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Koh Lanta : Frédéric évoque son élimination aux ambassadeurs !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a vu il y a quelques jours, vous avez été éliminé de « Koh Lanta » suite à la réunion des ambassadeurs. A titre personnel, comment aviez-vous vécu la diffusion de cet épisode ? Les images avaient-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Complètement ! Quand Maxine est partie aux ambassadeurs, je ne savais pas qu’elle serait rejointe par Laure donc j’ai découvert cela lors de leur retour en bateau sur le camp des réunifiés. Oui, effectivement, le fait de revoir cet épisode m’a fait reprendre un peu en plein visage les grandes déceptions que j’ai eues lors de l’annonce de ma sortie. Je m’étais beaucoup entrainé pour la suite, la première partie d’aventure est un peu les réglages pour l’équipe puis, quand vous arrivez à la réunification, c’est là où ça bagarre. On voulait sortir les jaunes puis se bagarrer sur les poteaux entre rouges. Donc, oui, ça m’a rappelé de mauvais souvenirs sur cet épisode-là, après il en reste plein de bons…

Au moment du retour des trois aventuriers sur le camp réunifié, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Inquiet pour votre avenir ou plutôt serein et confiant ?

Dans « Koh Lanta », il y a toujours ce risque potentiel, lors d’un conseil ou quand les autres choisissent votre destin, vous avez toujours un doute. Il est tout le temps présent je pense, après il est plus ou moins marqué. C’est vrai que, quand Maxine est partie aux ambassadeurs, j’étais assez confiant, je ne me sentais pas spécialement en danger. En face, il y avait Vincent mais je ne le connaissais pas donc, du coup, je ne savais pas s’il allait être meilleur qu’elle en négociations. Donc j’étais assez confiant, oui, après j’aurais préféré négocier seul mon destin.

A froid, avec le recul, quel regard portez-vous sur la décision qui avait été prise de désigner votre nom ?

Je suis un garçon qui est très très très compétiteur. C’est frustrant pour moi parce que « Koh Lanta », même si je le voyais comme une compétition, n’en est pas une : pour une compétition, vous vous entrainez, vous vous fightez avec les autres et c’est le meilleur qui gagne. Là, du coup, on ne m’en a pas laissé la possibilité, c’est très très très frustrant. Oui, je suis en colère, en plus elles étaient deux contre un et je me dis qu’à deux, on est plus fort que seul. Comme elles avaient de toute manière décidé de me sortir, elles le disaient sur l’épisode d’avant, c’était une bonne excuse pour elles. Elles ont joué, c’est leur façon de jouer, pas la mienne, je dois l’accepter.

Selon vous, quelles en sont les principales raisons ?

On m’a donné de fausses raisons selon moi, en l’occurrence que j’avais changé, ce qui n’était pas le cas, j’ai posé la question à la plupart de mes équipiers qui m’ont dit que non. Après, elles parlent de vengeance mais je pense que c’est leur stratégie d’éliminer des gens qui peuvent leur faire peur, preuve en est elles ont dit préférer me sortir parce que Frédéric sans Hervé était encore un risque, moins le contraire. Elles ont décidé de me sortir parce que je pense que j’étais dangereux pour elles après, chose qui n’était pas le cas, je n’ai jamais voté contre elles. Pour moi, je l’ai dit dans l’émission, on avait la bonne équipe pour arriver face aux jaunes, il n’y avait plus personne à enlever, on avait fait tous les régales, évacué toutes les tensions qui pouvaient être éventuellement un problème. Non, elles avaient envie de me sortir, il faut le dire et l’assumer, c’est tout.

Cette élimination est différente d’une sortie lors d’un conseil car elle est le résultat d’une décision de 3 personnes seulement. Quels sentiments cela procure-t-il du coup ?

C’est ce qui est vraiment frustrant. Quand on sort à un conseil, je pense que ce n’est pas facile mais c’est un esprit général, c’est le collectif. Mais quand ce ne sont que deux personnes qui vous sortent, c’est de la vengeance, ce n’est pas du collectif. C’est très dur à encaisser, surtout quand on ne vous donne pas les bonnes raisons. J’aurais préféré que l’on me dise « voilà, tu nous fais peur, on te sort parce que l’on a peur que tu nous élimines ». J’aurais répondu que ça n’aurait pas été le cas puisque ça ne l’avait pas été jusqu’alors. Voilà, c’est un jeu, c’est leur façon de faire, pas la mienne, que je suis obligé d’accepter.

