche, nécessairement des choses vont se rejouer mais c’était presque une redécouverte de voir comme Vicky est quand même un tout petit peu décalée. C’est un personnage qui amène un autre regard dans sa manière de faire et qui est, quelque fois, un peu maladroit, d’autant plus dans ces deux épisodes…Elle va se trouver vraiment face à quelque chose à gérer qui n’était pas dans son habitude et je pense que ça peut créer aussi un peu de comique. Pour moi, ce qui a été le plus marquant, c’était de quitter les plateaux de télé pour me retrouver sur scène, dans une tragédie très physique où il fallait élargir et puis à nouveau, de refaire un format télé, où ça doit aller vite, avec un jeu camera. Cela m’a demandé un petit temps d’adaptation, et puis j’ai eu un immense plaisir. C’est une chance de travailler sur ces variations de jeu en passant d’un plateau à l’autre, d’un monde à l’autre !

Merci, Félicité, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Nataly Rojas Conde évoque sa belle actualité théâtrale, à la Comédie du Havre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Nataly,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Au mois de mai prochain, vous serez de retour sur la scène de La Comédie du Havre, pour deux nouvelles pièces. A titre personnel, on imagine certainement la joie que cela doit être pour vous ?

Tout à fait ! Cela fait un moment que j’ai commencé à jouer là-bas, c’était en décembre 2023 et, là, j’ai la chance d’être choisie pour plusieurs pièces. Ce sera une aventure pour moi qui n’ai jamais joué la comédie. J’avais simplement interprété « Pepperoni », une comédie noire, dans un autre genre. Cette fois-ci, on est là pour faire rire, c’est assez agréable…

La première des deux pièces sera « Le geek d’à côté ». En quelques mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une pièce qui parle d’un garçon qui vit seul, un peu submergé par sa vie informatique et plongé dans ses appareils. Une nouvelle voisine arrive et va bouleverser sa vie. Il y a même 3 personnages dans la pièce : le geek, la voisine et une voix…Celle-ci n’est entendue que par le geek, même quand il est avec sa voisine. Elle lui dit quoi faire à côté d’une belle femme, proximité qu’il n’a pas vraiment connue précédemment.

 

 

Nous allons travailler la pièce d’ici quelques jours, je vais bientôt rejoindre l’équipe pour répéter mes scènes. C’est, en tout cas, un sujet qui parle à beaucoup de monde, auquel de nombreuses personnes pourront se raccrocher. C’est très quotidien, très d’aujourd’hui, très actuel.

S’enchainera ensuite le spectacle « Amour et galipettes font-ils bon ménage ? », qui est la suite de « Mars & Vénus », une pièce que vous aviez eu la chance de jouer. On y retrouvera l’esprit général…

Oui, c’est le même auteur ! On peut ainsi dire que c’est la deuxième partie de « Mars & Vénus ». C’est une pièce avec 2 présentateurs qui font une émission de télé. Dans « Mars &Vénus », ils racontent les histoires du quotidien du couple, dans différentes situations. Quand on raconte, on devient les personnages : on se transforme en différentes femmes ou hommes qui rencontrent ces situations. Je pense que les gens se voient représentés et s’y retrouvent. Cette nouvelle pièce évoquera davantage les situations de couple au lit…C’est très vivant, ça va à mille à l’heure, c’est un véritable show de télé !

 

 

Artistiquement parlant, cela vous permet une palette de jeu large et variée, qui doit être particulièrement plaisante…

Absolument ! Cela me permet de rester dans un personnage que je construits, celui de la présentatrice toujours très élégante et charmante, mais aussi de travailler d’autres voix, d’autres temporalités, d’explorer le travail d’actrice : on devient quelqu’un d’autre et les transformations vont très vite, il faut être rapide. J’adore faire cela ! Il faut gérer plein de choses en même temps : le changement de costume, le texte, l’espace,…Je profite aussi des outils que j’ai pour différencier ces personnages, notamment de mon accent espagnol. En tant qu’actrice, je m’amuse beaucoup en tout cas et j’espère que le public aussi.

 

 

Le plaisir est renforcé par la chaleur humaine particulièrement marquée, avec un public très proche des artistes et très chaleureux…

Oui, j’ai remarqué que c’est complètement différent de jouer en province que de jouer à Paris. J’ai l’impression qu’à Paris, on est dans un rythme de vie qui va beaucoup plus vite : on va voir le spectacle mais on a la réservation du diner après donc il faut partir, on est aussi habitués à voir des théâtres partout et à en avoir sous la main. En province, je trouve qu’il y a moins la pression : pour les gens, vraiment, aller voir une pièce de théâtre les sort complètement de leur quotidien. Au Havre, c’est une ville où il n’y a pas beaucoup de théâtres et La Comédie du Havre est le seul qui a une programmation toute l’année et qui change de spectacle toutes les 2 semaines. Je pense que ça révolutionne un peu la ville : pour le public pas habitué à un monde artistique, le fait d’aller au théâtre est vraiment l’occasion de découvrir quelque chose et de s’éloigner du quotidien. Du coup, les gens y vont très ouverts et très disponibles. Il y a tout le temps du monde : le public est ravi d’être là, vient avec bienveillance, il n’est pas là pour juger. Plus que cela, les gens sont là pour passer un bon moment, on le sent en tant qu’acteurs : ils sont ravis d’être là, aiment être au premier rang, interagissent avec nous, le moment de partage est d’autant plus amusant et joyeux !

A la fin de « La guerre des sexes », une personne m’a même dit n’avoir jamais autant rigolé de sa vie. Les gens n’arrêtaient pas d’applaudir, j’ai même commencé à danser au rythme des applaudissements, le régisseur a réagi en changeant les lumières et en mettant un peu de musique, ça devenait une soirée ! Ce bonheur, sur le moment, a été largement partagé avec le public.

 

 

Le directeur du théâtre adore que, à la fin, on soit en contact avec le public et qu’on se retrouve à la sortie. C’est très chouette de recevoir cette énergie du public, des gens nous prennent la main pour nous remercier, c’est un vrai bonheur pour eux comme pour nous. C’est magnifique, je suis très contente de vivre cela, ça recharge !

L’aventure se poursuivra, avec d’autres pièces déjà programmées dans ce même lieu, en fin d’année 2024 et même en début d’année 2025…

Je vais devenir la célébrité du HavreJ. L’autre jour, au marché, une femme semble même m’avoir reconnue…sans doute qu’elle était venue voir une pièce. Mais, oui, effectivement, on a créé une très belle connexion avec le directeur, on s’entend très bien, la manière de travailler est belle, c’est très fluide, on est là pour s’amuser. Sur scène, on se regarde et on se comprend très vite, il y a une complicité réelle.

 

 

Plusieurs pièces m’ont, en effet, été proposées pour la suite, jusqu’en mai 2025. Il y aura des pièces que l’on a déjà jouées, comme « La guerre des sexes », « Jamais le premier soir », « Pepperoni » mais on proposera aussi une nouvelle pièce, « Les imbéciles heureux », récemment écrite, mêlant musique et poésie : une illustratrice sera là en live, son travail sera projeté sur l’écran. Ce sera drôle mais différent des comédies habituellement jouées dans ce théâtre. J’ai hâte de travailler ce spectacle !

 

 

Merci, Nataly, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Un Si Grand Soleil : Ophélie Koering évoque son personnage dans la série quotidienne de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Ophélie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver régulièrement dans la série quotidienne à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Absolument ! C’est vraiment un bonheur, à chaque fois, d’aller tourner ! Les équipes sont formidables, les partenaires de jeu aussi. C’est un espace, à la fois, de liberté parce qu’il y a une variété de situations, de personnages et, en même temps, une super bonne école parce qu’on tourne avec 4 équipes chaque jour et que ça nous arrive de passer d’un plateau à l’autre dans la même journée. Forcément, c’est assez intense mais je trouve que c’est un challenge passionnant pour une comédienne.

Et puis le fait que mon personnage se développe va lui permettre d’aborder de nouvelles thématiques et de montrer plein d’autres facettes de sa personnalité : c’est assez excitant !

 

 

En plus, le cadre de tournage est particulièrement agréable et aide sans doute aussi à la qualité finale du rendu…

Oui ! D’autant plus que Montpellier est une ville très importante pour moi : j’y ai vécu de ma 3ème jusqu’à ma terminale. J’y ai même fait le conservatoire régional… En fait, on est venus s’installer là-bas lorsque mon père a créé le Festival de Radio France et de Montpellier, ma famille y a habité très longtemps. Moi, j’ai dû partir à Paris pour mes études, mais j’adore revenir dans cette ville, j’y ai beaucoup d’attaches…C’est très drôle car on tourne dans plein de lieux qui ont fait partie de mon adolescence. Des décors remplis de souvenirs, c’est très joyeux !

Vous l’avez évoqué, votre personnage va connaitre une évolution professionnelle : Marie-Sophie devient rédactrice en chef au Midi Libre…

Il y a vraiment un gros challenge pour le personnage : le fait de quitter la radio et de prendre un poste à responsabilités, avec de nouveaux enjeux, une nouvelle équipe, va l’obliger à se dépasser ! Ce qui me paraît très important, c’est d’éviter les clichés de la femme de « pouvoir ».  Mais je sais que les scénaristes sont très attentifs à ce genre de choses.

