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Un Si Grand Soleil : Interview croisée avec Léa Gillard et Jules Bahloul, les interprètes de Laurine et Boris Laumière !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léa, bonjour Jules,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

Nous pouvons vous retrouver régulièrement dans la série quotidienne à succès « Un Si Grand Soleil », sur France 2, sous les traits, respectivement, de Laurine et Boris Laumière. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Jules : Oui, c’est clairJ. C’est trop cool en tout cas ! Léa a été récemment diffusée avec une histoire tournée en octobre/novembre, je l’ai un peu rejointe sur quelques dates. Ensuite, on a eu notre arche, avec l’arrivée de notre mère, que l’on a principalement tournée sur décembre/janvier….

Léa : C’était sympa de se retrouver, déjà, tous les deux ! Aussi de retrouver notre père qui va être dans l’histoire. Et de rencontrer notre mère…C’était trop bien ! C’est la première fois que l’on tournait avec Smadi et ça s’est super bien passé. Les premiers épisodes ont d’ailleurs été diffusés récemment…

Je trouvais intéressant d’aborder ce nouveau personnage dans cette arche. J’ai souvent des relations compliquées avec les autres personnages, celle avec ma mère l’est aussi. C’est quelqu’un qui est très proche de moi et même de nous, ce qui montre une autre facette de la relation entre le frère et la sœur que nous sommes : on n’est pas d’accord sur la relation que l’on a l’un et l’autre avec notre mère, lui est beaucoup plus attaché et je suis nettement plus en rébellion.

 

 

Le cadre global de tournage, tant les décors extérieurs que les studios de Vendargues, est un magnifique outil de travail, qui doit certainement être aidant…

Léa : C’est très différent de tourner en studio que d’être en extérieur. Etant sur Montpellier, on a parfois la chance de tourner au bord de la mer, c’est vrai que ça apporte un plus aux scènes et aux sentiments que l’on doit faire passer aux téléspectateurs.

Jules : Cela donne une énergie : par exemple, quand on est sur la plage au moment du coucher du soleil, le lieu est tellement magnifique que l’énergie vient toute seule. On est dedans car le cadre est trop beau ! Mais, techniquement, ça peut être plus compliqué d’être en extérieur qu’en studio : à Vendargues, on sait que tout est vraiment réglé, qu’il y a le matos qu’il faut, alors qu’en extérieur, il peut y avoir le vent, la pluie, une tempête de sable, …plein d’imprévus !

Léa : J’aime bien les deux ambiances, j’aime bien le studio et l’extérieur mais, quand tu te réveilles à 7h, pour aller au bord de la mer tourner toute une journée et que tu as le beau temps de la Grande Motte, c’est vraiment agréable !

Vous avez aussi la chance d’être entourés d’une superbe équipe, on peut notamment penser à ceux que vous surnommez affectueusement les « tontons », qui font les inserts d’images sur fond vert presque en live…

Léa : C’est assez fou parce qu’on ne s’en rend même pas compte…Quand je tourne à l’hôpital, je sais qu’il y a un boulot immense derrière mais ils font en sorte qu’on ne remarque pas qu’ils prennent ce temps-là pour construire tous ces décors virtuels autour. Quand on voit le résultat, c’est vrai que ça marche hyper bien ! A la télé, on a l’impression d’un vrai hôpital, tellement les fenêtres sont bien faites : c’est magnifique !

 

 

Jules : Je trouve la production de France 2 hyper avant-gardiste sur les nouvelles technologies, pour justement gagner du temps et avoir un rendu propre. Cela marche super bien ! On a essayé la VFX voiture qui arrive bientôt, c’est quelque chose de génial…On est physiquement dans la voiture et, derrière nous, sur notre gauche et sur notre droite, se trouve à l’écran l’autoroute ou même une ville…Ça rend bien ! A tourner, je dirais que ça fait un peu HollywoodJ : la technique est différente de celle en extérieur lorsque l’on roule.

Vos personnages sont arrivés il y a environ 18 mois maintenant, les deux ont déjà vécu beaucoup de choses, tant personnellement que professionnellement. Quel regard portez-vous chacun sur l’évolution de votre personnage mais aussi sur votre duo frère/sœur ?

Léa : Je trouve que c’est intéressant de voir comment évolue la famille Laumière, même au-delà de notre duo. Pour Laurine, j’ai commencé avec beaucoup d’intrigues dans l’hôpital et je trouve intéressant que l’on puisse connaitre mon personnage de mieux en mieux, plus profondément, en découvrant un peu ses sentiments et ses histoires d’amour, ce qu’il n’y avait pas trop avant. Ce qui est hyper intéressant avec Boris, c’est qu’on sent la tendresse entre le frère et la sœur : il essaie d’aider sa sœur…Même les histoires qu’on va voir avec nos parents vont permettre d’encore plus explorer ce lien…

Jules : Exactement, c’est très bien dit ! Nos deux personnages ont vraiment une belle relation, que l’on va développer et explorer. Au-delà de nous deux, l’intrigue autour de notre famille va être bien sympa à regarder…

 

 

Jules, votre personnage est rentré dans la vie plus active, chez L Cosmétiques, après plusieurs années d’études en médecine. Son image s’améliore, notamment au travers des réussites professionnelles qu’il a récemment pu avoir…

Jules : C’est clair ! C’est un mec malin, les gens auront encore le temps de le voir. C’est un mec qui a l’air un peu incrédule, un peu bébête certaines fois mais, en fait, c’est plus un côté amusé, lui qui a encore envie justement de s’amuser. Mais, maintenant qu’il a des responsabilités au niveau pro, on va voir à quel point il est malin et à quel point il se débrouille. Comme tous les humains je dirais, quand tu débarques en milieu pro, c’est un début de carrière donc on va voir ce qui se passe…C’est tout ce que je peux dire ! En tout cas, il va s’en passer des choses…

 

 

Léa, il y a quelques semaines, on a pu voir une autre facette de votre personnage, un côté plus sensible, plus touchant, au travers de la relation amoureuse connue. Certainement que cela a dû vous faire plaisir de montrer aux téléspectateurs ce côté-là de Laurine ?

