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Hervine de Boodt évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hervine,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous organisez une lecture mise en espace, au Lucernaire, de la pièce «  Sarah et  Nour » de Sandrine-Malika Charlemagne, le 26 juin à 11h. Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

C'est l'histoire de deux sœurs, Sarah et Nour, qui se retrouvent dans l’appartement familial, après la mort de leur père. L’aînée, soumise à l’autorité et à la religion, est caissière dans un supermarché. La cadette, étudiante en sociologie et rompue au punching ball, est la plus brillante des deux…et la plus révoltée aussi ! Surgit Idriss, son petit ami, livreur de pizzas, passionné de photo, animiste auto-déclaré, véritable catalyseur au sein de cette relation fraternelle…Coups de poing sur des différences, des constructions, des souvenirs qui peinent à co-exister et dont ici, Momo, l’oiseau encagé, serait le témoin… jusqu’à sa libération par Nour, la rebelle ! Lueur d’espoir pour Sarah enfin…?!

 

Nous le disions, ce sera une mise en lecture. Quel en sera le principe  ?

 

Nous sommes au-delà de la lecture, c'est une mise en espace, texte à la main, de cette pièce. On n'est pas devant un spectacle abouti mais devant le début d'une réflexion sur la mise en espace d'un texte de théâtre.

 

L'idée, au Lucernaire, est de présenter le spectacle devant l'équipe de direction pour les inciter à le programmer. Seront présents sur scène Fibs, Sarah Layssac et Vincent Vesperant.

 

 

Selon vous, par la suite, qu'est-ce qui pourra plaire aux spectateurs qui viendront voir le spectacle  ?

 

Voir que, dans une même fratrie, on peut avoir deux caractères tellement opposés ! Parfois, on se demande si elles ont été élevées de manière semblable. En même temps, il y a de l'amour entre ces deux sœurs.

 

L'une est victime de la religion, de l'autorité, de la tradition, l'autre a dit «  merde  » à tout cela, elle se sent libre et pleine d'espoirs malgré ce monde qui va mal…Plus nous avançons dans le travail sur la pièce avec les comédiens, plus nous plongeons dans le goût du passé - à ne garder que s’il n’entrave ni le présent ni l’avenir !- et dans le poids de la religion et de la tradition… Il est préférable de réserver sa révolte au sac de boxe pour ne donner à l’autre que de la bienveillance, tenter de l’accepter dans sa différence et surtout, ne jamais renoncer à ses rêves…pour vivre le plus librement possible, le soleil en bandoulière !

 

C’est une pièce forte et engagée - médaille de bronze du concours Vivons les Mots/L’Harmattan-…avec de belles notes d’humour aussi !

 

En parallèle, dans un autre registre, vous allez tourner en Angleterre le rôle principal d'un court métrage d'une vingtaine de minutes, ‘’Ruby Baby’’ réalisé par Lee Mc Queen. Que dire sur cet autre projet  ?

 

Je connaissais déjà la scénariste et productrice, MH Von Loewenstern, qui a pensé à moi pour interpréter ce rôle. Ce qui est plutôt agréable. Nous avons déjà tourné le trailer en janvier et la production s'est mise en route pour fin juin. On va tourner dans le Kent, dans le sud de l'Angleterre, en pleine campagne.

 

 

Mon rôle est assez mystérieux, un peu lynchien. Quand j'étais jeune, un garçon pour lequel ma mère travaillait dans une ferme, était amoureux de moi. Je retrouve les lettres qu'il m'avait adressées, plus de trente ans après et, vivant maintenant à Londres, je retourne dans la région de mon enfance. Je vais alors tenter de reconstruire le puzzle d'une histoire que j'ai moi même enfouie.

 

Il y a beaucoup de secrets, de choses non dites, peu de dialogues, c'est très visuel. Ce qui laissera au spectateur une interprétation très large de l’histoire. Moi-même, en tant qu’actrice, j’ai une grande liberté sur ce rôle.

 

Toujours à l'image, on pourra vous retrouver dans «  Un Si Grand Soleil  », au mois de juillet prochain, pour une nouvelle intrigue, bien différente de la précédente.

 

C'est une petite affaire, j'ai eu deux jours de tournage en mai et la diffusion est prévue en juillet. Jérémy Banster et Aurore Delplace étaient mes partenaires mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. En tout cas, j'ai hâte de recevoir la prochaine affaire !

 

Plus généralement, retrouvez-vous des complémentarités entre les différentes cordes artistiques que nous venons d'évoquer  ?

 

Elles m'aident à une meilleure compréhension de tous…et de moi-même ! J’aime beaucoup mettre en scène. C'est un vrai plaisir de le faire avec l'équipe de la pièce, il n'y a pas de problème d'ego, on travaille dans la bonne humeur et on a envie de rendre le projet le plus abouti possible. Avec USGS, j’apprécie énormément le professionnel, l’efficacité et la gentillesse des équipes…Quant à ‘’Ruby Baby’’, la team était au top lors du tournage du trailer en janvier et elle reste la même, donc j’ai toute confiance ! Metteure en scène et comédienne me permettent de varier les plaisirs…J’aime autant diriger qu’être dirigée, si c’est fait avec bienveillance !

 

Ce fut un plaisir, Hervine, d'échanger avec vous  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Nicolas se remémore son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nicolas,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous avez été éliminé au 33è jour d'aventure de cette nouvelle saison de « Koh Lanta ». Comment s'est passé, à titre plus personnel, le visionnage de l'épisode de votre départ  ?

 

En regardant cet épisode, j'ai revécu ma défaite. Donc, je l'avoue, j'ai eu du mal à regarder la diffusion.  C'est un moment fatidique pour moi, j'ai eu du mal à le digérer. Mais bon, j'ai quand même vécu une très belle aventure, je suis arrivé au 33è jour, en passant souvent par la petite porte. Donc je reste satisfait de mon aventure.

 

A froid, que retenez-vous justement de votre aventure  ?