On l’a vu lors de l’épisode suivant, c’est Hervé qui vous rejoint en premier dans le jury final. En avez-vous été étonné ?

En fait, quand je l’ai vu arriver, j’étais très étonné. Parce qu’il les avait vraiment rassurées en leur montrant qu’il se battait pour elles, de manière à gagner des épreuves. Lorsque l’on était au cochon pendu, il leur a vraiment dédié la victoire. Donc je n’ai pas compris sur le coup. Après, j’ai compris, elles voulaient, encore une fois, enlever des personnes qui étaient fortes physiquement, chose que l’on avait montré sur les épreuves. C’est leur stratégie à ce moment-là, elles l’avaient déjà commencé entre filles dès le début, en faisant du tri entre elles. Marie qui, à mon avis, est une compétitrice, gênait un petit peu donc ça les a bien arrangées quelque part. C’est une stratégie d’éliminer les plus forts de leur équipe donc j’ai été très étonné pour Hervé mais, après coup, j’ai compris. J’étais très déçu pour lui parce que c’est un super compétiteur qui ne les a jamais lâchées. Elles n’avaient pas de risque potentiel, il ne les menaçait pas mais, comme moi, je pense qu’elles le voyaient comme dangereux à un moment donné, dans l’individuel après la réunification. On ne les dérangeait pas en équipe mais ensuite, oui, en individuel potentiellement. C’était plus risqué pour elles. C’est mon analyse en tout cas, on verra plus tard quand on pourra en parler en face à face mais c’est comme ça que je le vois.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Toute la première partie où vous créez du collectif. Vous rencontrez de manière très rapide mais très intense les candidats. Puisque avec la faim, avec le sommeil un peu abimé, les sentiments sont exacerbés donc vous rencontrez des futurs amis, pour la plupart en tous les cas puisque l’on se revoit beaucoup après le jeu. C’est le feu de camp le soir, où vous cuisinez tous ensemble. C’est une petite vie de famille à l’autre bout du monde, sans portable, sans attache, sans les problèmes d’argent, sans les enfants qui courent et qui crient partout. C’est canon. A 50 ans, c’est irréel pour moi.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, certaines choses ont-elles été plus compliquées à supporter et/ou à appréhender ?

Je suis un ancien militaire, dans les troupes d’élite de montagne. Tout ce qui est survie et vie en collectivité sont des choses auxquelles je suis relativement aguerri dans des conditions extrêmes. Donc rien pour ma part. Après, la faim, oui, on aimerait manger un peu plus gras, un peu plus sucré, avec plus de saveurs. Mais on a réussi à bien se débrouiller, on a réussi à faire des risottos avec du lait de coco, à un confort on a même gagné de la vanille. On a pu cuisiner des choses avec ce que l’on trouvait, cocos, bulots, tous les produits de la mer, hors poisson parce que l’on n’avait pas de harpon. Mais on a toujours réussi à faire de grosses soupes, des diners où on avait le ventre plein en tout cas, mais sans beaucoup de calorie, ni dans la coco ni dans le cœur de palmier. Pour ma part, comme en plus j’ai un restaurant, j’ai l’habitude de vivre beaucoup en collectivité, à manger tous ensemble. Pour certains, peut-être que ça a été dur mais pour moi, pas du tout.

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement effectuer ?

Cuisiner parce que j’étais un peu le cuistot de la bande. J’essayais de varier un peu les textures, les saveurs, je leur ai fait gouter des oursins que l’on avait pêchés, aussi différents coquillages. C’était vraiment la cuisine qui me plaisait bien. Après, contrairement à ce que j’ai pu voir dans d’autres « Koh Lanta » où certains restaient sur le sable à rien faire, là où d’autres râlaient parce qu’ils faisaient tout, on avait une belle cohésion, tout le monde participait. Quand on disait que l’on devait aller chercher du bois, tout le monde y allait et ce n’était pas une demande d’Hervé, de moi ou de qui que ce soit, c’était collectif. On avait même des moments où on se disait d’aller chercher chacun de son côté les colliers ou armes secrètes, comme ça ça ne générait pas de recherche dans le dos des autres. On ne cherchait pas côte à côte mais on essayait de tout faire tous ensemble, ce qui a donné cette belle cohésion. Ce qui a relativement bien marché pendant un bon moment.

