Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Koh Lanta : Alexandre évoque avec passion son aventure et le talisman du feu sacré !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le feu sacré », que l’on peut retrouver chaque mardi soir sur TF1. Justement, la diffusion des images ravive-t-elle en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place ?

Complètement, complètement ! C’était il y a quelques mois et on y retourne avec impatience. On a vu les premières images et on a hâte de voir la suite, ça rappelle la première nuit à 20, oui, ce sont plein de souvenirs. Sans oublier la beauté des paysages…j’avais en tête toute cette beauté mais vues de drone, les nouvelles images amenées par ALP et TF1 donnent une dimension supplémentaire à tous les endroits où nous étions.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

En fait, il y a 5 ans, avec ma femme on attendait notre premier petit garçon et nos soirées un peu clubbing du vendredi soir se sont transformées en soirées télé. Quand j’ai vu ce programme « Koh Lanta », j’ai vu ce mix de sport, de stratégie, de social,…je suis tombé amoureux de ce programme et j’ai senti que, peut-être, j’avais ma place et que je devais y participer. J’ai tout fait, depuis 5 ans, pour y arriver.

Quelques minutes seulement après le début du jeu, Denis vous annonce l’existence, cette saison, du talisman du feu sacré. Quelle avait été alors votre réaction ? Aviez-vous compris, de suite, les impacts que cela pourrait avoir pour la suite ?

J’avais compris qu’il avait un pouvoir, que ça allait faire quelque chose. Moi qui avais regardé « Les armes secrètes », je me doutais que quelque chose se cachait derrière. C’est pour cela que je me rapproche de Nicolas lors de la soirée à vingt et je lui dis que je préférais aller dans l’autre équipe, avec l’idée de le retrouver plus tard et qu’il me protège à certains moments…mais cela ne s’est pas fait.

Les premiers jours, on le sait, sont toujours particulièrement difficiles avec, notamment, la connaissance des autres aventuriers, la découverte du camp, le feu à faire, la nourriture à trouver…Justement, comment avez-vous vécu ces premières heures d’aventure ?

Là où j’ai eu du mal, c’était pour me mettre dedans. Cela faisait déjà 6 jours que l’on était partis de chez nous, on voyage en ne parlant à personne, on se retrouve seuls dans les chambres d’hôtels, sans téléphone ni télé. Je commençais à faire un travail sur moi-même, à chanter tout seul, à parler tout seul. D’un coup, on se retrouve propulsés sur le bateau, à 20, ça m’a complètement désorienté, j’ai eu du mal à me mettre dedans, je pars le dernier du bateau, du coup j’arrive le dernier à la nage. Mais, une fois arrivé sur l’ile, la nuit à 20 m’a fait beaucoup de bien, ça m’a détendu, je me suis découvert plein de relations avec certains, j’ai rigolé comme un gamin, cette nuit a fait beaucoup de bien. Après, une fois avec l’équipe rouge, ça a été très fluide sur le camp. Autant on était brouillon sur les épreuves et les stratégies, autant niveau organisation c’était très fluide, on a chacun trouvé notre rôle, certains allaient chercher, ça s’est très bien organisé. Pour des novices en termes de survie, je nous ai trouvés très efficaces.

Le corps s’adapte à tout, j’avais très chaud, comme on l’a vu au deuxième épisode, je suais énormément, je suis quelqu’un qui sue beaucoup mais, là, c’était à grosses gouttes, je devais perdre quasiment un kilo par jour car, au final, j’en ai perdus 8 en 9 jours. Mais je ne ressentais pas cette faim, j’essayais d’occuper mon esprit pour ne pas sentir la faim et ne pas avoir le manque de mes proches dans mon esprit. Je m’occupais, j’allais couper du bois, j’y étais très souvent parce que ça me plaisait beaucoup, tout comme je m’occupais du feu. Les tâches étaient vraiment bien réparties. Au niveau du corps, je commençais à sentir, les derniers jours, que je marchais moins vite, que j’étais un peu plus à l’économie mais, franchement, je me sentais encore très bien en partant.

Pour en revenir à l’épisode de mardi dernier, on l’a vu, votre équipe rouge a malheureusement continué sa série négative de défaites sur les jeux. Le premier, celui de confort, était pourtant particulièrement serré, cela s’est joué à quelques secondes seulement…Voir 3 kilos de riz vous passer sous le nez pour si peu a dû être sans doute particulièrement frustrant, sans compter le partage avec les agriculteurs locaux ?