 

J'étais près du but, j'avais une alliance qui m'aurait permis d'aller plus loin. Donc mon départ a vraiment été difficile à digérer, à six jours de la fin. J'aurais pu aller, je pense, plus loin si je n'avais pas perdu lors de cette épreuve éliminatoire.

 

Au rayon des souvenirs, je garde la découverte de soi, le dépassement de soi, les superbes rencontres. Ce fut une très belle aventure pour moi, humainement et sportivement. 

 

Dans mon quotidien, je suis revenu avec une vraie découverte de moi-même. Je suis par exemple beaucoup plus patient au quotidien. Je prends les choses moins à cœur, je suis plus à l'écoute des gens.

 

Lorsque Denis annonce à la tribu réunifiée, alors que vous vous attendiez tous à disputer une épreuve d'immunité, que vous allez devoir faire face à une épreuve éliminatoire, on voit de suite votre mou. Y avait-il, dans cette réaction, une part d’intox ou saviez-vous de suite que ça allait être difficile pour vous  ?

 

Quand je vois le puzzle, j'ai directement un coup de pression car je sais que ce n'est pas un domaine dans lequel j'excelle. A l'annonce de Denis d'une élimination directe, on se met une pression, on stresse beaucoup. La fatigue a joué pas mal la dessus et je pense avoir perdu mes moyens.

 

J'avais réussi à en mettre neuf mais, ensuite, j'ai carrément bloqué. J'ai eu du mal à gérer ce stress.

 

Avec un peu de recul, il s'agit d'une sortie singulière, sans que vos camarades n'aient voté contre vous. Cela vous a-t-il aidé à accepter votre départ  ?

 

On ne peut en vouloir qu'à soi-même. Mon départ n'est pas dû à une manigance des autres. La défaite, je la dois à moi-même. Je la ressasse un peu tous les jours, le matin et le soir.

 

 

On l'a vu au fur et à mesure des épisodes, vous avez vécu une aventure en dents de scie. Vous avez particulièrement souffert de l'éloignement et de l'absence de nouvelles de vos proches. Comment cela se traduisait au quotidien  ?

 

C'était surtout le fait de ne pas avoir de nouvelles qui était difficile à gérer. J'étais parti dans des conditions un peu fébriles donc c'était difficile pour moi. J'ai dû gérer mon aventure Koh Lanta mais j'ai dû aussi me battre contre moi-même, contre ce manque. Ce ne fut pas facile. Du coup, maintenant, chaque jour, j'essaye d'en profiter un maximum pour essayer de rattraper un peu le manque que j'ai eu là-bas.

 

Quand je me vois à l'image, j'ai envie de me secouer. Je regrette d'avoir montré mes faiblesses dès le départ, je pense que ça a joué contre moi, on m'a directement mis cette étiquette moins d'aventurier mais plutôt de quelqu'un de faible. La perception que j'ai de moi sur l'île n'est pas celle que j'ai de moi dans la vie de tous les jours.

 

Au moment de votre départ, six jours avant la fin, voyez-vous certains camarades aventuriers se dégager plus encore que les autres pour aller au bout  ?

 

On est alors au 33è jour, donc tout le monde mérite sa place. Certains sont plus stratèges que d'autres et, à six, il faut trouver la bonne alliance pour gagner. Ce sont les bonnes alliances qui comptent maintenant donc, pour moi, tout le monde a sa chance.

 

Pour finir,  comment se sont passés les quelques jours dans la résidence du jury final  ?

 

On est encore dans le jeu à ce moment-là. Avec les autres aventuriers, on en parle tous, on ressasse notre parcours. Mais cela reste une aventure humaine donc on était tous super contents de se retrouver. L'entente était du coup très bonne à la résidence.

 

On était très bien installés, dans une très belle maison. Il y avait de quoi faire, on reprenait aussi les plaisirs de la vie, on mangeait, on dormait, donc c'était vraiment l'idéal.

 

Ce fut un plaisir, Nicolas, d'échanger avec vous  !

Publié dans Télévision

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Hubert Roulleau évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hubert,

 

Quelle joie d'effectuer cette interview avec vous  !

 

Vous êtes actuellement sur scène, en alternance, au Funambule Montmartre, avec la pièce «  Polar, comment écrire un polar suédois sans se fatiguer  ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

C'est une pièce complètement hybride, je n'ai pas vraiment de points de comparaison tellement elle est atypique. En gros, un metteur en scène et comédien extraordinaire, Marc Riso, que j'avais rencontré aux cours Simon, est tombé sur une BD suédoise du même nom. Celle ci est entrecoupée de petits tableaux pour mettre en scène les situations, ce que Marc a trouvé génial, au point d'en faire une pièce de théâtre.

 

On oscille entre la leçon d'écriture, en s'adressant au public, et le polar en lui-même, comme si nous menions vraiment l'enquête. On y retrouve l'inspecteur, la vieille dame, un peu les personnages caricaturaux des polars comme le vendeur de hot dog. On est vraiment dans les caricatures totales mais c'est très drôle. Je joue le rôle du boss de l'inspecteur, qui chapeaute un peu l'enquête.

 

C'est très chouette, les effets de mise en scène sont sympas, on passe d'une scène à une autre en quelques secondes. Personnellement, j'ai 18 changements de costumes. Il y a aussi des chorégraphies, c'est complètement barré. Le public participe un peu également.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage  ? Comment le décririez-vous  ?

 

Il est grossier, il est sans compassion, il est sale. On est vraiment dans la caricature et, pour le coup, c'est un vrai rôle de composition. Vu qu'il s'agit d'une caricature, il faut vraiment le construire dans les grosses lignes. Mais c'est rigolo à jouer.

 

Selon les retours que vous avez pu avoir des spectateurs, qu'est ce qui leur a plu  ?