Quelle place, quel rôle diriez-vous avoir eus dans la tribu des rouges ?

Ils m’ont un peu appelé le papa de la bande parce qu’un peu plus âgé donc un peu plus posé. Je ne suis pas quelqu’un de très expansif, j’ai un peu ce côté chef d’entreprise et ancien militaire, du coup je sais que mon habitude fait que je suis beaucoup en observations, je ne m’impose pas et j’essaie d’aider quand il faut aider et de laisser faire les gens qui savent faire quand il faut faire. C’est comme ça que ça marche, vous valorisez les gens qui savent faire et vous aidez ceux qui n’y arrivent pas et, là, vous avez une belle cohésion.

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

La principale raison a été mon fils, en fait. On a un héritage familial qui n’est pas facile, on est « dys », dyspraxie, dyslexie et dysorthographie. Enfant, la scolarité a été très compliquée pour moi et, là, c’est un peu pareil pour mon fils. Donc la seule chose qui m’a permis d’être maintenant chef d’entreprise, d’avoir fait plein de choses, beaucoup de sports extrêmes notamment, c’est le dépassement de soi. Donc j’ai voulu montrer à mon fils que l’on pouvait tout faire si on en avait envie, que même si le format de l’école n’était pas facile et même si l’on n’y arrivait pas forcément, on pouvait quand même y arriver dans la vie. Comme il regardait « Koh Lanta » avec des grands yeux écarquillés, je lui ai dit « tiens, pourquoi papa n’irait pas le faire pour te montrer qu’à l’âge qu’il a, il peut aller faire l’aventure lui aussi et que, à tout âge, à tout moment, en étant dys, toi aussi tu peux tout faire. Tu as une sensibilité différente mais tu sauras t’intégrer, tu sauras faire des choses, tu peux y arriver ». Voilà, c’est pour mon fils.

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Mathieu nous raconte son départ suite à un duel face à son ami Thomas !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminé de « Koh Lanta » dans l’épisode diffusé vendredi dernier, suite à un duel imprévu et inattendu face à votre ami Thomas. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de cet épisode ? Les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, je vous avoue que, quand j’ai vu l’épisode, je ne le pensais pas, j’ai été un peu triste en fait. Parce que j’ai revu les images du duel avec Thomas ainsi que mes camarades d’aventure. Donc je ne vous le cache pas, ça m’a fait quelque chose. Je ne pensais pas, ça m’a fait un petit truc. Après, ça me fait surtout remonter que de bons souvenirs parce que « Koh Lanta » est une aventure vraiment incroyable. Je ne retiens que le positif. C’est vrai que quand je vois Thomas et moi face à face puis quand je vois Thomas qui pleure, forcément ça me rend triste. Au jour d’aujourd’hui, c’est mon ami. Donc, oui, forcément, ça me fait remonter des souvenirs mais c’était une belle fin. Dans l’ensemble, je suis très très content, même par rapport à la diffusion en général. Ce ne sont que de bons souvenirs, rien de négatif.

Au moment de votre élimination, qu’avez-vous ressenti ? Elle est en effet différente d’une élimination au conseil, où l’on voit son nom sur les bulletins….

Déjà, j’étais fier…on ne m’a pas éteint mon flambeau et il n’y a jamais eu personne qui a voté contre moi. C’était une fierté, je ne sais pas si les gens m’ont aimé, en tout cas, ils m’ont respecté. Après, c’est sûr que quand on quitte l’aventure, on est forcément triste. Tout le monde veut aller le plus loin possible dans « Koh Lanta » mais, pour moi, c’était une belle fin. Je ne voulais pas d’une fin banale, moi qui déteste tout ce qui est banal. Moi-même, je ne le suis pas du tout. Au final, je le prends plutôt bien et c’est pour ça qu’il y a quelques personnes qui ont été surprises de ma réaction. Je me dis que c’était mon destin. De finir comme cela face à Thomas, j’ai vite accepté la chose en fait. C’était un combat que l’on a joué à fond tous les deux, il ne pouvait en rester qu’un, c’était lui et tant mieux. Forcément, j’étais triste mais, d’un autre côté, j’étais heureux, c’est paradoxal. Un mélange de sentiments on va dire.