Léa : C’est vrai que, jusqu’ici, on avait vu Laurine dans des histoires souvent de manipulation, où le cœur n’était pas au rendez-vous. C’était vraiment à la surface et les sentiments ne jaillissaient jamais…Là, cela a été très agréable à jouer et à vivre de pouvoir trouver de nouvelles couleurs au personnage et de comprendre aussi d’où vient un certain mal-être. Chose que l’on avait déjà vue avec l’apparition du Père Silvio : c’était alors un peu le début de « Laurine s’ouvre et Laurine va vivre des choses ». Je pense que ça permet aussi aux téléspectateurs de, peut-être, avoir un peu d’empathie pour ce personnage qui, pour une fois, se fait avoir, alors que, d’habitude, c’est Laurine qui s’attaque aux autres. De l’empathie ou alors peut-être même que certaines personnes sont contentes de voir cela. En tout cas, j’ai trouvé ça très intéressant à interpréter, c’était très agréable de jouer avec Nicolas, un très bon comédien, avec qui ça s’est très bien passé. Le résultat est beau, on voit Laurine sous un autre angle, plus naturel.

 

 

Au fur et à mesure de l’évolution de vos personnages, la palette de jeu que vous proposez est de plus en plus large et variée, ce qui doit certainement être plaisant pour vous…

Léa : C’est ça qui est bien, plus on connait le personnage, plus on peut le faire aller loin et plus on est en confiance avec lui car on a construit, au fil des intrigues, plusieurs couches. On le connait mieux, on a plus de liberté dedans et, avec les scénarios très bien écrits par les auteurs, on est bien servis.

Jules : Evidemment, au fil des aventures qu’on nous écrit, ce sont toujours des histoires différentes à jouer. Mais aussi des lieux différents, de nouveaux comédiens, de nouvelles histoires, de nouveaux sentiments. Donc c’est hyper plaisant de pouvoir amener le personnage plus loin, de comprendre ses motivations, ce qui le révolte ou ce dont il est convaincu et comment cela évolue à travers l’histoire…C’est vrai que, quand on rentre dans ce que l’on appelle une arche, c’est un peu comme un tunnel : on va tourner à peu près six scènes par jour, on va passer de l’épisode 60 à l’épisode 90, pour revenir au 40, dans la même journée. Il faut savoir rester concentré…

Léa : C’est pour cela qu’il faut connaitre son personnage…Plus on tourne, plus on est à l’aise avec le fait de sauter d’un épisode à l’autre parce qu’on est plus près du personnage…

Jules : Il est important aussi de connaitre l’histoire et tout ce qui va se passer. Les scripts aussi sont là pour nous aider. Dans ce tunnel de l’arche, ce n’est pas tant qu’on est perdu, ça va en fait tellement vite qu’on n’a pas le temps de prendre le recul sur les choses. Avec 18 scènes en 3 jours, tu oublies forcément ce qui s’est passé un peu avant. On est alors plus dans le présent et, une fois que c’est passé, on passe à autre chose…

Léa : C’est ça ! On vit tellement de choses à la suite que c’est très intense !

 

 

Au fur et à mesure de ces mois sur le plateau, dans la peau du personnage, vous rapprochez-vous de lui sur certains traits de sa personnalité ? Et inversement ?

Jules : Je pense que tous les comédiens s’inspirent de choses, d’autres acteurs qu’ils aiment bien, de films qu’ils apprécient, …Dès fois, une scène nous fait penser à une autre et c’est là aussi où on se fait plaisir.

Léa : Il y a forcément de nous dans le personnage, même si on ne se comporterait évidemment pas dans la vraie vie comme le personnage le fait. Personnellement, je suis très loin de mon personnage au niveau du caractère mais il y a forcément quelque chose de moi dans Laurine parce que c’est moi qui l’interprète. C’est moi qui dis les choses donc je vais peut-être les dire comme je les aurais dites dans une situation de ma vie de tous les jours. Si je dois crier sur quelqu’un dans la vie, je vais aussi peut-être le faire comme Laurine crie sur Jennifer dans la série. Mais, après, ce qui est, je trouve, également hyper intéressant dans notre travail, c’est qu’on vit des choses qu’on ne serait surement jamais amené à vivre dans la vie. Parfois, mon travail est aussi de savoir comme je réagirais, moi, Léa, dans cette situation-là, alors que jamais je ne vivrais cela ou ne me comporterais ainsi. Je trouve ce travail hyper intéressant, de nous mettre dans le personnage et de laisser un peu de nous dans lui. C’est comme cela que les personnages sont les plus intéressants, sinon tout le monde jouerait la même chose.

Jules : Au contraire, on peut jouer des choses que l’on a déjà vécues dans la vraie vie ou qui peuvent s’y apparenter et la question est alors de savoir ce que l’on en fait…Une scène d’embrouille entre nous deux, frère et sœur, pourrait s’apparenter à une embrouille d’amitié….Léa, est-ce tu te sers alors de ta référence personnelle pour la scène ?

Léa : Oui ! Après, on doit toujours suivre le scénario…

 

 

Vous évoquiez le rythme soutenu de tournage. Sans doute que, mois après mois, vous l’appréhendez de mieux en mieux ?