 

L'originalité. Généralement, les gens sortent en se disant qu'ils n'ont jamais vu cela ailleurs. Il y a un côté assez jouissif dans cet enchaînement de petites scénettes et d'intrigues qui se faufilent au fur et à mesure. Du coup, les spectateurs se laissent porter.

 

En parallèle, vous êtes en phase de développement et d'écriture d'une web série, pour un premier tournage espéré cet été, «  Casting sauvage  ». Comment présenter ce projet  ?

 

C'est un format court, 3 minutes, avec un côté hyper efficace. En m'inspirant de ma vie, l'exercice du casting est, je pense, l'une des choses les plus ridicules que j'ai pu vivre. Je me suis parfois retrouvé dans des situations très surprenantes, notamment pour les castings pub.

 

Dans les 30 premières secondes, un producteur donne une mission à un directeur de casting et à un réalisateur. Mais les deux sont très mauvais, ils vont développer des suites de classique absurdes et en organiser le casting.

 

 

Où en êtes-vous dans le développement  ? Quelles sont les prochaines étapes espérées  ?

 

Au début ! J'espère pouvoir décliner le concept sur une cinquantaine d'épisodes. Il faut à chaque fois trouver une originalité, ce que je m'efforce à faire.

 

L'objectif, dans un premier temps, est d'écrire une dizaine d'épisodes bien différents, mais avec le même esprit et la même structure autour du producteur, le directeur et le réalisateur, et d'essayer d'en tourner idéalement trois d'ici la fin du mois d'août. C'est l'objectif affiché et on va faire le maximum pour. J'ai envie en tout cas d'en faire un pilote pour l'envoyer aux producteurs intéressés.

 

Toujours à l'image, on a pu vous voir récemment sur France 3, dans deux épisodes de la série «  Crimes parfaits  », aux côtés notamment d'Isabelle Otero. Quels souvenirs gardez-vous de ces tournages  ?

 

Un souvenir absolument extraordinaire. Je connaissais le réalisateur, Emmanuel Rigaut, avec qui je m'entends très bien, avec qui j'adore tourner. J'apprécie sa manière de faire, il est très précis, très méticuleux, très organisé. Il a une préparation qui est extraordinaire et il nous met dans les meilleures conditions.

 

Tourner sur la Côte d'Azur en octobre est toujours agréable. L'équipe était vraiment sympa. Avec Isabelle, ça s'est vraiment super bien passé. L'entente était très bonne, nous avions trouvé notre équilibre. Cela passait par des échanges de textes, des adaptations de scènes pour qu'elles soient encore plus efficaces selon nous. Une super script nous a aidé dans ce sens. Nous nous sommes beaucoup amusés, avec une vraie recherche. 

 

La production et France 3 sont très contents de ces deux épisodes d'un point de vue artistique. Les audiences ont été excellentes, du coup je pense qu'ils veulent reconduire le duo sur deux nouveaux épisodes. Ce n'est pas signé, ce n'est pas acté mais, normalement, début 2020, il devrait y avoir une suite.

 

Enfin, vous aviez tourné dans «  Meurtre à Brides les Bains  », toujours pour France 3. Un nouveau tournage, dans la même région, est programmé pour la fin de l'été.

 

On repart en tournage avec Line Renaud, Patrick Catalifo, toujours en Savoie mais cette fois ci un peu plus haut.  Cela s'appellera «  Meurtre dans les trois vallées  ». Ça va être super  !

 

Merci Hubert pour toutes vos réponses  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Caroline Anglade évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

C'est un plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange.

 

Vous avez une belle et riche actualité en ce moment. Prochainement sera diffusé le premier long métrage produit par Netflix, «  La grande classe  ». Très simplement, comment le présenteriez-vous  ?

 

C'est réalisé par Julien War et Rémy Four, qui sont aussi les co-auteurs. Des anciens lycéens se retrouvent quinze à vingt ans après et les anciennes querelles de l'époque ressurgissent. On y voit notamment que l'on ne se dégage jamais totalement de ses tares ni de ce que l'on a été.

 

Cette comédie est pleine de scènes très drôles. Je joue Linda, je suis l'ancienne petite peste du lycée, qui était amoureuse transie d'un garçon qu'elle retrouve. Elle va vouloir revivre sa passion de l'époque mais il va y avoir un chamboulement... On va découvrir que la fille mignonne qui se la jouait à l'époque n'a pas forcément beaucoup changé.

 

A titre plus personnel, avez-vous déjà été amenée à vivre pareille situation de retrouvailles d'anciens camarades  ? Le cas échéant, cela vous a-t-il aidé pour ce rôle  ?

 

Je n'ai pas forcément travaillé le rôle comme cela. Pour autant, j'ai retrouvé avec ma meilleure amie, il y a quelques années dans un bar, une dizaine d'anciens camarades de CE2. C'était marrant. On a échangé de vieux souvenirs et ce qu’on avait gardé de cette époque.

 

Je m'aperçois que l'on oublie les noms de ses collègues de lycée, même de collège mais, souvent, qu'on se souvient de ceux de l'école primaire. Ce qui est mon cas. C'est assez marrant. Je me souviens de chaque nom de famille, comme les noms de mes professeurs d’ailleurs.

 

Au delà de l'aspect nouveauté de cette première production, qu'est ce qui pourra attirer dans ce programme  ?

 

Je pense que l'on a tous une nostalgie de l'époque, de l'école. Je trouve que c'est marrant de faire comme cela des petits retours dans le passé. Pour toute une génération de trentenaires, quarantenaires, regarder d'anciens élèves se retrouver dans leur ancien lycée pourrait plaire.

 

Au delà de l'histoire même, je pense que ce casting très intéressant peut attirer. Je suis entourée de Jérôme Niel, Ludovik, Nicolas Berno, très connus sur Youtube, mais aussi Joséphine Drai, Claire Tran, Lætitia Chambon, Marc Rizo, Johanna Dionnet, Romain Lancry, Nicolas Lumbreras qui viennent un peu plus du théâtre et du cinéma. Bref, un casting divers et varié qui va séduire plein de générations et de supports différents. J'ai hâte de voir le résultat en tout cas.