Selon vous, avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué dans ce duel, où il fallait empiler les trois petites boules ?

En fait, déjà, si l’on revient à la première épreuve, qui est statique, quoi qu’il arrive, ça aurait été pareil parce que Thomas tombe juste après moi. Même s’il était tombé en premier, je l’aurais affronté dans ce duel. Donc j’ai accepté la chose. Après, sur l’épreuve, on le voit, à un moment donné c’est moi qui passe devant, après c’est lui, après c’est moi à nouveau et vice versa. Donc ça a été compliqué. Je pense que ce qui m’a manqué, c’est juste à la dernière boule, où il fallait mettre l’espèce de bout de bois droit face à la boule et, en fait, à force de faire, je m’énervais et je le mettais toujours penché vers le haut, alors qu’il fallait le laisser horizontal. On ne dirait pas mais l’épreuve a duré assez longtemps. Je n’ai pas réussi et c’est Thomas qui a compris le coup à la fin, ce qui lui a permis de remporter l’épreuve. Mais c’était très serré, c’est pour ça, je pense, que ça a été une belle épreuve.

Sur l’épreuve collective en elle-même, que s’est-il passé ? Vous êtes tombé le premier….

On a tout de suite vu que les épreuves de patience et les épreuves statiques n’étaient pas du tout pour moi. Dès que j’arrive en fait sur l’ile de l’épreuve et que je vois l’épreuve au loin, déjà je comprends que je vais être de suite en difficulté. Quand, en plus, Denis annonce que celui qui tombe le premier va avoir un désavantage, je sais que ça va chauffer pour mes fesses. De toute façon, je savais que ça allait se jouer entre moi, Thomas et Arnaud. Je tiens sept minutes et les deux autres tombent juste après moi. Malheureusement, je tombe le premier mais, comme je vous l’ai dit, ça n’aurait rien changé, Thomas étant le deuxième. Je pense que Jonathan aurait fait les mêmes choix, c’était écrit comme ça, c’était le destin. Il faut savoir l’accepter.

Sans ce départ inattendu, pensez-vous que votre alliance à quatre vous emmenait tout droit à l’orientation ?

Oui, oui, oui… pour nous, le calcul était très simple dans nos têtes, c’était l’autoroute pour nous, on était en supériorité numérique et on était une équipe soudée. C’est sûr qu’il y avait moi, Thomas, Myriam et Shanice mais il ne faut pas oublier qu’il y avait aussi Vincent et Flavio avec nous aussi. J’étais moins proche des autres filles. C’était l’autoroute pour nous mais on a vu que, au final, elle s’est transformée en chemin très compliqué. Je saute puis c’est au tour de Shanice. Ca redistribue toutes les cartes. Comme quoi, sur « Koh Lanta », un rien peut se transformer en tout, il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, à ce que l’on fait. Même moi, avant l’épreuve, je dis que je ne me sens pas du tout en danger, ce qui était la vérité si on allait au conseil mais je suis arrivé sur une épreuve pratiquement éliminatoire et chao…On ne sait jamais ce qui va se passer sur « Koh Lanta » mais c’est ce qui fait aussi la particularité de cette émission, les rebondissements la rendent top.

Juste avant, lors de l’épreuve de confort du tic à l’arc, comment avez-vous vécu les choix à faire et les décisions prises pour les noms d’aventuriers se voyant leur flèche être cassée ?