 

 

Votre personnage va devoir trouver sa place dans l’équipe, d’autant plus que son prédécesseur était un peu un père pour ses journalistes…

Forcément, cela ne va pas être sans heurt : le changement bouscule les habitudes, peut remettre en question, contraindre à sortir de sa zone de confort…on y est plus ou moins favorable. Ce n’est pas simple pour le personnage de Marie-Sophie, de succéder à un rédacteur en chef très aimé, chaleureux, qui était dans un rapport presque paternaliste. Mon personnage va apporter autre chose…Cela pourrait être un peu conflictuel mais, en même temps, ce sera pour le bien du magazine et, je l’espère, des employé.e.s aussi. Les intrigues vont ouvrir de nombreuses possibilités…

Le développement de votre personnage vous permettra une palette de jeu large et variée, d’autant plus qu’on le découvrira aussi dans sa vie plus personnelle…

C’est sûr que c’est très satisfaisant et j’espère que ça prendra encore de l’ampleur ! J’ai hâte de découvrir où l’imagination des scénaristes conduira Marie-Sophie ! Quand on sort un personnage de sa simple fonction, et qu’on aborde un aspect plus personnel, ça permet de mieux comprendre certaines  de ses motivations et ses éventuelles prises de décision dans le cadre du travail. Toucher à l’intimité d’un personnage donne aussi la possibilité aux téléspectateurs de s’y attacher, et parfois de se projeter… Pouvoir susciter des émotions, de la curiosité, et même des questionnements, c’est la grande force d’ « Un Si Grand Soleil ». Être proche de son audience grâce à des personnages complexes et variés, complètement en prise avec la réalité.

 

 

Vous l’avez dit, le rythme de tournage est intense. Certainement que votre parcours artistique vous a aussi aidée à l’appréhender ?

Tout à fait ! Je suis un peu une hyperactive, j’adore avoir plusieurs projets en simultané ou, en tout cas, être dans une dynamique assez soutenue. Donc cela me convient parfaitement ! C’est vrai que, quand on arrive à Montpellier, on est quasiment en immersion : sur le plateau, on doit se donner à 300% parce qu’il y a une grande quantité de textes et de séquences à travailler, que de l’adaptabilité est attendue et qu’il faut que ce soit fluide. J’adore aussi les rencontres, avoir plein de réalisatrices ou de réalisateurs différents, de toutes les générations : je trouve ça génial ! C’est formidable que de jeunes réalisatrices aient aussi leur place dans la série. J’avoue que j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner avec des femmes. C’est vivant, plein de prises de risque, de créativité … C’est aussi un autre regard et j’apprécie cette complémentarité. « Un Si Grand Soleil » vise clairement la qualité, certes avec des contraintes techniques et temporelles réelles, mais ça pousse à l’excellence et à l’inventivité. Pareil pour nous, les actrices et les acteurs, on nous laisse une vraie marge de proposition et de travail collaboratif : c’est l’équipe qui est mise en avant !

En termes de méthodologie, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

C’est une question très intéressante…Je regarde ponctuellement la série, pour suivre ce qui s’y passe : j’avoue que je regarde plus les épisodes où je ne suis pas que ceux où je suis…

Je regarde surtout des séquences pas évidentes ou sur lesquelles j’ai fait des choix dont je ne suis pas certaine. Cela me permet de voir si ce que j’avais imaginé et que je voulais faire passer fonctionne ou pas. De manière plus globale, depuis que je réalise ou que je coache d’autres comédiens, j’arrive à regarder de manière assez neutre en fait, je suis vraiment là en analyse pure, comme si, finalement, je regardais le travail de quelqu’un d’autre. Cela ne me perturbe plus du tout de la même manière que quand j’étais plus jeune, où j’avais beaucoup de réticence à me voir à l’image. A présent, c’est un outil de travail que j’utilise pour réajuster le tir, me renouveler et continuer à ouvrir le champ des possibles.

 

 

Que peut-on ainsi vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure télévisuelle ?

Que de belles arches se développent, que mon personnage se complexifie, que le métier que j’exerce dans la série me permette d’aborder des enjeux sociétaux. Parce que ça me tient à cœur !

En complément, on le sait, vous êtes une artiste aux nombreuses cordes. Vous faites notamment des enregistrements de podcasts…

Absolument ! Depuis deux ans, j’ai la chance de participer à ce que la directrice artistique, Sonia Masson, appelle un « Écoutoire de littérature sonore » (Les Salamandres) : nous sommes un petit nombre de comédiens à enregistrer des essais, des poèmes, des œuvres complètes, des nouvelles…

Je trouve cette diversité littéraire absolument passionnante. Elle me permet de découvrir des auteurs et des ouvrages, c’est aussi une autre façon d’aborder mon métier, là je travaille uniquement avec ma voix. Et j’adore ça ! En réalité, je ne pourrais plus m’en passer.

 

 

Il vous arrive également d’être derrière la caméra, en écriture, en production ou à la réalisation…Ce qui doit être, personnellement et artistiquement, très enrichissant et très complémentaire…

Je pense qu’il y a une forme de synergie : tout nourrit tout. J’ai toujours été curieuse des faces cachées et de l’envers du décor…J’ai aussi eu la chance de faire de la mise en scène au théâtre ou pour des évènements atypiques (notamment au stade de France pour le Secours Populaire), c’est souvent inattendu mais toujours passionnant à faire. L’écriture a toujours fait partie de ma vie aussi, pour d’autres pendant longtemps et, depuis quelques années, pour moi également, notamment pour des courts-métrages que j’ai pu réaliser. J’ai aussi écrit un long, pour lequel j’espère trouver une production…Et en parallèle, je co-écris deux projets de séries, dans des univers très différents.

En complément, quels sont vos autres projets en ce moment ?

L’année dernière, pendant 5 à 6 mois, j’ai travaillé en production sur une série anglo-américaine assez ambitieuse, qui sera diffusée à partir du mois d’avril, avec Elisabeth Moss en rôle principal. C’était vraiment incroyable de pouvoir suivre un projet du début à la fin, sur des mois, mais aussi de travailler avec des équipes franco-anglaises. Voir travailler Elisabeth Moss était, franchement, une très grande leçon. J’ai adoré la voir bosser, c’est vraiment une immense actrice, ça m’a beaucoup appris.

Sinon, je débute un travail sur les Sonnets de Louise Labé. J’espère vraiment que ce sera l’occasion pour moi de remonter sur les planches. Le théâtre me manque…

Lorsque cela m’est possible, je participe aussi aux actions de MIAA, une association caritative, uniquement constituée de bénévoles qui cuisinent et distribuent aux plus démunis environ 140 repas par jour.

 

 

Pour boucler la boucle, certainement que ces différents registres vous permettent une certaine fraicheur lorsque vous retrouvez un domaine quelques temps après ?

C’est tout à fait cela ! Changer de casquette permet d’alterner les points de vue, d’aiguiser son regard mais aussi de renouveler son plaisir. Personnellement, j’ai terriblement besoin de faire fonctionner mon esprit de différentes manières. Les expériences s’enrichissent les unes les autres et permettent d’arriver sur chaque projet, animée d’un véritable désir, disponible, prête à explorer un nouveau terrain de jeu.  C’est essentiel pour moi !

Merci, Ophélie, pour toutes vos réponses !

Voici, d’ailleurs, quelques liens pour compléter les informations partagées :

https://www.les-salamandres.com/?fbclid=IwAR2Aq66FN5DMMsoA9oGaX--qx_d-0thxFSEnkXmzkMrfCx2zS1oH0HUPt48

https://www.premiere.fr/series/The-Veil?fbclid=IwAR0QnwubTfJ9wRIvLu_hhFKq9llizkcFNovj2wHMvnv7m7iT-va8knWSRUs

https://miaa.fr/?fbclid=IwAR2Gqm2g-fNcnDResmUr0sjJ5JPOOIsYYzp7N79NwyMRP9Hfu7-f9s1uBdo

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Ricky nous parle de son élimination, sur décision des deux ambassadrices !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Ricky,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » est actuellement proposée chaque mardi soir sur TF1. Justement, la diffusion des images ravive-t-elle certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, forcément, on revit la diffusion une seconde fois. Dès fois, on apprend des trucs, sur ce que les gens disent quand ils parlent à gauche ou à droite, aussi sur ce que nous disons car on ne s’en rappelle plus toujours. Pareil pour les épreuves, je savais les résultats mais, dès fois, c’est stressant, quand ça ne se joue à rien. Oui, oui, j’ai clairement revécu les émotions, dans la victoire comme dans la défaite. Quand les jaunes gagnaient, j’étais dégouté derrière mon écran, alors que je l’avais déjà vécu. Donc, oui, on revit clairement les émotions !

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Moi, ça a été surtout pour prendre confiance en moi, montrer que j’étais capable, à 22 ans, de m’en sortir tout seul sur une ile, de voyager pour la première fois. Voilà, c’était vraiment quelque chose que je regardais depuis que j’étais tout petit et je me suis dit « allez, cette fois-ci, c’est ton tour, prouve que tu peux y arriver » et j’en suis très fier aujourd’hui…

Cette saison est marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité avec, pour certains, des pouvoirs inédits. Comment avez-vous appréhendé cela ?

Au début, j’étais trop content, je m’étais dit « ah, il y a possibilité que je parte avec un collier dans Koh Lanta » donc c’est génial parce qu’il n’y a pas tous les aventuriers qui peuvent en avoir un. Déjà, je m’étais dit que je serais génial si j’en avais un mais, à la fois, je me suis dit « ah oui, même les plus forts, même les plus intelligents, même les plus stratégiques peuvent sortir » parce qu’il ne suffit que d’un vote contre soi pour que ce soit fini. Donc, oui, ça fait aussi peur ! Surtout, quand on connait les raisons des colliers, qui, pour certains, ne nous protègent pas nous mais quelqu’un d’autre ou, comme le mien, qui ne protège que jusqu’à la réunification et qu’il faut donc jouer stratégiquement…Au début, c’est jouissif mais, au bout d’un moment, on panique quand même un petit peu…

L’épisode de ce mardi a été, comme à l’habitude, riche en rebondissements. La dernière épreuve collective de confort a vu les jaunes l’emporter, pour la troisième fois consécutive. Selon vous, qu’est-ce qu’il a manqué aux rouges sur cette construction d’édifice ?

