Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Lola Klodawski évoque sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lola,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Votre actualité et vos projets sont particulièrement riches et variés en ce moment. Vous avez notamment lancé un financement participatif, dans le but de pouvoir ensuite réaliser votre premier film, « Ingrid ». Comment vous est venue cette envie de réaliser ?

La réalisation vient de très très loin : dès que j’ai commencé à jouer, j’ai eu cette envie. En fait, quand on joue, on n’a accès qu’à une petite partie du projet, c’est déjà très riche mais de passer derrière la caméra fait s’attiser une curiosité beaucoup plus grande, de toucher à tout, de travailler au cœur d’une équipe, d’être beaucoup plus dans la création et la technique.

L’écriture est quelque chose que j’ai eu même avant de commencer à jouer. J’écris depuis que je suis toute petite. Pour te dire, déja quand j’avais 10 ans, j’écrivais des histoires sur Skyblog. Le scénario est arrivé plus tard parce que je ne me sentais pas encore légitime de monter un projet. En décembre 2022, j’ai eu une sorte remise en question, il se passait plein de choses niveau jeu mais ce n’était pas encore suffisant. Je n’étais pas encore là où j’aimerais être, là où je me sentirais complètement heureuse et entière. J’avais pleins d’idées dans la tête depuis longtemps, j’ai commencé à écrire et je me suis lancée sur les dossiers de mes films.

Au début de cette année, je vais au concert de ma sœur, qui est chanteuse et j’ai commencé à parler avec une de ses amies, Agnès Perraud et, je ne sais pas, il y a eu une étincelle, vous savez ces moments où l’on parle à quelqu’un et où le monde s’arrête autour de nous. On a parlé de cinéma, de son parcours, des rôles qu’on lui donne et de ceux qu’elle aimerait jouer. A ce moment-là, comme je voulais me mettre à la réalisation, je lui ai proposé de lui écrire une scène pour que l’on en fasse une petite bande démo. En partant de cette soirée, j’ai commencé à avoir des visions, des flashs et des idées, je n’ai pas beaucoup dormi et, le lendemain matin, j’ai écrit un monologue que je lui ai envoyé. Ça lui a plu, on l’a retravaillé un peu ensemble et, très vite, on a compris que ça n’allait pas être une petite scène mais un film. Ensuite, Nathanaël Jousselin, le chef opérateur, nous a rejointes sur le projet. C’est allé très très vite, tout s’est aligné et j’ai rapidement compris que c’était le bon projet pour commencer !

Sans tout en dévoiler, quel en sera le contenu ?

On parle de solitude, c’est une femme qui est mélancolique et qui, pour échapper à sa tristesse, va se plonger dans ses souvenirs amoureux. Elle va en parler à Oscar, assis en face d’elle, son amoureux de 10 ans de relation. En tentant d’échapper à son présent, elle va être rattrapée par sa réalité…

A quelques jours de la fin de la cagnotte participative, de nombreux et généreux donateurs vous ont déjà fait confiance, ce qui doit sans doute vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Oui, c’est assez impressionnant ! Comme quoi, quand on croit à quelque chose, j’imagine que les gens sont convaincus. Mais c’est vrai que je ne m’y attendais pas. Je n’aime pas trop le principe de faire des cagnottes, mais je ne voulais pas aller démarcher des producteurs maintenant, sachant que c’est ma première réalisation. Je voulais faire quelque chose de moi-même, avec mon équipe sans qu’on m’impose quoi que ce soit. Je suis hyper touchée que les gens nous suivent, qu’ils soient emballés et qu’ils aient si hâte de le voir. C’est génial ! J’ai encore du mal à y croire…je suis du genre à ne pas y croire tant que ce n’est pas terminé, un peu comme quand on part en vacances: je n’y crois pas tant que je ne suis pas dans l’avion.

Ça avance vite, les gens nous aident et ça fait super plaisir ! Vous pouvez d’ailleurs retrouver la cagnotte sur le lien suivant : https://fr.ulule.com/ingrid-444/

Une fois cette cagnotte terminée, quelles seront les prochaines étapes du projet ?

J’aimerais beaucoup tourner fin août parce que je souhaiterais que ce film soit prêt pour la rentrée, histoire de pouvoir l’envoyer à certains festivals. J’ai une image très précise de ce que je veux, notamment en termes de lieu. J’aimerais un grand appartement, un peu hors du temps, avec une grande bibliothèque, quelque chose de sombre. Je suis une perfectionniste, pour vous dire j’ai trouvé des lieux que je n’ai pas validés juste parce que la bibliothèque n’avait pas la bonne couleur de bois…Donc c’est le plus compliqué à trouver. Mais l’équipe est formée donc, ensuite, ce sera très rapide !

Le lieu est d’autant plus important que c’est un film où le spectateur n’a pas de repère : on ne sait rien, la temporalité est floue, la nuit apporte un certain mystère. Même dans la manière dont le personnage sera habillé et coiffé, on ne saura pas si elle rentre de soirée ou si elle se réveille. Tout est fait pour casser les repères du spectateur, afin qu’il ne se raccroche qu’au personnage et à son ressenti. Il n’y a que comme ça que le tourbillon dans lequel elle est peut toucher le spectateur et l’emporter, afin qu’il profite vraiment de l’énorme chute finale.

Ce sera votre première expérience derrière la caméra et sans doute que votre expérience devant la caméra vous y aidera ? Inversement, peut-être verrez-vous la réalisation différemment lors de votre prochain rôle ?

Oui, c’est clair que ça donne un immense recul sur la manière de voir un personnage, ça permet de comprendre l´image, les cadres, de savoir comment s’y adapter. Mais, surtout, mes dix ans d’expérience de jeu m’aident à diriger des comédiens et à savoir où les emmener, comment les regarder, comment leur parler, comment les ressentir. Je pense que c’est plus facile de faire confiance à quelqu’un qui fait aussi ce métier. On n’est pas emmené au même endroit. Diriger quelqu’un, c’est précieux. J’ai conscience de certains risques, quand on emmène quelqu’un très très loin il faut savoir aussi le ramener avec soi dans la réalité.

J’ai découvert une passion folle pour la direction d’acteurs, j’adore ça et je pense que c’est ce qui m’éclate le plus dans la réalisation.

En complément, vous êtes de retour depuis quelques jours dans la quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil ». On imagine le plaisir et la joie que cela a dû être pour vous de retrouver ces plateaux ?

Oui, c’était trop bien de revenir. Surtout, c’est hyper agréable de voir l’évolution du personnage et celle de la ferme. Je vois le personnage d’Elodie grandir, dans la manière dont elle parle, dont elle se présente, dans ses relations aussi. Elle grandit, elle a plus de caractère, elle a pris en maturité, ça se voit et c’est trop bien !

En plus, on aborde des thèmes qui sont hyper importants je trouve : le bio, le respect de la nature, la vie des agriculteurs, leur réalité dont on ne parle vraiment pas assez. De revenir au domaine de Buzarens, de revoir tout le monde, c’était un peu comme retrouver une petite famille, c’était hyper agréable ! Moi-même, je suis très très curieuse de la suite parce qu’il y a plein d’ouvertures possibles et, pour l’instant, je ne sais pas grand-chose. J’aime bien, ça va être une jolie surprise je pense. Je sais simplement qu’il va y avoir un petit changement à la ferme, que vous découvrirez sans doute en septembre…

Toujours à l’image, vous avez récemment terminé le tournage d’un épisode de « Camping Paradis » pour TF1. L’expérience fut, elle aussi, particulièrement agréable…

C’était vraiment bien ! La région est magnifique, le décor aussi. L’équipe était géniale, on a travaillé avec deux réalisateurs, Olivier Chapelle et Laurent Ournac, j’ai eu la chance de tourner avec Patrick Paroux, qui est quand même un sacré monstre, c’est vraiment un super comédien et on a un duo qui se tire dans les pattes, c’était drôle ! J’ai beaucoup aimé mon personnage, son histoire, son caractère …Oui, c’était une très bonne expérience, j’ai vraiment passé un très bon mois de juin.

Pour terminer, parmi les autres bonnes nouvelles, un projet que vous aviez tourné il y a deux ans a vu récemment le jour…

Il y a deux ans, le réalisateur Mattéo Dugast a choisi quinze comédiens, dans la bande du studio 34, pour un projet un peu fou, sans scénario, avec simplement une trame. Chacun était au courant de son histoire mais pas de celles des autres. Il nous avait simplement transmis la fiche de notre personnage. On s’est tous pris une énorme claque, il nous avait écrit des personnages qui nous ressemblaient, sans nous connaitre, c’était impressionnant !

