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Le Bazar de la Charité : Camille Lou nous en dit plus sur la mini-série de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Camille Lou,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

« Le Bazar de la Charité » est LE nouveau programme de TF1 à ne pas manquer, en quatre soirées de deux épisodes. Comment le présenteriez-vous ?

C’est un projet extrêmement intense, qui m’a bouleversée, qui m’a changée personnellement parlant, intérieurement parlant. De part les émotions que j’ai vécues. C’est tiré de faits réels, c’est romancé par la suite mais le point de base est un incendie qui a réellement eu lieu. De l’avoir vécu sous contrôle, déjà j’avais peur, déjà c’était incroyable, c’était saisissant, alors je n’imagine même pas la réalité. Ce qui a dû se passer est terrible. Je trouve d’ailleurs dingue que l’on n’en parle pas dans les cours d’histoire. Cet incident a été le déclencheur de beaucoup de choses, notamment des issues de secours.

Pour chaque personne qui le regardera, il y aura un avant et un après. Comme ce fut le cas pour ceux qui l’ont vécu.

Quelles sont, selon vous, les principales caractéristiques de votre personnage ?

Alice est une jeune bourgeoise, qui a beaucoup de règles et de valeurs à respecter. Elle est, je pense, très très proche de sa famille, de son père. Elle tient à être dans les règles, c’est quelque chose que j’ai en commun avec elle, en cherchant toujours à faire plaisir à mes proches. Je crois que son rapport avec son père est très fort, elle veut le rendre fier.

En même temps, elle a un côté rebelle, elle est en pleine découverte de la vie, de l’amour, de la sensualité, de son corps. Plein de petits détails, dans sa tête, étincellent et, tout en restant dans les clous, elle se permet des petites folies, notamment celle d’embrasser son conjoint dans une salle de cinéma. Aujourd’hui, c’est anodin, mais ce n’était pas le cas à l’époque.

A la suite de l’incendie, tous ses repères vont complètement changer. Elle va se reconstruire seule, avec ses propres valeurs. Elle va avoir une soif de justice et d’égalité qui va la faire gronder. Elle va changer, elle va évoluer, elle va grandir.

J’ai eu une chance incroyable avec ce personnage, son histoire est magnifique.

Face à l’ampleur du projet, du programme mais aussi face à l’ampleur du phénomène historique, comment vous êtes-vous préparée ?

Chacun a sa manière de travailler. J’ai fait, obligatoirement, des recherches historiques car je voulais comprendre l’incendie du bazar de la charité, dont je n’avais jamais entendu parler. Je voulais savoir quelles en étaient les origines, quelles en étaient les conséquences. J’avais besoin de savoir tout cela.

Mais, pour mon rôle en lui-même, je n’ai approfondi les recherches. On voulait tellement moderniser le programme, le rendre intemporel, que je voulais que le personnage soit proche de moi. Je cherche tout le temps à trouver des traits communs au personnage et, quand il n’y en a pas, j’ai besoin de justifier ce qui se passe. Il est important que je sache d’où je viens, où je vais et pourquoi j’y vais. Il faut simplement être empathique et, comme je suis hyper sensible, j’imagine ce qui a pu se passer.

Je travaille beaucoup mon texte en amont, pour être libre, pour ne pas être esclave des mots. Alexandre, le réalisateur, était très à cheval sur les répliques. En plus, les auteurs pouvaient retravailler quotidiennement les scènes, on se retrouvait parfois avec un nouveau texte. Mais c’était un exercice chouette, qui bouscule, ce qui permet de donner des choses auxquelles on ne s’attendait pas.

 

 

Au travers des costumes, au travers de la chaleur dégagée par le feu, on imagine que le tournage a été riche et intense, dans tous les sens du terme ?

Complètement ! Cet incendie a été tourné en décembre, je m’en rappelle bien, avant et après Noel. J’ai des souvenirs où je me dis que c’était incroyable. Face à ces flammes, je me sentais impuissante. Pour ceux qui l’on vraiment vécu, ce n’était sans doute même pas de l’impuissance, mais pire. A leur place, j’aurais été tétanisée.

On a beaucoup ressenti cette impuissance, ce moment où on est là mais où on ne peut rien faire face à tout cela. Le jeu était intense, j’ai beaucoup pleuré. J’ai le souvenir d’une scène pendant laquelle je m’étais tellement imprégnée du contenu que, quand le jeu a été coupé, je n’ai pas réussi à m’arrêter de pleurer. J’avais dû m’isoler pour y parvenir. Parce que j’avais mal au cœur en me disant que des gens avaient vécu réellement cette horreur.

Dans ces moments-là, vous ne jouez presque plus, vous êtes simplement vous-même ?