Je pense qu’il manquait de la cohésion, tout simplement. C’est vrai que mon trio, avec Jean et Léa, avançait pas mal et, en fait, dès qu’on revenait, on avait l’impression que l’autre trio – Méissa, Mégane et Cécile – avait un petit peu mélangé tout ce que l’on avait fait juste avant. Donc ça a été hyper compliqué ! Quand j’ai vu les épisodes, on voyait que les jaunes étaient quand même plus organisés donc je pense que ça a été question d’organisation. On aurait réussi mais la question n’était pas de réussir mais de réussir avant l’équipe adverse, c’est ce que les jaunes ont fait.

Cette défaite a certainement dû être d’autant plus rageante qu’elle aurait été l’occasion d’un bon repas, qui aurait fait beaucoup de bien à ce stade-là de l’aventure…

Ah ben, oui, forcément ! En plus, nous n’avons pas gagné beaucoup de conforts, c’étaient plus les immunités pour nous et les conforts pour les jaunes. Donc, oui, franchement, j’aurais bien mangé cette côte de bœuf et ces frites, vraiment !

Votre tribu a ensuite désigné Pauline comme ambassadrice de l’équipe adverse. Quelles raisons ont motivé ce choix ?

Premièrement, j’ai été le seul à donner son nom, personne ne me suivait au début. En fait, j’ai expliqué mes raisons : Pauline commençait à prendre confiance en elle, c’est vrai que, je pense, elle-même ne s’attendait pas à être là plus de 20 jours pendant l’aventure, on a vu qu’elle commençait à prendre confiance sur les épreuves, elle est très forte et, en plus de cela, sur l’épreuve du trek, on lui avait donné un indice pour un collier d’immunité et je me suis dit que tout cela pouvait faire la différence : potentiellement, elle aurait pu mettre un jaune, dans le sens où elle n’aurait peut-être pas mis son aventure alors qu’elle était en train de se révéler. Donc c’est pour ça que le groupe a suivi mon idée…Après, ce n’était pas clairement ses ambitions donc on s’est un peu loupés sur ce coup-là…

A la découverte, à l’inverse, du nom de Léa dans votre équipe, quelle a été votre réaction ?

C’était le pire scénario possible qui pouvait m’arriver : je n’ai pas du tout d’affinités avec Léa depuis le début, j’ai voté contre elle au dernier conseil donc, clairement, je ne suis pas rassuré à ce moment-là…

Pendant les discussions des ambassadeurs, les rouges quittent leur camp pour rejoindre celui des jaunes. On a senti, sur place, un accueil plutôt chaleureux et convivial…

Oui, ça fait trois semaines que l’on est tous dans la même aventure, dans la même galère et on ne se voit que sur les épreuves, où il n’y a qu’une équipe sur les deux qui va gagner. Donc, forcément, quand on se voit, on se dit qu’ils sont gentils et souriants, ce qui fait plaisir car on ne les connait pas personnellement, on ne les connait que sportivement. Du coup, on ne sait pas ce qui s’est passé depuis le début de l’aventure, c’est pareil pour eux comme pour nous. Au début, c’est ainsi très chaleureux, après j’imagine bien que, une fois que l’on arrive pleinement dans la réunification, les accueils chaleureux et souriants se terminent très très vite, on l’a vu dans les autres « Koh Lanta ». Mais, oui, au début, forcément que c’est chaleureux : on partage la même aventure et, enfin, on se voit et on peut se parler !

Lorsque Léa et Pauline vous informent avoir choisi votre nom pour l’élimination, vous restez sans voix…

A ce moment-là, c’est le néant, c’est le vide complet dans ma tête, dans mon esprit. On le voit, j’ai le regard vide. A la fois, je me dis que ce n’est pas possible et, d’un autre côté, je pense peut-être que j’aurais pu rester…Il y a tellement de questions qui passent, je me remémore toute mon aventure. Une fois que quelques minutes sont passées, tu te dis enfin que tu rentres chez toi, que ton aventure est finie. Mais, au début, c’est clairement le vide…

Vous le dites à l’antenne, au moins pendant quelques heures, vous aurez connu la réunification…

Oui, bien sûr ! En tant qu’aventurier à « Koh Lanta », mine de rien, c’est un objectif lointain dès le premier jour : quand on arrive, mine de rien, tout le monde y pense ! Au début, on est content d’être dans « Koh Lanta » mais, après, on y pense, on se dit que la réunification est une étape assez cruciale de l’aventure, il faut dire ce qui est. Je ne l’ai vécue que 24 heures mais j’ai été fier d’avoir vu et touché ce drapeau blanc. Oui, je suis fier, ma famille est fière, ma mère aussi et on se contente de cela !

Au moment de saluer vos camarades d’aventure, Léa révèle que vous auriez demandé à être désigné comme candidat à éliminer s’il n’y avait pas d’autres choix. Le fait d’en parler publiquement à ce moment-là vous a-t-il surpris ?

Cela reste quand même un étonnement, je ne vais pas le cacher parce que, certes, j’ai eu un moment de faiblesse que j’ai partagé mais je ne pensais pas que ça allait être la raison de mon départ. J’avais dit haut et fort que je n’irais pas à la boule noire, j’ai montré que je n’avais pas d’affinité avec Léa donc, en fait, je pensais que c’était tout simplement cette raison-là qui allait me faire sortir : c’était de bonne guerre, j’allais la mettre si j’étais ambassadeur et inversement…puis elle révèle que ce n’est pas du tout ça donc je suis un peu quand même étonné et, à la fois, je me dis qu’il n’y a pas que cette raison-là : elle donne cette raison, certes mais, pour moi, ce n’est pas uniquement celle-ci qui, à 100%, fait que je sors de « Koh-Lanta », c’est une question d’affinité, peut-être de sportivité…Mais, pour moi, il n’y a pas que la raison donnée qui a entrainé ma chute !

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Le plus beau souvenir serait ma victoire aux bambous, qui s’enchaine avec l’inédite récupération d’un collier sur une épreuve. Cela a été, je pense, une des plus belles journées, parmi les plus belles heures de l’aventure. Après, il y en a eues plein d’autres mais si je devais en retenir, ce seraient celles-là. Mais cela a été trois semaines magiques, trois semaines où je me suis surpassé, dépassé, où j’ai appris beaucoup sur moi-même, où j’ai pris confiance en moi. En trois semaines, j’ai appris énormément sur moi, plus qu’en 23 ans donc c’est cela que je trouve beau dans cette aventure !

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?

Au quotidien, cela reste la vie en communauté : vivre avec des gens avec qui tu n’as pas forcément d’affinités, avec qui tu ne t’entends pas, cela reste compliqué. On la vue, il y a eu quand même beaucoup de disputes sur notre camp mais pas que, il y a aussi eu des bons moments. Mais je restais en retrait de ces disputes, déjà parce que ça ne me concerne pas et, en plus, je n’aime pas cela. C’est très compliqué car il faut vivre avec, on est tous ensemble sur une même plage…Donc l’humain reste quand même le plus compliqué : finalement, c’est comme dans la vie, l’humain est parfois compliqué et, dans « Koh Lanta », c’est pareil.

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches ou activités aviez-vous l’habitude de faire ?

Déjà, je n’y connaissais rien à la survie : en allant à « Koh Lanta », je me suis dit que j’allais apprendre sur le tas, qu’il y aurait forcément des gens qui allaient m’apprendre, qui auraient plus de connaissances que moi. Donc, du coup, en y allant, je me suis dit « allez hop, j’apprends » et puis c’est devenu des tâches quotidiennes : aller chercher de l’eau, ramasser du bois pour le feu, aller pêcher quelques coquillages, faire la cabane, essayer de faire le feu,…Tous les jours, on avait chacun nos petites tâches, on faisait ce que l’on avait à faire et ça a bien fonctionné pendant trois semaines.

Pour terminer, si l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prêt à repartir à l’aventure ?

Le sac n’est pas encore prêt mais, en tout cas, ma force mentale, ma force physique et mon envie sont prêtes, c’est sûr !

Merci, Ricky, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Raphael Almosni nous parle de Philippe, son personnage récemment arrivé à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Raphael,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons actuellement vous retrouver dans la quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil », sous les traits du personnage de Philippe Aguerra. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! C’est une famille que je ne connaissais pas du tout, que j’ai découverte. J’ai fait beaucoup de théâtre, pendant environ 35 ans, ainsi que, quand même, une certaine quantité de films mais je ne suis pas un habitué des séries. Je ne connaissais pas du tout, je l’avoue, l’ambiance à l’intérieur. J’avais un peu l’apriori de quelque chose d’expéditif mais j’ai été vraiment surpris et surpris agréablement.. D’abord par l’accueil, que j’ai trouvé formidable : sur tous les postes, les gens sont gentils, bienveillants, accueillants, charmants. En commençant par les chauffeurs, avec qui, en peu de temps, je me suis presque lié d’amitié. Puis l’essayage/costume, le maquillage, la coiffure avant de croiser les gens de la production puis les techniciens 

Oui, j’ai été surpris, j’ai eu l’impression de me trouver en face d'une grande famille : j'ai été étonné, à la cantine, du nombre de personnes attablées, je me suis dit que cela ressemblait vraiment à une grande et sympathique entreprise ! 

Au départ, je redoutais de passer d’une équipe de tournage à une autre, je trouvais cela compliqué à gérer mais, finalement, c’était très intéressant : cela oblige à s’adapter, cela permet de rencontrer beaucoup de gens différents, de voir des méthodes différentes de travail. J’ai tourné avec 5 réalisateurs sur la dizaine de jours de tournage et j’ai été, je dois dire, conquis par tout le monde ! C’est une super belle expérience, que j’aurais aimé prolonger un peu plus…

A la suite de la mort du personnage, il y aura une enquête : on parlera, du coup, quand même encore de lui pendant toute une série d’épisodes, c'est une consolation, mais je serais volontiers resté encore quelques semaines sur les plateaux de tournage... 