Le tournage a eu lieu quelques mois après, à la Cité du cinéma, c’était génial, on était entre amis ! Ce pilote de série, « Les comédiens », a le pitch suivant : une boite de production adapte une saga à succès, « Le royaume des rêves », et organise un grand casting pour trouver les personnages principaux. C’est l’histoire de ce casting et toutes les histoires internes aux comédiens.

On a découvert, enfin, les premières images il y a quelques jours, on avait tous les larmes aux yeux! Les images sont magnifiques! La projection aura lieu en octobre donc, dès septembre, nous allons commencer à contacter des producteurs et des distributeurs pour pouvoir tourner la suite. On a « juste » besoin d’être soutenus et accompagnés.

J’y crois depuis le tournage, je suis certaine que ça va être génial. Il y avait une énergie particulière ! Mattéo est très discret, très carré et, quand il te dit quelque chose, tu as une confiance entière en lui. Je pense que ça va être une belle surprise donc j’ai hâte de voir !

Merci, Lola, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Un Si Grand Soleil : Maxence Victor évoque Ulysse, son personnage dans la série quotidienne de France 2 mais aussi ses autres projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit : Sarah Salazar

 

 

Bonjour Maxence,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver régulièrement dans la série quotidienne à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil », sous les traits du personnage d’Ulysse. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est vrai que c’est un honneur, une chance et un privilège de pouvoir être choisi par France 2. C’est, de toute évidence, une expérience inouïe. Dans un tel cadre professionnel, ça permet inéluctablement de progresser, de découvrir le métier, de rencontrer des talents qui sont là depuis longtemps, d’en apprendre énormément sur mon art et sur ce qu’est le jeu, d’avoir un regard plus précis et objectif sur ce qu’est finalement cette industrie. Cela fait presque un an maintenant, ça donne envie de tourner plus, de creuser le personnage, d’avoir différentes choses à jouer, de perfectionner certaines choses. Se voir est toujours une expérience compliquée quand même, cela peut être rassurant mais aussi une torture. Il y a des axes d’amélioration évidents. Ce tournage est aussi une rencontre, avec des réalisatrices, des réalisateurs, des chefs opérateurs, des producteurs, ce sont aussi maintenant des amitiés, on se retrouve tous à Montpellier, c’est une aventure hyper excitante qui donne envie de jouer avec le plus d’acteurs possible. Chacun a sa propre école et on apprend toujours avec un nouveau comédien ! Il faut toujours s’adapter à l’autre, créer et être dans l’instant présent avec des gens qu’on apprend à connaître.

En plus de cela, le cadre de tournage est particulièrement agréable, tant la ville que les studios en intérieur à Vendargues…

C’est clair que c’est très impressionnant lorsqu’on y va pour la première fois. Ce sont des studios énormes, comme on les imagine à Hollywood, ça a de la gueule. On est très bien reçus, très bien traités, on est dans une ville où il fait beau. C’est là où c’est un honneur d’avoir été choisi ! Tout est fait pour qu’on ne puisse pas déverser sur autre chose la faute éventuelle d’avoir mal joué. Je comprends, c’est nécessaire que l’acteur soit aimé et choyé pour que, ensuite, il donne ce qu’il doit donner au moment du clap. Oui, les conditions sont superbes. Ça va vite mais c’est une école, il faut le prendre comme cela. Avec beaucoup de jeunes comédiens de la série, nous sommes dans la même dynamique de vouloir progresser, de vouloir travailler, de vouloir faire de ce programme un chouette programme, avec des enjeux forts. C’est pro, il y a une passion de ce que l’on donne et de ce que l’on fait.

On le disait, vous interprétez le personnage d’Ulysse. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Il y a une difficulté dans l’exercice de la quotidienne : quand tu es casté pour ton rôle, tu as assez peu d’informations. La production projette alors une première idée sur nous. Commence alors, à ce moment-là, un travail non prononcé de la production, des scénaristes et de nous, de ce que l’on est, qui va créer le personnage. Au début, ça peut être difficile car on ne sait pas forcément tout. Les scénaristes écrivent aussi en fonction de ce que l’on joue, donne et fait. Des éléments nous sont donnés au fur et à mesure.

Finalement, au bout d’un an, le personnage nous appartient parce que c’est nous. Je ne le fais pas trop mais on peut avoir un travail de réécriture. Nadia Fossier, qui joue Alix, le fait beaucoup, elle est géniale à observer, elle est beaucoup en impro, elle est très généreuse, elle donne beaucoup, elle est toujours dans la drôlerie et, en fait, c’est vraiment elle qui a construit son personnage au fur et à mesure qu’elle jouait improvisait. J’ai beaucoup joué avec elle au début, c’était cool de voir à quel point on pouvait s’approprier le personnage et donc donner de l’épaisseur. Ce n’est pas dans l’impro où je me sens le plus fort, c’est quelque chose qui me terrifie un peu mais je sais que je dois progresser pour pouvoir donner encore plus au moment présent. Quand la caméra tourne, il faut être dans les enjeux du personnage, comme si on vivait la scène pour la première fois alors qu’on l’a imaginée et répétée. J’ai envie de défendre ce personnage. Professionnellement, au niveau de son art, c’était assez semblable à ce que je pouvais traverser en tant que comédien. Un artiste doute, qu’il soit peintre ou autre, on a tous des doutes. Ulysse doit se battre pour faire son art. Il a ses rêves mais il y a aussi la réalité où il doit faire de l’argent, tout en exprimant quelque chose de sensible. Il est parfois un peu seul, c’est un peu la même chose pour un comédien : on est dans une jungle, tout le monde veut faire ce métier, c’est la guerre pour réussir à bosser et, quand on travaille, le chemin vient à peine de commencer car il faut être bon. On a tous un tribunal intérieur où on se juge, ça peut être une torture mais le but est de réussir à être dans le plaisir, dans la joie, d’être cool et dans la gratitude.

La relation avec Bilal s’est mise en place petit à petit. C’est hyper intéressant de voir une relation qui se construit. En tout cas, nos deux personnages essaient d’y croire, ils sont à un âge où ils ont envie de construire quelque chose, ils ont envie d’avoir une relation intelligente, saine et apaisée. On a hâte de savoir la suite : où vont-ils nous emmener ? On a fait beaucoup de scènes dans des laboratoires, à chercher des couleurs, des pigments, cela permettait de mettre un fond, c’était un peu une métaphore de notre relation. Malik est un mec super cool, avec qui j’aime bien tourner, on se marre bien. C’est déjà sympa ! Mon travail est ensuite d’être le plus sincère et le plus honnête possible, sans en faire des caisses, sans être dans le cliché. Ce n’est pas évident mais c’est drôle à faire. En tout cas, il faut que ça soit une évidence pour le personnage.

 

Crédit : Un Si Grand Soleil - France TV Studio

 

Vous le disiez, le rythme de tournage est intense. Sans doute que, au fur et à mesure de cette première année de tournage, vous avez appris à vous sentir de plus en plus à l’aise sur le plateau ?

En fait, j’ai fait plein de courts-métrages avant, j’ai beaucoup bossé et j’ai appris partout où je pouvais apprendre. Mais, quand même, ce système-là m’a été imposé parce que je n’avais pas tant d’expérience non plus avant. Donc, en fait, je m’y suis fait assez rapidement. J’adore ce côté un peu speed. Comme je ne suis pas le personnage principal de l’arche, je n’ai pas eu non plus le même rythme que d’autres camarades. Pour autant, j’ai quand même eu des journées avec 6 à 7 séquences. Il fallait alors être prêt physiquement, être prêt dans son jeu, avoir bossé avant. Je fais de la boxe, je suis sportif donc j’adore cela. Il y a longtemps, j’ai fait de la restauration, j’adorais le rush, c’est le moment où ça dépote, où on s’oublie, c’est assez exaltant et excitant. Il y a des moments un peu plus frustrants, où on est déçus de devoir déjà passer à la scène suivante. Mais, à un moment donné, il faut lâcher prise sur le résultat car il y a tellement d’autres facteurs qui interviennent. Donc, en soi, le rythme soutenu m’a plu !

Même si ce n’est jamais évident, regardez-vous le rendu final à l’écran, pour capitaliser sur votre jeu, tant sur ses points forts que sur ceux à améliorer ?

Oui, absolument ! Il y a un côté narcissique sur le fait de se regarder mais c’est important de le faire je crois. Parfois, c’est rassurant même, on s’aperçoit qu’une scène que l’on pensait mauvaise est en fait super sympa et réussie. Je le fais dans une volonté de progresser.