Oui, c’est ça. On s’est souvent dit avec Julie De Bona que l’on n’avait pas besoin de jouer. Je me souviens des cascadeuses qui faisant les torches humaines. Le plan avait duré toute une matinée mais il n’y avait pas eu d’essai devant nos yeux. Il y avait deux prises maximum autorisées et c’est tout. On s’est demandé pendant les préparations ce que nous allions bien pouvoir faire et jouer mais il n’y a rien eu besoin de dire le moment venu, tellement nos réactions ont été incroyables. Je n’ai même pas les mots.

Au Festival de la fiction télé de La Rochelle mi-septembre, la première projection a eu lieu, avec un retour plus que très positif de la salle. Comment aviez-vous vécu ce moment ?

C’était mon premier Festival et la première projection où je me voyais ainsi. Je ne vais pas vous mentir, j’étais tétanisée. J’avais très peur, d’autant plus que c’est une grande chance d’avoir ce rôle aussi important. Je n’ai fait que pleurer tout du long, de peur. Pourtant, on ne fait que du cinéma, on ne sauve pas des vies. Mais ce tournage m’avait tellement bouleversée que voir sa concrétisation m’a beaucoup ému.

J’espère vraiment que les gens vont aimer. On y a mis tout notre cœur, c’était important de le faire. On espère avoir été à la hauteur de cette histoire.

Merci, Camille Lou, pour votre disponibilité 

Publié dans Télévision

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Itinéraire d'une maman braqueuse : Claire Nadeau évoque ce nouveau programme de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Claire,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

L’unitaire de TF1 « Itinéraire d’une maman braqueuse » sera prochainement à l’antenne. Vous qui faites partie de cette belle aventure, comment le présenteriez-vous ?

Très simplement, c’est la description d’une chute annoncée. Celle d’une jeune femme avec enfants, qui se sépare de son conjoint, comme cela arrive souvent. Elle prend sa vie en main, sauf qu’elle s’y prend mal. La vie ne lui fait pas de cadeau non plus, du coup elle se heurte à des problèmes difficiles à assumer quand on est seul. Notamment payer le loyer, la voiture, nourrir les enfants. Elle n’a pas non plus beaucoup d’appétence pour les programmes sociaux, elle a un peu honte en fait de demander de l’aide. Du coup, elle s’enfonce, elle s’écroule et finit par faire un geste fou, qui ne ressemble à rien, qui ne la sauvera pas, au contraire.

C’est la description de ce qui peut arriver à, à peu près, deux tiers de la population.

Comment caractériser votre personnage ?

Elle a été très bafouée, elle ne s’en est pas remise, elle est un peu déclassée. Elle avait un travail tout à fait académique, dans la justice et, à la suite d’une très grosse déception amoureuse, elle n’a pas repris le fil de sa vie. Elle aussi s’est laissée couler, avec très peu de revenus et une toute petite retraite.

Elle a trouvé ce moyen de vivre en volant dans les magasins, grâce à un impair truqué. Quand elle voit cette jeune femme jouée par Cécile Rebboah, elle essaye de lui faire partager cette expérience « formidable ». Du coup, cela lui fait prendre conscience qu’elle vit dans une marge qui ne lui convient pas. Elle se prend d’affection pour Laura, elle la voit sombrer et elle essaye de la sortir de ce marasme, même une fois qu’il est un peu trop tard.

 

 

Avez-vous eu besoin de sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Oui, moi-même. Plus sérieusement, je ne sais pas travailler comme cela. Je lis un texte, des dialogues, je vois ce qui est dedans et je les joue, c’est tout. Je ne me documente pas, je fais ce que je ressens et ce que j’ai cru comprendre de ce qui se raconte. Quand on joue le texte qui est écrit, l’histoire se comprend, je crois.

De façon plus générale, selon vous, qu’est ce qui pourra attirer de nombreux téléspectateurs à regarder cette fiction ?

On pourrait se demander si on a vraiment envie de passer sa soirée à regarder quelqu’un qui s’écroule ? La réponse est oui. Ce sont peut-être l’atmosphère, l’énergie, l’enthousiasme qui plairont. Ce n’est pas misérable, c’est juste juste. Avec des moments de franche gaieté, avec des enfants qui ont la pêche. C’est peut-être la description d’un milieu que l’on ne connait pas si on n’est pas dedans, ce qui peut permettre de le découvrir. Si, à l’inverse, on est dedans, on peut se demander si on parle bien de moi, si c’est juste, si c’est réaliste, si c’est vrai. Je pense que, des deux côtés, de l’intérêt peut être trouvé.

Pour terminer, quels sont vos autres projets du moment ?

Ils sont variés. En principe, je vais tourner une fiction pour la télé, dans un domaine totalement différent, qui se passe au Pays Basque, où je serai la sœur d’un boucher charcutier. Ce dernier fait de très bons produits mais, avec la mode du vegan, du bio, il ne les vend plus trop bien. Arriveront là-dessus sa fille et son gendre.