 

 

En parallèle, vous serez à l'affiche de «  Divorce Club  », le prochain long métrage de Michael Youn. Sans tout en dévoiler, que pouvez-vous déjà nous en dire  ?

 

Cela parle d'un homme, interprété par Arnaud Ducret, qui va se faire lourder de façon un peu brutale par sa copine et qui, du coup, va se retrouver seul. Il va alors retomber sur un ancien coloc, joué par François-Xavier Demaison, avec lequel il avait beaucoup ri et partagé une époque de folie. Celui-ci va lui proposer de venir habiter chez lui. Ils vont alors reformer un peu leur duo. Le personnage de François-Xavier va ainsi avoir l'idée de créer un Divorce Club, qui organisera de grandes réunions avec tous les gens qui se sont faits quitter et qui en souffrent. Plutôt que de pleurer sur leur sort et de se plaindre, ils vont fêter la séparation.

 

Jusqu'au jour où le personnage d'Arnaud rencontrera une fille, ce qui va bouleverser tout ça, notamment sa relation avec son colocataire. Je joue justement ce nouveau coup de cœur.

 

C'est une comédie vraiment très drôle qui tire aussi vers la comédie romantique. Parce qu'il y a le parallèle entre cette vraie histoire d'amour et ce Divorce Club, où tout part en vrille. C'est très très drôle, avec de superbes sketchs. Une très belle distribution est à noter. En plus de ceux déjà cités, ajoutons Audrey Fleurot, Grégoire Bonnet, Youssef Hajdi, Frédérique Bel. Donc ça va partir dans tous les sens et je pense que ça va être chouette. J’ai hâte de vous le présenter.

 

Nous venons d'évoquer deux longs métrages, un pour le petit écran, un autre pour le cinéma. En termes de méthodologie, vous adaptez-vous en fonction du support  ? Ou restez-vous assez classique et standard  ?

 

Je crois que je me prépare de la même façon, peu importe le support. Je lis d'abord à plusieurs reprises le scénario, pour comprendre le personnage, pour le faire évoluer dans ma tête. Ensuite, selon les difficultés que le rôle va m'apporter, ma méthode peut légèrement différer.

 

A présent, j'ai tendance à préparer encore plus mes rôles en amont et à me faire une sorte de topo sur le passif. Je le fantasme, je m'en fais ma propre histoire, en plus des informations du scénario.

 

Afin que, lorsque j'arrive sur le tournage, je sache qui ils sont, comment ils ont vécu, ce qui fait que, aujourd'hui, ils en sont là. Pour rentrer directement dans leur vie à ce moment-là de l'histoire. J'ai fait beaucoup de séances de travail comme cela, notamment avec Julie de Bona, pour «  Une mère sous influence  ». Nous avions beaucoup travaillé en amont la relation entre nos deux personnages. Cela m'a donné envie de m'orienter encore plus dans ce sens pour l'avenir car j'étais arrivée chargée de quelque chose sur le plateau. J'ai trouvé hyper intéressant d'avoir déjà décortiqué le personnage pour lui donner une dimension supplémentaire.

 

Je travail avec le réalisateur ou la réalisatrice qui ont eux aussi une vision bien claire de ce qu'ils souhaitent. Si, en plus, ils sont à l'écoute, c'est l'occasion de faire grandir encore plus notre imagination.

 

 

Par ailleurs, vous finirez le 26 mai prochain le tournage d'une mini série en 6x52 minutes, «  Pour Sarah  », qui sera diffusée sur TF1. De quoi s'agira-t-il  ?

 

C'est réalisé par Frédéric Berthe et c'est l'adaptation d'une série québecoise, elle même adaptée d'une histoire vraie. Sur l'accident de deux adolescents et sur l'enquête associée. En fait, deux adolescents prennent la route, ont un grave accident, tombent tous les deux dans le coma et la jeune fille, elle, a malheureusement beaucoup plus de complications. Une enquête est menée mais, au delà, ce sont aussi les dommages collatéraux autours de cette histoire qui sont évoqués.

 

Comment deux ados, qui sont amis, et leurs familles, elles aussi amies, vont se disloquer à la suite de cette histoire  ? Comment des meilleurs amis, tout d'un coup, pour défendre leur progéniture, vont se séparer  ? J'ai aimé aussi cette partie là, où les dommages associés poussent les gens à devenir ennemis. J’espère ne jamais être confrontée à cela.

 

C'est assez sombre mais très intéressant. J'ai eu la chance de tomber sur une équipe incroyable. Je pense notamment à Thomas Jouannet, l'un des deux papas dans l'histoire. Je joue sa compagne, la belle mère de l'enfant. J'ai dû me créer ma propre histoire avec ce dernier, ce n'est pas mon fils mais je l'aime tel quel. Ma rencontre avec Thomas fut magnifique, c'est quelqu'un de très généreux et de très rieur. Ce qui nous a permis de désamorcer des scènes pas évidentes à jouer. Il y aussi Audrey Dana, Francois-Xavier Demaison dans le rôle des parents, Aure Atika, Frédérique Bel, Bruno Sanchez et un superbe casting de jeunes gens dont Eden Ducourant et Clement Rémiens qui sont formidables !

 

 

Nous évoquions précédemment votre préparation. Justement, avez-vous regardé la série diffusée outre manche  ?

 

J'ai préféré, comme tous mes collègues je crois, ne pas regarder cette série pour ne pas être influencée par des personnages déjà existants. Nous nous sommes davantage reposés sur le scénario et sur l'histoire. Pour ne pas faire de copier coller, j'ai préféré rester neutre et en donner ma propre interprétation. Peut-être que, lorsque le tournage sera terminé, j'aurai la curiosité de regarder.

 

En tout cas, je me suis bien préparée pour ce joli rôle. On découvrira plus tard que mon personnage a du mal à avoir ses propres enfants, elle a donc un dilemme en plus dans sa vie. Ce qui l'oblige à devoir tout gérer en même temps.