On joue beaucoup le texte, on en a beaucoup, c’est une série bavarde où on doit donner des informations pour que la narration et l’intrigue puissent avancer. Je pense qu’il faut s’extraire un peu de cela pour être dans une sincérité, il est important alors de faire attention à la musique et à la mélodie que l’on peut avoir dans la façon de s’approprier le texte. Au travers du rendu final, cela me permet alors de voir ce que ça donne à l’écran et je fais également le lien avec les conseils des coachs que j’avais pu avoir sur le plateau. C’est un travail d’équipe. J’aime aussi regarder mes camarades jouer, j’apprends d’eux. Sur le moment, on ne se rend pas compte forcément de la performance de la personne que l’on a en face : la caméra, contrairement à la scène, capte tout : jusqu’aux détails les plus infimes. Par exemple le jeu de Malik, que je qualifierais de simple et posé mais il apporte des nuances très sympas et drôles. Il donne une douceur à son personnage. C’est donc intéressant aussi de voir les copains jouer.

En complément, vous développez un autre projet, plus personnel, de réalisation d’un premier film. Le tournage est terminé mais il reste encore quelques étapes plus techniques à finaliser. Sans doute que cette expérience doit être particulièrement plaisante et enrichissante…

C’est inouï comme expérience et comme prise de pouvoir sur sa propre vie et son travail. Ça permet vraiment de passer à l’action. Dans ce projet que j’ai produit, écrit, casté, réalisé et dans lequel j’ai joué, j’ai eu toutes les casquettes - certainement trop de casquettes. Cela m’a coûté du temps et de l’argent mais, en fait, c’est comme si j’avais fait une école de cinéma : c’est en faisant qu’on apprend. C’était fou ! Je me suis beaucoup adapté, j’ai eu une tonne de galères mais on s’en est sorti. En tant que comédien, il faut donner ce qu’on nous demande, ce qui peut être parfois un peu frustrant lorsque l’on a une vision différente. Là, j’étais responsable de la totalité de ce qui se passait, c’est ultra puissant mais aussi lourd à porter.

Je n’ai pas envie de me disperser, je suis comédien et je n’ai pas envie qu’on me prenne pour autre chose pour le moment. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre et de rencontres à faire. Pour autant, la réalisation est quelque chose de tellement total ! C’est aussi s’affirmer soi-même dans un geste. Bien sûr que l’on s’inspire de ce que l’on aime mais c’est aussi montrer une différence, c’est montrer un univers. Après, c’est extrêmement flippant, c’est un peu un saut dans le vide. En tout cas, c’est déjà une fierté qu’il n’y ait pas eu de problème majeur pendant le tournage. Je suis heureux d’avoir été capable de monter une équipe qui était là pour défendre mon projet. Mes rêves ne sont plus au même endroit maintenant, ils sont plus gros et plus fous encore qu’avant.

En quelques mots, quel en est le contenu ?

En une phrase : c’est le jugement dernier d’un DJ. Un exercice de monologue au cinéma. Brownie, dans sa trentaine, un gars qui a eu un âge d’or, qui a connu le succès, il a joué partout, dans tous les lieux possibles, il a peut-être même sorti un tube qui a cartonné. Et c’est quelqu’un d’un peu bipolaire, il a des phases maniaques, des crises complètement invasives et délirantes. Dans sa vie de tous les jours, il est en galère, ses relations ont tendance à s’étioler, il commence à connaître le revers de la médaille, à avoir une pauvre image de lui-même. Donc il alterne entre tout ça et il essaye de s’en sortir. Il s’est fait virer de tous les lieux où il mixe. Ce film est un huis-clos, comme un jugement dernier parce qu’il y a encore un lieu dans lequel il peut mixer, un lieu qu’il adore et dans lequel il s’est toujours bien tenu. Ce lieu est tenu par un de ces nouveaux gros groupes - aux méthodes un peu douteuses. Sauf que le dernier samedi où il y a mixé, il s’est passé quelque chose… il est alors convoqué par la directrice de la communication, qu’il n’a jamais rencontrée. 

Je ne sais pas encore exactement ce qu’il adviendra de ce projet. 

Merci, Maxence, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Demain Nous Appartient : Juliette Tresanini évoque le retour de son personnage pour une arche estivale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Juliette,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

Vous êtes, depuis quelques jours, de retour dans la série quotidienne de TF1 « Demain Nous Appartient » pour une arche estivale. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a dû être pour vous de retrouver les équipes ?

Oui, j’ai eu un très bel accueil, beaucoup d’émotions et de retrouvailles chaleureuses de leur part, ce qui m’a fait chaud au cœur. Un peu comme quand on revient dans une famille et qu’on nous dit qu’on a manqué, qu’on était attendu. J’ai trouvé cela très délicat de leur part.  

Être rappelée a été quand même une surprise, d’autant que je venais de passer des essais pour une chaîne concurrente. J’étais à la fois surprise, très touchée et je devais faire un choix. Mais je suis revenue pour faire plaisir aux fans, cela faisait deux ans qu’ils attendaient mon retour. 

Pour ce que vous pouvez en dire, dans quel contexte revient votre personnage ?

Dans un contexte de secrets…Pendant deux ans, ça ne s’est pas très bien passé entre Morgane et Sandrine, Morgane était déprimée, elle était absente et Sandrine s’est sentie délaissée, seule. Dans un couple, quand on se sent délaissée, il y a de la place à de la nouveauté et, donc, il y a une jolie jeune femme, pétillante, qui est arrivée en Guadeloupe et qui a fait fondre le cœur de Sandrine. C’est une sétoise et, quand elle revient, elle revoit Sandrine…

Quand vous allez découvrir l’actrice à l’écran, vous allez comprendre pourquoi : elle est formidable, trop mignonne, un rayon de soleil et beaucoup de charisme. Et puis, voilà, toujours jouer la morale à l’écran n’est pas vraiment très intéressant, mais jouer l’amour là, ça réveille tout le monde, ça pimente, ça crée des scènes fortes. 

A titre personnel, au moment de revenir sur la série, deux ans après, avez-vous abordé votre personnage un peu différemment ? Le recul pris, vos expériences personnelles et professionnelles pendant cette période vont-ils donné un autre regard sur Sandrine ?

Oui ! Avant, j’étais très soucieuse d’aller toujours dans le sens du public pour être aimée et, là, j’ai trouvé ça intéressant de prendre un peu le contre-pied. A noter que, avec Marie, nous n’étions pas au courant du contenu au moment de signer, la quotidienne étant le seul projet où on ne lit pas le scénario avant. Au final, c’était agréable de jouer quelque chose de fort, de clivant. Chaque acteur rêve d’incarner Le Joker, une fois dans sa vie. Même si mon personnage ne fait rien de mal dans cette intrigue à part aimer, je sais que certains fans du couple seront en désaccord. Mais passée cette surprise, l’intrigue est tellement passionnante et la fin réjouissante qu’ils seront à fond j’en suis sûre. 

 

 

Ceux qui font la différence entre le personnage et l’actrice, comme la plupart des personnes qui regardent, m’ont envoyé beaucoup de messages en me remerciant d’être allée loin dans les émotions, d’accepter de ne pas forcément être la gentille tout le temps. C’est vrai que c’est une prise de risque artistique et émotionnelle parce qu’on reçoit parfois des réflexions un peu dures à entendre. Il faut alors s’en détacher, en se rappelant que la personne ne parle pas de nous mais du personnage écrit par les scénaristes. Et puis sans conflit, pas de piment. Là, au moins, on ne s'ennuiera pas ! 

J’ai trouvé ce challenge artistique intéressant. L’important est le jeu de la comédienne. C’est même plus intéressant, je pense, que d’être un personnage tout le temps irréprochable.. On ne tient pas une histoire sur deux personnages qui se regardent dans le blanc des yeux ! Après je ne suis pas contre revenir dans une prochaine intrigue pour un mariage ou un heureux événement mais un peu de drame est toujours très plaisant à jouer ! Après tout, DNA est une série policière. 

Sans doute avez-vous déjà reçu de nombreux messages des téléspectateurs qui devaient être ravis du retour de Sandrine ?

Oui, énormément ! En fait, les ¾ des messages témoignent d’une joie de nous voir revenir et le dernier quart est déçu pour le couple mais sans avoir vu l’intrigue jusqu’au bout. Alors, je tiens à les rassurer, ça  va être fou, ça va être un peu flippant, mouvementé on va dire. J’apprécie énormément le travail des scénaristes parce qu’ils prennent des risques. Certes, ils “salissent” parfois un peu la “belle image” des personnages mais c’est nécessaire, je pense, pour qu’ils reviennent plus forts ensuite. Surtout, il faut voir l’intrigue en entier avant de juger…

Les deux ans de recul m’ont, en tout cas, aidée à me détacher des retours négatifs du public. J’ai adoré tourner ce que j’ai tourné, j’avais un rôle super à défendre, c’était une grande chance. Je sais que Marie est d’accord avec moi.  