En fait, si on m’avait cassé ma flèche, je l’aurais compris parce que, de toute façon, il ne pouvait en rester qu’un. Même si elles sont parties à deux, ce que nous ne savions pas, on croyait que c’était juste pour une seule personne. Quand je devais casser une flèche à quelqu’un, je savais que ça ne me poserait aucun problème, comme vous avez pu le voir, je suis quelqu’un de très franc, j’assume tout ce que je dis. Peu importe si quelqu’un l’avait mal pris. Après, je me suis retrouvé dans la situation où il restait quand même Magalie qui était rouge, mais c’est une maman et je respecte cela, jamais de la vie j’aurais privé l’appel d’un enfant pour sa maman. Il ne restait que les jaunes, je l’ai fait à l’affect tout simplement, la personne avec qui je ne suis pas proche du tout, c’est Laetitia, j’ai cassé sa flèche, sans aucun remord. Apparemment, elle n’a pas compris mais ce n’est pas grave, j’ai fait ce que j’avais à faire.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Il y a plein plein plein de souvenirs. Il y a les pratiquement onze jours sans feu qui ont été onze jours de galère. Mais, au final, ce sont les plus beaux souvenirs, c’est là que l’équipe des jaunes s’est créée, c’est là où on a su créer une forte forte forte alliance. En fait, on a évolué dans la galère constante, c’est ce qui a fait notre plus grande force. Mais mon plus beau souvenir reste ma sortie, c’est paradoxal c’est mon pire souvenir mais c’est aussi mon plus beau parce que j’ai vu que tous mes camarades étaient là pour moi. Surtout, j’ai vu, même si je le savais, que l’amitié que j’avais avec Thomas était vraiment réelle et très très très forte. Pour que Thomas pleure, je peux vous dire qu’il en faut. Il a versé sa larme pour moi, ça m’a touché. Après, j’ai fait un beau discours et ça a scellé ma fin.

A l’inverse, qu’est-ce qui a été le plus difficile à supporter ?

C’est un peu tout, la fatigue forcément, la nourriture aussi. Le manque de nourriture est très compliqué à gérer. Mais le plus dur, pour moi, a été la pluie, c’était un enfer. Il pleuvait tous les soirs, on était tout le temps trempés, c’était horrible. Moi qui habite sur une ile, je sais comment ça se passe. Le soir, quand il faisait encore jour, juste avant le coucher du soleil, à savoir 18h, j’allais de l’autre côté de l’ile et je regardais au large. A chaque fois, je voyais que, au large, c’était saturé et chargé et que, donc, la nuit, on allait prendre la sauce. Au début, je le disais à mes camarades mais moins ensuite pour ne pas non plus plomber le moral.

Ca ne loupait jamais, on était au lit à 18h, on entendait dès 19h ou 20h les premières gouttes tomber sur le toit de palmier puis c’était la sauce et on était trempés. Déjà que j’ai le sommeil léger, je ne vous explique même pas pour dormir. La pluie était le plus dur pour moi, c’était une catastrophe.

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous faire plus particulièrement ?

Franchement, j’ai adoré aller chasser avec le harpon, une fois que l’on avait eu le kit de pêche. C’était vraiment top parce que c’est un moment où on voit sous l’eau, c’est magnifique, les poissons, les coraux sont magnifiques. C’est un moment aussi où on relâche tout, où on ne pense à rien si ce n’est à pêcher le poisson. J’y allais souvent, en plus, avec Thomas ou Flavio, mes potes de l’aventure donc c’étaient des moments de rigolade, ils permettent vraiment d’évacuer la pression du reste du jeu. Après, il fallait aussi chercher du bois, on s’occupait. Mais le harpon était vraiment un moment de détente, où l’on oubliait tout, notamment les stratégies, on kiffait le moment, tout simplement.

Au quotidien, avez-vous vu des changements dans la vie sur le camp depuis la réunification ?

Ah oui, clairement. Déjà, il fallait pêcher plus car il avait plus de « gueules » à nourrir. Le feu aussi devait être plus alimenté mais ce qui est bien, c’est qu’il y a plus de personnes, donc on peut se relayer, créer des chaines. D’ailleurs, on l’a vu, on n’était pas très enchantés de recevoir les rouges, dans nos têtes à Thomas et moi, mais on a vu que, quand il y a la grosse grosse pluie, on se met main dans la main, on déplace la cabane, on en construit une autre. Oui, il y a plein de choses qui changent sur le camp quand il y a plus de gens, c’est sûr et certain mais, dans l’ensemble, ça s’est bien passé, j’étais content, ça m’a permis de découvrir d’autres personnes. C’est dans la difficulté que l’on voit qu’il faut se serrer les coudes et c’est là que l’on voit les personnes que l’on a en face de nous. J’en garde de très bons souvenirs mais, forcément, ça change les choses, oui.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a incité à candidater ?