Ah oui, complètement ! Je n’ai jamais vraiment beaucoup voyagé dans ma vie. Quand on voit « Koh Lanta », on voit ces images de partage avec les locaux et j’en rêvais. En plus, 3 kilos, ça représentait tellement…j’ai vu des 1 kilo dans « Koh Lanta » donc, là, 3, c’était beaucoup, je me disais que la suite de l’aventure aurait été bien assurée. Ça met un coup…Ca se joue sur des petits détails…Christine est l’une des plus frêles pour venir me chercher, moi qui suis un des plus lourds, alors que l’organisation prévoyait que ce soit Estéban. Cela a ensuite été modifié mais on perd du temps sur plein de petits détails qui font que les jaunes gagnent. C’était vraiment le problème chez les rouges, on faisait un plan, il changeait en cours de route et on vacillait.

Concernant l’épreuve d’immunité, avec le recul, selon vous, qu’est-ce qu’il a manqué à votre équipe ?

Lors de la phase sous l’eau, on n’a jamais réussi à trouver la bonne organisation. Quand certains allaient sous l’eau, d’autres remontaient, on n’a jamais réussi à trouver le « go » pour aller tous sous l’eau en même temps. Rudy nous laisse à ce moment-là, ça n’a pas été du tout son truc, il se met à l’écart donc on perd quand même des bras. La table étant quand même assez lourde sous l’eau, il fallait pouvoir plonger, avoir de l’énergie pour la soulever et encore marcher…Donc, quand il vous manque quelqu’un, ça complique. Mais c’est cette coordination que l’on n’a pas réussi à trouver, on le voit sur les images. C’est un peu une histoire d’organisation qui nous plombe vraiment.

Mais, après, tout était encore possible sur l’histoire des cordes, même si on démarre avec du retard. Mais Gilles a été très bon sur ce coup-là, de trouver le truc. Au final, je voyais les mouvements se faire de 3, je me disais que ce n’était pas fini mais Gilles nous met le coup de grâce.

En quoi, ensuite, la présence de Tania sur votre camp l’après-midi du conseil a bouleversé les plans de chacun ?

Chacun se demandait si elle protégeait telle ou telle personne, sur qui ça allait pouvoir rebondir. Donc, en fait, chacun voulait des choix sûrs, avec de la majorité. Je pense que certains n’ont pas voulu séparer trop les votes, ils avaient peur que ça puisse rebondir sur eux si elle protégeait telle ou telle personne. Les choix se sont resserrés au final, celui sur Rudy a été enlevé, pour se resserrer sur d’autres personnes, Elodie et moi. Oui, je pense que certains voulaient avoir vraiment deux pistes claires, afin de s’assurer que ça ne puisse pas retomber sur eux.

On vous a d’ailleurs vu être le premier à échanger en individuel avec elle, au moment d’aller remplir ensuite les gourdes…

Hé, hé, hé…C’est ça ! Je l’ai fait un peu naturellement mais elle a suivi ma piste. Ce n’était pas non plus 100% voulu, je m’étais dit « tiens, va chercher l’eau et si elle vient avec toi, tant mieux » mais ce n’était pas vraiment un appel du pied que je lui faisais, sinon je l’aurais rejointe un peu plus tard pour discuter. J’avais pris le fait qu’elle vienne me voir comme un signe pour me dire qu’elle tentera peut-être de me protéger. Elle m’a plus sondé sur le camp que protégé au final.

Lorsque vous rejoignez le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Au moment de partir du camp, j’entends une fois mon prénom et je suis un peu sur les fesses, j’ai du mal à réaliser le truc. Je fais plein de calculs dans ma tête et, pour moi, ça ne se jouait plus avec Rudy mais entre Elodie et moi. Pour moi, Elodie avait une voie peut-être en plus dans ma tête donc je ne suis vraiment pas confiant, je sais que ça ne va pas se jouer à grand-chose. Donc je n’avais pas une confiance folle en ce conseil, j’avais compris que quelqu’un comme Anne-Sophie m’avait lâché quelques minutes avant de partir de l’ile.

Votre élimination se concrétise au dernier moment, les votes étant serrés. Sur le moment, on vous sent, on va dire, étonné et déçu de certains choix de vos camarades…

C’est plus de la déception que de l’étonnement, effectivement…

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

La première nuit, à 20, où, vraiment, c’était génial de pouvoir être à 20, de se découvrir, de rigoler tous ensemble sans rien derrière la tête. On rigolait comme des gamins avec Quentin, Nicolas, Frédéric, j’avais l’impression d’une cours de récréation que l’on donnait à des gamins qu’on laissait s’amuser une nuit. Même si les conditions étaient dures, cette nuit m’a fait un bien fou et m’a permis de me détendre, de démarrer vraiment l’aventure.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?

Le manque de mes proches se faisait sentir de plus en plus. Ma fille avait un mois quand je suis parti, ça commençait à vraiment peser sur le moral donc j’allais me cacher pour respirer un bon coup. Mais, oui, ça pesait. Cela faisait déjà une semaine qu’on était partis de chez nous, que l’on n’avait pas vu nos enfants, que l’on n’avait pas eu de nouvelles. L’aventure montait et je me demandais si j’avais vraiment fait le bon choix de partir et de laisser ma fille d’un mois, cela ma tracassait de temps en temps.