 

Enfin, deux tournages sont prévus, un en juin, l'autre en août. Voulez-vous déjà nous en parler  ?

 

«  Tout simplement noir  » sera tourné en juin, de Jean Pascal Zadi et John Waxxx. Ce film évoque sur fond de comédie, la place des noirs dans notre société. En l'occurrence, JP n'en est pas du tout content et, du coup, va vouloir créer une marche avec toute sa « communauté » pour faire bouger les choses.

 

Il va alors faire appel à tous les noirs un peu connus en France pour pouvoir se faire entendre ! C’est sur fond de comédie que ce sujet de société est traité, avec du contenu certes mais beaucoup d'autodérision aussi. Je jouerai la femme de Jean-Pascal Zadi, qui va tenter de lui remettre les idées au clair et de le calmer dans sa frénésie de défendre sa place à tout prix. Ça va remettre en question leur couple. J’ai énormément ri en lisant le scénario et il y a un casting assez fou, Jean-Pascal Zadi, Fary, Tahar Rahim, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Aissa Maiga, Leila Bekti, Fabrice Eboué, Jonathan Cohen, … entre autres.

 

Et à la rentrée, nous commencerons le tournage de « La Scala » de Bruno Chiche. Un très joli film sur la relation entre un père et son fils dans le monde de la musique classique.

 

 

En conclusion, si l'opportunité se présente, avez-vous l'envie de revenir sur les planches  ?

 

Oui, tout à fait. J'ai un projet qui me tient à cœur. Nous essayons actuellement de monter «  Les survivants  » d'Alain Teulié, mise en scène d'Aline Gaillot, où je jouerais avec Soufiane Guerrab. Il faut trouver le théâtre et la programmation adéquats. Nous travaillons dessus. Je rêve que cette pièce se monte parce que la scène me manque beaucoup depuis deux ans.

 

Merci Caroline pour toutes vos réponses  !

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Adeline Zarudiansky nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Adeline,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

Vous êtes actuellement à l'affiche de la comédie « Jamais le deuxième soir » qui se joue au théâtre Le République, Comment la présenteriez-vous ?

 

C'est une comédie à trois personnages. Mirabelle, que j'interprète, est une jeune femme très déçue par les hommes qu'elle rencontre, auxquels elle s'attache très vite mais qui la larguent juste après avoir couché avec elle. Quand la pièce commence elle vient justement de se faire quitter une fois de plus par un garçon qu’elle aimait bien et avec qui elle était seulement depuis douze jours.

 

Elle appelle donc à la rescousse sa meilleure amie, Cynthia, avec qui elle décide de se venger et de s'inscrire sur un site de rencontre, afin d'appâter les hommes et de faire comme eux, les larguer après avoir couché avec. Elle y rencontre Lorenzo, le cliché de l'italien dragueur et séducteur, qui lui fait son grand jeu d'italiano-romantico mais qui, contrairement à ses attentes, refuse de coucher avec elle le premier soir. Mirabelle se fait donc prendre à son propre jeu. Elle essaie alors de tout faire pour qu'il cède, à l'aide de Cynthia qui a plus d'un tour dans son sac…

 

C’est une comédie haute en couleurs et en rebondissements où les femmes s'amusent à inverser les rôles et à prendre le pouvoir, du moins à essayer…

 

 

Cette pièce tourne depuis deux ans. Du coup, comment avez-vous procédé pour vous approprier votre personnage  ?

 

Il faut dire que je connais déjà la pièce, ses auteurs et ses comédiennes qui jouent en alternance depuis 2 ans. Je suis allée les voir jouer plusieurs fois, j'ai donc répété en m'inspirant de leur jeu, tout en apportant ma touche personnelle.

 

Après quelques jours dans la peau du personnage, comment vous sentez-vous  ? Avez-vous déjà digéré toutes les attentes  ?

 

Je me sens bien, l'entente est très bonne avec mes différents partenaires. La complicité est là. J'ai l'habitude de rejoindre des aventures et des équipes en cours et je me sens à l'aise et bien intégrée. Je m'amuse déjà beaucoup.

 

En parallèle, dans un autre registre, vous venez de tourner à Montpellier pour «  Un Si Grand Soleil  », où votre personnage de Julia Rumi arrivera à l'antenne en juillet. Que dire sur cette autre aventure  artistique  ?

 

J'ai eu en effet le plaisir de tourner 5 jours dans la quotidienne de France 2 : UN SI GRAND SOLEIL. Mon personnage, pour l'instant, n'est pas récurrent mais il pourra peut-être le devenir si les retours sont positifs. Tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que je ne joue pas une gentille…

 

 

J’ai adoré tourner avec les équipes de France Télévisions qui sont vraiment super. L'ambiance est top, C'est une grosse machinerie très bien huilée. Les studios sont gigantesques et plusieurs équipes de réalisateurs différents se relayent. Il faut alors vraiment bien connaître son personnage pour rester dans une certaine cohérence d'une session de tournage à l'autre.

 

En complément de ces deux actualités, quels sont vos autres projets en ce moment  ?

 

J'ai tourné un pilote d'une série : JEUX DE MAINS, dans laquelle je joue une braqueuse et que l'on souhaite vendre à OCS.

 

 

En parallèle, j'ai intégré l'équipe de «  Gang of Paname  », une bande de comédiens qui se sont tous rencontrés sur la série «  Le Bazar de la charité  », qui sera prochainement diffusée sur TF1. Ils se sont inspirés de leurs personnages de gangsters de 1900 pour en développer leur propre web série. J'y joue un membre de leur gang, une sorte de Casque d'Or, qui tient la maison close qu'ils aiment fréquenter. Pour l'instant, nous sommes visibles sur Instagram et travaillons à d'autres développements.

 

 

Et, surtout, je prépare mon seule en scène, mon one woman show Un show case aura lieu à la rentrée au Mélo d'Amélie.