Léa : Oui, c’est vrai qu’on prend un peu le rythme. Je pense que chaque acteur a sa technique pour appréhender le texte. Certains ont besoin de l’apprendre trois semaines avant, d’autres ont besoin de beaucoup répéter avec les partenaires, ce qui n’est pas forcément facile ici parce qu’on arrive tous la veille du tournage. Personnellement, je ne fais pas cela, si ce n’est qu’on s’appelle, parfois, avec Jules pour répéter un peu. Mais c’est un rythme à prendre !

Jules : C’est vrai, il faut bosser ses scènes, encore plus quand tu en as 6. Pour les acteurs, le dénominateur commun est la feuille de service : tout est timé et hyper bien planifié ! Il faut faire le travail, il n’y a pas d’excuse. C’est d’ailleurs un peu notre seul boulot : on peut faire ce que l’on veut avant mais quand c’est « action », il faut être dans l’action. Là, c’est à nous d’être utile pour l’équipe et pour les autres. On ne peut pas se rater ni ralentir tout le monde. Cela va tellement vite que, dès fois, on va privilégier la technique à l’artistique, forcément. Mais ce sont des choix presque logiques, face au temps imparti.

Léa : C’est pour cela que j’ai appris qu’il est hyper important d’être carré sur le texte : il n’y a pas une virgule que l’on ne doit pas savoir, il faut que le texte soit prêt. C’est ce qui me rend confiante… Vu que l’on n’a pas beaucoup de temps pour répéter, il faut, quand on arrive sur le plateau, qu’on puisse avoir 10 minutes ensemble avant de tourner. Il est important alors que le texte soit nickel pour avoir la liberté aussi de pouvoir essayer des choses : si on est accroché au texte, on est bloqué…

Jules : Les seules petites 10 à 15 minutes que l’on peut ou non avoir avant de tourner la séquence, avec le réalisateur et l’équipe, sur le lieu, sont beaucoup plus importantes. Entre le travail fait en amont et la réalité du plateau, cela peut être très différent…Il ne faut, du coup, pas tant que cela se fier au texte, je pense. On a un point A, un point Z et un enjeu mais ça peut tellement varier qu’il faut savoir rester flexible parce que le réal peut nous demander complètement autre chose, à raison souvent. C’est ça notre rôle, d’être modulable !

 

 

Malgré le rythme très soutenu, du temps est laissé pour faire suffisamment bien les choses et, ainsi, avoir un rendu conforme à l’attendu…

Léa : C’est parce qu’on a la chance d’avoir des équipes qui gèrent tout hyper bien. On sait donc que le chef opérateur sera prêt au moment T, que la maquilleuse aura fini au moment T, …C’est aussi notre travail que d’être prêt à cet instant-là. Je n’ai jamais vu un réalisateur finir une scène alors qu’il n’était pas content avec ce qu’il avait eu. Il y a beaucoup d’exigence de leur part et je suis sûre, quand j’ai terminé une scène, que le réal a eu ce qu’il voulait. C’est hyper important ! C’est parce que tout le monde est dans le coup, que l’on communique bien et que l’on est tous ensemble, dans le but de rendre une scène bien.

Jules : Je suis d’accord ! C’est une machine vraiment bien huilée. C’est la responsabilité de tous. On sait aussi que, face à des imprévus, l’équipe technique sera là pour corriger au besoin.

Même si on sait que ce n’est pas forcément évident pour un comédien et une comédienne, aimez-vous regarder le rendu final pour capitaliser sur votre propre jeu ?

Léa : Je regarde parce que ça m’intéresse de voir ce que j’ai fait et ce que l’on a construit, avec les autres comédiens. Je vois aussi le travail de montage et de post-production, que je trouve hyper intéressant. Je pense qu’il ne faut pas non plus s’évertuer à regarder tous les moindres détails de notre jeu, sinon on devient trop conscient de notre propre image, ce qui n’est pas bon pour jouer. Mais c’est très intéressant de regarder, j’aime bien le faire !

Jules : Ca peut être intéressant de comparer le ressenti, que l’on a eu lors du tournage ou même le soir en y repensant à l’hôtel, à ce qui est diffusé. Même si, au final, on peut être content ou déçu….Je suis d’accord avec le fait qu’il ne faut pas trop se regarder. En plus, une fois qu’on a donné ce qu’on a donné, c’est à la post-production de gérer : ils choisissent leurs prises et les moments qui les intéressent, mais ce ne sera jamais les nôtres. C’est le grand débat d’un montage, où les visions sont souvent différentes.

Je ne suis pas de la team de ceux qui aiment se regarder mais je peux le faire pour, justement, capitaliser sur mon jeu et essayer de voir ce qui ne va pas dans le rythme surtout.

 

 

Léa : C’est bien de toujours se remettre en question, de ne pas se contenter de ce que l’on a fait et d’essayer de corriger ce que l’on peut corriger. Mais, encore une fois, vu que c’est le montage qui passe dessus, on ne sait pas exactement si c’est la prise où on se sentait le mieux nous-même en tant qu’acteur. Même, dès fois, celle où on se sentait le mieux n’est pas non plus la meilleure à choisir. Parfois, le sentiment n’a rien à voir avec le résultat…

Jules : Je pense qu’il y a des choses que l’on ne maitrise pas. C’était peut-être la meilleure pour nous au jeu mais un hélico a pu passer et casser le raccord…Il y a tellement de choses que l’on ne maitrise pas, finalement. On est là vraiment pour donner ce que l’on a à donner…

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des fidèles téléspectateurs de la série ?

