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Ophélie Legris nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo: Emmanuelle Boileau

 

Bonjour Ophélie,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous serez sur scène, à Montreuil, le samedi 9 juin prochain, en concert. Comment présenteriez-vous cet événement ? Quel en sera le contenu ?

 

Je ne chante pas sous mon nom, mais sous celui de « Madame de ». Le 9 juin, je chanterai dans le cadre d'une soirée qui s'appelle « Le grand bal », organisée par Diptyque Théâtre, une compagnie de théâtre avec laquelle je travaille en tant que comédienne mais qui sait que je fais de la musique. Ce sera une sorte de grande fête gratuite, c'est un peu un prétexte pour réunir les gens qui travaillent dans la compagnie et les spectateurs qui s'intéressent au travail de cette compagnie, sans oublier les acteurs culturels de la ville de Montreuil. Le lieu s'appelle « Comme vous émoi » : https://www.facebook.com/events/186311435338234/

 

J'ai commencé la musique en 2015 et la première date avait déjà été faite par le biais de cette compagnie. C'est comme cela que j'avais pu avoir une série de concerts. Mais je ne suis plus montée sur scène depuis deux ans, ce sera un peu ma reprise en chansons. Je compte bien avoir d'autres dates.

 

Je serai accompagnée d'un musicien, Samuel Lachaud, au clavier/ MAO. J'aurai un looper duquel je ferai partir des batteries. On est en formation légère, j'ai entendu dire que je serai le seul live de la soirée, pour le reste ce sera un DJ set.

 

Mes textes sont en français et pour la musique, je suis très influencée par le rap et le hip hop. Je viens de la banlieue parisienne, d'une cité HLM et j'ai vraiment grandi avec des références musicales très axées rap. J'y ajoute beaucoup d'humour, c'est parfois un peu trash, un peu violent, ça parle beaucoup de sexe, ce n'est pas tout public. Il y a un côté un peu électro au clavier, sans oublier les batteries qui font que ça groove vraiment.

 

Mes textes ne sont pas des prétextes, même si ils font danser les gens, ça raconte vraiment quelque chose sur ce qui nous entoure. Les chagrins d'amour, l'amour, le sexe, la déchéance, bref la vie.

Voici le lien vers GROS, mon dernier titre, que j’ai commencé à élaborer dans le cadre d’une résidence au Carreau du Temple :  https://www.youtube.com/watch?v=wr0MDfdCtfY&t=50s.

 

2/ En parallèle, sans doute également en juin, on pourra vous retrouver dans un court métrage que vous venez de tourner. Que dire sur cette autre aventure, dans un autre registre qu'est le jeu ?

 

C'est un film qui s'appelle « Fin de service », réalisé par Hélène François, avec Noam Morgensztern de la Comédie Française et Fatou N'Diaye. Ce court métrage a été fait avec peu de moyens mais j'avoue que ça a été une chance incroyable de jouer avec ces deux acteurs qui ont beaucoup plus d'expérience que moi, l'un au théâtre, l'autre sur les plateaux de tournage. J'ai été ravie d'être sur ce projet, l'équipe était formidable. C'est la première réalisation pour Hélène, qui était principalement metteur en scène de théâtre. Les personnages de Fatou et Noam sont en couple, je suis serveuse et c'est un peu le choc social. Le couple a beaucoup d'argent, tout va bien pour eux, ils viennent boire du champagne à 15 heures. A l'inverse de mon personnage qui galère énormément.

 

J'aime beaucoup cette histoire car je crois énormément au déterminisme social. Je pense que je suis moi-même un exemple de la goutte d'eau qui a réussi à changer un peu de milieu social. Mais je n'ai aucun mérite, j'ai surtout eu de la chance. Le personnage que j’interprète me touche car il a l'impression d'avoir un peu raté quelque chose mais, en fait, on ne rate jamais rien, on fait ce que l’on peut.