Pour finir, votre sac est-il déjà prêt pour une nouvelle aventure ?

Evidemment ! Cela a un goût d’inachevé, j’ai tenté des choses qui n’ont pas abouties mais j’ai encore plein d’idées. Ce n’est jamais passé très loin. Je n’ai pas eu la préparation sportive que j’aurais voulue, on attendait ma fille et mon beau-père était décédé dans l’année donc ma préparation sportive était inexistante. Donc si je repars avec une préparation sportive, si je corrige peut-être ce qui m’a fait défaut…j’ai toujours autant d’idées en tout cas niveau jeu et je suis prêt à partir, s’il le faut !

Merci, Alexandre, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Un Si Grand Soleil : Gaëla Le Dévéhat évoque Sabine, son personnage depuis trois ans maintenant dans la série quotidienne de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

*

Bonjour Gaëla,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver dans la série quotidienne à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil », sous les traits de Sabine, professeur de mathématiques. La fidélité du public ne se dément pas, ce qui doit certainement vous faire chaud au cœur ?

Oui ! Je n‘étais pas là dès le début, je suis arrivée il y a 3 ans et demi et, effectivement, le public est toujours au rendez-vous. Il est d’ailleurs toujours aussi bienveillant, enthousiaste et curieux de ce qui va se passer. Ce contact direct avec le public nous renvoie tout le plaisir qu’il a à regarder la série, l’attention assidue qu’il lui témoigne. C’est un cycle vertueux, nous jouons, nous avons beaucoup de plaisir à interpréter nos personnages mais on le fait pour le public et on est content qu’il continue à être derrière nous.

De nouveaux personnages arrivent au fur et à mesure mais, pour autant, l’esprit de famille perdure…C’est peut-être là aussi l’une des clés du succès du programme ?

Tout à fait ! Il y a, effectivement, de plus en plus de personnages et je pense que tous les gens qui arrivent – et ça a été mon cas – sont séduits par la qualité du programme. C’est une quotidienne, c’est un programme populaire, au bon sens du terme et il y a une qualité dans le travail, il y a une exigence au niveau de l’image et des scénarios. Je pense que le public est réceptif à cela mais aussi les comédiens qui arrivent sur le projet, qui apprécient cela de prime abord et qui sont contents de nous rejoindre. Et puis, vous avez raison, il y a cette ambiance qui est très familiale, très bienveillante, qui ne peut que charmer. Je me souviens, j’étais un peu impressionnée d’arriver dans cette grande fourmilière mais elle reste à dimension humaine, il y a de l’écoute et on n’a pas l’impression d’être parachuté dans un énorme tourbillon. Il y a ce relai qui se fait, entre ceux qui sont là depuis un moment et ceux qui arrivent. La famille du théâtre, de la télé et du cinéma est une petite famille, du coup on se connait parfois, ou on croise des amis d’amis.

Il y a un véritable accueil, tout est fait pour vous mettre à l’aise, c’est une bonne mécanique. Quand on arrive avec un nouveau personnage, on a des lignes, on va chercher ensuite mais les choses sont très bien posées, ce qui permet de travailler en toute quiétude et avec beaucoup de plaisir. Ça continue et c’est très important !

 

 

Sabine, votre personnage, a vécu, en trois ans, beaucoup de choses, tant personnellement, sentimentalement que professionnellement. Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Sabine est un personnage auquel je suis très attachée. Elle me plait, j’aime ses qualités et ses défauts. En fait, au niveau professionnel, c’est une prof engagée, qui a la vocation, qui a envie de transmettre, caractéristiques que l’on retrouve chez les profs du lycée. C’est joliment dessiné, c’est juste. Je suis fille de prof, ma mère était très engagée dans ce qu’elle faisait et très passionnée par son métier. Je mets peut-être dans Sabine quelque chose de personnel, en lien avec l’histoire de ma mère. J’aime également beaucoup le lien qui n’est pas que professionnel avec ses collègues, cette complicité dont elles font preuve. Son amitié avec Eve est sincère même si, récemment, elle a été mise à rude épreuve !

 

 

Ce que j’aime chez Sabine, c’est qu’elle a un relationnel différent, c’est un personnage un peu tentaculaire, elle a beaucoup de petits noyaux à droite et à gauche. En plus du lycée, il y a le lien avec son fils Enzo, elle est bienveillante et protectrice avec lui. Peut-être parfois un peu étouffante, en tout cas, elle est très soucieuse de ce qui lui arrive, de son bien-être. En plus, en tant qu’acteurs, on s’entend très bien. Téïlo était tout jeune lorsqu’il a débarqué, je l’ai un peu pris sous mon aile et, comme je débarquais moi aussi, on s’était un peu accrochés l’un à l’autre. On se retrouve toujours avec beaucoup de plaisir.