Jules : Pour moi, c’est assez différent, mon personnage dénote un peu des autres membres de la famille donc on ne me parle pas, je pense, de la même façon. Quand on me parle, c’est sous le prisme des autres personnes : « ah, tu es tellement gentil mais par rapport à … ». Au final, suis-je si gentil ? Je ne sais pas…Mais, par rapport à eux, je dirais que je dénote positivement, en tout cas c’est ce qui ressort quand je croise les gens. Le public me parle aussi de mon père ou de Laurine et c’est assez tranchant…

Léa : Avec moi, les gens sont tous très gentils ! C’est aussi pour ça qu’on les adore ! Souvent, on me dit que je suis la méchante dans la série mais je leur réponds que je suis plus gentille en vraiJ. C’est vrai, les gens sont étonnés, ils me trouvent très souriante, je réponds que, dans la vie, « je ne suis pas Laurine,…heureusement ». On me dit aussi « bravo et merci ». Les gens nous regardent tous les soirs, ils nous voient au quotidien dans leur salon donc ils s’attachent à nous. Cela fait plaisir aussi de les rencontrer car c’est pour eux que l’on tourne cela.

Jules : Oui, oui, c’est cool de voir les gens qui nous suivent ! C’est toujours imprévu, ça peut être à tout moment. En tout cas, je trouve ça sympa d’accompagner les téléspectateurs…J’ai hâte de voir les retours du public sur cette nouvelle arche familiale, pour connaitre leurs impressions et l’énergie que ça aura ramené dans la série. Je suis hyper curieux et excité !

Léa : Je suis contente, je le disais, que le public puisse découvrir de nouvelles facettes de Laurine sur cette arche. Déjà, avec le personnage de Romain précédemment, j’attendais un peu les réactions, pour voir s’il y avait de l’empathie ou encore de la pitié pour cette pauvre Laurine qui s’était faite avoir, ou, justement, s’ils appréciaient le fait qu’elle se fasse enfin avoir. C’était un peu des deux !

Jules : Sur cette nouvelle arche, je suis excité pour le public parce qu’on a vraiment bien bossé. On a une super histoire, j’ai hâte de voir les réactions car les gens vont presque nous redécouvrir, tellement il va se passer des choses. C’est même plus pour le public que je suis content, que pour moi.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Jules : Evidemment, de nouvelles histoires hyper intéressantes à tourner. On a déjà imaginé, entre nous, ce qui pourrait être écrit ensuite, mais sans en parler avec les scénaristes. C’est hyper excitant !

Léa : On peut nous souhaiter encore des histoires et des aventures à vivre, aussi folles que celles que l’on vit depuis le début.

Jules : Que nos personnages évoluent et continuent de grandir. Tout simplement, de voir si les gentils deviennent méchants, si les méchants deviennent gentils…

Léa : Ou si les méchants continuent à être méchants, aussi.

Jules : La suite ne peut être qu’excitante et palpitante après ce qui va se passer ! On peut compter sur l’écriture pour nous donner des challenges cools !

Merci à tous les deux pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : César Méric évoque Marc, son personnage dans la quotidienne de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour César,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver régulièrement dans la série quotidienne à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil », sous les traits du personnage de Marc. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Cela va faire deux ans et c’est un réel plaisir de tourner autant, dans des conditions super, avec des comédiens, des techniciens et des réalisateurs vraiment hors-pair. C’est un vrai exercice, il faut aller vite, être efficace, dans une durée de temps limitée, cela nous fait prendre, à nous comédiens, de la bouteille assez rapidement. J’avais eu la chance d’avoir déjà cela au théâtre : après avoir eu l’opportunité de jouer plusieurs pièces, interpréter « Le Porteur d’Histoire » d’Alexis Michalik a été comme une sorte d’accélérateur de particules en termes de jeu parce que c’est très dense et qu’il y a beaucoup de rôles à jouer. Pour la série, ce n’est pas exactement pareil mais, en tout cas, c’est extrêmement dense, on y est pratiquement tous les mois…Il n’y a pas plus jouissif, pour un acteur, de jouer toutes les semaines : d’être sur des projets divers et variés est tout le mal qu’on peut nous souhaiter.

En plus, vous avez la chance d’avoir un cadre de tournage particulièrement agréable, tant les extérieurs à Montpellier que les studios d’intérieur à Vendargues…

On s’approprie la ville, on fait maintenant partie de la ville, on est dans l’inconscient collectif des habitants de Montpellier, on fait partie de leur vie, on est vraiment impliqués. C’est vrai que de tourner dans des décors naturels de la ville et dans les studios donne un petit côté américain, à la californienne : c’est un peu le Montpellier hollywoodienJ. On a beaucoup de chance !

Votre personnage, Marc, a déjà vécu beaucoup de choses, personnellement et professionnellement. Quel regard portez-vous sur lui ?

Il a un passif de journaliste de terrain et, là, on arrive à un moment de sa vie où il est un peu plus posé, à s’occuper de Louis, son grand enfant. Marc est un gentil, c’est un doux naïf, il est un bon professionnel dans ce qu’il fait mais, socialement, émotionnellement et affectivement, il est un peu tangible et perméable. C’est un doux rêveur avec les femmes, il se fait un peu balader dans tous les sens, même si, là, il est fixé avec Eléonore, la mère de Louis. Pour l’instant, c’est très calme mais ça ne va pas durer…

En interprétant un personnage sur la longueur, de près ou de loin, vous retrouvez-vous en lui sur certains aspects de sa personnalité ? Et inversement ?