Le cadre et les conditions de tournage sont particulièrement agréables, aidant sans doute à la qualité du rendu final…

C’est sûr ! Mon premier jour s’est fait dans les studios : on se sent très vite à l’aise dans ces espaces pourtant grands, quelque chose de sympathique s'en dégage, par la manière dont les choses sont agencées, il y a une pensée derrière tout ça, je crois, un désir d'accueil. Oui, les conditions de tournage sont confortables : la plupart du temps, j’ai tourné dans une très belle maison, avec une belle piscine, un beau jardin, de belles fleurs, c'était la maison du personnage, les conditions étaient un peu rêvées ! C’est agréable également d’être entouré de personnes performantes, chacune dans son domaine. Je me souviens des essais costumes, je sentais que la personne en face de moi avait l’œil, j’étais en confiance…Idem, ensuite, au maquillage…C’est agréable et rassurant de se sentir porté. C'est un travail de groupe, le comédien n’est qu’une partie de l’ensemble, il ne faut jamais oublier ça...Et les conditions sont réunies pour faire du bon travail. 

 

 

En quelques mots, dans quel contexte avons-nous pu découvrir Philippe, votre personnage ?

L’arrivée de Philippe est en lien direct avec le personnage de Thaïs : elle travaille dans la pizzeria de son père, elle ne s’y sent plus à sa place et a envie de changer, elle a ainsi trouvé un boulot dans le service à la personne. Pour son premier jour de travail, elle arrive chez Philippe, nouvellement greffé du cœur, qui a besoin de quelqu’un pour l’aider dans les tâches variées d’une maison et aussi pour lui faire la cuisine. Philippe est donc l’employeur de Thaïs…

Dès les premières minutes à l’image, on voit une belle entente et une belle relation amicale se nouer entre les deux…

Philippe est un homme qui a passé la soixantaine, anciennement sportif mais qui vient d’être opéré, qui est fatigué. Thaïs est une jeune fille très dynamique, très moderne, dans sa façon d’être. On pourrait croire qu’elle est éloignée de ce genre de personne qu’est Philippe mais il y a de suite au contraire une relation amicale qui se développe. Peut-être même que Thaïs y voit l'image d'un grand-père bienveillant …J’ai l’impression que Thaïs trouve une figure en Philippe. Quelque chose passe entre les deux, c’est assez beau, d’autant plus que ça perdure tout le long du passage de Philippe.

Ce personnage vous permet ainsi une palette de jeu large et variée, différente de celles des rôles que vous avez déjà pu jouer par le passé…

Oui, j’ai fait pas mal de choses variées au théâtre, j’ai aimé beaucoup les personnages tragicomiques par exemple et je me suis souvent retrouvé dans des situations de rôles très clownesques qui, en même temps, avaient un côté tragique et attachant. J’ai aussi fait, notamment dans des pièces de Molière, des personnages encore plus hauts en couleurs et très drôles, emprunts d'une certaine folie. Philippe, lui, n’est pas du tout dans ce registre-là, c’est un homme très bon, très posé, très positif, à l’intérieur d’une situation douloureuse. C’est dit à un moment, il était marathonien, il aimait le sport et il se retrouve d’un coup greffé du cœur, il a du mal à marcher, il se fatigue maintenant pour un rien…C’est un personnage lent et calme, qui fait passer une certaine compassion. Il est marié à Anne, mais Anne n’est pas la mère de son fils Arnaud, qu’il a eu d’une première femme. Il y a de la tension entre Anne et Arnaud. Philippe essaie ainsi toujours de voir comment il pourrait remettre les gens en accord…D’ailleurs, j’ai l’impression que c’est un personnage que l’on ne voit pas souvent dans les films parce qu’il n’y a pas d’évènement majeur, c'est un homme de compassion, juste un type que l’on aime bien et qui est attachant, du moins de j’espère.

J’ai joué, par le passé doncdes personnages beaucoup plus mouvants : là, il y a des variantes mais le personnage est globalement assez calme, à l’exception des tensions qu’il a par moments avec son fils, exceptionnellement avec sa femme. Donc je dirais que Philippe est tout en nuance subtile.

 

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Certainement que votre parcours artistique vous a aidé à l’appréhender ?

Quand j’ai su que j’étais pris au casting, j’étais évidemment très heureux et, dès le lendemain, j’ai reçu une flopée de scènes, je crois qu’il y en avait une quarantaine. Je pense que j’aurais paniqué si je n’avais pas eu le parcours que j’ai eu : j’ai eu, notamment, l’occasion de jouer un monologue sur la guerre en Yougoslavie, j’avais dû apprendre tout un petit livre, en entier. Je parlais vite et rapidement, pendant une heure et demie sur le plateau, où le personnage se libérait par la parole. Cette expérience-là de théâtre par exemple et les autres aussi bien sûr me rassurent, sur ma mémoire et ma possibilité d’apprendre.

Même si on sait que ce n’est pas forcément évident pour un comédien, regardez-vous le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

Pour France 2, oui, je regarde les épisodes…C’est vrai que mon propre rapport à l’image peut être parfois compliqué. Après, pour avoir pas mal tourné, j’ai quand même l’habitude de me voir. Il y a, dès fois, où je suis sûr que ce que je vois me plait et où je pense que c’est bon. Par contre, il y a des moments où je vois vraiment des choses qui ne me plaisent pas et, parfois, ce n’est pas reçu de la même manière par quelqu’un de l’extérieur, qui pourrait, lui, trouver cela bien. Il est possible aussi que je valide certaines scènes comme bonnes pour moi et qu'elles ne le soient pas pour un tiers... Sur France 2, selon moi, je dirais que ça va, même si des endroits me gênent un peu… Avec un peu trop de mouvements ou un silence pas maitrisé, ou un petit je ne sais quoi qui pêche…Ce sont aussi des tournages où ça va quand même relativement vite, je craignais d’ailleurs que ça aille encore plus vite mais je trouve que l’on a du temps, malgré tout.

Se regarder soi-même est un exercice, c’est intéressant quand même de le faire ! C’est toujours assez mystérieux de voir ce qui passe et ce qui ne passe pas à l’image, de voir comment un regard ou un temps un peu plus long racontent des choses. Il faut essayer de maitriser tout cela, tout en gardant un côté spontané : là est toute la difficulté.

 

 

Etes-vous aussi curieux des retours des téléspectateurs de la série ?

Je serais très heureux d’avoir des retours ! Comme je ne fais pas 100% confiance à mon regard sur moi-même, j’ai déjà demandé, sur le plan personnel, à ma femme et à mes enfants de visionner les épisodes. Après, je ne fais pas non plus totalement confiance à leur retour quand je suis là…Je me dis qu’ils me ménagent aussi. Du coup, j’ai fait la même demande à un ami que je sais assez "cruel", disons direct, et, en retour, il m’a envoyé un message plutôt sympathique : effectivement, il voit quelques petits détails mais, globalement, il a apprécié. C’est important, j’aime mon métier, je cherche toujours à me perfectionner, à me remettre en question. J’ai toujours envie de faire mieux !

D’un autre côté, je serais heureux de savoir ce qui ressortira de ce personnage sur ces 10 épisodes : les gens vont-ils s’attacher à lui ? Verront-ils chez lui quelque chose qu’ils aimeront bien ? Je serais ainsi curieux de savoir si les téléspectateurs, globalement, auront aimé ce personnage, s’il leur sera resté indifférent ou, ce qui me réjouirait, s'il leur aura apporté quelque chose.

Merci, Raphael, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Maxime se remémore son élimination aux portes de l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Maxime,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » est actuellement proposée chaque mardi soir sur TF1. Justement, la diffusion des images ravive-t-elle certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, tout à fait ! Par exemple, lors de la régate, je me rappelle que Denis avait qualifié l’embarcation de « maximienne », cela m’avait touché et le fait de le revoir, de l’entendre m’a à nouveau touché. J’étais très content !

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

J’ai toujours regardé et aimé « Koh Lanta » puisque j’ai toujours fabriqué des cabanes dans les bois tous les week-ends. Mais je n’ai jamais trop soigné ma candidature…J’ai dû faire quelques fois acte de candidature mais il n’y avait pas eu de déclic. En fait, le déclic, je l’ai eu avec mes enfants il y a un peu plus de 2 ans : on regardait « Koh Lanta » en famille et ils se sont amourachés d’un aventurier que je ne trouvais pas forcément performant. Lorsque je leur ai dit qu’il n’y avait pas besoin de pleurer ni de se mettre dans des états pareils, ils m’ont expliqué les deux, en substance, que je n’avais pas trop mon mot à dire puisque j’étais sur le canapé, avec eux et pas du côté de la télévision. J’ai donc soigné ma candidature pour me faire remarquer et ça a marché…

Cette saison est marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité avec, pour certains, des pouvoirs inédits. Comment avez-vous appréhendé cela ?

Lorsque Denis nous annonce que notre édition s’appelle « Les chasseurs d’immunité » et que, donc, il y aura beaucoup plus de colliers, on s’imagine à ce moment-là que l’on va tous trouver notre collier et que ce sera facile d’en trouver. Au fur et à mesure que « Koh Lanta » avance et que les jours se passent, on s’aperçoit, pour notre tribu, que, sans indice, c’est difficile de trouver des colliers : on est à la veille de la réunification et, sur notre camp, on n’a pas réussi à en débusquer un seul sans indice.

L’épisode diffusé ce mardi a, une nouvelle fois, été riche en rebondissements…L’équipe des jaunes a remporté l’épreuve de confort, que l’on peut assimiler au cochon pendu. Selon vous, qu’est-ce qu’il a manqué à votre équipe ?