Au-delà du plaisir de retrouver d’anciens camarades d’aventure, ce nouveau tournage vous a également permis de rencontrer d’autres personnes, devant ou derrière la caméra…

Oui, notamment les deux nouveaux personnages en lien avec cette arche du « Fol amour », Benjamin Garnier qui joue le nouveau petit ami de Solène et Florie Auclerc. Tous deux sont d’excellents acteurs ! 

 

@ Victoria Vinas

 

En complément, vous avez récemment terminé le tournage d’un nouveau téléfilm, sur Lyon…

Oui, un téléfilm pour France 3, “Enquête parallèle”, réalisé par Stéphanie Pillonca. C’est ma troisième collaboration avec elle ; c’est une histoire qui roule entre elle et moi. Une femme extraordinaire, une réalisatrice qui donne une liberté hors du commun à ses comédiens, la liberté d’improviser à partir de ce qui est écrit. On peut aller loin et la surprendre, elle garde au montage les petites pépites que l’on a trouvées. C’est très rare, pour la télévision, d’avoir une réalisatrice qui fasse autant confiance à ses comédiens. Je pense que c’est sa force. Pour avoir vu les deux téléfilms précédents, les acteurs sont sublimes parce que très vrais. Elle est à la recherche de la vérité et de l’authenticité. Donc merci, Stéphanie pour ta fidélité ! J’espère retourner avec elle dans tous ses films, c’est possible de signer pour ça ? (lol) 

C’était bien aussi parce que, parfois, quand un tournage se termine, on est un peu triste. Quitter Sète n’est jamais très facile pour moi, les gens savent ô combien j’aime cette ville, mais la quitter pour un autre tournage à Lyon avec une super ambiance était plus facile. Tout s’est passé, finalement, de manière très douce et fluide. 

Là, c’est un personnage très loin de moi, une tatoueuse un peu popu, très franc-parler, très rock. Donc le style m’éclate :  tatouages partout, piercings, cheveux raides, habillée en léopard…Au final, ça ne m’allait pas si mal que cela☺, ça m’allait même bien, je me suis regardée et me suis dit que j’allais peut être garder ce style dans ma vie de tous les jours (lol) 

Quels sont vos autres projets à venir ?

A la rentrée, je serai animatrice sur une chaine mais je ne peux pas encore en parler…Ce sera le challenge à partir de septembre. Vous le voyez, j’aime varier les projets. Je me surprends moi-même parfois. Cette année, j’aimerais remonter sur les planches aussi mais j’attends la bonne pièce ! 

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Benjamin Garnier évoque son parcours, ses projets et son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un artiste aux multiples cordes et aux nombreuses casquettes. Si on revient à la genèse de votre parcours, quelles principales raisons vous ont donné l’envie de faire de l’artistique votre quotidien ?

Je crois, d’aussi loin que remontent mes souvenirs, que j’ai toujours profondément aimé raconter des histoires. J’ai vraiment été baigné là-dedans très jeune. Ma formation s’est faite initialement à travers les jeux de rôles et on s’aperçoit aujourd’hui, avec certains créateurs de séries comme ceux de  « Stranger Things » ou de « Game of thrones » notamment, que c’est quelque chose qui a travaillé l’imaginaire de pas mal d’enfants, d’adolescents ou d’adultes même. Ça a été quelque chose qui m’a pas mal accompagné, ça m’a fait écrire beaucoup très tôt et comme j’étais justement du côté narrateur, j’avais l’occasion d’écrire en amont mais aussi d’interpréter. Donc ça a été une première rencontre de tout ça et, après, j’avais tellement tellement produit d’histoires avant même d’avoir la vingtaine que c’était assez évident pour moi d’en faire une deuxième corde à mon arc qui accompagnait le fait de jouer. Ce qui m’est arrivé juste après le lycée…Donc le théâtre, les courts-métrages et puis, par la suite, j’ai écrit des films et des séries mais ça a mis un petit moment avant de devenir quelque chose de concret. Ce qui m’a aussi permis de joindre un peu mes différents métiers, c’est le fait d’écrire pour le jeu vidéo. J’ai été consultant scénario, j’ai été cascadeur arts-martiaux pendant un moment donc ça me permettait aussi d’apporter un petit peu de travail de chorégraphie ou de faire de la motion-capture.

Considérez-vous ces différents thèmes et registres comme un seul et même ensemble ? Ou les différenciez-vous davantage ?

Pour moi, on parle à chaque fois, que ce soit en amont ou en aval, de raconter une histoire. Je parlais de la dimension des arts martiaux, c’est quelque chose que je pratique depuis l’enfance et la narration par l’image à travers le corps en mouvement – c’est ce que l’on retrouve dans le ballet par exemple – permet de vraiment poser un personnage par sa façon de bouger ou de se battre. Ça peut raconter autant qu’une ligne de dialogues bien faite ou qu’un joli cadre avec un silence qui a énormément de poids. Pour moi, d’une façon ou d’une autre, on en revient toujours à la même chose : c’est du storytelling et, après, j’imagine que plus on a de transversalité et peut-être de largueur de vue, plus on a une palette de couleurs avec pas mal de nuances et de teintes possibles.

Sans doute existe-t-il une certaine complémentarité entre ces différents registres ?

Oui quand je suis scénariste, par exemple, je m’aperçois de ce qui peut m’aider lorsque je suis comédien. Dans les séries notamment, on peut se retrouver à devoir délivrer énormément d’informations en assez de peu de temps et se dire quand on en commence à l’interpréter, qu’on ne le formulerait pas nécessairement comme cela, parce que c’est parfois trop écrit. J’essaye donc d’avoir cette habitude quand je me mets à la table de travail, de dire le texte à voix haute pour entendre comment il sonne.

Dans votre parcours jusqu’à présent, retenez-vous certaines expériences plus encore que d’autres, qui vous auraient particulièrement marqué ?

Il y a eu un film qui a été une très belle expérience récemment et dont j’attends la sortie avec impatience. Je connais le réalisateur, S.L. Mraovitch, depuis le collège, c’est une belle histoire. Ce film, « Des vacances à tout prix », a fait une très belle tournée des festivals. Il a gagné douze prix déjà à travers le monde, il s’était fait juste après le Covid, dans des circonstances un peu commando, avec un budget limité mais énormément de cœur. C’est un très grand plaisir d’avoir travaillé avec quelqu’un que j’aime énormément et qui comme il était à la fois scénariste, réalisateur  et monteur, a pu nous donner une très grande liberté artistique.

Un autre souvenir marquant est celui d’une jolie rencontre avec James Denton. Il y a des années de cela, je tournais avec lui une pub de parfum et on a passé deux jours à être installés en terrasse au Pont-Neuf. C’était pendant la dernière saison de « Desperate housewives » donc tout le monde était fou et j’ai vu pendant deux jours quelqu’un être d’une patiente d’ange, extrêmement professionnel mais surtout d’une générosité et d’une gentillesse avec tous les gens qui étaient autour, notamment les fans qui étaient tenus à distance par les barrières. Je lui ai dit que je trouvais son attitude assez belle et rassurante et il m’a répondu qu’il existait en tant qu’artiste parce que ces gens-là suivaient ce qu’il faisait, qu’ils y trouvaient de la valeur et du plaisir ». J’ai trouvé que c’était une jolie façon de le formuler.

Ça me parait important de ne pas oublier que c’est une chance incroyable de pouvoir exercer ce métier. Il y a tellement de gens, y compris certains extrêmement talentueux, qui veulent de tout leur cœur écrire, réaliser, jouer et qui n’y parviennent pas ou pas assez. Il faut donc aussi se rappeler quand ça se passe bien que c’est un véritable privilège.

 

 

Début juillet, nous pourrons vous retrouver dans la série quotidienne de TF1 « Demain Nous Appartient ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela a été pour vous de rejoindre cette belle famille artistique ?

Je ne l’aurais pas mieux formulé, c’est un vrai plaisir, c’est une très belle équipe ! J’ai été merveilleusement accueilli, à tous niveaux : beaucoup de générosité et de bienveillance. Le cadre, en plus, de la ville de Sète est vraiment agréable. On m’a fait un joli cadeau, c’est un rôle avec lequel j’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai eu de merveilleuses partenaires, même si j’ai souvent été avec une en particulier… mais je ne peux pas trop en dire pour l’instant. La série a un joli rayonnement au sein de la ville, il y a une forme de vraie bienveillance de la part des gens qui résident là-bas, on a un peu l’impression de faire partie de la famille quand on débarque, c’est agréable.