Pour le coup, jusque-là, non…si ce n’est, c’est vrai, cette naïveté : je suis assez naïf, franchement et, même si je me soigne avec l’âge, je suis un doux rêveur, comme Marc. Par contre, il a cette qualité aussi de ne jamais lâcher l’affaire dans son métier, d’être vraiment une hyène : quand il tient un sujet, il y va à fond, il ne se laisse pas faire, il est très intelligent, …je ne peux pas dire que je sois quelqu’un de très intelligent donc c’est cool d’avoir un personnage qui l’est ! C’est agréable d’avoir ces traits de caractère-là chez un personnage…

Ce personnage vous permet une palette de jeu large et variée, d’autant plus que Marc, de par ses enquêtes, est amené à interagir avec de nombreux autres interlocuteurs…

Complètement ! C’est en cela que j’ai de la chance de jouer un journaliste : je suis amené à trainer sur des sujets divers et variés, qu’ils soient judiciaires ou en lien avec des problèmes de mœurs…Le comédien que je suis a de la chance d’aller dans un peu toutes les corporations de la série, d’aller voir les juges, les policiers, une patronne de galerie…J’avoue que c’est agréable d’aller voir tout le monde, c’est plutôt cool de ne pas être cantonné à certaines choses…On m’a donné un beau métier !

Nous évoquions le cadre de tournage qui vous aide à vous projeter, c’est encore plus vrai pour le métier de Marc car les scènes à la rédaction sont tournées dans les locaux du Midi Libre…

On a une chance incroyable d’avoir des figurants qui sont de vrais journalistes…Parfois, on les embête un peu, on ne va pas se mentir mais, en tout cas, il y a un gage de réalité qui est bien là, on est vraiment en immersion totale dans un vrai journal et dans une vraie rédaction. Là, pour le coup, pour se projeter, il n’y a pas mieux, on s’y croit complètement ! On adore, avec Pierre Diot, tourner dans ces locaux, les gens sont très sympas et ça nous apporte une légitimité à être en immersion totale au sein d’un journal qui existe.

D’ailleurs, on sent, à l’image, une vraie relation artistique entre votre personnage et celui de Pierre…

C’est une vraie relation amicale, il y a de tout : meilleur ami, conseiller, père, parrain, tonton, patron,…La relation que l’on avait développée et qui avait été écrite pour nous est super, on l’a prise avec plaisir : on avait de quoi se laisser aller à une divagation imaginaire. Lui et pouvons pouvions retrouver quelques références de films écrits autour du journalisme, ce qui était très agréable !

Humainement, ça passe super bien entre nous, on s’apprécie beaucoup et on s’est vraiment bien marrés à tourner ensemble. C’est une grande chance d’avoir eu à faire à ce comédien et à ce personnage !  

Vous l’avez dit, la famille de Marc s’est récemment recomposée et de plus en plus de scènes de vie sont proposées, permettant aussi, peut-être, de mieux comprendre ensuite qui est Marc sur le terrain…

Oui, c’est aussi ce qu’il vit à la maison qui peut le faire réagir face à certaines situations professionnelles. Il a des problèmes avec son fils qui grandit et qui fait des bêtises de son âge, sa femme travaille et a ses problèmes aussi, qu’elle partage à la maison le soir…Bref, une vie normale d’une famille de 3 personnes…Et ça en dit long après, ça explique certaines réactions face aux évènements, à l’extérieur de la famille.

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir sur votre personnage ?

Ils sont très sympas, vraiment, je n’ai que de super bons retours ! On m’arrête dans la rue pour me dire que mon personnage est sympa. Parfois, on me plaignait beaucoup avec mes histoires de cœur, c’était assez rigolo aussi. J’espère que ces bons retours vont durer, les gens sont adorables et n’ont que des propos gentils à l’égard de ce personnage. Il faut dire qu’au début, dans ma première année, il ne m’arrivait que des « galères », on me tapait sur la tête, émotionnellement…J’ai connu Myriam, qui a eu des problèmes dans sa vie, qui se finissent très mal…Puis l’histoire avec Chloé….J’ai alors dit aux créateurs de la série que ce serait bien que je vive des choses un peu sympas J. Il y a ainsi eu une accalmie, on a recomposé la famille, chose évidemment qui ne durera pas à mon avis…on verra…

 

 

Même si ce n’est jamais simple pour un comédien, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

Au début, je le faisais un peu et, là, récemment, j’ai regardé à nouveaux quelques épisodes, pour me remettre dans le contexte de la trame narrative : même si on la lit, ce n’est jamais pareil de voir le rendu. Après, j’ai du mal avec moi, j’ai un esprit critique à mon égard assez développé, je suis un peu sans concession mais je crois que c’est tout à fait normal : c’est très dur de s’accepter, d’accepter sa voix, …Vous le savez, on a très peu de temps pour faire les séquences donc il faut vraiment bien se préparer, être dans le ton juste et dans la vérité assez rapidement…c’est un exercice canon mais, parfois et c’est rare, on se rend compte à la diffusion qu’on aurait pu faire certaines choses différemment. En général, ça va, c’est surtout la voix et le physique qu’il faut accepter : c’est un travail qui durera toute ma vie je crois !

Que peut-on ainsi vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Que ça continue comme cela, sur ce rythme-là, sur cette note-là ! De toute façon, cette série c’est la vie donc il s’y passe tout ce qui se passe dans la vie réelle. Oui, que ça continue, que ça aille bien, que les amours continuent, que les histoires soient pleines de rebondissements, que l’on ne s’ennuie pas,…

En complément, toujours à l’image, vous avez récemment tourné dans un unitaire pour France 3, dans le Jura…

C’est un polar très bien écrit, réalisé par Laurence Katrian, il est super, j’ai vraiment hâte qu’il passe. Ce sera avec Samir Boitard, Sophie de Furst, Charlotte Gaccio et Lionel Astier : il y a vraiment de très bons comédiens. J’y ai un très beau rôle à défendre, je ne peux pas en dire plus pour l’instant, si ce n’est que c’est vraiment un super polar !