 

Merci Adeline pour votre disponibilité  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Claire Estelle Murphy évoque sa belle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Le Daron Photographe

 

Bonjour Claire Estelle,

 

C'est toujours une joie de vous retrouver pour un nouvel échange.

 

Vous êtes actuellement à l'affiche, en alternance, à la Comédie des Boulevards, de la pièce «  Jardins Secrets  ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

C'est une comédie à trois personnages féminins, écrite par Béatrice Collas. On y parle de trois femmes qui sont mères et qui se rencontrent au jardin d'enfants. Elles sont toutes les trois très différentes, l'une est avocate, très carriériste, très ego-centrée, une autre est une professeur d'arts plastiques un peu délurée et la troisième est une catholique convaincue, mère d'une famille nombreuse. Ces trois femmes, qui n'ont rien à voir les unes avec les autres, vont sympathiser et devenir amies.

 

 

C’est une histoire drôle et touchante. Une rencontre qui change le point de vue de ces trois femmes. Ce n'est pas centré que sur l'humour, ce qui est assez chouette.

 

Vous évoquiez les trois personnages. Lequel interprétez-vous  ? Quelles sont d'ailleurs ses principales caractéristiques  ?

 

J'interprète le personnage de Sandra, l'avocate. C'est une femme, comme je l'ai dit, assez carriériste. Elle a des jumelles mais c'est plutôt son mari qui voulait des enfants. Elle a pris un congé parental mais c'est un peu malgré elle. Elle reprendra vite son travail.

 

Maryline et Anne-Charlotte sont très différentes d'elle. D'ailleurs, elle ne les comprend absolument pas au début.

 

Elle a plein d'amants, elle a donc une vie amoureuse et sociale assez épanouie mais elle n'a que très peu d'amis proches. C'est un peu sa faille. Cette histoire lui permettra justement de se faire de vraies amies, très différentes d'elle mais une solide amitié va naître entre elles malgré tout.

 

Crédits photo : Le Daron Photographe

 

Cette rencontre un peu impromptue est elle aussi l'occasion d'aborder de nombreux thèmes et sujets  ?

 

Il y a la maternité, la contraception, la place de l’homme et de la femme dans la société, l’émancipation des femmes. C'est beaucoup abordé avec le personnage d'Anne Charlotte, qui est catholique pratiquante et dont le positionnement au sein du couple est différent des deux autres.

 

On traite aussi les sujets du divorce, de la séparation, des enfants, de l'éducation.

 

Vous avez rejoint l'équipe il y a quelques semaines maintenant. Selon vous, avec votre regard encore neuf, qu'est ce qui plaît tant aux spectateurs  ?

 

Je dirais que, justement, la différence entre ces trois personnages crée un côté comique. Les gens rigolent du début à la fin, c'est une pièce drôle, ce qui est très agréable. Pour l'avoir vue en tant que spectatrice avant de jouer le rôle de Sandra, j'ai trouvé cette pièce vraiment plaisante et différente des autres comédies. On passe un très bon moment. Il y a tout, de l'humour, des thématiques différentes assez engagées, … plein de choses qui font que c'est une bonne pièce.

 

Quelle a été votre méthodologie pour vous approprier le personnage  ?

 

Je suis beaucoup allée voir Raphaelle Lenoble jouer et par la suite j'ai travaillé, avec la metteur en scène Elza Pontonnier, le personnage. Qui, finalement, est assez loin de moi. Notamment sur les premières scènes, où Sandra est très cassante. Donc beaucoup d'observations et de travail ont été nécessaires.

 

Une reprise de rôle est souvent rapide dans le temps, j'aime bien fonctionner comme cela pour le moment. Sur les premières représentations, je rentre dans les chaussons de ma prédécesseur avant, ensuite, de ne plus trop y penser et de trouver ma propre touche au fur et à mesure.

 

Sur cette pièce ci, trois semaines environ se sont passées entre ma confirmation et mes débuts. Je me suis concentrée à fond pour apprendre le texte, me faire une idée du personnage et me lancer.

 

Crédits photo : Alejandro Marval

 

En parallèle, on vous trouve en tournée, dans «  Chérie, c'est qui le patron  ?  ». Quel est le pitch  ?

 

C'est l'histoire un peu farfelue d'un personnage féminin, Judith, qui est en couple avec José et qui tombe enceinte, mais du boulanger d'en bas de l’immeuble. Elle cherche une solution, elle ne peut pas avouer cela à son compagnon et elle ne trouve pas d'autre moyen que d'essayer de le tuer. Elle passe toute la pièce à essayer d'atteindre cet objectif.

 

J'ai hâte à chaque fois, c'est toujours agréable de jouer en tournée. Le jeu reste le même mais on s'adapte différemment aux spectateurs, ce n'est pas la même ambiance.

 

J'espère pouvoir la rejouer, une autre tournée aura sans doute lieu l'année prochaine.

 

Merci Claire Estelle pour votre disponibilité  !

Publié dans Théâtre

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Marie Catrix évoque Morgane, son personnage dans Demain Nous Appartient

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Quelle joie d'effectuer cette interview avec vous  !

 

Vous interprétez Morgane, depuis quelques mois, dans la série à succès de TF1 «  Demain Nous Appartient  ». Après de nombreuses semaines de tournage et d'immersion dans ce programme, comment présenteriez-vous à présent votre personnage  ?

 

On a évidemment compris que c'est une femme transgenre, mais ce n'est pas seulement cela qui la définie, même si ce changement d’identité a son importance. Je pense aussi que ce que l'on choisit de faire dans la vie, exprime certains traits de notre personnalité. Morgane est infirmière, c'est une personne bienveillante qui aime prendre soin des autres, qui est à l'écoute. Elle est aussi douce et entière.