Avant le tournage, vous étiez-vous plongé dans les diffusions en cours pour vous imprégner de l’atmosphère ? Ou, à l’inverse, avez-vous préféré garder une certaine distance pour arriver plus neutre ?

J’ai vu des petites choses pour découvrir à quoi ressemblait la série d’un point de vue artistique. Mais, après, à plus forte raison parce que je suis littéralement quelqu’un qui arrive de l’extérieur – et j’avais procédé de la même manière pour « Un Si Grand Soleil » -, je ne me sentais pas particulièrement tributaire du fait de devoir m’aligner sur quelque chose. Je me suis d’abord concentré sur la vie interne de mon personnage,  son passé,  sa façon d’être,  sa psychologie, pour trouver comment je voulais l’interpréter…afin d’être le plus disponible possible ensuite sur le plateau.  Je me suis donc surtout focalisé sur mon intrigue, sur son cadre et sur l’esprit global de la série.

On le sait, le rythme de tournage d’une quotidienne est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à soutenir quotidiennement. Sans doute que votre parcours et votre expérience sur USGS vous ont aidé ?

Sur USGS, je n’avais que très peu de jour-off, j’en ai eu plus sur DNA ce qui facilite les choses.  Le temps de préparation fait une grosse différence lorsque l’on a beaucoup de texte. Très souvent, on a lu les épisodes en amont, on sait ce que l’on va jouer et on connaît son texte, mais la scène va vraiment être « trouvée » sur le plateau.

On tourne souvent avec des équipes différentes, il faut donc reconnecter les wagons car chacun va avoir sa sensibilité artistique, sa façon de travailler et son point de vue sur les personnages. C’est un très bel apprentissage, et cela incite à être bien préparé en amont, puis d’avoir une vraie capacité d’instinct sur le plateau pour être à la fois à l’écoute de son ressenti et de ses partenaires.

Vivement début juillet pour découvrir les retours du public…

Oui, c’est toujours un moment particulier. J’ai d’ailleurs été surpris par la ferveur des fans de la série. Sur place, ils sont très présents, y compris sur le tournage, il y a un vrai engouement. On sent qu’il y a une connexion émotionnelle qui se fait avec les personnages.

Quelle que soit l’expérience, aimez-vous regarder le rendu final à l’image de vos séquences pour capitaliser sur votre jeu ?

Je ne suis pas forcément un grand enthousiaste de regarder mon travail à postériori, surtout pendant le tournage. Je ne sais pas si je suis complètement objectif et j’accepte, en faisant ce métier, de me remettre entre les mains de quelqu’un qui va faire des choix qui seront au service de sa vision artistique. En général, je jette toujours un œil pour voir où j’ai mis le curseur mais je ne suis pas trop analytique. Le plateau est déjà souvent un premier indicateur de comment ça s’est passé. Les retours des équipes artistiques m’intéressent plus que mon regard à posteriori.

En complément, une autre actualité va bientôt se concrétiser et vous en êtes très heureux…

C’est le prochain film d’Agnès Jaoui, réalisé par Julien Carpentier « La vie de ma mère ». C’est un film dont la première étape d’écriture remonte à  il y a presque dix ans. J’en suis le co-scénariste et je suis évidemment très curieux  de voir comment ce film va être reçu.

Plus globalement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De continuer à prendre du plaisir dans ce que je fais et de faire de jolies rencontres. Pour ma part, ça fait partie des choses qui m’animent profondément et qui me donnent le sentiment de grandir et d’avancer.

Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Koh Lanta : Frédéric nous parle de sa victoire, après 40 jours d'aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le feu sacré », visible chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, forcément. Lorsqu’on vit l’aventure, on ne se rend pas bien compte de ce qui nous arrive. Au départ, je me laissais pas mal porter et puis, après, on rentre dans le jeu. Donc on joue notre jeu, sans forcément penser à ce qu’on va pouvoir voir. Plus on avance dans le jeu, plus on laisse derrière nous les souvenirs du jeu passé. Ce qui fait que l’on arrive à la fin du jeu et il y a pas mal de temps qui s’écoule jusqu’à la diffusion donc on oublie pas mal de choses, pas mal d’éléments, ça peut être même des éléments assez simples de la vie sur le camp. En effet, dès la première diffusion, on est très très excités, ça ravive plein de choses. En même temps, c’est la découverte aussi qui nous excite : on a, bien sûr, nous le souvenir de notre aventure mais de voir globalement comment ça s’est passé pour les autres aussi, comment a été vue l’aventure par les autres,…donne différentes perspectives et c’était très agréable ! Ce sont des moments supers aussi de partage avec nos familles, tout simplement. J’en garde vraiment de très très bons souvenirs.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

« Koh Lanta » est un jeu que j’ai commencé à regarder très jeune avec mon père. Plus je grandissais, plus j’entendais autour de moi « Mais Fred, pourquoi tu ne vas pas y participer ? C’est trop fait pour toi ». J’ai toujours été assez sportif, j’ai toujours eu des facilités d’un point de vue social. En fin de compte, c’est quelque chose que je me voyais faire, sans forcément être un rêve. Ce n’est pas forcément le rêve d’une vie mais, en tout cas, c’est quelque chose que je me disais être fait pour moi. Mais, après, ce qu’il faut savoir, c’est que j’étais extrêmement myope, je ne m’étais pas posé la question, pour moi ce n’était pas possible de participer à une émission comme cela. J’étais un gros porteur de lentilles et je m’étais dit que sur les épreuves que l’on peut voir, sous l’eau ou dans la boue ou le sable, ce ne serait juste pas possible. Un grain de sable arriverait dans les yeux et cela ne serait pas possible. Je m’étais un peu résigné et, au final, je me suis fait opérer des yeux un an et demi avant l’aventure et, à ce moment-là, ma future épouse me demande pourquoi je ne postule pas. Sur un coup de tête, je me dis « oui, je n’ai plus d’excuse ». A moment-là, quand je postule, je me rends compte que c’est quelque chose que j’ai vraiment voulu faire, c’est peut-être un rêve que je ne m’étais pas avoué. Voilà comment est parti mon courrier, qui a été d’ailleurs le seul et l’unique, le premier et le dernier. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir été pris directement.

La saison, on l’a vu, a été marquée par la présence de ce fameux talisman du feu sacré. Comment l’avez-vous appréhendé et comment avez-vous appris à vivre avec ?

On a appris l’existence de ce talisman en arrivant sur l’aventure, je vous avoue qu’au début, c’était très compliqué de comprendre son fonctionnement – je parle pour le groupe. On a très vite compris, mine de rien, que c’était un avantage assez incroyable, assez stratégique. Voilà, il nous a fallu, je crois, un peu de temps à chacun pour l’apprivoiser, pour l’appréhender, ce n’était pas évident. Au final, je crois que ça a quand même apporté pas mal de choses au jeu, je sais qu’au niveau des stratégies, on faisait très attention pour qu’il ne tombe pas entre les mauvaises mains. Mais, en effet, ça a été un élément qui a beaucoup apporté au jeu.

Il y a quelques jours a été diffusée la finale et on peut imaginer en tout cas le plaisir et la joie que cela a dû être de tous vous retrouver en plateau à Paris pour partager l’aboutissement et le dénouement de cette saison ?

Oui, c’est vrai que c’est toujours agréable de se retrouver dans la « vie réelle ». C’est vrai que ces personnes que l’on a rencontrées pendant l’aventure, on ne les a connues que pendant l’aventure. Donc de se revoir fait remonter plein plein de choses et c’est assez agréable, oui.

 

 

Pour en revenir à cette finale, à 4 dans un premier temps au moment de l’orientation, dans quel état d’esprit l’aviez-vous abordée ?

Quand je gagne la dernière épreuve d’immunité, forcément ça me met dans une position très confortable, je sais que je vais participer à l’épreuve d’orientation et je suis relativement serein. Pourquoi ? Parce que je ne pensais pas exceller sur une épreuve comme celle-ci, en tout cas ce n’est pas une épreuve qui me faisait peur. Dans le sens où je savais utiliser une boussole et, après, le reste est de la chance aussi. Le fait que ce ne soit pas une épreuve que j’appréhendais m’a permis d’être assez calme, relativement zen je dirais. Suite à l’épreuve d’orientation, ça a été un peu partagé, j’étais relativement calme aussi, les poteaux n’étaient pas non plus une épreuve qui me faisait peur. Je ne m’étais jamais testé en équilibre de cette manière-là, ni d’aucune autre d’ailleurs. J’étais relativement serein mais, par contre, la veille au soir, quand je me blesse le pied, ça m’a fait monter en stress, j’ai passé la nuit à cogiter, je ne savais pas dans quel état j’allais être le lendemain mais, au final, ça s’est très bien passé pour moi. Mais c’est vrai que ce n’était pas évident avec cette blessure.