Je n’oublie pas cette famille un peu recomposée, avec Florent, avec qui elle a eu des mésaventures. Mais ils ont un vrai rapport de confiance, ils peuvent se dire des choses assez directes. Je pense que l’on est dans une justesse par rapport à une relation d’ex, qui ont partagé un quotidien, qui ont eu un enfant ensemble et qui sont heureux de ce que l’un et l’autre peuvent vivre. C’est vrai que l’on a des scènes assez rigolotes quand on se retrouve.

Son père est une sorte de moteur dans sa vie, ils sont complices, proches, pas que affectivement, mais aussi dans la façon d’être. Becker est quelqu’un de droit, avec un seconde degré et je pense qu’elle a hérité de son humour aussi. Oui, ils se surveillent l’un l’autre, lui est très précautionneux de ce qui peut lui arriver et elle aussi. Notamment avec l’arrivée de Catherine, avec qui j’adore jouer également. On s’entend très bien, c’est une femme que j’aime beaucoup. Nos personnages n’ont pas le même relationnel et cette nouvelle couleur donnée à Sabine avec son arrivée me plait beaucoup aussi. Tout d’un coup, dans ce rapport-là où il faut rétablir une confiance qui n’a pas existée, suite à une absence qui a été très marquée, je pense qu’elles ont toutes les deux très envie de renouer un lien mais qu’elles sont maladroites. Il faut créer quelque chose qui n’a pas existé, qui est à inventer. Elles ont une vraie volonté d’attachement mais je pense qu’elles sont aussi très différentes de caractère, elles n’ont pas la même déontologie, la même vision de la vie ni la même façon d’agir avec les gens. Du coup, ça fait des étincelles et ça donne prétexte à des scènes qui sont très intéressantes pour nous. On aime bien jouer ce côté chien et chat. Comme ça fait un peu les montagnes russes, il y a des moments où elles se retrouvent, où c’est plus tendre. On est dans une jolie variation de couleurs entre Sabine et sa mère.

 

 

Il y a aussi une vraie relation d’amitié avec le personnage de Johanna, on prend beaucoup de plaisir à jouer ensemble. On est différentes mais complémentaires. Quand on travaille ensemble, c’est toujours dans la joie et la bonne humeur, on rit beaucoup, Aurore n’est pas belge pour rien ;-). La complicité s’est faite tout de suite, c’est plutôt agréable. Dans leur relationnel, elles ont un rapport d’amies très proches, un rapport frontal et direct, les choses sont dites, ça ne tortille pas pour ne pas blesser, il y a une vraie affection parce qu’il y a une vraie honnêteté et un vrai attachement entre les deux. On s’est dit avec Aurore qu’elles se connaissaient depuis longtemps, qu’elles se sont peut-être retrouvées, en tout cas il y a un lien indéfectible qui fait qu’elles peuvent toujours compter l’une sur l’autre.

Sentimentalement, elle a eu des hauts et des bas. Sabine ressemble à tant d’entre nous, c’est là-dessus qu’elle me touche aussi, elle est entière, affectivement et sentimentalement, elle est honnête, il lui arrive de se planter, elle peut être naïve, ne se méfie pas assez parfois. Elle est à son image, entière. L’épisode avec Daniel lui a mis une claque énorme, la reconquête de Florent s’est soldée par un échec, mais elle était hyper drôle et délicieuse à jouer. Sabine est comme tout le monde, elle prend des râteaux. Son amour avec Dimitri est né dans des circonstances particulières, la relation a été compliquée au début, la base était douloureuse pour les deux mais ils ont su trouvé leur modus vivendi et elle est heureuse avec lui; espérons qu’elle ne déchante pas ! Elle est franche et honnête avec lui. On l’a vu récemment avec l’agence de tentateurs, qu’elle a trouvé un peu limite. En lien avec l’éducation qu’elle a eue sans doute. Certainement aussi parce que le projet a été adoubé par sa mère, dont elle juge, peut-être à juste titre, la morale un peu douteuse. Mais elle voit qu’il est épanoui là-dedans, qu’il en a besoin donc, par amour, elle accepte et lui fait confiance. La complicité des personnages a tout de suite été facile à trouver car, avec Victorien, le courant est tout de suite passé, c’est fluide et agréable.

 

 

Elle peut être parfois un peu revancharde, comme tout le monde, elle peut être colérique et hargneuse, notamment avec sa mère mais on l’a comprend. En tout cas, je la comprends…

Artistiquement parlant, ce personnage vous permet de proposer une palette de jeu très large et très diversifiée, selon les interlocuteurs qu’elle a en face d’elle…Ce doit être très plaisant ?