Il y avait une super équipe et le sujet m'intéresse beaucoup, il y a aura prochainement une projection. J'imagine en juin ou juillet avant, ensuite, d'aller en festivals.

 

Crédits photo: Emmanuelle Boileau

 

3/ Dans un autre art, le théâtre cette fois-ci, un projet devrait revoir le jour la saison prochaine. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage ?

 

Nous l'avions déjà joué, cela s'appelle « Glissement de terrain» et c’est aussi Hélène François, qui a réalisé le film dont je vous parlais, qui met en scène. Les acteurs qui sont sur scène avec moi sont Andréa Brusque et Ivan Cori. Nous avions joué au théâtre de la Reine Blanche, à Paris, un lieu formidable, tant pour son accueil que pour ses conditions. Il devrait y avoir une reprise de ce spectacle la saison prochaine.

 

C’est une sorte de constat d'échec pour mon personnage mais c'est très drôle car Hélène a beaucoup d'humour. C'est un constat d'échec mais, finalement, cela aurait été difficile de faire autrement, cela n'aurait pu être qu'un constat d'échec. C'est une fille, en couple, qui veut construire une maison et cette maison se révèle être la cristallisation de plein de choses. Mais cette maison ne va jamais se construire donc mon personnage va finir seul, dans une maison en pierres sans chauffage, à moitié clochard. Ça se suit sur plusieurs années pour aboutir à ce résultat. Andréa joue le rôle de l'architecte et Ivan celui de mon compagnon.

 

4/ Avec tous ces projets, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Crédits photo: Emmanuelle Boileau

 

Beaucoup de choses ! Des concerts, des projets de cinéma et de théâtre ! Chaque rôle est un travail passionnant, un exercice et une expérience. J'apprends à chaque fois, quelques soient les conditions de tournage. Je rencontre toujours des gens passionnants et drôles.

 

Merci Ophélie pour ce bel échange !

Publié dans Musique, Télévision, Théâtre

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Ambre Rochard nous présente sa belle et riche actualité sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ambre,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Vous serez, en juin, sur la scène du théâtre Clavel à l'affiche de deux pièces de Christophe Botti, « Coeur'elleS » et « Nuit de traverse ». Commençons par la première citée. A titre personnel, comment la présenteriez-vous ? Comment la décrire ?

 

C'est une pièce très poétique, un huis-clos de quatre femmes qui ont des blessures, des secrets et des passés. Elles sont toutes les quatre très proches mais se sont cachées des choses car, comme dans les familles, il y a beaucoup de non-dits.

 

 

Ces quatre femmes très différentes ont des traits de caractère presque opposés pour certaines et, malgré tout, elles s'aiment plus que tout. Les vieilles salives, c'était d'ailleurs le titre initial de la pièce, vont être crachées. Ce n'est pas très beau à dire mais c'est vraiment ça en fait, la violence du terme prend justement tout son sens. C'est une sorte de libération pour elles, des secrets vont être révélés, ce qui aura plein de conséquences évidement.

 

2/ Quel personnage y interprétez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est marrant, j'essaie toujours de ne pas trop spoiler cette pièce, j'en ai un peu fait un mystère, même au près de mes proches. J'ai envie que les gens découvrent vraiment sur scène le contenu. Il y a beaucoup de révélations et de choses auxquelles on ne s'attend pas pendant la pièce. C'est donc compliqué de l'expliquer sans trop en dire.

 

Ce que je peux dire, c’est que je joue Alice, qui cache un gros secret qui va avoir beaucoup d'impact. Ses caractéristiques viennent d’ailleurs principalement de ce secret. Elle se cache du coup derrière une façade un peu superficielle, un peu princesse, presque un peu détachée des autres par moment, un peu plus dans la rigolade, dans quelque chose de frais. Mais, au fond, elle est loin d’être que ça, elle a des blessures, des failles et elle est très profonde. C'est drôle parce que, du coup, je me retrouve un peu dans ça. Moi aussi, je me cache quelque part derrière une façade. C'est facile quand on est le cliché de la grande blonde de se cacher un peu. Du coup, j'aime énormément ce personnage, il me tient beaucoup à cœur.