C’est une épreuve qui nécessite une performance individuelle, il faut arriver à s’économiser les bras sur la durée. Donc on voit des moments où l’équipe jaune arrive à détendre les muscles, quelque chose que l’on fait pas mal en escalade, où on en profite pour détendre un bras pendant que l’autre tient le poids. On a peut-être moins vu cela du côté des rouges…Après, il y a aussi l’autre partie : lorsque l’on est arrivé sur le duel final, pour un peu que les aventuriers avaient beaucoup travaillé sur leur bras fort, ils se retrouvaient un peu piégés et c’est vrai qu’il aurait peut-être fallu travailler un peu les deux bras. Dernière chose aussi, lorsque l’on a décroché Léa et qu’il ne restait que Mégane et Ricky, malheureusement la corde s’est détendue, cela a provoqué la chute de Mégane et je pense que ça a beaucoup affaibli Ricky à ce moment-là.

On peut imaginer que cette défaite est d’autant plus rageante qu’elle vous fait passer à côté d’une belle récompense alimentaire, qui aurait certainement fait du bien à toute l’équipe…

Bien sûr ! De toute façon, quand on perd, c’est rageant. On peut refaire le match, on peut trouver des coupables, on peut se dire que c’est une défaite collective : une défaite est toujours quelque chose de délicat…Mon avis personnel est que je me concentrai beaucoup plus sur les épreuves d’immunité, qui me semblent être beaucoup plus importantes pour avancer.

Le lendemain, il en a été de même sur l’épreuve d’immunité, les rouges ont été devant un moment mais les jaunes ont fini par l’emporter…Vous qui aviez du recul après avoir tiré une nouvelle fois la boule noire, comment aviez-vous réagi lorsque certains membres de votre tribu se sont un peu crié dessus ?

C’est vrai que Ricky, Mégane et moi regardions ensemble le déroulé de l’épreuve. Pour moi, il n’y a pas eu match : clairement, Julie était bien en-dessous de Léa, elle n’avait pas la technique, elle n’avait pas la force, rien n’allait dans ce qu’elle faisait, bien que l’on soit arrivés en premier sur la partie finale de l’épreuve. C’est vrai que, dans d’autres circonstances, si je n’avais pas eu mon petit moment avec Jean, je pense que c’est Julie qui aurait pris la responsabilité de cet échec parce que, clairement, là, pour le coup, il n’y avait pas photo entre les deux.

L’après-midi précédant le conseil a été riche, on le devine, en échanges et en recherche d’un collier, renforçant ce qui se passait depuis deux jours environ sur votre camp, suite aux propos que Jean avait relayés…

Tout à fait, oui ! Après, à partir du moment où Denis nous a dit que nous étions une édition avec beaucoup de colliers, je vous assure que nous passions, tous, beaucoup de temps à en chercher : je pense qu’il n’y a aucun aventurier qui pourra vous dire le contraire. C’est vrai que, à partir du moment où j’ai senti le vent tourner, j’ai passé beaucoup de temps à chercher les colliers. Malheureusement, chercher un collier se fait au détriment de la communication et donc de la défense du cas Maxime auprès des autres aventuriers…

Du coup, au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je savais, en allant au conseil, que c’était terminé et que j’allais sortir. Donc j’étais plutôt serein sur cette partie-là, j’avais fait une première partie du « deuil » de « Koh Lanta » puisque je n’avais pas de collier : clairement, je savais que j’allais sortir. En regardant à nouveau les images, c’est vrai que j’ai eu un conseil qui n’était pas forcément des plus simples, plutôt à charge. J’étais déçu, à la fois, de Jean et de Julie, qui étaient des personnes que j’estimais comme des alliés et je pense qu’ils n’étaient pas obligés de tenir ces propos ni ces mots-là, j’allais sortir quoi qu’il en soit et ça ne pouvait qu’être un peu plus blessant.

On sent, une fois votre flambeau éteint par Denis, que vous avez quelques regrets…

Oui ! Aussi bien, on peut voir des aventuriers qui se trompent sur des épreuves, qui font des contre-performances, qui ne sont pas du tout actifs sur le camp, qui, au contraire, même, posent plutôt des problèmes. Autant je me suis toujours battu pour avoir de la nourriture, pour offrir un toit à ma tribu, afin d’être meilleurs sur les épreuves et d’arriver plus nombreux à la réunification. La seule erreur que j’ai pu faire, c’est de ne pas être un bon communicant, c’est de ne pas avoir trop d’alliés à ce stade-là de l’aventure et avec le peu de personnes avec qui je m’entendais, je n’ai pas réussi à être clair sur mes intentions…Mes intentions étaient, à ce moment-là, d’avancer avec Jean et non pas de me servir de lui.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

J’en ai plusieurs ! La petite dédicace à ma chérie après avoir fait le feu : c’est vrai que j’étais content d’avoir réussi cela puisque ça faisait déjà 6 jours que l’on était dessus. Après, le duel face à Sarah : je n’avais pas beaucoup dormi pendant la nuit et un duel, c’est prendre ses responsabilités, particulièrement s’il s’agit, au final, de faire gagner et d’avoir une victoire collective. D’avoir remporté ce duel et, surtout, que Denis dise que c’est la première fois qu’une personne fait le jeu des colonnes aussi rapidement, était très satisfaisant. On peut le voir sur les images, j’ai éprouvé beaucoup beaucoup d’émotion et j’ai tout lâché. Derrière, il y a le coup de téléphone et tout ce qui s’en suit…Il y a eu plein d’autres moments mais ces deux-là sont peut-être les plus forts.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?

Me concernant, la principale difficulté en survie, malheureusement, était les relations que je pouvais avoir avec les autres parce que je sentais, et Maissa l’a dit, que « Maxime était toujours là à regarder et à fureter un peu partout ». J’ai su très rapidement que je serais sur la sellette. Je n’étais pas forcément le plus à l’aise avec cela et c’est ma plus grosse difficulté sur cet aspect survie : ce sont les autres, les gens avec qui j’étais. Côté faim et sur le reste, j’étais plutôt bien, je n’avais pas le sentiment de faim : au contraire, je voulais même que ce soit beaucoup plus dur en termes de climat et même en termes de recherche de nourriture, pour que l’on ait plus faim, dans des conditions plus froides avec beaucoup plus de pluie…j’aurais été plutôt satisfait puisque ça aurait affaibli les autres, alors que j’étais bien à ce niveau-là.

Sur le camp, au quotidien, vous avez été particulièrement actif. Justement, quelles tâches ou activités aviez-vous davantage l’habitude de faire ?

Une des tâches qui prend beaucoup de temps et d’énergie, c’est d’alimenter le feu. Souvent, sur les éditions précédentes de « Koh Lanta », ça pouvait poser problème entre les aventuriers puisqu’il faut se lever la nuit, remettre du bois et, surtout, préparer les bûches en dimensions différentes. Donc ça nécessite beaucoup de force pour aller couper les bûches et les ramener : c’étaient surtout Jean et moi qui nous en occupions. Il y avait aussi le fait d’aller chercher de la nourriture et tout le reste…C’est vrai, pour le coup, sur le camp, que plusieurs aventuriers l’ont dit sans mentir, j’étais plutôt quelqu’un de très actif, qui mettait la main à la pâte.

Pour terminer, si l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prêt à repartir à l’aventure ?

Le sac n’est pas encore prêt mais il est évident que, si, demain, on me propose de faire une édition de « Koh Lanta, les héros », je ne pense pas que j’y réfléchirais à deux fois. Je serais d’accord pour y aller, il ne restera plus qu’à convaincre ma fille, qui a eu du mal avec l’absence de son papa. Sinon, je me débrouillerais pour repartir parce que c’est une aventure où j’ai pris énormément de plaisir, vraiment. Même si, au final, j’ai été éliminé aux portes de la réunification, je trouve que ce que j’ai vécu était génial. On l’a fait avec des personnes qui étaient bien…D’une manière générale, même ALP et le staff qui est derrière ont fait vraiment du travail professionnel ! Je ne garde que des choses positives, aujourd’hui.

Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Paul Gomerieux nous en dit plus sur l'arrivée de son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Paul,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons prochainement vous retrouver dans la quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil », sous les traits du personnage d’Arnaud. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est super chouette ! J’avais déjà joué dans des séries télés mais pas quotidiennes donc c’était un peu challengeant : c’est un rythme particulier, c’est une audience particulière, avec presque 4 millions de personnes tous les soirs, c’est un engouement tous les jours dans les foyers,…J’ai hâte aussi de voir ce que ça va donner en termes de public. Mais c’est trop chouette, il y a beaucoup de jeunes acteurs, je joue avec Lila, qui interprète Thaïs, c’est une super découverte. Oui, j’ai été ravi de pouvoir intégrer la série !

En plus, le cadre et les conditions de tournage sont particulièrement agréables, tant Montpellier et ses environs que les studios d’intérieur de Vendargues qui sont à la pointe de la technologie…

Tous les tournages sont hyper chouettes mais, là, d’être dans le Sud, au soleil, à Montpellier, une belle ville avec de sympathiques habitants, est encore plus chouette ! France Tv nous gâte aussi avec les studios, on est super bien reçus, c’est super cool !

 

 

Sans tout en dévoiler, pour ce que vous pouvez en dire, dans quel cadre arrive Arnaud, votre personnage ?

Ma famille arrive par le biais de Thaïs, qui va aider mon père qui a subi une greffe du cœur. Il est forcément en difficulté dans la vie de tous les jours donc elle va venir le soutenir, autant psychologiquement que dans les tâches du quotidien. Je suis assez jeune, je suis étudiant en fac de droit, je suis plus proche de Thaïs que des adultes donc, forcément, on va créer un lien. Je vais l’aider pour son post-bac, moi qui suis déjà passé par là…Oui, on va sympathiser et se rapprocher.