 

Elle a quand même passé des périodes très compliquées, ce n'est pas rien de changer son identité physique. Elle a subi beaucoup de malveillance et d’agressions verbales et physiques. Elle a dû dépasser cela mais elle a aussi eu l'envie, elle le dit, de se suicider. Elle est d’abord «  rentrée dans le rang  ». Elle s’est donc mariée mais avec une femme qu'elle a vraiment aimée. Je la trouve courageuse d'avoir été jusqu'au bout par la suite. Elle s'est battue pour être vraiment en accord avec ce qu'elle sentait être au plus profond d’elle-même.

 

C’est une personne qui n'aime pas le conflit. Elle se retrouve au milieu de certaines intrigues à essayer de soutenir et de tempérer. Morgane n'a pas de méchanceté en elle, elle a un bon fond. Mais elle a aussi sa part de complexité, comme chacun de nous. Ce qui laisse aussi de l’amplitude pour les auteurs de présenter différents aspects de sa personnalité dans de futures intrigues !

 

Pour vous approprier le rôle, des sources particulières d'inspiration vous ont-elles aidées  ?

 

Ma timidité fait que je n'ai pas osé, réellement, aller rencontrer des femmes transgenres. En revanche, c'est assez drôle d'ailleurs, lorsque j'ai reçu la réponse positive du casting, le soir-même, j'étais chez mes parents à Dunkerque, nous regardions «  C à vous  » et Inès Rau était leur invitée. C'est une playmate, transgenre, j'avais donc écouté attentivement son témoignage. Je me suis aussi renseignée, par la suite, sur elle, sur son parcours.

 

J'ai aussi régulièrement consulté un site belge sur lequel je suis tombée par hasard lors de mes recherches (http://www.infotransgenre.be) et qui explique beaucoup de choses, notamment sur la vie quotidienne: santé, famille, sexualité, traitement hormonal et même sur les opérations. On y apprend aussi qu’une transition ne signifie pas forcément un changement d’orientation sexuelle. Je ne suis donc pas surprise que mon personnage soit finalement sensible à Sandrine. Sur ce site, les difficultés qui peuvent être rencontrées, par exemple lors de l'annonce à la famille, sont également évoquées.

 

A titre plus personnel, véhiculer des messages aussi forts, aussi poignants, à un public aussi large doit être, on l'imagine, une fierté  ?

 

Complètement ! Je suis fière et honorée de porter ce message. La société doit évoluer et la partie n’est pas encore gagnée. J’espère que ce personnage permettra de contribuer à une meilleure acceptation des personnes transgenres au sein de la société. Je ne me rendais pas forcément compte de l’influence que la série pouvait avoir. J'ai plutôt eu des bons retours donc, du coup, j'étais contente de mon travail.

 

 

En tout cas, ça me ferait vraiment plaisir de rencontrer des personnes de cette communauté. Je crois d'ailleurs que Juliette Tresanini, ma partenaire sur la série, connaît plutôt bien la communauté LGBT, elle a même mis un joli post il y a quelques jours, une belle photo de la série où on s'embrasse, pour la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Je suis fière aussi de porter ce projet avec elle.

 

Face au rythme soutenu sur le tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont  ?

 

Pour l'instant, je n'ai pas encore le rythme effréné qu'ont certains personnages, notamment tous ceux qui travaillent au commissariat. Même si, finalement, je trouve que c'est un bon exercice. J'aime lire mes textes plusieurs fois en amont, je les apprends très vite. Il me plaît ensuite de les laisser mûrir pour imaginer ce qui peut se passer dans la scène. Même si cela est aussi en réaction avec le partenaire et ce que va demander le réalisateur. J’aime bien savoir mon texte pour être libre sur le plateau.

 

Et je fais du sport. C’est important pour la forme physique et mentale!

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre de nouvelles thématiques  ?

 

A la fois, j’adore me laisser guider. Les auteurs sont tellement doués en termes d’imagination. J’espère avoir de belles surprises prochainement ! Après, avec Juliette, nous aimerions, un moment donné, aborder des choses un peu plus légères, avec des touches d'humour. Elle est pas mal dans l'ironie, notamment dans ses vidéos sur Youtube.

 

 

Elle y aborde aussi beaucoup le féminisme avec son conjoint Paul Lapierre avec qui ils ont réalisé une superbe série Youtube, que je recommande et qui s’appelle «  Martin sexe faible  ». J’ai, de mon côté, tourné dans un court métrage sur le même thème pour le Festival Nikon, «  Je suis au Poil  » réalisé par Adeline Anfray, autre figure féministe, qui a aussi sorti son premier livre chez La Musardine, «  Toutes des Salopes  ». Donc, s'il y avait une thématique à retenir, je pense qu’il serait intéressant d’aller vers cela, en plus de l'humour. Mais aussi peut-être aller plus loin dans le thème de la transphobie.

 

A titre plus personnel, je suis également touchée par des sujets comme l’écologie (le recyclage, la surconsommation..) et l’éducation (aussi bien des bébés que des jeunes enfants). En le disant, je me rends compte d’ailleurs à quel point les deux sont liés! Affaire à suivre !

 

Merci Marie pour votre disponibilité  !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Mohamed évoque ses 31 jours d'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mohamed,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

Vous avez été éliminé au soir du 31è jour d'aventure de cette saison de « Koh Lanta ». A titre plus personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de l'épisode de votre départ  ?

 

Cela m'a permis d'évacuer le reste de déception qu'il me restait. Je savais que ça allait arriver, que mon tour viendrait. J'étais préparé, j'étais prêt à regarder cet épisode 11. Donc cela m'a presque fait du bien, ce fut un petit ouf de soulagement car j'avais malgré tout quelques appréhensions.

 

A froid, dans quel état esprit d'esprit êtes-vous ? Reste-t-il de la déception de ne pas être allé encore plus loin dans le jeu ? Ou retenez-vous surtout votre beau parcours ?