 

Ce lien entre votre personnage et vous-même vous aide-t-il pour l’interprétation ou, à l'inverse, cherchez-vous à vous détacher de cette part de vous en lui ?

 

Cela a été un gros travail justement. Parce que, au début, je l'ai presque un peu trop pris dans la facilité. Dans le sens où, vu que je me retrouvais énormément en elle, j'ai mis beaucoup de moi, ce que l'on fait toujours un peu, mais presque trop cette fois-ci.

 

 

Delphine Alexandre, la metteur en scène, m'a alors dit que je faisais trop femme enfant. Ce que je suis moi, Ambre. Mais Alice n'est pas une femme enfant, elle est presque une femme fatale. J'avais donc un gros travail à faire sur ça. Je me suis alors rendue compte que je n'allais pas dans la bonne direction, que je devais laisser un peu de moi, tout en cherchant quelque chose d'un peu plus femme. Parce que, dans ce huis clos de quatre femmes, il faut que chacune ait une très forte personnalité.

 

Du coup, je suis allée chercher cette femme fatale, cela n'a pas été si facile et, au final, de ce que l'on me dit, la mission est accomplie. J'ai réussi à trouver une espèce de balance entre ce que j'ai mis de moi et, malgré tout, quelque chose de vraiment propre au personnage d'Alice, la femme fatale.

 

3/ Selon vous, qu'est-ce qui plaira aux, on l'espère, nombreux spectateurs qui viendront au Clavel en juin ?

 

Le spectateur va vraiment avoir l'impression de vivre un moment de vie avec nous. Cette histoire est tellement intimiste, elle peut tellement parler à tout le monde. Chacun pourra s’identifier à un personnage proche de lui, pourra se retrouver dans ces histoires et ces secrets et non-dits que l'on a tous. Ainsi que dans ce côté presque quotidien mais très profond, au travers des messages cachés et des jolis mots, grâce à l’écriture très intelligente et pleine de sous textes de Christophe Botti.

 

 

Vous serez pris par toutes ces choses-là et vous vivrez un vrai moment de vie avec nous.

 

4/ Au-delà des premières représentations mi-juin, quelle suite aimeriez-vous voir donnée à ce spectacle ?

 

Nous en parlons beaucoup justement parce que c'est vraiment une pièce que l'on aime énormément. On a d'ailleurs aussi un musicien sur le show, ce qui apporte beaucoup à l’intensité de la pièce. On a tous la même envie d'amener cette pièce plus loin, elle nous tient tous vraiment à cœur. Du coup, on se dit, même si ce ne sont pour l'instant que des suppositions, que nous aimerions la jouer en Avignon en 2019 et aussi la présenter quelques mois sur Paris.

 

On pense vraiment que ça peut marcher, on l'espère fortement, on a plein d'envies. Affaire à suivre…

 

5/ En parallèle, une semaine après, vous présenterez un autre spectacle, au même endroit, « Nuit de traverse ». Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

Cela n'a rien à voir. C'est génial de travailler sur ces deux pièces car ce sont deux shows très différents, et deux personnages opposés. Cette pièce met en avant beaucoup plus de personnes sur scène, je crois que l'on est treize sur le plateau. Ce sont des histoires entremêlées de partout.

 

 

On pourrait croire, dans un sens, que l'on a moins le temps de s'attacher aux personnages du fait du nombre de comédiens sur scène mais, en fait, si. C'est très surprenant. Les liens entre ces personnages sont beaux. L'histoire se passe sur une seule nuit, d'où son titre, c'est vraiment une nuit où l'on voit trois protagonistes principaux qui découvrent plein de gens et qui les font avancer, évoluer dans leur quête.

 

C'est très intéressant et tellement différent.