En parallèle, « Le Porteur d’Histoire » reprendra au Petit Montparnasse, à partir de mi-septembre…

J’ai hâte ! J’ai joué de très belles pièces, d’auteurs sublimes mais celle-ci est sans doute la plus belle, avec les plus beaux rôles…J’en ai quand même dix à défendre dedans, je suis donc ravi que ça reprenne ! La pièce s’est arrêtée en aout mais mes dernières dates étaient en juillet : de faire un break de plusieurs mois est très bien, on repense à des choses, on va retrouver de la nouveauté, on va vouloir tenter de nouvelles choses, …

C’est le must, pour un comédien, de pouvoir tourner et d’être, en même temps, sur les planches. C’est le top ultime, c’est l’apothéose du comédien, on ne peut pas demander plus, vraiment !

Merci, César, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Alexis met en avant sa déception d'avoir été éliminé aussi tôt !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

Bonjour Alexis,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chausseurs d’immunité » est actuellement proposée chaque mardi soir sur TF1. Justement, à titre personnel, la diffusion des images ravive-t-elle en vous certains souvenirs ou certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Je ne sais pas trop…Ce serait mentir que de dire que j’étais vraiment dans l’émotion, dans le sens où je ne suis pas allé très loin, je n’ai pas eu le temps de me prouver beaucoup à moi-même. J’en avais encore vraiment sous le capot et dans le coffre, je n’ai pas été réellement dans le dur. Après, ils se sont reconnus, je pense, dans le coup de gueule justement car je suis quelqu’un de très cash. Je n’ai pas un seul ami autour de moi avec qui je ne me suis pas embrouillé parce que je dis ce que je pense : quand ça va, je le dis, quand ça ne va pas, je le dis aussi. Je trouvais que j’étais quand même assez fermé sur l’ile, j’étais beaucoup à l’écoute car, étant le seul jeune, c’était un peu compliqué d’être vraiment moi-même. Avoir un Ricky ou un autre jeune dans mon équipe m’aurait fait, je pense, du bien. Oui, je suis resté assez nature donc ce n’est pas plus mal !

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

C’était vraiment un coup de tête. Je regardais « Koh Lanta » quand j’étais petit, jusqu’à quasiment mon âge adulte. Après, quand je suis rentré dans l’armée, c’était un peu plus compliqué de suivre les saisons parce que j’étais souvent en déplacement, sans forcément la télé à proximité. Mais c’est une émission que je suivais et que je respectais énormément. Il y a toujours ce rêve de faire « Koh Lanta », cette comparaison de faire « Koh Lanta » et j’avais envie vraiment de vérifier ce que ça fait que de faire « Koh Lanta ». J’ai postulé et j’ai été pris du premier coup donc, en six mois, je me suis retrouvé de mon canapé, faisant ma lettre de motivation, à être en face de Denis Brogniart, prêt à disputer la première épreuve.

L’aventure a démarré sur les chapeaux de roues, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de la présence cette saison d’un nombre record de colliers d’immunité avec, pour certains, des pouvoirs inédits. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

J’étais, à la fois, excité car c’est vrai que les colliers d’immunité sont quelque chose d’emblématique dans « Koh Lanta » mais aussi craintif car un collier peut très vite se retourner contre soi-même. Bon, je n’ai pas eu le temps d’en faire les frais, que ce soit dans l’usage ou contre moi. Mais, oui, prêt à en découdre je dirais, sans trop d’opinion.

Comme toujours, les premiers jours ont été particulièrement intenses, entre la découverte du camp, des autres aventuriers et l’installation. Comment les avez-vous vécus ?

Au début, j’avais un petit peu ce petit fardeau que l’on ne remarque pas forcément à l’antenne : en étant le seul jeune, j’étais, pour moi, potentiellement une cible parce que c’est vrai que l’on ne partage pas forcément les mêmes délires, on n’a pas la même maturité ni la même façon de penser. J’ai réussi à faire de cette jeunesse une force pour l’équipe, un sentiment de fraicheur auprès de tout le monde. Donc mission accomplie pour moi dans l’adaptation je pense.

Concernant l’épisode de cette semaine, l’épreuve de confort – un classique du jeu – a été particulièrement serrée, il n’a pas manqué finalement grand-chose aux jaunes pour retrouver le goût de la victoire…

C’est une défaite qui m’a énormément touché car j’étais désigné pour allumer la fournaise. Donc j’étais extrêmement excité à l’idée de vivre cette chance là, plus que la récompense. Malheureusement, les rouges ont été meilleurs et c’est Meissa qui a eu ce privilège. Mais, oui, on n’était pas loin de la victoire, effectivement…On a beaucoup donné dans cette épreuve !

Par contre, le surlendemain, celle des radeaux a été beaucoup plus compliquée…Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué pour l’emporter ?

Au niveau de la conception, il faut reconnaitre que les rouges ont fait un chef d’œuvre, c’est le cas de le dire. Ce n’est pas le genre de radeau que l’on jette à la poubelle une fois l’épreuve terminée, c’est un radeau qu’on met dans un musée. Ce qu’ils ont réussi à faire est un truc de fou et je les respecte à 100% en tant qu’aventurier concurrent et téléspectateur. C’est incroyable !