Votre victoire sur les mythiques poteaux doit sans doute être un moment marquant et source de fierté, vous laissant maitre de votre destin ?

Oui, complètement ! En fin de compte, c’est un élément que l’on connaissait tous mais ce n’est pas quelque chose que l’on avait en tête tout au long de l’aventure. C’est-à-dire que l’on sait que l’épreuve des poteaux donne un avantage considérable mais c’est vrai que, sur le coup, pendant le jeu en tout cas, pour ma part je n’avais pas réfléchi aux conséquences pour la suite. Mais, lorsque j’arrive sur les poteaux, au début j’arrive un peu stressé avec cette blessure au pied mais je me sens très vite très à l’aise et, très vite, je me rends compte que j’ai de grandes chances de remporter l’épreuve.

Oui, dans l’esprit, cela fait extrêmement plaisir. Je pense que, si on devait demander à chaque aventurier l’épreuve qu’il voudrait gagner, tout le monde répondrait les poteaux parce que c’est l’épreuve mythique, au-delà du fait que ça nous donne un avantage pour la finale. Oui, grosse grosse grosse fierté, déjà d’être arrivé jusque-là, déjà de ne pas avoir mon flambeau éteint par Denis et, évidemment, je pourrais le dire et même le mettre dans mon CV, j’ai quand même gagné les poteaux de « Koh Lanta », c’est assez fou !

Pendant l’épreuve, comment avez-vous fait passer le temps, tout en restant concentré ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que, quand je suis arrivé sur l’épreuve, j’étais extrêmement fatigué, je m’étais blessé la veille donc j’avais cogité toute la nuit et donc très peu dormi. Sur l’épreuve, on a pu le voir, je baillais à plusieurs reprises et, en fait, je m’assoupissais, ce qui est très dangereux. La perte de lucidité et le manque de concentration, sur une épreuve comme cela, qui est très facile, où on doit finalement juste rester debout sans bouger, peuvent être très impactants. En fin de compte, ce qui est difficile, c’est de rester concentré tout le long parce que, si on perd sa concentration, on peut très vite vaciller. Là, un coup de vent, on perd l’équilibre et c’est fini. Ma technique a été notamment de me mordre la main, pour rester très très éveillé et garder cette lucidité. Forcément, on pense à nos proches, on essaie de faire le vide, je pensais à tout sauf au fait que j’étais les pieds sur un poteau. Je ne me concentrais pas trop sur la technique, j’essayais juste de garder l’esprit saint et clair, et de rester bien éveillé.

Lorsque vous annoncez choisir Tania pour vous accompagner en finale, certainement qu’un maximum de sentiments et de sensations prédominent alors en vous…

Oui, et là je reviens un peu sur la question précédente, pendant les poteaux, j’ai aussi beaucoup réfléchi à ce choix parce que, comme je le disais, j’ai eu l’impression, très vite, une fois sur les poteaux, que j’avais de grandes chances de la gagner. J’étais vraiment très à l’aise, je m’entrainais déjà à me positionner uniquement sur la dernière partie du poteau. Finalement, je me disais que c’était trop facile, en tout cas que ce n’était pas compliqué. A un moment donné, je visualisais vraiment la victoire et, à ce moment-là, je me dis « je gagne et je prends Nico ». Sauf que j’ai le temps de réfléchir et heureusement que j’ai cette lucidité à ce moment-là et la présence d’esprit de me refaire tout le jeu. En fin de compte, j’ai été très stratège, notamment après la réunification. Quasiment toutes les personnes qui font partie du jury final ont subi une de mes stratégies, je m’en suis très peu caché. A ce moment-là, je me dis que Nicolas, mon allié depuis dans le début, a baigné dans les mêmes stratégies mais c’est vrai que, lui, s’est beaucoup moins exposé, voire quasiment pas exposé. Je me dis aussi que mes stratégies assumées ont permis à mes coéquipiers d’avancer à plusieurs reprises et leur ont permis de garder cette image d’aventuriers parfaits en quelque sorte. Notamment pour Nicolas. Je me dis alors que je n’ai aucune chance.

En faisant, plus tôt dans le jeu, une stratégie face à Clémence, alors qu’elle m’a promis avec son petit doigt, je ne m’étais pas posé la question si de la trahir allait me porter préjudice plus tard. Par contre, une fois sur les poteaux, quand j’y pense, je me dis que je n’ai aucune chance que Clémence vote pour moi face à Nicolas. Donc j’ai eu pas mal de réflexions sur chaque personne et je me suis dit que Nicolas, finalement, n’était pas le bon choix pour moi. Pour la première fois du jeu, j’ai pensé à une éventuelle victoire, étant donné que j’étais prêt du but. En tant que joueur, si je gagnais les poteaux, il me restait un dernier coup à faire et c’est vrai que ça aurait été très très bête de ne pas prendre la décision à ce moment-là. Donc c’était une décision très très difficile, qui m’a tourmenté pendant quasiment les ¾ de l’épreuve des poteaux. Mais quand Denis me pose la question, finalement j’ai eu le temps de réfléchir et je savais que si je voulais gagner, je ne devais pas choisir Nicolas, bien que ce soit celui que j’aurais aimé amener avec moi en finale pour la beauté du jeu. Parce qu’on est une alliance du deuxième jour et je ne pense pas qu’on ait beaucoup vu sur « Koh Lanta » une telle alliance être portée en finale.

Le dépouillement en direct à Paris des votes du dernier conseil a mis en avant votre victoire sur cette saison. Là aussi, vous devez certainement en être particulièrement heureux ?

Finalement, on aurait pu croire qu’à ce moment-là, il y ait un excès de bonheur et de plein de choses. Mais, en fin de compte, je pense que j’ai eu beaucoup de mal à réaliser, je ne pense pas avoir explosé de joie, je pense que je voulais simplement profiter de ce moment et prendre le temps de réaliser que, en effet, j’avais gagné « Koh Lanta ». En fait, le sentiment de fierté n’est arrivé qu’après. Aujourd’hui, je suis très fier d’avoir gagné ces poteaux et d’avoir gagné ce « Koh Lanta » mais c’est vrai que j’avais du mal à m’en rendre compte sur le moment et dans les jours qui ont suivi. C’est plus le fait que, dans la rue, j’ai pu croiser des gens qui me félicitaient qui m’a aidé à me rendre compte. Le lendemain, j’ai ma femme qui m’a dit « tu sais que tu as gagné « Koh Lanta » ? », ça peut sembler bête mais des petites phrases, à des moments comme cela, me faisaient réaliser. Aujourd’hui, je suis très très fier du jeu que j’ai pu faire et du fait que j’ai pu gagner.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 40 jours d’aventure ?

En fin de compte, je n’ai que des souvenirs positifs de cette aventure, je n’ai surtout aucun regret, j’ai réussi à faire mon jeu, à aller jusqu’au bout et à gagner. Par contre, j’ai énormément de souvenirs positifs, j’ai beaucoup de souvenirs de moments de partage chez les premiers jaunes, des moments de victoire, des moments de défaite où on s’est retrouvés tous au plus bas mais on était une équipe. J’ai des moments aussi, par la suite, plus personnels, par exemple, des moments où je me retrouve tout seul à réfléchir sur ma vie, à ce que je veux faire de ma vie plus tard, réflexions qui ont changé ma vie au retour. Forcément, les victoires sur les épreuves individuelles aussi ont une saveur différente des victoires en équipe mais ce sont aussi des moments très très importants et des moments de bonheur.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender et à supporter ?