En fait, ça part de rien. Je déteste la vie de tous les jours, il me faut toujours quelque chose d’excitant ou qui me sorte de ma zone de confort. Là, je me cherchais un défi particulièrement costaud. J’ai postulé et, grâce à Dieu, ça ma marché. Je voulais vivre cette expérience pour me mettre dans le dur, j’adore me confronter à moi-même et aux éléments naturels. Je voulais un défi vraiment vraiment extrême et, pour le coup, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher.

Au moment de votre départ, quel regard portez-vous sur la suite de l’aventure ?

Je sais que, quand je pars, mes camarades sont très très touchés. Je savais que ça aillait leur mettre un coup derrière la tête. Après, je ne savais évidemment pas que Shanice allait partir. Je me disais que l’on avait une équipe soudée et que ça allait aller. Que, bien sûr, ils avaient pris un coup derrière la tête mais qu’ils allaient très rapidement surmonter cela parce que, au début, on avait connu pas mal de galères, ce qui faisait notre force pour la suite de l’aventure, on sortait toujours sorti la tête de l’eau, on ne s’était jamais laissés abattre. Voilà, je me suis dit qu’ils avaient pris un petit coup, qu’ils avaient un genou à terre mais qu’ils n’étaient pas KO et qu’ils allaient se relever.

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Shanice évoque son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Shanice,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de la saison de « Koh Lanta » actuellement en diffusion sur TF1. Comment avez-vous vécu la diffusion des images de votre départ ? A-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

En effet, voir les épisodes a forcément ravivé des émotions que j’ai vécues en Polynésie avec mes camarades. Mais c’est vrai que ça a été différent cette fois-là parce que je l’ai vécu en famille donc j’ai vécu cet épisode à travers leurs yeux et notamment leurs yeux plein de fierté. Donc j’ai extrêmement bien vécu cet épisode, même si c’était celui de ma sortie.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous réellement en danger suite au doute émis par Vincent quant à son vote ?

En fait, à ce moment-là, comme on le voit sur les images, c’est vrai qu’il y a des incompréhensions. On est à cinq minutes du conseil, c’est une grosse erreur de notre part, en tant qu’équipe jaune, de faire la stratégie à ce moment-là. Forcément, on est dans la précipitation, du coup on est stressés. J’ai toujours voulu protéger les jaunes, du coup j’ai toujours voulu protéger Vincent mais je ne lui ai pas fait comprendre de cette manière. Quand il me demande si ce sont des menaces et que je lui réponds oui, que c’est pour lui, en tout cas je ne lui fait pas comprendre que j’ai peur que, la semaine prochaine, le reste de l’équipe jaune lui en veuille. Du coup, comme on part au conseil directement après cette altercation, si je peux l’appeler comme cela, je ne sais pas s’il a compris, je ne sais pas s’il est remonté. Forcément, c’est la première fois que je me sens réellement en danger. Au premier papier que je vois avec mon nom, je sais que c’est la fin, je sais que Vincent a voté contre moi et, du coup, m’a trahie. Je sais aussi que les rouges m’aimaient beaucoup et que je n’étais pas la jaune qu’ils avaient envie de voir sortir.

On imagine beaucoup de déception au moment de voir votre nom sur le dernier bulletin, décisif pour l’issue du conseil ?

Evidemment, il y a énormément de déception, j’avais envie d’aller beaucoup plus loin. Surtout, je me dis que si on avait eu cinq ou dix minutes de plus, on aurait pu se parler tranquillement et calmement avec Vincent et rien ne se serait passé comme ça s’est passé. Donc ma déception est couplée à cela. C’est vraiment dommage. Après, voilà, c’est le jeu. C’est aussi un jeu où il y a beaucoup beaucoup d’émotions. On venait de perdre Mathieu…Je n’ai aucun regret mais je sais très bien que, si on avait eu cinq ou dix minutes de plus avec Vincent, on aurait pu se mettre non pas forcément d’accord sur les votes, il aurait pu voter Magalie comme il le voulait, mais on aurait pu trouver une solution pour, en tout cas, partir au conseil tous les jaunes sereinement.