Exactement ! Je ne m’ennuie pas. J’ai des situations très diverses à jouer, je pense aux accrochages récemment avec Dimitri et Emma. On s’est beaucoup amusés à jouer cela car il est vrai qu’on peut être amis mais être totalement désarçonné, voir en colère devant l’attitude des autres. Cela donne aussi un prétexte à des scènes où on s’en balance un peu dans les dents…on s’est bien marrés. Je suis très contente, je vois cela comme une palette où je peux mettre plein de couches de couleurs, différentes nuances à mon personnage.

Au fur et à mesure de vos trois années de vie commune avec votre personnage, avez-vous fait évoluer vos sources d’inspiration et votre façon de vous l’approprier ?

Au début, quand je suis arrivée, j’avais un personnage écrit, avec un petit descriptif. Comme il n’était pas encore incarné, ça restait théorique et j’ai pu y projeter ce que j’étais et ce que je voulais y mettre. En fait, ce qui est intéressant, c’est qu’au fur et à mesure, c’est comme si ça se réunissait, l’image du personnage et le comédien se collent l’un à l’autre. J’ai mis pas mal de moi dans Sabine, de l’humour, du second degré. C’est ce qui est agréable avec les équipes d’écriture, elles aussi découvrent au fur et à mesure ce qu’elles peuvent y mettre. Je pense qu’elles ont exploité de petites choses de moi et, de mon côté, je continue à chercher des nuances, pour proposer des choses un peu différentes et enrichir Sabine. Un peu comme une vraie personne dans la vie…

 

 

Même si, on le sait, ce n’est jamais évident pour un comédien ou une comédienne, regardez-vous le rendu final pour capitaliser les points forts et ceux à corriger ?

Oui, je regarde régulièrement, même si je ne regarde pas tout. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant mon jeu car c’est difficile de se regarder. On voit de suite ce qu’on n’a pas bien fait, ça nous saute aux yeux. Du coup, je regarde surtout là où j’ai eu des doutes, quand je me demande si j’ai été là où j’avais envie d’aller. Effectivement, je peux être critique, je sais lorsque je ne suis pas satisfaite que je ferai différemment la prochaine fois. Je regarde aussi pour voir le travail des équipes parce que c’est toujours agréable de voir et d’apprécier les touches de chacun de nos réalisateurs. Donc c’est plus l’ensemble qui m’intéresse. D’ailleurs, j’aime bien les épisodes où je ne suis pas, je regarde les autres jouer parce que c’est toujours intéressant, par curiosité mais aussi par affection.

Le travail des scènes, pour moi, est aussi beaucoup en amont. Je me demande ce que je vais y mettre comme nuances, ce que je vais aller chercher en sous-texte. J’ai besoin de me sentir libre sur un plateau et, pour cela, il faut que je fournisse un travail en amont qui me permette d’avoir envisager différentes propositions. Donc j’arrive avec « une valise » remplie, ce qui me permet d’être réactive, de l’ouvrir et de sortir ce que je veux ou ce que l’on me demande.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public, sur votre personnage en particulier ou bien encore sur la série dans son ensemble ?

Quand on croise les gens et qu’ils nous parlent du programme, on s’aperçoit, et c’est assez intéressant, que le public est extrêmement varié. Il y a même des gens qui regardent peu la télévision et qui se sont pris au jeu. Le public est très hétéroclite, clivant. Globalement, les gens sont plutôt gentils et bienveillants, cela fait plaisir. Il y a un vrai contact, un vrai échange, de la curiosité, ce qui est très agréable. Je suis assez touchée aussi par l’affection qu’ont les gens pour la série et pour mon personnage. C’est touchant, notamment quand ils me parlent de certaines couleurs de Sabine, de ce qu’il aime dans mon personnage.

Comme on est dans une quotidienne, on rentre un peu dans l’intimité des gens tous les jours et il y a une relation assez jolie, comme si on se connaissait. Ces retours sont très agréables et la bienveillance envers Sabine me touche.

 

 

Un mot peut-être sur le cadre de tournage, tant les studios d’intérieur que les décors extérieurs naturels ? Ce sont de magnifiques outils de travail pour vous, permettant une qualité d’image digne d’un avant prime-time, à 20h 45…

Effectivement ! C’est ce que j’aime beaucoup, c’est l’exigence que garde la production sur cette quotidienne, au niveau de la qualité de l’image et de celle de la réalisation. Je trouve que, là-dessus, c’est respectueux aussi du public. Même si on est une quotidienne, c’est important de rester exigeant, cela fait partie des choses qui me charment et qui me font continuer à travailler sur ce projet. J’aime beaucoup notre esthétique, je suis assez sensible à cela et je pense que le public aussi.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Ce que j’aime bien, c’est la surprise, on ne sait pas exactement ce qui va arriver au personnage. C’est propre évidemment à la quotidienne mais je trouve que ce principe est assez intéressant, excitant. Ce que je souhaite à Sabine, c’est qu’elle vive toujours et encore, qu’elle ait à nouveau des évènements déclencheurs dans sa vie, qu’ils soient heureux ou malheureux. En tout cas, je lui souhaite de continuer à vibrer, à avoir des raz-de-marée et des montagnes russes, je lui souhaite d’être transpercée par des évènements qui puissent l’amener à passer par la joie ou la colère.