Clairement, ce qui a été le plus compliqué à appréhender et à supporter, ça a été la fin. Je n’ai pas fait de préparation particulière pour venir sur « Koh Lanta » mais je savais que j’étais prêt physiquement parce que je fais pas mal de sport. Je savais qu’au niveau du social, je n’allais pas avoir de problème, je savais qu’au niveau de la survie j’allais m’adapter. Mais, par contre, je ne savais pas à quel point j’allais avoir faim et je ne savais pas à quel point j’allais avoir du mal à gérer justement le manque de nourriture. Ça a été quelque chose que je n’avais pas anticipé et que, je pense, je n’aurais pas pu imaginer. Parce que je n’ai jamais été affamé comme cela dans ma vie quotidienne. C’est vrai que ça restera pour moi la chose la plus compliquée, de tenir avec cette faim qui nous prend tous les jours, à tout moment, cette faim qui peut nous faire plonger dans un état de détresse et de mauvaise humeur. Même si je devais refaire un « Koh Lanta », même en sachant ce qui m’attend, je sais à quel point ça serait difficile et je sais aussi à quel point je ne pourrais malheureusement rien faire d’autre que de tenir grâce au mental. Mais ce n’est pas quelque chose auquel on peut facilement s’habituer ou que l’on peut facilement appréhender.

Sur le camp, on vous a vu particulièrement actif tout au long de l’aventure. Quelles taches aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Oui, en effet, j’étais très actif, je faisais partie de ceux qui n’aimaient pas s’ennuyer ni rester là à rien faire. Au final, j’ai appris la pêche sous-marine au harpon sur « Koh Lanta », c’est quelque chose que j’ai adoré faire, même si je n’étais pas hyper doué. C’est moi qui m’occupais pas mal de la cuisine sur le camp mais je dirais que c’est plus une prolongation de mon quotidien et de ma vie en général, moi qui adore cuisiner. Plus simplement, je pense que, parmi les choses que j’adorais faire aussi, c’était de prendre le temps d’échanger avec les aventuriers parce que, dans la vie de manière générale, ce qui m’enrichit beaucoup, ce sont aussi les échanges avec les gens. Là, quand on est sur une ile, forcément on peut être focalisé sur la faim notamment mais c’est vrai qu’on rencontre de nouvelles personnes et qu’on gagne beaucoup à apprendre des gens. Ces moments que j’ai partagés avec les aventuriers, je pense, qu’ils me les ont bien rendus à la fin en votant autant pour moi… mais je sais que j’ai tissé de bons liens avec pas mal d’aventuriers. C’est notamment pendant ces moments de temps libre qu’on a le plus le temps de partager. Ce sont des moments qu’on ne voit pas forcément à l’écran, ce sont des moments qu’on ne voit pas forcément dans notre aventure de manière globale mais ce sont des moments hyper importants et qui resteront dans ma tête.

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Koh Lanta : Nicolas se remémore ses 40 jours d'aventure et son élimination sur les poteaux !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nicolas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le feu sacré », visible chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, totalement ! Heureusement, presque, qu’il y a la diffusion parce que, même si l’aventure est très très riche, on en oublie certaines choses. Le fait de revoir les images quelques mois plus tard permet déjà d’avoir du recul et de la hauteur sur ce que j’ai vécu et c’est hyper intéressant de voir l’état dans lequel j’ai terminé. Il faut savoir que, physiquement, on ne se voit pas, on n’a pas de glace donc j’ai pu me voir me dégrader physiquement tout au long des images. Cette diffusion permet aussi de générer de l’émotion, parfois même de la surprise parce que, finalement, on découvre un peu les faces caméra des autres aventuriers donc on apprend aussi des choses. J’ai vraiment bien vécu cette diffusion, au-delà du fait que, au départ, on n’a pas vraiment l’habitude de se voir ni de s’entendre parler. Mais, sinon, super intéressant !

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Je ne vais pas faire une réponse très originale mais il faut savoir que je ne suis pas très loin du terme « fan de Koh Lanta », j’ai toujours regardé, dès que je pouvais, les saisons depuis bien 15 ou 20 ans. J’ai toujours rêvé, dans un coin de ma tête, d’y participer. A chaque fois que j’ai pu regarder une saison, j’avais tellement envie de traverser l’écran et d’être à la place des candidats. Cela a été la motivation première. Je raffole de ce concept de jeu où il y a de la survie, où il y a malgré tout de la stratégie et puis des épreuves hyper ingénieuses, je suis vraiment fan de ce concept. Aussi, à un moment donné dans la vie, il y a des moments pour et des moments où c’est plus compliqué. J’ai eu une fenêtre de tir dans ma vie où j’ai pu prendre un peu de recul sur le travail, en tout cas j’ai eu la chance de pouvoir m’organiser pour. J’ai aussi la chance d’avoir mon épouse Lisa qui peut assurer si je m’absente 50 jours. Donc, voilà, les planètes étaient alignées et je crois que c’était le moment, en tout cas, de tenter ma chance et de poster machinalement cette lettre, sans vraiment y croire, en disant que c’est comme dans un jeu… « Pourquoi pas », sans savoir que j’allais avoir cette histoire devant moi….

La saison, on l’a vu, a été marquée par la présence de ce fameux talisman du feu sacré. Comment l’avez-vous appréhendé et comment avez-vous appris à vivre avec ?

Déjà, il faut savoir quand même, avec cette mécanique du feu sacré, que je n’ai pas totalement saisi à 100% la puissance et l’intérêt de cette arme. Honnêtement, on se posait beaucoup de questions à ce moment-là, je savais que c’était l’équivalent d’un collier d’immunité, on se dit « voilà, à défaut si je ne l’utilise pas pour quelqu’un, au moins je serai protégé ». Mais, après, on a vu avec ma fameuse boulette de transmettre ce talisman à Rudy, que je n’ai pas pris la mesure de l’importance de ce talisman : il est puissant quand on l’a dans les mains mais, quand on ne l’a pas, il peut faire très très mal aussi. Voilà, je crois qu’avec les aventuriers, on a mis quelques temps avant de comprendre, jour après jour, l’importance et la puissance de cette arme ultra stratégique, et que j’ai trouvée d’une mécanique ultra intelligente.

Il y a quelques jours a été diffusée la finale, qui a vu le sacre de Frédéric. On peut imaginer en tout cas le plaisir et la joie que cela a dû être de tous vous retrouver en plateau à Paris pour partager l’aboutissement et le dénouement de cette saison ?

Oui, je crois que c’était important de boucler la boucle, d’avoir un moment où on se retrouve tous, avec du recul, avec 15/16 épisodes derrière nous, pour faire un bilan et se rassembler avec les familles, afin de se rappeler que c’était surtout une aventure extraordinaire et un bon moment. Cela se termine sur un instant de convivialité, ça reste un jeu et je crois que c’est nécessaire et important de se retrouver dans ce contexte-là.

Pour en revenir à cette finale, à 4 dans un premier temps au moment de l’orientation, dans quel état d’esprit l’aviez-vous abordée ?

Déjà, tellement heureux d’y participer. Je mettais mis en tête comme objectif, où je serais vraiment satisfait, d’atteindre cette course d’orientation. Après, c’est compliqué de viser plus haut, c’est une épreuve, je le savais, qui me semblait difficile. Donc j’étais très heureux. J’ai alors un côté relâché, je sens que c’est la fin de l’aventure, il reste 48 heures donc je me dis « maintenant, plus de pression, on n’a plus de conseil, il faut se faire plaisir ». J’avais un petit peu ce côté-là détendu et, à la fois, je sais que c’est une épreuve redoutable parce qu’elle est technique, stratégique, très psychologique. J’ai donc eu un côté de moi qui m’a dit de rester concentré, de ne pas m’emballer, de rester calme. J’ai essayé quand même de profiter de l’instant, tout en étant concentré. Après, je crois que la concentration et la détermination ont pris un peu le pas sur le plaisir quand même. Comme la veille d’une compétition sur la ligne de départ, je crois que je n’écoutais pas bien autour de moi, j’étais vraiment très concentré sur mon itinéraire, ma carte et ma boussole. En tout cas, je visualisais, avant même d’avoir commencé l’épreuve j’étais déjà dans la course.

L’orientation a, comme à chaque fois, été particulièrement longue et intense, tant physiquement que nerveusement. Pour autant, vous l’emportez en moins d’une heure, une sacré performance !

Oui, c’est vrai ! Je n’avais pas en tête une idée d’une performance comme celle-ci. Evidemment, c’est toujours flatteur et toujours plaisant de se dire que l’on a dominé l’épreuve. J’étais vraiment très très fier de moi, j’étais presque un peu surpris même du temps des autres, j’ai trouvé les heures, à un moment donné, un peu longues, même si j’ai eu le temps de profiter un peu de cette euphorie et de déjà réfléchir au lendemain. J’ai eu le temps de penser à la suite. Mais, non, non, c’est trop génial de finir premier sur une épreuve qui est, pour moi, l’une des plus mythiques, si ce n’est la plus mythique même presque. Voilà, stratégiquement et techniquement parlant, par rapport aux poteaux, je trouve que c’est vraiment une magnifique épreuve.