Après, oui, un manque de communication dans notre équipe…Il y a eu un problème au niveau des tâches, il y a eu plusieurs problèmes même…

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Franchement, quand je quitte la plage, je me dis que je la retrouverai. Je ne me dis pas que je pars ce soir, ce n’est pas les noms qui reviennent à mes oreilles. Je ne suis pas le plus nul non plus, malgré ma petite contre-performance. Après, comme on le voit à l’antenne, je m’exprime auprès d’Amri de mon mécontentement de ma contre-performance des 2 derniers jours et j’attendais, en retour, de l’équipe, la même chose, une remise en question. Qui nous permet d’avancer, d’apprendre de soi-même, de faire un bilan et d’essayer de combler nos lacunes en fait. En allant au conseil, je me demande s’il y aura quelqu’un qui va débloquer la parole, si tout le monde va se remettre en question et essayer d’aller de l’avant, et non pas faire un bla-bla habituel, comme si on voulait se débarrasser du conseil, éliminer quelqu’un et rentrer chez nous.

Votre réponse à Denis a été particulièrement marquante…C’est un peu un cri du cœur…

Complètement ! Cela me désolait en fait que ce soit à moi de le faire. Je n’ai jamais eu une place de leader et je n’en ai jamais voulu réellement, j’étais contre cette hiérarchie justement comme je peux le reprocher au conseil. Mais ce n’était pas à moi de dire ce genre de choses. Je pense que ça a fait énormément de bien à l’équipe mais ce n’était pas mon rôle de petit jeune de le faire, c’était à une tête de le faire, à un Amri, un Stéph ou un Aurélien. Ce n’était pas à moi de faire ce travail-là, pour moi.  

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Le plus beau souvenir, c’est la découverte des candidats, des lieux,…Ce sont les premiers instants...des moments inoubliables.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?

Je pense que le plus beau, c’est le début et que le plus moche, c’est la fin. Donc le moment où je me fais éliminer est une désillusion. Je n’ai pas réellement participé à « Koh Lanta »….Pour moi, « Koh Lanta », ça commence après la réunification. J’ai été à « Koh Lanta » mais je n’ai pas réellement participé à cette aventure, je n’ai pas eu le temps de faire mes preuves, je n’ai pas eu le temps de me montrer à moi-même mes limites, je n’ai pas eu le temps de faire plein de choses en fait, je suis extrêmement déçu de ce côté-là. Mais, en même temps, je suis content d’avoir pu rester autant, je suis content que le message auprès des téléspectateurs soit bien passé, je suis content de repartir malgré tout avec une bonne image. Mais quand même déçu, ce serait mentir de dire l’inverse.

Sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’allais souvent chercher du bois, j’en profitais pour regarder s’il y avait du manioc ou un petit collier qui traine. Après, j’aimais bien m’occuper de couper les cocos, même si on ne le dirait pas au premier épisode…On était très actifs chez les jaunes, comparé à ce que l’on peut voir chez les rouges : on était tous la main à l’ouvrage donc c’est vrai que les tâches, du coup, étaient moindres pour chacun.

En conclusion, votre sac est-il déjà prêt pour repartir à l’aventure si l’opportunité se présentait ?

Là, on m’appelle dans l’heure ou même il y a de suite un double appel pour me dire que je pars demain, je le fais, c’est clair ! J’ai une revanche terrible à prendre. Je ne le pensais pas, il y a un vrai sentiment de revanche…Il y en a qui refont « Koh Lanta » peut-être pour revivre une expérience, moi je suis là pour la vivre parce que je ne l’ai jamais réellement vécue. Donc je suis là vraiment pour en découdre. Justement, les erreurs que j’ai pu faire là, je ne les referai plus : ce sont des erreurs bêtes mais qui m’ont empêché de faire de grosses choses et d’aller très loin. J’étais plutôt apprécié et sur les épreuves, ça allait…Donc, évidemment, c’est sans hésiter !  

Merci, Alexis, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Nathalie nous raconte son départ lors de l'épreuve éliminatoire du labyrinthe !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Nathalie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison inédite de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » est actuellement proposée chaque mardi soir sur TF1. Justement, la diffusion des images ravive-t-elle en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Bien sûr ! C’est une expérience qui est très particulière en fait. Quand on est sur l’ile, on ressent plein de sentiments divers et variés, surtout la découverte de la survie, chose à laquelle on n’est pas habitué. Quand on découvre les images à la télé, tous les mardis, oui, on est encore submergé par l’émotion parce que l’on revit tous ces moments-là que l’on a déjà digérés. Donc c’est assez amusant de vivre cette expérience.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je pense que ça a été, au départ, une petite blague : je venais de fêter mes 55 ans, j’avais fait une blague lors d’un diner avec mes amis, en disant « bon, 55 ans, ça y est, bon qu’est-ce que je pourrais bien faire ? Tiens, si je faisais Koh Lanta… », ça avait fait une petite boutade. Et puis l’idée a mûri dans mon esprit. Parallèlement à cela, je vivais une période un peu compliquée parce que mon père était atteint d’un cancer. Le fait de me projeter dans cette aventure, dans quelque chose de positif, de construire autre chose me permettait de me maintenir la tête au-dessus de l’eau.

Le début d’aventure s’est déroulé sur les chapeaux de roues, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de la présence, cette saison, d’un nombre record de colliers d’immunités, aux pouvoirs, pour certains, inédits. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

On était tous un peu surpris, on était surtout extrêmement curieux de pouvoir trouver un collier pour découvrir les nouveaux pouvoirs. Généralement, les colliers ne nous protègent que nous-mêmes mais, là, à priori, il laissait sous-entendre qu’en fait, ils avaient d’autres pouvoirs. C’est ce qui attisait beaucoup notre curiosité.