Pour terminer, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

Ce qui est très agréable, c’est que, comme on est plein de personnages différents, les intrigues sont souvent orientées sur telle ou telle famille. Ce qui nous laisse aussi du temps à côté, notamment pour faire d’autres projets. C’est assez chouette, ça alimente, ça nourrit. Quand j’ai tourné « Les invisibles » ou « Manipulations », je suis revenue nourrie d’autre chose et Sabine, je pense, en a bénéficié. C’est toujours intéressant…Je viens d’ailleurs de tourner dans un court-métrage, avec un personnage un peu différent, très sûr de lui, un peu hautain mais sans être méprisant. Ces passerelles sont de bonnes choses, c’est l’essence même du métier, c’est de se nourrir d’expériences différentes, que ce soient celles des autres, en allant au cinéma ou au théâtre, ou que ce soient les siennes, en les traversant par nous-même. Ce qui me permet ensuite de retrouver Sabine avec toujours autant d’enthousiasme, et de lui ajouter de nouvelles palettes.

Merci, Gaëla, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Koh Lanta : Emin nous raconte ses souvenirs de cette aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emin,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le feu sacré »,  proposée chaque mardi soir sur TF1. La diffusion des deux premiers épisodes a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place ?

Oui, bien sûr ! Evidemment, quand on revoit les images, on revoit aussi toute l’histoire parce qu’il y a toute une partie que je n’ai pas vécue, que je n’ai pas vue. Ce qu’ont vu éventuellement d’autres aventuriers ou ce qui s’est passé éventuellement sur l’ile des jaunes…tout ça, on ne le voit pas donc quand on revoit les deux épisodes, on reconstruit dans sa tête toute l’histoire, ce qui s’est passé, le pourquoi du comment notamment. Evidemment, il y a le côté émotion de pouvoir de nouveau revivre l’aventure une deuxième fois. Il y a toutes les impressions qui reviennent à la surface on va dire.

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

Il faut tenir compte de deux périodes. Il y a d’abord la première période il y a 20 ans, j’étais beaucoup plus jeune évidemment, quand je regardais « Koh Lanta », je suis directement tombé sous le charme de cette aventure, dès le début. A l’époque, j’avais 35/36 ans, c’était plutôt le côté aventure, ile magnifique, surpassement de soi, challenge que je voulais vivre. A 56 ans, il y a cela aussi évidemment mais il y a aussi le côté de prendre un peu de recul dans sa vie, avec le train-train habituel, la famille,…on a envie de vivre quelque chose de tout à fait particulier, d’ouvrir une page spéciale dans sa vie. L’aventure de « Koh Lanta » est le meilleur moyen de pouvoir se ressourcer. Vivre cette aventure, vivre le challenge permet aussi de penser aux choses de la vie, de voir ce que l’on veut faire plus tard, c’est l’occasion d’un peu réfléchir, de s’arrêter de travailler non-stop et de ne pas lever la tête dans la vie. Là, c’était un bon moment pour moi de remise en question de l’avenir, du travail, de la famille, de ce que je voudrais faire, des challenges que je voudrais relever. Ce sont des choses qui m’ont beaucoup parlé et « Koh Lanta » m’a permis de faire cela aussi.

Au moment de l’annonce par Denis, quelques minutes seulement après le début de l’aventure, de l’existence cette saison du talisman du feu sacré, comment aviez-vous réagi ? Aviez-vous compris rapidement les impacts conséquents que cela pourrait avoir sur le jeu ?

Evidemment ! Le talisman était une opportunité pour moi, plus que pour d’autres parce que, quand j’ai compris à quoi il pouvait servir et surtout qu’il pouvait être offert à quelqu’un d’une autre équipe, je me suis dit que, logiquement, si, à un moment donné les jaunes devaient donner le talisman à l’équipe des rouges, ils miseraient plutôt sur des aventuriers moins sportifs ou plus âgés comme moi. Je vous avoue que quand Nicolas a donné le talisman à Rudy, ce n’était pas ce que j’avais imaginé. Le talisman est en tout cas une opportunité, pour la suite de l’aventure de candidats jugés plus faibles.

On le sait, les premières journées sont toujours particulièrement intenses, entre la découverte des autres, celle du camp, la construction de la cabane, la tentative de faire du feu…A titre personnel, comment votre organisme a-t-il appréhendé la privation de nourriture sur ce début d’aventure ?