Certainement que ce personnage vous permet une palette de jeu large et variée, qui doit être particulièrement plaisante ?

C’est ce que j’ai adoré avec ce personnage ! Les auteurs sont partis loin, du coup c’est un super personnage : il est très sympa et, en même temps, il a ses pics d’émotions, je vais autant dans la colère et la tristesse que dans la joie : je vais vraiment tout vivre et, en tant qu’acteur, c’est hyper plaisant. Je ne suis pas cantonné qu’à une seule émotion ou palette de jeu, là le rôle est vraiment complet ! C’est un personnage haut en couleurs, il va vivre des choses complexes mais très belles en même temps…Certains moments vont être très compliqués…

 

 

On le sait, le rythme de tournage d’une quotidienne est intense. On peut penser que votre expérience artistique et votre travail de préparation vous ont aidé à l’appréhender ?

J’étais quand même un peu stressé, on sait tous, en tant que comédien, que la quotidienne a un rythme particulier et assez intense. J’avais fait pas mal de tournages de cinéma et de télé, ainsi qu’un peu de théâtre, j’avais déjà un peu vu de tout mais, là, j’ai fait jusqu’à 9 séquences par jour, ce qui est énorme ! C’était vraiment particulier. Il y a énormément de texte, il y a donc beaucoup d’apprentissage, c’était un peu compliqué au début mais le cerveau est une machine et on se met vite en condition. J’aime bien aussi être préparé physiquement, moi qui suis assez sportif de base : là, j’ai fait une préparation physique d’un mois et demi avant le tournage. Vu qu’Arnaud va commencer à faire de l’apnée de compétition, il fallait être préparé psychologiquement et physiquement…Il y a donc eu une grosse préparation de mon côté, en amont.

On a tourné de mi-décembre à fin février, 4 jours par semaine, 12 heures par jour, sans oublier les répétitions : c’était très très intense ! Mais de très belles choses arrivent…J’ai hâte que le public découvre !

D’un point de vue méthodologique, en amont du tournage, aviez-vous alors regardé certains épisodes en diffusion pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ? Ou, à l’inverse, aviez-vous préféré garder une certaine distance pour plus de fraicheur ?

Bien sûr, j’ai regardé quelques épisodes, pour découvrir l’ambiance. J’ai pas mal d’amis comédiens qui sont déjà dans la série, je me suis renseigné auprès d’eux pour comprendre le fonctionnement. Ce qui est bien avec France Tv, c’est qu’il y a une vraie ambition cinématographique, rien qu’en images et en technique et cela me plait : moi qui viens, de base, du cinéma, j’étais d’autant plus heureux de tourner dans cette série.

 

 

Même si on sait que ce n’est jamais évident pour un comédien, allez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu, comparativement aussi à votre ressenti sur le plateau ?

Je pense que je vais regarder certains épisodes, je ne sais pas si je les regarderai tous car, en tant que comédien, se voir est toujours un peu compliqué. Mais j’ai quand même envie de découvrir car c’est tellement un rythme dense sur le tournage que je n’ai rien vu de ce que j’ai fait. Après, j’ai eu de super retours des réalisatrices et réalisateurs avec qui j’ai tourné donc je suis confiant mais, en même temps, vu que c’est un personnage très complexe et très subtile, j’ai peur de découvrir certaines choses. Je suis heureux, en tout cas, du ressenti que j’ai eu sur le tournage et de ce que j’ai envoyé en tant que comédien. Maintenant, c’est au public de me dire si j’ai bien fait ou pas mon personnage…On verra bien, surprise !

Justement, êtes-vous curieux et impatient de découvrir les retours des téléspectateurs ?

Sur tous mes projets, j’ai l’habitude d’être proche du public, j’aime bien avoir les retours des gens et échanger avec eux. Mais, en même temps, on sait qu’il y a des dérives avec certaines personnes et c’est plus cela qui me fait peur car il se passe plein de choses pour mon personnage…J’espère que le public saura faire la part des choses. Si les gens, en tout cas, me confondent avec mon personnage, ça voudra dire que j’ai bien fait mon travail…

En complément, sortira cette année un long-métrage dans lequel vous avez un rôle qui vous tient à cœur…

C’est le premier long-métrage de Dragan Nikolic, c’est un film qui retrace l’histoire d’un jeune orphelin qui n’a pas eu la vie facile et qui vit en foyer. Je serai son meilleur ami, j’ai la belle vie, je vis avec ma mère, dans un beau mas du sud, proche d’Avignon. Autour d’un soir où je me plains encore de ma vie, alors que je n’ai pas à le faire, un accident va avoir lieu, dans lequel je vais disparaitre…Lui, quelque années après ce deuil, va revenir et va un peu prendre ma place dans ma vie…Cela va être une histoire entre ma mère et lui, ils vont réapprendre à vivre correctement après un deuil. Le projet est super chouette, avec de super acteurs et actrices : Mogamed Bechiev, Natacha Regnier, Marie-Christine Barrault,…Logiquement, ça devrait sortir au cinéma en fin d’année.

 

 

Dans un autre registre, celui des planches, un autre projet est en train de naitre, sans doute pour une concrétisation en 2025, avec des amis comédiens…

Dans la vie de tous les jours, on est très amis avec Thomas Da Costa, Benjamin Douba Paris et Victor Senegas, qui tous ont été des rôles dans des quotidiennes de TF1. A nous 4, on a eu l’envie de faire un projet et on a été suivis par un auteur qui nous a écrit une pièce que l’on vient de lire. On a pour ambition de jouer tous ensemble au théâtre et de faire une tournée, pour rencontrer notre public. On a envie de monter cela ensemble, de se retrouver sur les planches, nous qui y avions déjà été précédemment mais indépendamment…là, c’est le moment, pour nous, de le faire en famille. C’est presque primordial !

Ce seront 4 amis qui passent à l’âge adulte et qui disent adieu à leur enfance, aux souvenirs de jeunesse qu’ils ont eus ensemble. On a tous envie de quelque chose de très naturel et de très vivant donc ce ne pourra être que chouette…

Merci, Paul, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Khalid Maadour nous parle avec passion de son personnage, qu'il incarne depuis plus de cinq ans maintenant !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Khalid,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons régulièrement vous retrouver dans la série quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil », sous les traits du personnage de Laurent Berthier. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui, c’est un vrai bonheur ! C’est très simple avec moi : quand une chose ne me plait pas, je n’y vais pas. Avant d’intégrer cette série, j’en avais énormément entendu parler, j’avais des copains qui réalisaient certains épisodes. Je la trouvais tellement cinégénique, avec des acteurs tellement à la hauteur que, quand on me l’a proposée, j’ai dit oui tout de suite. J’y suis maintenant depuis 5 ans : si, vraiment, il y avait quelque chose qui ne me plaisait pas, il y a longtemps que je serais parti. Au contraire, je m’y sens bien, l’équipe – comédiens, techniciens, production – est digne d’une vraie famille : quand on est bien dans une famille, pourquoi aller en chercher une autre ?

Le cadre et les conditions de tournage sont particulièrement agréables et aident sans doute aussi à la qualité finale…

Oui ! Il faut le dire, on est vraiment dans de très très bonnes conditions. En extérieur, on a le soleil 270 jours dans l’annéeJ. On a le confort matériel, on a la chance de travailler avec du matériel high-tech, avec des techniciens hors-pair, des comédiens professionnels,…Vraiment, il y a tout pour être dans de très bonnes conditions. Je n’ai pas à me plaindre du tout, loin de là. Cela aide au relationnel entre nous. Je n’oublie pas non plus la qualité des scenarii donc celle des auteurs mais aussi la qualité des réalisateurs ! C’est ce qui fait le succès de cette série…Oui, il y a du soleil partout, c’est cool !

 

 

Votre personnage a vécu beaucoup de choses, personnellement et professionnellement. Quel regard portez-vous sur lui, à présent ?

D’abord, je qualifierais Berthier comme « Monsieur tout le monde » : tout ce qui peut lui arriver arrive à n’importe qui d’entre nous. On a tous des moments down, des moments de doute, des moments d’euphorie. Parfois ça va, parfois ça ne va pas…J’ai l’impression qu’il représente un peu le français moyen. Il est aussi beaucoup dans l’empathie, c’est quelqu’un qui rend service à tout le monde, qui ne fait pas trop de vague. C’est un personnage qui peut aussi sauver des situations sans que les autres ne s’en rendent compte et ça aussi, c’est génial. Il me fait penser à Winnie L’ourson en expert-comptableJ. Mine de rien, il a une réelle lucidité sur le monde qui l’entoure. N’oublions pas que, de par son métier, c’est quelqu’un de cartésien…

Ce personnage vous permet une palette de jeu très large et très variée, qui doit être particulièrement plaisante pour vous…

Oui ! Généralement, la vision qu’on a d’ un expert-comptable, c’est un gars à lunettes, qui tape sur sa calculatrice et qui a le nez dans sa paperasse. Mais Berthier est tout sauf cela, on a voulu tirer ce personnage ailleurs. C’est quelqu’un qui a une vraie humanité, qui est proche des gens, qui essaie d’arranger les choses, qui est dans une vie complètement lambda et, en même temps, plein de choses extérieures arrivent et font qu’il existe. J’essaie aussi de tirer ce personnage vers de la comédie, c’est un peu le souffre douleurs de Madame Bastide, c’est marrant. Je pense que le duo fonctionne bien ! Avec ses collègues aussi : c’est un peu celui marié depuis 20 ans, qui n’est plus « in » et qui prend conseil auprès des autres. C’est un membre essentiel de la famille « L cosmétiques ».