Le départ de Mathieu quelques heures auparavant avait notamment affaibli la supériorité numérique des ex-jaunes sur le camp réunifié….

Exactement ! C’est vrai que quand je pars, évidemment que je suis triste pour moi parce que mon aventure personnelle s’arrête mais je suis très triste aussi parce que je sais que, pour les jaunes, ça va être plus difficile que prévu. Je sais que j’étais très aimée dans cette équipe, que j’aimais beaucoup cette équipe et que je lui dois énormément. Du coup, je me dis que ça va être dur pour eux de surmonter cette trahison mais j’espère, au plus profond de moi, qu’ils vont le faire. J’espère que les prochains à sortir seront les rouges. Bien entendu à ce moment-là du jeu, même s’il a voté contre moi, je ne veux absolument pas que Vincent sorte. Parce que je veux que les jaunes aillent le plus loin possible.  

C’est d’autant plus dommage que vous sembliez vous quatre très soudés pour aller le plus loin possible dans l’aventure. Les images montrent d’ailleurs que vous aviez une place importante parmi les ex aventuriers jaunes….

C’est vrai que cette place, encore aujourd’hui, me touche beaucoup parce que ce sont, en effet, mes coéquipiers qui me l’ont donnée. Ça m’a toujours beaucoup touchée qu’ils aient tous confiance en moi. Après, il faut bien comprendre que, dans ma tête, l’espèce de quatuor jaune n’a jamais existé. C’est-à-dire qu’à aucun moment, avec Mathieu, Thomas et Myriam, on ne s’est posés en se disant que l’on irait tous les quatre au bout, ce n’est jamais arrivé. Dans ma tête, c’étaient les jaunes. Déjà, on me demandait de penser deux à trois coups à l’avance, j’essayais, pour l’équipe. Mais dix, je ne pouvais pas. Donc je n’ai pensé qu’aux jaunes mais jamais plus à Thomas qu’à Vincent ou plus à Myriam qu’à Laetitia. Parce que j’étais très très proche de Vincent et de Laetitia. Mais c’est vrai que ce n’est pas du tout ce qu’on leur a fait ressentir. Encore une fois, c’est une erreur de notre part, j’aurais dû y faire un peu plus attention, là en l’occurrence j’aurais dû faire plus attention à Vincent parce que je n’avais pas du tout capté qu’il se sentait en danger, qu’il se sentait à l’écart ou cinquième roue du carrosse comme il le dit. Je n’ai pas fait attention à cela, moi qui ai quand même un métier social, c’est quand même une grosse erreur.  

Cet épisode était riche en émotions pour vous, on vous a vu partager avec Myriam le confort, sur un bateau particulièrement agréable…

Oui, bien sûr….Encore une fois, je ne la remercierais jamais assez. Parler à ma famille à ce stade du jeu était, pour moi, un must. Il fallait absolument que ce soit le cas car je sais que ça m’aurait boostée pour la suite de l’aventure. Par contre, comme j’ai beaucoup regardé « Koh Lanta » et que je suis fan de cette émission, je sais aussi que, quand on part en confort, on se met en danger. On est un jour voire un jour et demi en dehors du camp, ça laisse la place aux autres pour parler derrière nous et pour monter des stratégies, comme l’ont très bien fait les rouges auprès de Vincent. Evidemment que l’altercation que l’on a eue et la pression qu’a mise le groupe sur Vincent ont eu lieu, c’est indéniable et on est chacun responsables mais il ne faut pas oublier que les rouges ont extrêmement bien joué sur ce coup-là puisqu’ils ont monté la tête de Vincent pendant un jour et demi, en mon absence.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

C’est bizarre, je pense que les premiers jours de galère avec toute l’équipe jaune resteront toujours dans ma tête. Parce que sans feu pendant dix jours, c’était vraiment dur et ça a soudé aussi parce que les victoires étaient encore plus belles pour nous qui n’étions pas du tout à égalité avec les rouges en termes d’apport nutritionnel. Donc ça restera toujours. Evidemment les discussions autour du feu, toutes les victoires et, bien entendu, ce confort avec Myriam, qui restera toujours gravé.