Au niveau nourriture, ça allait, je ne suis pas quelqu’un qui, habituellement, mange beaucoup. C’est plutôt ceux qui sont grands, costauds, qui pèsent lourds qui ont besoin de nourriture. Donc de ce côté-là, ça allait, même si j’ai quand même eu pas mal de difficultés les premiers jours avec mon estomac, j’ai eu pas mal de douleurs d’estomac pendant plusieurs jours. D’ailleurs, j’ai reçu des médicaments pendant l’aventure mais ça s’est bien passé et, après, ça allait beaucoup mieux. Oui, c’est très compliqué quand vous arrivez sur une ile où il n’y a pas de confort, que vous n’avez rien à manger, à part quelques cocos. On a dû attendre deux jours pour avoir le jeu et, d’ailleurs, on a fait du bon boulot, Rudy, moi et Martin pour tout mettre en place par rapport à cela.

La première nuit était aussi très très compliquée, cette nuit a duré 48 heures je crois. Il nous a fallu plusieurs jours, le temps de s’adapter mais les 2/3 premiers jours sont vraiment horribles, c’est vraiment très très dur.

Pour en revenir à l’épisode de mardi dernier, le jeu de confort visant à détruire des cibles a été long et intense mais s’est finalement conclu par la victoire des rouges. Comment l’aviez-vous vécu ?

Quand on est arrivé, je me suis dit que c’était une épreuve un peu plus à ma portée on va dire. J’ai raté ma cible, je n’étais pas très loin, sur mon 3è essai j’étais tout près de la cible et j’aurais vraiment voulu pouvoir casser celle-ci. On a eu Rudy qui a fait un festival après, il est venu, il a mis tout le monde d’accord. Pour ça, il a été vraiment très très fort et ça nous a permis de gagner cette épreuve. D’ailleurs, si je pars après le deuxième épisode, je tiens quand même à dire que c’est un résultat sportif très positif parce que, finalement, les rouges, jusqu’ici, ont gagné deux victoires sur trois donc on est toujours en avance sur les jaunes.

L’épreuve d’immunité a été, on peut le dire, largement dominée par vos adversaires. Selon vous, avec le recul, qu’est-ce qu’il avait manqué aux rouges sur ce jeu ?

A mon avis, la première chose qui a manqué, c’est beaucoup de finesse au niveau de la fin du jeu. C’est-à-dire la montée des palettes, c’est quelque chose qu’il fallait faire plus en finesse. Pour moi, Rudy n’était pas la bonne personne pour leader ce jeu-là. C’est quelqu’un qui a très bien performé dans les deux premières épreuves avec Martin mais je pense qu’il aurait dû laisser un peu plus la possibilité à d’autres aventuriers, qui auraient peut-être bien mené leur barque au niveau de la montée des palettes sur la dernière structure. C’est quelque chose qui devait être fait en finesse et je pense que Martin et Rudy devraient donner plus la possibilité à d’autres aventuriers ou aventurières de pouvoir s’exprimer dans ces jeux-là et devraient demander qui se sent vraiment prêt à prendre le lead sur certains jeux qui sont moins physiques mais qui sont peut-être plus en finesse.

Alors, évidemment, il y a la première partie du jeu, qui était de porter cette grosse vasque, qui était très très lourde. Après, peut-être qu’il y a eu un problème de gestion de personnes entre l’avant et l’arrière. Je vous avoue que, à l’aller, j’ai donné beaucoup par rapport à cette vasque et, au retour, j’étais complètement cuit. Je pense que j’ai mal dosé l’effort que j’ai donné pour y arriver. C’est pour cela d’ailleurs que l’on avait en général un bon avantage à l’aller avec la vasque, on avait donné beaucoup et, au retour, on était vraiment cuits.

Dans les heures précédant le conseil, on vous voit retourner l’ile presque de fond en comble. Jusqu’à trouver un avantage stratégique, celui du double vote. On imagine la joie que cette trouvaille a dû procurer en vous, même si vous étiez sans doute conscient que tout n’était pas gagné pour autant…

Effectivement, jusque après le premier conseil, j’étais encore serein par rapport à une éventuelle élimination parce qu’il y avait plusieurs aventuriers ou aventurières de notre équipe qui souhaitaient éliminer Helena pour son caractères on va dire. Après l’épreuve d’immunité, les choses ont changé. Cette stratégie est tombée un peu à l’eau, stratégie dont je me sentais carrément un peu la victime puisqu’on m’avait plutôt dit « Ecoutes, en vrai, t’en occupes pas, on s’occupe de la stratégie, tu vas t’en sortir ». Quand j’ai appris par Alex que tout le monde allait voter contre moi, j’ai directement été le lendemain matin à l’aube chercher, pour espérer trouver un collier. J’ai cherché je crois entre 10 et 12 heures parce que j’ai cherché jusqu’à une demi-heure ou trois-quarts d’heure avant le départ au conseil.