Il est prêt à se sacrifier pour les autres auprès de Madame Bastide. Je pense même qu’il l’aime énormément, il n’a pas peur d’elle, il la connait tellement bien qu’il sait comment la prendre. Les autres le savent très bien et viennent le voir pour faire passer des messages ou quelques revendications. Berthier est aussi celui qui prend la température auprès des employés, il fait le lien entre eux et la direction. Il est un membre essentiel dans la vie des autres…

 

 

Il a maintenant une collègue de bureau, on l’a découvert également dans sa vie personnelle…Tout cela aide à mieux le connaitre et à mieux le comprendre…

Ce qui est important dans cette série, c’est que l’on développe des sujets sociétaux. Il a été victime d’harcèlement à un moment donné, on a parlé de ce thème, du suicide aussi, on évoque des faits de société qui sont réels et qu’il est important de traiter. Une série comme « Un Si Grand Soleil » se doit d’en parler, c’est aussi, je pense, ce qui fait son succès. Mon personnage reflète donc parfois ce que tout le monde peut subir. Il est le reflet d’une certaine catégorie de personnes. Les gens se reconnaissent en lui. Il trouve du soutien, auprès d’Enrick, de Léonor, même parfois auprès de Madame Bastide. Je me souviens d’une séquence que l’on avait tournée il y a quelques années, où Madame Bastide fait son mea-culpa auprès de Berthier, se rendant compte, au final, que Berthier est une personne essentielle pour "L Cosmetiques" mais aussi pour elle parce qu’elle peut vider son sac auprès de lui.

Au fur et à mesure de ces années, sur certains traits de sa personnalité, avez-vous mis de lui en vous ? Et inversement ?

C’est une très bonne question…Dans la vie, je ne suis pas quelqu’un qui subit, loin de là : je suis quelqu’un qui va vraiment de l’avant. Le point commun que je pourrais avoir avec Berthier est que, de par les valeurs que l’on m’a inculquées, on tend la main pour essayer d’être auprès des gens au maximum. On est tous les deux à l’écoute !

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Je vais être honnête : 99,9% du temps, on me parle de la gentillesse de Berthier. « On aime votre personnage », « il est drôle », « il nous fait rire », « il est gentil », « ne vous laissez surtout pas faire,… » : Ce n’est que de la bienveillance ! Il est perçu comme un personnage agréable, drôle, gentil, qui fait rire dans une période où les gens en ont besoin. C’est génial ! Si on peut apporter un peu de rire et de plaisir aux gens, on a tout gagné ! C’est grâce, encore une fois, aux auteurs, à toute l’équipe et à cet esprit de famille. C’est super !

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Certainement que, au fur et à mesure, vous vous sentez de plus en plus à l’aise…

C’est une machine bien huilée : La chance que l’on a, c’est que nous recevons les textes quasiment deux mois à l’avance. C’est un pur bonheur, un vrai plaisir, on est dans un confort total, il faut se le dire. Ensuite, on a la chance d’échanger avec les directions artistiques, on vraiment dans le partage et, pour un comédien, ce n’est que du bonheur !

Oui, le rythme est soutenu, c’est normal pour une quotidienne mais apprendre les textes deux mois à l’avance, c’est un luxe. Selon les réalisateurs, il y a aussi une petite part d’improvisation, en offrant à la série une petite part de nous. On nous donne la liberté d’être libre, vous imaginez…

 

 

Même si ce n’est pas toujours forcément évident, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

Je ne vais pas vous mentir, je déteste me regarder… et, ensuite, je fais totalement confiance à la réalisation, à la direction artistique et aux monteurs. A partir de cela, si telle ou telle séquence a été montée de telle et telle manière, c’est une vision et soit on ne pouvait pas faire autrement, soit c’était la meilleure prise, soit c’était la vision du réalisateur et de la direction artistique à tel moment. Je n’ai pas été déçu, jamais. Pourvu que ça dure…C’est toujours un plaisir de regarder les épisodes, sauf quand je suis à l’image : je détourne alors le regard mais l’essentiel est que ça plaise aux gens, c’est bien le plus important.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Je me sens au cœur d’une famille, celle-ci est solide, j’y suis bien, on m’a accueilli les bras ouverts. J’ai plein de projets en parallèle, je réalise des films, des unitaires, je travaille en France et au Maroc mais je fais toujours en sorte que mon emploi du temps soit basé sur le planning de « Un Si Grand Soleil ». C’est important pour moi, cela fait 5 ans que je fais parti de la famille « Un si grand Soleil » et Tous mes autres projets s’organisent en conséquence…C’est toujours un plaisir de descendre sur Montpellier, de voir mes collègues, de tourner avec eux, de se marrer. Je pars du principe que, sur un plateau de tournage, faut travailler dans la bonne humeur tout en étant pro.il faut se marrer, toujours positivité ! Pour répondre a ta question : On peut me souhaiter de continuer à avoir d’aussi beaux projets. 

 

 

Pour terminer, on peut imaginer que vos différentes casquettes artistiques, bien que pouvant peut-être paraitre différentes, sont certainement complémentaires ?

Que ce soit en tant que réalisateur, comédien ou scénariste… ce qui fait une bonne série, un bon long-métrage ou un bon unitaire, ce sont le scénarii, mais aussi la direction d’acteurs. Je réalise depuis 12 ans maintenant ! J’ai commencé par des programmes courts pour Canal+ puis des unitaires et des séries. J’adore la mise en scène et diriger les comédiens…le fait d’être comédien m’a beaucoup apporté dans mon parcours de réalisateur.  L’acteur a une forme de sensibilité que certain réal. n’arrivent pas à percevoir…et le fait d’avoir ces deux casquettes me permet d’avoir une approche différente avec le comédien. Au début de ma carrière dans les années 90, je suis tombé sur certains réalisateurs très rigides et je m’étais juré que si, un jour, je réalisais, une de mes priorités serait la proximité avec mes comédiens. Du coup, quand je suis derrière la caméra, j’essaie d’être au plus proche de l’acteur car on parle le même langage et ça me fait vibrer !

Merci, Khalid, pour toutes vos réponses !

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Juliette Tresanini évoque avec passion sa belle actualité et ses chouettes projets, à l'image mais pas seulement !

Publié le par Julian STOCKY

@ So Photography

 

 

 

Bonjour Juliette,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Comme à l’habitude, votre actualité est riche et variée. Commençons, si vous le voulez bien, par le programme « OrgasmiQ » sur Téva, qui est maintenant diffusé en prime-time. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui, j’en suis super heureuse ! Je ne m’attendais pas à passer en prime time, le samedi soir à 21h, pour une émission sur la sexualité, c’est fou (Orgasmiq sur Teva) ! Le succès est sans doute dû au ton de l’émission : libre, décomplexé, décomplexante, sans censure du tout. Je trouve cela formidable et cela révèle une grande ouverture d’esprit de la part de Téva. Je le dis toujours haut et fort : on a vraiment cette liberté de ton, les invités, les “sexpertes” et moi-même  sommes absolument sans tabous ni censure. 

Comme on enregistre trois émissions par jour, on peut passer du rire aux larmes ! Donner la parole à des gens de la vraie vie la rend authentique. On a, en plus, cette balance avec les deux sexpertes formidables que sont Charline Vermont et Charline Gayault. Elles sont toujours hyper pertinentes, elles ont une parole très rassurante, sans aucun jugement, elles sont hyper ouvertes et déconstruites, dans la réflexion, dans la nuance et dans le savoir. Sans oublier des rubriques humoristiques qui viennent ponctuer le programme. Sincèrement, il faut voir cette émission, parce qu’elle est vraiment de qualité. Je dis cela d’autant plus facilement que je ne l’ai pas créée (je prends la suite de Rosa Bursztein) mais il est passionnant de l’animer et de la coécrire.  C’est un beau travail collectif ! 

Cette année, nous allons innover en invitant prochainement des hommes. Ils auront carte blanche pour s’exprimer et donner leur ressenti, notamment sur le sujet “les hommes après metoo”. 

Globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Excellents ! Tous ceux que je reçois en tout cas !  Certaines personnes se sont même abonnées à Téva pour suivre l'émission ; j’ai trouvé cela très touchant. J’ai aussi des retours de réalisatrices et de réalisateurs très connus au cinéma et qui me disent adorer regarder l'émission. 

Suite à cette émission, j’ai été contactée pour le projet d’un nouveau livre, j’ai passé deux castings pour des rôles de fiction et j’ai été sollicitée pour une pièce de théâtre. Donc ce programme très suivi  me donne du travail ! Moi qui avais peur de brouiller les images en devenant animatrice, finalement non, ça m’apporte un souffle nouveau. Peut-être enferme t-on moins les gens dans des cases : tu peux aujourd'hui être comédienne et animatrice, tu peux être metteuse en scène et comédienne, c’est bien! J’ai l’impression qu’on peut, désormais, passer d’un métier à un autre, sans s’enfermer. 

 

@ So Photography

 

Justement, la transition est toute trouvée, vous serez, en juillet, guest d’un épisode inédit sur TF1 de « Camping paradis »…

Très bien renseigné ! Réalisé par Sandra Perrin ! J’avais déjà eu beaucoup de plaisir à travailler avec elle sur DNA mais là, c’était le top. Le rôle est très intéressant. Je ne veux pas trop dévoiler mais il est tout en finesse, en subtilité, en émotion. C'est un très beau rôle, dans la douceur et les choix de vie, où mon personnage va être confronté à son passé. Entourée de deux super partenaires, j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec cette équipe si sympathique.

Le casting de cet épisode s’annonce fort sympathique, aux origines artistiques diverses et variées…

J’ai l’impression qu’il n’y a plus de snobisme : il y a des gens qui viennent du théâtre, d’autres, comme moi, d’Internet et on se retrouve tous avec ce dénominateur commun qu’est la passion de ce métier. Encore une fois, j’ai trouvé cela très pro sur le plateau : tout le monde s’implique comme si c’était son bébé. J'ai trouvé cet épisode très bien écrit. En général, je dis oui à deux choses : à un rôle et à un metteur en scène. Vraiment, c’est ce qui s’est produit là.