Les premiers jours d’aventure sont aussi l’occasion d’appréhender l’île, de construire la cabane, d’essayer de faire du feu,…mais aussi de découvrir les nouveaux camarades d’aventure. Justement, comment avez-vous appréhendé et vécu ces premiers instants ?

Les premières heures sont souvent des heures d’observation. Avant que l’on arrive sur le camp, on est quand même partis en pirogue et on a fait une épreuve. Donc on a commencé à se découvrir bien avant l’arrivée sur le camp. On s’est découverts en étant déjà extrêmement actifs puisqu’il fallait absolument que l’on gagne la première épreuve. Cela a permis, tout de suite, de voir les caractères des uns et des autres. C’était assez intéressant d’être tout de suite plongé dans l’aventure ! Après, une fois arrivés sur le camp, on était tous globalement très actifs mais, quand on se pose un peu, on voit aussi une autre facette du caractère. C’étaient deux aspects d’observation assez différents et instructifs.

Concernant l’épisode de cette semaine, l’épreuve de confort s’est déroulée individuellement avec, en plus, le risque, dans la foulée, d’un duel éliminatoire. Quelles sensations ont prédominé en vous au moment de l’annonce par Denis ?

Ça met un peu de pression, surtout…De la bonne pression, on se dit qu’il faut vraiment gagner ce jeu ou, en tout cas, qu’il ne faut pas être dans les deux derniers sur l’épreuve des bambous. C’est une épreuve qui est connue dans « Koh Lanta », je l’avais beaucoup vue lors des éditions précédentes et je m’étais toujours dit que c’est une épreuve qui serait compliquée pour moi, qui n’ai pas beaucoup de force quand je lève mes bras. J’avais un sentiment mélangé entre « bon, c’est bien, ça met un peu de challenge parce que c’est une épreuve éliminatoire » et, en même temps, je partais avec un fort handicap de me dire que ce n’est pas mon épreuve reine.

Vous êtes la première jaune à faire tomber votre bambou. Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

La force des bras, c’est indéniable. Et, puis, en fait, en ayant vu cette épreuve de nombreuses fois et en m’étant toujours dit que ce n’était pas mon épreuve, il y avait le côté psychologique qui fait que je suis trop partie dans ma tête pas trop en mode wineuse mais plutôt en mode perdante…En disant « je ne vais pas y arriver »…Malheureusement, c’est ce qui s’est produit !

Quelques minutes plus tard, vous vous retrouvez en duel face à Amri, dans une épreuve de labyrinthe. On le voit sur les images, vous êtes à quelques centimètres de l’emporter mais, en tâtant le chemin restant, vous ne semblez pas comprendre que vous étiez bien à la sortie…

C’est sûr que l’on ne savait jamais où on en était. Il y avait quand même un peu plus de stress pour cette épreuve puisqu’on savait tous les deux que, si on ne réussissait pas, on partait. Donc ça met quand même une dimension excessivement stressante. Après, je me suis dit « bon, ben, concentre toi au max pour essayer d’arriver à gagner cette épreuve ». Donc je suis restée extrêmement concentrée, le seul problème est que mon cerveau avait visualisé la sortie de la boule pas du tout à cet endroit-là. Donc ça explique pourquoi j’ai fait demi-tour et pourquoi j’étais toujours dans la partie gauche du labyrinthe…J’étais persuadée que la sortie était par là en fait.

Le fait de ne pas être éliminée lors d’un conseil, par les votes de vos camarades, attenue-t-il quelque peu la déception de votre départ ?

Je pense que ça la diminue largement. Pour une épreuve comme celle-là, je perds sur le labyrinthe, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, j’ai raté l’épreuve, je n’ai pas réussi. Donc j’étais en colère contre moi, déçue et évidemment très triste de partir. Mais c’est toujours plus agréable que de partir parce que vos camarades ont mis votre nom sur un bulletin pour vous éliminer, en vous donnant des raisons qui ne sont pas forcément les bonnes…Je préfère largement être partie comme je suis partie. D’ailleurs, globalement, depuis mon départ, je n’ai eu que des messages extrêmement gentils, extrêmement bienveillants, c’est plutôt très agréable.

Avec le recul, quel restera votre plus beau souvenir de cette aventure ?

Mes plus beaux souvenirs sont plus tous les moments de survie puisque c’était mon principal challenge. Donc des moments de survie que j’ai plutôt très bien vécus, alors que je pensais que ce serait extrêmement difficile pour moi. Donc la découverte de l’ile, partir avec une machette pour se nourrir, aller manger des huitres à même le rocher en face de notre ile, …tous ces moments-là étaient vraiment des moments assez magiques.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été peut-être plus compliqué à appréhender ?

Ce qui était compliqué pour moi d’appréhender, c’est que je ne pensais pas que la stratégie arriverait aussi vite dans l’aventure. C’est-à-dire que, dès qu’on arrive, il y a déjà de la stratégie qui se crée, ça se voit, ça se sent et je n’imaginais pas qu’il y avait un tel niveau de stratégie, je pensais en fait que ça arrivait plus tard. C’était ma grosse surprise ! Ma deuxième surprise est que, quand on regarde les épreuves à la télé, moi qui fais quand même beaucoup de sport, elles paraissent excessivement plus faciles que ce qu’elles ne sont quand on les vit. Les épreuves physiques sont très dures !

Pour finir, si l’opportunité venait à se présenter, votre sac est-il déjà prêt pour repartir à l’aventure ?

C’est sûr que, si l’opportunité venait à se présenter, je repartirais sans réfléchir ! Peut-être en changeant mon approche à l’arrivée dans le jeu…Mais, en tout cas, oui, je repartirais avec un énorme plaisir…

Merci, Nathalie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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