S’en sont suivis, le lendemain, les mythiques poteaux de « Koh Lanta ».  Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué pour l’emporter ?

Ah ben je crois que ça va être simple : 40 jours dans les jambes, fatigue morale et physique et je pense que, au moment où je tire la clavette, il m’a manqué un peu de lucidité physique, de concentration. Ce manque d’équilibre vient du fait que j’ai été déséquilibré donc surpris, je n’ai pas bien recentré mon corps par rapport au poteau. Oui, un manque de lucidité à ce stade de l’aventure…je ne regrette pas, c’est comme cela, j’étais à 10 000 % mais vous savez, je crois que quand vous êtes claqué, vous êtes claqué et c’est ce qui m’a manqué pour, peut-être, ne pas tomber avant Tania et, du coup, me dire « mince, on n’est plus que 2, allez, on se ressaisit ». Donc, voilà, c’est ça, peut-être la lucidité du moment…

Pendant l’épreuve, comment avez-vous fait passer le temps, tout en restant concentré ?

J’ai eu deux choses. La première qui m’a fait passer le temps, c’est de regarder le palmier qu’il y avait en face de moi, je me rappellerai toujours parce que j’ai eu une heure et demi pour le fixer. J’avais une cime de palmier devant moi, c’étaient 2 cocotiers. Il faut savoir que, sur le poteau, dès le départ, on n’est pas du tout à l’aise, c’est-à-dire qu’il faut quand même se concentrer un minimum pour ne pas commencer à écarter les bras, afin d’essayer de se rééquilibrer. Il faut vraiment être tout de suite et immédiatement concentré, même si on n’a pas encore fait tomber de pièce. Donc c’est important de se donner un point à soi pour vraiment rester concentré. Rien que le fait de viser le cocotier fait passer le temps parce qu’on est concentré, on essaie de ne pas regarder l’environnement autour, les vagues, le vent, on essaie de ne pas regarder à gauche ou à droite, on évite de trop regarder la démarche de Denis quand il vient nous poser des questions.

Deuxièmement, je joue de la musique, je fais du piano et de la guitare, j’aime bien chantonner et, dans ma tête, je me suis fait quand même pas mal de défilés des chansons de Queen et de Mike Brant. Alors, ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas pourquoi ce sont ces artistes qui sont passés dans ma tête, ça aurait pu être Goldmann mais non…Cela vient de ma maman…Et puis Queen parce que je crois que c’était ce que je jouais au piano juste avant de partir. Donc un peu de chansons dans ma tête et c’est tout…

 

 

Lorsque Frédéric annonce choisir Tania pour l’accompagner en finale, certainement qu’un maximum de sentiments et de sensations prédominent alors en vous…

Oui, ça a été peut-être le seul moment où, en termes d’émotions, ça a été assez puissant. Si ce n’est l’appel aux familles. Pourquoi ? Parce qu’on s’était mis d’accord qu’il me choisirait et vice-versa. Quand je suis tombé du poteau et que Tanya enchaine, derrière, sa chute, je sais que je vais en finale, en tout cas dans ma tête. Je me dis « c’est trop génial, on va au bout tous les 2 ». Entre le moment où on tombe et celui où il annonce le finaliste à Denis, il se passe une vingtaine de minutes. Pendant ces 20 minutes, je suis convaincu que je vais en finale, je suis tellement fier dans ma tête de me dire « oh là là, je vais au bout de l’aventure, c’est magnifique ! ». Quand, finalement, après 20 minutes, que vous êtes sûr de vous, à 1000% et que vous entendez le prénom de Tania, c’est vrai que j’ai eu un ascenseur émotionnel assez fort, une énorme frustration. Ce n’est pas le choix à proprement dit de Frédéric, que je comprends très largement, d’ailleurs il aurait suffi qu’il me dise « je vais choisir Tania si je gagne », franchement il n’y aurait pas eu de dossier, c’était clair et je le comprenais 1000 fois. C’est plutôt ce contrecoup, cet engagement de paroles non respecté qui m’a vraiment frustré et j’ai pris sur moi, vraiment, je n’avais pas envie de gâcher la fête de Frédéric, je baisse la tête, on le voit sur les images, je prends sur moi, je m’en vais et, à cet instant, j’ai envie de voter Tania…

Avec le recul, que retenez-vous de votre parcours ? La fierté d’être dans les trois derniers et d’avoir réussi à surmonter les obstacles qui se sont présentés à vous ?

Je crois qu’il faut être honnête, je suis très très fier, et je le dis sincèrement, de mon aventure, je ne le dis pas machinalement. On parlait de la diffusion des épisodes et c’est en regardant toute mon histoire à travers l’écran que je me suis rendu compte que j’avais un beau parcours, un parcours truffé d’embuches, de stratégies : il faut passer à travers les destins liés ou encore les ambassadeurs, il faut rester solide malgré tous ces conseils. On pourrait faire 10 fois « Koh Lanta », je ne suis pas sûr d’atteindre les poteaux 10 fois avec les mêmes personnes. C’est truffé d’aléas et d’obstacles, j’ai eu la chance de monter sur les poteaux, je me suis entendu avec tout le monde, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir fait des coups de Trafalgar à mes collègues donc je suis très fier de moi. Voilà, les poteaux restent une épreuve et un jeu d’équilibre, tant pis. Non, non, je retiens vraiment une grande fierté d’avoir été jusqu’aux poteaux pour mes enfants et ma femme. Je n’ai pas été absents 50 jours pour rien, c’est ce que je me dis.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 40 jours d’aventure ?

J’en ai plusieurs. En termes d’émotions fortes, c’était l’appel à mes enfants et à ma femme Lisa. On ne se rend pas compte, ça n’a l’air de rien mais on n’a pas de texto, on est coupés du monde donc entendre des proches après plus de 25 jours d’aventure, dans une épreuve aussi difficile, je peux vous assurer que ça donne une bouffée d’émotions énorme. Juste derrière arrive la découverte du poignard parce que, pour moi, ça reste la libération. C’est vraiment après beaucoup de tension. Quand même, je vais mettre en troisième position parce que ce n’est pas rien, faire du feu avec rien après 3 jours de tentative a aussi été un moment marquant et frissonnant pour moi dans cette aventure.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender et à supporter ?

Les nuits, de très très loin. J’ai eu le sentiment de faires des nuits blanches. On parle beaucoup des 40 jours mais on ne parle pas des 40 nuits en fait. Pour moi, elles ont été très très très longues et j’ai vu la lune défiler au-dessus de ma tête, comme le soleil en pleine journée parce que je ne dormais pas. Donc j’ai fait énormément de micro-siestes de 15 à 20 minutes, je me relevais, je me recouchais mais ça n’a jamais été, pendant cette aventure, des sommeils profonds et donc, parfois, j’ai pu trouver des nuits trop longues à mon goût.

Sur le camp, on vous a vu particulièrement actif tout au long de l’aventure. Quelles taches aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

C’est vrai que j’ai un peu la bougeotte, je n’aime pas rester sans rien faire et j’ai le sentiment, si je suis immobile, de ne pas être à ma place. Donc c’est vrai que j’étais pas mal soit en jungle soit en mer parce que la chasse sous-marine est une passion chez moi, en Corse. J’adore cela et je crois que j’ai vraiment eu énormément de plaisir à nourrir la tribu avec mes sessions de chasse sous-marine. Même si, bon, j’aurais aimé avoir un fusil de chasse un peu plus long, un peu plus puissant. Voilà, on fait avec les moyens du bord mais j’ai pris du plaisir. Je crois que c’était aussi un peu mon échappatoire. Quand vous êtes H24 avec les aventuriers, de mettre la tête sous l’eau pendant quelques minutes ou quelques heures était aussi mon moment à moi pour recharger les batteries dans ma tête.

En conclusion, votre sac est-il déjà prêt pour repartir à l’aventure si l’opportunité se présentait à vous ?

Alors, je serais prêt à repartir si les planètes sont alignées. C’est une décision – de 50 jours d’absence – qui ne se prend pas tout seul, j’ai ma femme, j’ai 4 enfants, j’ai pas mal d’activités professionnelles. Mais, dans l’hypothèse où je peux partir serein, où je sais que mes enfants sont fans que je reparte, où je sais que mon épouse est proactive pour cela, où c’est le moment, au contraire, il n’y a aucun problème. On dit que le train ne passe qu’une fois, là j’aurais le sentiment qu’il passe deux fois, en me proposant à nouveau de participer. Franchement, ce serait avec plaisir et, peut-être que, quelque part, j’ai une revanche à prendreJ.

Merci, Nicolas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3