 

Je dirais que c'est un mix des deux. Je suis fier d'avoir fait cette aventure et fier d'avoir tenu 31 jours. Mais je suis un compétiteur donc, forcément, il reste un petit regret de ne pas être allé plus loin car je pense que j'en avais les moyens. J'avais, je crois, un boulevard pour aller en finale. Mais ce ne fut pas le cas. C'est aussi ça, « Koh Lanta ».

 

Justement, selon vous, quelles raisons expliquent que ce boulevard que vous évoquez se soit refermé devant vous ?

 

C'est notamment ce qui s'est passé avec le courrier. Il faut aussi prendre en compte beaucoup de facteurs. Cela faisait 31 jours que je ne mangeais pas. J'ai perdu 14 kilos, je suis le seul à avoir eu quasiment 0 confort, j'étais vraiment dans le dur et, même si je ne le disais pas tous les jours, je souffrais de la faim.

 

Aujourd'hui, c'est facile de dire que j'aurais pu faire ci ou ça mais, sur le moment présent, j'étais à bout. Dans cette aventure, tous les sentiments sont décuplés. Donc, oui, il reste des petits regrets.

 

Si l'on revient plus en détails sur votre élimination, on peut imaginer la surprise que ce fut pour tout le monde de voir Cyril présenter son collier d’immunité ?

 

Clairement, tout le monde était surpris et sous le choc. Ça se voit sur les visages. On a vu Clo pleurer, Nicolas être sans voix... Personne ne s'imaginait que Cyril avait un collier. Moi le premier.

 

Dès qu'il a sorti son collier, j'ai réalisé que c'est moi qui sortirait. J'ai repensé à l’altercation que l'on avait eue et j'ai commencé à accuser le coup. Je me suis dit rapidement que c'est le jeu et qu'il fallait l'accepter.

 

De façon plus générale, quels principaux souvenirs gardez-vous de votre aventure ?

 

En premier, je pense à quelque chose qui ne m'a pas rempli le ventre, notre victoire avec les bleus sur un confort qui nous avait permis de visiter l'école des enfants fidjiens. J'avais certes besoin de manger à ce moment là mais ce fut un moment très fort émotionnellement, qui m'avait fait beaucoup de bien au moral quand même. Je m'étais rempli le cœur, cela m'avait permis de me re-booster. Voir tous ces enfants m'avaient rappeler les miens. Ils s'étaient collés contre moi, c'était très fort.

 

Je pense aussi au collier que j'ai gagné sur une épreuve d'immunité. Lorsque je suis passé sous le rondin de bois, personne n'aurait misé sur moi, du fait de mon gabarit. Ce fut une grosse satisfaction personnelle.

 

 

On le sait, les journées peuvent être parfois longues sur le camp, surtout le ventre vide. Quels ont été du coup vos moteurs pour tenir aussi longtemps dans le jeu ?

 

Tous les soirs, je souffrais avant de dormir car j'avais très faim. Mais je me disais que, quelques semaines après, je retrouverais la vie réelle, j'aurais une assiette pleine. Je pensais, à contrario, à tous ces gens qui sont dans le besoin toute l'année, qui sont dans une situation de famine extrême, qui n'ont rien. Cela me permettait de tenir le choc et d'avancer. Je positivais, pour tenir, jour après jour.

 

Les portraits l'ont montré, vous êtes père de famille et chef d'entreprise. Ce rapport à la nourriture a-t-il impliqué quelques changements dans votre vie personnelle depuis votre retour ?

 

Clairement, je suis devenu un anti gaspilleur. J'en fait une obsession dès fois, c'est devenu presque maladif. Je dis à ma femme de ne rien jeter, je suis capable de manger le plat trois jours de suite s'il le faut. Je réchauffe le lendemain, je réchauffe le surlendemain, je n'ai plus envie de gâcher de la nourriture. J'ai tellement souffert de ce manque que je me dis que je n'ai plus le droit de gaspiller.

 

Dans mon restaurant, cela s'est aussi ressenti. Je suis tout le temps derrière mes cuisinier à vérifier les assiettes, les gaspillages alimentaires dans la cuisine aussi. C'est la première leçon que j'ai apprise sur l'île.

 

Par ailleurs, comme je l'avais dit dans le portrait, je n'ai plus de contact avec mon père depuis bientôt dix ans. Je faisais aussi « Koh Lanta » pour ça. Depuis, mon papa a essayé de reprendre contact avec moi via quelqu'un de la famille. Mon père m'a découvert dans ce jeu, il est fier de ce que je suis devenu semble-t-il et il aimerait renouer le lien. Au jour d'aujourd'hui, je n'ai pas encore rétabli le contact, je préfère attendre que la diffusion se finisse pour sortir de ma bulle. Mais je pense que je vais réussir à faire l'effort par la suite. C'est là la deuxième leçon de vie pour moi.

 

Dans les jours qui suivent l'élimination, en attendant le conseil ultime, tous les aventuriers éliminés vivent dans la résidence du jury final. Comment ça se passe sur place ?

 

Je suis passé par deux phases. D'abord, un gros ouf, j'ai eu besoin de me reposer, de manger car ce n'était plus possible autrement. Bizarrement, on pourrait presque parler d'un soulagement sur ces deux premiers jours. Ensuite, dans un second temps, j'ai connu quelques regrets, me disant qu'il ne restait plus grand chose, que j'aurais pu continuer, que j'aurais pu être plus fort. Mais je pense que c'est le fait de manger et d'être de nouveau bien physiquement qui font dire que l'on aurait pu aller plus loin.

 

Au moment de votre sortie, quels aventuriers vous semblent favoris ?

 

Steeve a un profil similaire au mien, avec simplement quelques années d'écart. On avait tous les deux un capital sympathie assez important dans l'émission, nous n'étions jamais en danger. Lui a, en plus, un collier d'immunité. Je le vois aller loin, je pense qu'il en a les moyens.

 

Je vois Cindy aller loin aussi, elle est très forte en stratégie et elle a un collier, ce qui est très important à ce stade-là du jeu.

 

Merci Mohamed pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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