Quand j’ai trouvé l’avantage stratégique, j’étais mais alors aux anges. Après, quand j’ai ouvert et que j’ai vu, j’étais un peu refroidi évidemment parce que, comme je savais que tout le monde allait voter contre moi, il fallait essayer de trouver des alliés qui auraient pu voter dans mon sens. Mais je n’en ai pas trouvé assez. Et puis la grande erreur que j’ai faite…, vous savez, quand vous avez cherché pendant 10 à 12 heures, vous n’avez plus les idées claires, j’étais au bout du rouleau à ce moment-là et je n’aurais pas dû être aussi transparent avec Rudy. J’ai voulu la jouer transparent avec lui mais il avait une autre stratégie que je ne connaissais pas et j’aurais dû essayer de bluffer. C’est mon plus grand regret. Je crois que j’ai retourné 2000 fois dans ma tête ce moment, j’aurais dû bluffer, dire que j’avais l’immunité et les laisser se débrouiller entre eux. Je ne l’ai pas fait, en espérant trouver des alliés. J’espérais trouver 4 alliés avec moi pour pouvoir inverser les rôles mais ça n’a pas marché…

Vous êtes, au final, éliminé avec un nombre plus que conséquent de voix contre vous. Voir autant de fois votre nom sur un bulletin n’a sans doute pas dû vous laisser indifférent ?

C’était très dur à vivre, ça m’a blessé d’ailleurs que tout le monde vote contre moi. Après, je comprenais pourquoi certains qui m’appréciaient et qui voulaient que je reste, avaient voté contre moi, parce qu’ils avaient peur de ce qui pouvait se passer après. Ils ne voulaient pas se mettre en marge des autres, ils n’ont pas voulu se mettre en danger pour la suite de l’aventure. Je le comprends, d’un autre côté, j’ai quand même été blessé, ce n’est jamais facile de recevoir 9 votes contre vous, d’autant plus que j’ai eu beaucoup de marques de gentillesse de leur part, quand on allait au conseil. Notamment de ceux qui ne devaient pas voter dans mon sens au début et qui voulaient me soutenir. Mais bon, voilà, c’est « Koh Lanta », il faut répéter les règles, il faut les respecter, les assumer, je les respecte, je les assume. Ils ont voté contre moi, c’est comme ça, il n’y a rien à faire.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Les deux plus gros souvenirs, ceux qui m’ont le plus marqué, c’est évidemment quand vous êtes sur le bateau, que vous allez sauter à l’eau pour aller sur l’ile, vous vous dites que, maintenant, vous êtes un aventurier de « Koh Lanta », …c’était un moment très intense. Le deuxième moment intense est la première victoire que l’on gagne. C’était une épreuve avec beaucoup de stress, il y avait une grosse tension, on s’est vraiment battus avec les jaunes, ça s’est joué à quelques secondes, c’était une fois l’un qui allait gagner, une fois l’autre. Alors, la libération et la victoire sont vraiment quelque chose d’intense, qui vous remplit d’un bonheur incroyable. Je vous avoue que je n’avais jamais ressenti un bonheur aussi intense d’avoir gagné quelque chose.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à gérer ?

Evidemment, tout d’abord la première nuit, qui était très très dure. On ne se rend pas compte mais c’est très très dur de passer une première nuit comme cela, il faisait froid, il avait plu en journée, on était sur une plage, je crois que cette nuit a duré 48 heures tellement c’était très compliqué. La deuxième chose, évidemment, c’est mon élimination, le moment où je pars, où je sais que je suis condamné à quitter l’aventure. C’est quelque chose que l’on a dur à accepter, qui est très dur. Evidemment, j’aurais préféré aller plus loin dans l’aventure. Je savais moi-même pertinemment bien que les deux premières semaines pour quelqu’un de mon profil allaient être très compliquées. Parce que les aventuriers ne se connaissent pas encore, les caractères ne sont pas encore affirmés ou ne sont pas encore sortis, tout le monde vote encore un peu caché. A ce moment-là, le premier argument que trouvent les aventuriers pour voter contre quelqu’un, ils l’ont fait pour moi, c’est l’âge et le fait que je ne suis pas assez sportif, … cela a joué. C’est l’image que je retiens de malheureusement négative dans cette aventure.

En conclusion, votre sac est-il déjà prêt pour une éventuelle nouvelle aventure ?

Alors, il n’y a pas que mon sac qui est prêt, il y a ma valise qui est prête, le billet d’avion est bien mis, il est ouvert, il n’y a plus qu’à mettre la destination. Je suis prêt à repartir mais, si je dois repartir, il y a quand même des choses que je ferais différemment et que je préparerais différemment aussi. Mais évidemment que mon plus grand souhait est de pouvoir « prendre ma revanche ».

Merci, Emin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2