 

@ So Photography

 

La fidélité de Sandra s’est poursuivie aussi sur France 2, vous avez collaboré ensemble sur un épisode de « Simon Coleman »…

Je crois que j’ai signé un abonnement avec elle☺. Après Stéphanie Pillonca, c’est Sandra Perrin ! J’adore cette série, je la trouve super bien écrite. Le duo Jean-Michel Tinivelli / Flavie Péan marche très bien, la famille est très touchante, tout comme ce que ça raconte. Je fais un guest, c’est une PDG d’un laboratoire, elle est un peu pète-sec, elle tient tête aux deux policiers. C’est une femme forte, droite, déterminée, c’est une femme de pouvoir, vraiment à l’inverse de « Camping Paradis », où la femme que je joue est pleine de doutes et s’en veut de plein de choses. 

 

@ So Photography

 

Ces différents rôles vous permettent ainsi une palette de jeu large et variée…

C’est pour cela que je fais ce métier, clairement ! C’est aussi en ce sens que, finalement, ça a été un cadeau de faire une pause sur DNA parce que le confort de jouer le même personnage tout le temps est merveilleux mais il est aussi risqué. Je peux surprendre et aller là où on ne m’attend pas, je me suis fixée des défis, c’est assez grisant ! Après, je suis quand même à chaque fois très bien entourée…Je suis accompagnée, avec beaucoup de  bienveillance. Finalement, les risques ne sont pas si gros… En tout cas, je mets toute mon énergie et je fais du mieux que je peux dans chaque projet que j’accepte. Ensuite, libre à vous de me dire dans quoi vous me préférez☺.

Quels sont, en complément, les autres projets qui viendront par la suite ?

Un troisième livre pourrait arriver, à la suite de l'émission sur Téva. En fait, les projets de livres ne viennent jamais de moi, tout bêtement parce que j’ai trop de respect pour les auteures et les écrivaines. Je me suis toujours dit que ce n’était pas ma place. Mais, en fait, j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire le premier livre, qui a très très bien marché. Tout comme le deuxième.

Je pense que je vais me laisser embarquer pour une nouvelle aventure ! J’ai la chance de bien savoir  m’entourer, donc je vais solliciter les bonnes personnes pour m’accompagner et faire en sorte que ce livre soit utile à toutes et peut-être à tous…

J’aimerais que ce soit un petit guide qu’on se passe, qui soit drôle, profond, avec des témoignages d’expert(e)s, qu’il soit empreint de tout mon questionnement et de mon regard de la femme que je suis en 2024, qui, je pense, pour le coup, est en phase avec son temps. 

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Anaïs Parello évoque sa belle actualité artistique, devant et derrière la caméra !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Anaïs,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Votre actualité artistique est riche et variée. Commençons, si vous le voulez bien, par la sortie en avril d’une nouvelle série sur Netflix. Avec vos mots, comment la présenter ?

 

Cela s’inspire d’un fait divers qui a eu lieu dans les années 90, dans le Vercors, lorsqu’une secte avait organisé un suicide collectif. De là s’en suit un thriller… il y aura de la tension, de l’humour, de l’amour, un peu de tout… J’ai hâte de voir !

 

Quel personnage y incarnez-vous ?

 

Je joue l’ex du personnage principal, interprété par Hatik, elle s’appelle Anaïs. Nous sommes parents d’une petite fille et il y a un petit contentieux sur le fait qu’il mène une vie mouvementée : mon personnage essaie de protéger leur fille de tout cela, on est dans une relation un peu tendue.

 

Vous l’avez dit, c’est inspiré d’une histoire vraie. Au moment de rentrer dans la peau du personnage, vous étiez-vous plongée dans l’histoire originale pour vous imprégner de l’atmosphère ? Ou, à l’inverse, aviez-vous préféré garder une certaine distance ?

 

Je me suis un peu renseignée car je trouve toujours que les histoires de sectes sont très intrigantes. Ça m’intéresse ! Mais sans plus, mon personnage n’avait pas tellement besoin d’être plongé dans cet univers-là, Anaïs est plutôt extérieure à tout cela. 

 

C’est, pour vous, un rôle de composition. Du coup, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Il est vrai que j’appréhendais un petit peu. C’est la première fois que j’allais jouer une maman avec un enfant grand, âgé de 6 ans. Mais je me suis dit « on verra bien ». Je savais que les enfants se fatiguent vite, ce qui est normal mais, en fait, Macha a été super : elle était très mignonne, on est super bien entendues. Elle m’a beaucoup impressionnée par son professionnalisme, malgré son âge. Je ne pensais pas que j’allais autant apprécier de travailler avec une si jeune actrice.

 

En complément, fin avril, sortira le long-métrage « Frères », avec une ambiance et un contexte assez originaux, là encore inspirés d’une histoire vraie…

 

Ce film d’Olivier Casas sortira le 24 avril, c’est inspiré de l’histoire vraie de deux frères qui ont vécu tous seuls en forêt, pendant quelques années et qui, ensuite, se sont construits des vies traditionnelles. Olivier a eu envie de raconter cette histoire au cinéma, avec Yvan Attal et Mathieu Kassovitz. J’y joue la fille du personnage d’Yvan.

 

J’avais adoré l’histoire à la lecture du scénario, j’ai hâte de voir le film, je suis très très curieuse, je pense qu’il va être très émouvant. Il me tarde que les gens puissent découvrir cette belle histoire. 

 

Tant personnellement qu’artistiquement, être entourée de ce casting-là a dû être particulièrement appréciable…

 

Oui, c’était chouette ! J’ai surtout travaillé avec Yvan Attal, on a passé un bon moment ensemble, c’était très agréable. Mais tout le monde était très très sympa sur ce film…C’est toujours un peu ce que l’on dit mais c’est sincère : je ne suis pas venue très longtemps mais j’ai été très bien accueillie sur ce laps de temps !

 

En parallèle, vous avez récemment pu développé un court-métrage assez original, « Aquarium ». Quelle en a été la genèse ?

 

C’est un film que j’ai écrit, qui a été réalisé par Aurélien Sallé et dans lequel j’ai joué. En fait, je fais beaucoup de voix-off en dehors des tournages, notamment pour de la publicité. Parfois, ça donne lieu à des situations un peu inconfortables, quand les clients ne savent pas ce qu’ils veulent ou qu’il sont nombreux et que chacun veut donner son avis. Ça peut devenir angoissant…Surtout que les cabines d’enregistrement sont généralement très petites, cela me fait souvent penser à un bocal ou à un aquarium…

 

Du coup, le film est l’histoire d’une séance d’enregistrement qui vire au cauchemar, où la cabine se remplit d’eau, au fur et à mesure. Je suis très fière que l’on ait réussi à le faire. Quand je l’avais écrit, je m’étais dit « bon, je l’ai écrit, c’est bien mais c’est impossible à faire, ou alors avec beaucoup d’argent ». Mais je connais un super réalisateur capable de faire ce genre de choses… Aurélien Sallé, mon ami, a répondu présent, et il a construit une cabine d’enregistrement dans une piscine dans mon salon ! Pour la petite anecdote, au dernier moment, j’ai commencé à flipper parce que j’avais lu des informations sur le poids de l’eau… J’avais peur que le salon ne s’effondre sur le sous-sol. J’ai demandé conseil à des copains architectes, qui m’ont dit qu’il fallait étayer. La veille du tournage, on a donc été chez Kiloutou pour louer des étaies… et ça a marché, rien ne s’est effondré ! 

 

 

 

Cela vous a donné l’envie de renouveler l’expérience du développement de projets. Vous êtes, ainsi, en cours actuellement de préparation d’un long-métrage, un format nouveau pour vous dans ce registre…

 

Oui, c’est un format complètement nouveau pour moi ! J’avais surtout écrit des courts-métrages... J’ai toujours envie de jouer donc, en général, quand j’écris, j’essaie de m’arranger pour jouer dedans derrière. C’est ce qui s’était passé pour « Aquarium ». C’est aussi ce que j’aimerais sur ce long-métrage que je co-écrits en ce moment. On fait tout pour, en tout cas. C’est un thriller avec des scènes d’action et je me prépare déjà physiquement pour le rôle, je fais 4 heures de sport par semaine depuis quelques mois… Quoi qu’il arrive, c’est très intéressant d’avoir des échéances à respecter. C’est agréable d’écrire quand on sait qu’on est attendu, que ça va être lu et révisé…C’est une nouvelle expérience enrichissante !

 

Ces différentes casquettes artistiques, devant et/ou derrière la caméra, sont sans doute complémentaires et enrichissantes pour vous…

 

Oui ! Là, en plus, c’est la première fois que j’assiste à la création d’un film depuis son tout début, puisque je suis à l’origine de l’idée. On écrit et j’observe chaque étape avec beaucoup d’intérêt… J’espère que ça ira jusqu’au bout et qu’on pourra tourner le film. Je pourrai alors me dire que j’ai assisté de A à Z à la création d’un film.

 

Plus globalement, quels sont vos autres projets à venir ?

 

Je vais tourner la saison 4 de « Parlement », mon personnage était absent en saison 3 et fait à présent son retour. Je suis contente de retrouver Lydia, ma petite activiste espagnole. J’aurai aussi un rôle dans un long-métrage de comédie, ce que j’ai moins l’occasion de faire donc j’ai hâte également. Sinon, j’ai d’autres projets d’écriture en cours, mais dont je ne peux pas dire grand chose encore. En tout cas, ça me donne envie de continuer sur cette voie-là… 

 

Merci, Anaïs, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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