A l’inverse, quels auront été les moments les plus compliqués ?

Pour moi, le plus difficile était vraiment la nuit. C’était très difficile à supporter parce que, on l’a vu, il a beaucoup plu. Il faisait aussi très très froid et l’on n’avait qu’un seul pull. Les cabanes, au début, c’était difficile. La nuit, les crabes nous montent sur la tête parce que l’on est quand même sur leurs lieux. Donc ce n’était pas simple. Je dirais que le pire souvenir de mon « Koh Lanta » était le départ de Mathieu. Pour le coup, j’étais vraiment très très proche de lui, c’était mon binôme du début d’aventure, on a commencé ensemble sur la première épreuve donc, forcément, c’était difficile.

On pense aussi à cette pluie dantesque dans l’épisode de vendredi dernier, ayant obligé la tribu réunifiée à reconstruire dans l’urgence une cabane.

Oui, exactement. En fait, on avait un sol qui n’était pas propice à recevoir des cabanes. A chaque fois qu’il pleuvait, le sol était trempé malgré le sable et malgré toutes les techniques que l’on a essayé de mettre en place. Après, c’est un jeu d’aventure, on a signé pour cela et je suis très très contente de l’avoir vécu mais ce n’était pas simple.

Sur le camp, quelles étaient vos activités préférées ?

J’aimais beaucoup aller chercher le bois, le couper et, évidemment, pêcher. Le harpon est quelque chose que je n’avais jamais appréhendé, je n’avais jamais essayé avant et c’est vrai que j’ai adoré le faire. Après, il faut savoir que c’est très très long. On n’avait pas de plage donc, forcément, on n’allait pas bronzer et je n’étais pas venue là pour ça mais c’est vrai que l’on se posait quand même en équipe et l’on discutait les uns les autres de nos vies. « Koh Lanta » est un jeu mais ce sont aussi des rapprochements, des personnes que l’on découvre, des personnes qui deviennent des amies. Vraiment, je dirais aussi que le fait de se raconter nos vies avec les autres aventuriers a beaucoup marqué mon aventure.

D’ailleurs, après la réunification, les habitudes du quotidien ont-elles changé ?

Il fallait forcément se réadapter, déjà il fallait agrandir la cabane. Mais c’est vrai que les rouges sont arrivés avec beaucoup de connaissances donc c’était hyper agréable, on a mangé du palmier, on a découvert d’autres mets. Pareil, c’était deux fois plus de personnes à comprendre, à analyser, à connaitre et, pour moi, c’est toujours ça le plus intéressant et le plus important dans « Koh Lanta », ce sont les gens. Donc j’étais ravie de les accueillir. Evidemment, il faut s’adapter et, en plus, on est dans un jeu de stratégie donc on n’a pas eu peur de, d’emblée, leur dire que notre stratégie était de les éliminer. En tout cas, je leur ai dit que je ferai tout pour protéger les jaunes, c’est ce que j’ai essayé de faire jusqu’au bout. Mais c’était quand même hyper intéressant de les connaitre tous, en tout cas d’apprendre à les connaitre.

En conclusion, pour boucler la boucle et revenir à la genèse de votre aventure, quelles raisons vous ont incitée à candidater ?

En fait, j’ai perdu mon papa en décembre 2019, évidemment c’est une épreuve qui est difficile et j’avais besoin de me prouver que j’étais capable de faire des choses sans qu’il soit mon guide, sans qu’il me dise ce qu’il faut faire, ne pas faire, ce qui est bien, ce qui est moins bien. Voilà, j’avais besoin de me prouver cela. C’est pour cela que j’ai postulé, je suis très très contente de ce qui s’est passé, très fière de mon aventure. On ne peut pas tout voir, les images sont forcément coupées, j’aurais aimé qu’on voit que j’essaie de protéger Vincent plus que de le menacer, c’est le seul petit point noir à cette belle aventure qui restera gravée pour toujours dans ma tête.

Merci, Shanice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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