En principe, au début de l’année prochaine, nous tournerons le quatrième opus de « La famille Tuche ». En plus, je serai dans une pièce de théâtre qui sera diffusée en direct, « Noel Joyeux ».

Ce fut un plaisir, Claire, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Itinéraire d'une maman braqueuse : Medi Sadoun nous présente son personnage sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Medi,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous serez prochainement à l’affiche sur TF1 du programme inédit « Itinéraire d’une maman braqueuse ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

C’est un unitaire. D’ailleurs, c’est la première fois que je joue ce format en télévision. Ça se tourne beaucoup plus rapidement qu’un long métrage, où j’avais surtout connu dix semaines de plateau. Là, nous avons mis 20 jours seulement, ce qui est très court. En même temps, c’est à échelle humaine. Je trouve que les rapports sont assez simples, tout le monde est à la même échelle. Il n’y a pas ce côté « star système » que l’on retrouve parfois au 7è art. J’ai beaucoup aimé et j’ai pris énormément de plaisir. Je trouve que la simplicité tisse les liens.

La thématique est assez réelle et réaliste, c’est l’histoire d’une dame qui ne s’en sort plus du tout, n’ayant plus d’argent. Elle a surpris son mari avec une autre femme, elle part donc à la conquête d’une autre vie. Mais elle n’y arrive plus, elle a les huissiers sur le dos. Ce qui va l’amener à réaliser un braquage. Inutile de dire que c’est un phénomène actuel d’une tristesse épouvantable mais qui correspond à une grosse partie de la société française.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

J’interviens un peu comme une soupape d’oxygène, un personnage qui va essayer de lui apporter un peu de rose dans sa vie. Mais cette femme ne va pas y répondre dans l’immédiat car je ne suis pas une priorité pour elle. L’amour n’est pas une priorité. Elle va plutôt essayer de donner à manger à ses enfants et de trouver un logement, chose qu’elle ne parviendra pas à faire. Ce qui l’emmènera vers ce dramatique braquage.

Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui regarderont ce programme ?

On se rapproche de la réalité, tout simplement. L’identification est souvent la clé du succès. J’imagine qu’il y a beaucoup de gens qui vivent la situation de ce personnage. Nous envoyons un message d’espoir, en montrant qu’il faut s’ouvrir aux autres quand ça ne va pas. On peut constater que, dans ce film-là, le personnage principal reste assez obtus, décide au début de s’en sortir tout seul, ne veut pas répondre aux mains tendues. Alors que, en vérité, la générosité, c’est aussi d’accepter quand on vous tend la main.

Pour ça, un autre personnage, joué par Claire Nadeau, entre en scène. Elle lui propose des choses intéressantes, lui apprend à voler, la sort un peu du tunnel dans lequel elle se trouve.

Apprendre à s’unir, à parler quand ça ne va pas, aller vers l’autre sont autant de messages forts. Deux cerveaux valent mieux qu’un dans pareille situation.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour votre personnage ?

Je suis resté moi-même. Je suis un peu timide à la base, ce qui m’a servi pour le film. Jouer avec une femme de manière premier degré ne m’était jamais arrivé. En plus, il y a beaucoup de scènes de rencontre, de séduction, ce qui, naturellement, m’avait mis un peu mal à l’aise. Mais avec Cécile Rebboah, qui est simple, qui vous donne parfaitement bien la réplique, avec laquelle on rigole en amont des tournages, ça a bien marché. J’ai un petit rôle, je suis là pour apporter à son personnage un peu de soleil.

Vous évoquiez précédemment à juste titre la différence de rythme entre ce tournage et les longs-métrages que vous aviez déjà faits. A certains moments, avez-vous dû adapter votre méthodologie de préparation ?

C’est une bonne question. Lorsque l’on fait un long-métrage, on a un plan de travail sur 60 jours, donc on voit les scènes qui vont arriver et on peut ainsi se préparer en amont. Là, tout est fait en 20 jours et, par exemple, 4 séquences que l’on ferait en 4 jours sur un long-métrage sont faites là le même jour. Parfois, il y a même un texte gros comme ça. Donc le changement de rythme se fait à ce niveau-là.

Je me suis rendu compte qu’il fallait que le cerveau soit de suite opérationnel. J’ai donc travaillé beaucoup plus vite et j’ai essayé d’assimiler beaucoup plus rapidement. Par contre, ce n’est pas beaucoup plus dur sur le tournage, c’est vraiment au niveau de l’assimilation des textes que j’évoquais.

Pour terminer, quels sont, en parallèle, vos autres projets ?

Quelques films sont actuellement en financement, je préfère taire les noms. Aussi, le numéro 3 de la grosse comédie « Qu’est-ce que l’on a fait au bon dieu ? » qui va se tourner l’année prochaine, en septembre si tout va bien. Je suis également en train d’écrire un long-métrage.

Merci Medi pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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