 

Qui serez-vous sur scène ?

 

Je fais partie des trois protagonistes principaux. Je joue Linda, une jeune fille un peu plus jeune que moi, bientôt 19 ans. Cela m'a fait plaisir de justement pouvoir jouer un peu cette femme enfant et de retrouver ce côté plus jeune que je joue beaucoup moins depuis quelques temps. C'est une jeune fille en recherche de sa sexualité, elle sait et se rend compte qu'elle aime les filles.

 

On y évoque alors les problèmes avec ses parents, les problèmes avec elle-même, les premiers émois. C'est drôle car ce personnage est très éloigné de moi, j'ai dû, du coup, aller chercher plein de choses, ce qui a été excessivement intéressant. Cela a été vraiment une recherche, j'adore ce personnage, elle a une sorte de fragilité et de force en même temps qui touchent beaucoup. Je m'amuse bien sur ce rôle.

 

J'ajoute qu'il y a beaucoup beaucoup de musique, c'est vraiment un spectacle musical, je peux donc allier encore une fois mes deux passions : le théâtre et le chant, et j’en suis ravie.

 

6/ Vous le disiez, les deux personnages que nous avons évoqués sont bien différents l'un de l'autre. Pour autant, vous allez les interpréter successivement sur deux week-ends. Comment pensez-vous passer de l'un à l'autre sur cet intervalle de temps plutôt court ?

 

C'est vrai que c'est un peu un challenge mais bon, c'est aussi le propre de notre métier. Certaines semaines, je suis d'abord sur le tournage pour TMC, le lendemain sur un spectacle pour enfants, le surlendemain en répétition de ces deux pièces où, la même journée, je joue les deux rôles. On apprend à le faire et, ensuite, la question ne se pose plus. Il faut juste alors bien se concentrer sur la journée en question.

 

 

C'est un peu fou mais c'est pour cela aussi que l'on aime ce métier. On aime le fait de ne jamais rentrer dans une routine. C'est ce que je vis au quotidien, ce qui me fait vibrer. Donc ça ne me fait pas particulièrement peur parce que j'ai l'habitude. Mais je me dis que cela va être intéressant, même pour le public qui va venir voir les deux shows et qui va, d'une semaine à l'autre, en sept petits jours, voir deux spectacles totalement différents en ayant les mêmes comédiens sur scène. Je trouve cela très chouette pour les spectateurs aussi.

 

7/ Pour terminer, vous êtes actuellement sur scène chaque mercredi après-midi, dans un registre totalement différent, avec un spectacle jeune public, « La magie du voyage », où vous interprétez la fée Sidonie. Comment inciter les lecteurs à venir découvrir cet autre registre artistique ?

 

C'est quelque chose qui me tient énormément à cœur. Cela fait trois ans que j'ai été prise pour la première fois sur un des shows de la Fée Sidonie. C'est devenu une vraie partie de moi. Ces shows sont vraiment supers, les enfants apprennent en s'amusant et, du coup, ils ne se rendent pas vraiment compte que l'on est en train de leur transmettre des valeurs et des connaissances.

 

Les parents y trouvent aussi énormément leur compte. Même eux découvrent des choses qu'ils ne savaient pas. Les parents sortent du coup aussi ravis que les enfants. C'est ce que j'aime dans cette trilogie-là. Ce partage entre nous, les parents et les enfants est super.

 

 

Il y a beaucoup d'interaction donc j'ai presque une part d'improvisation. Dès fois, je m'amuse à changer un peu mes monologues pour impliquer encore plus les parents. Ces derniers rigolent beaucoup et voient que je m'amuse aussi. C'est tout cela que j'aime dans les shows pour enfants, cette interaction et ce partage sont tellement enrichissants. C'est la force de notre trilogie.

 

Merci Ambre pour cet échange très agréable !

Publié dans Théâtre

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Koh Lanta : Cassandre se remémore sa belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cassandre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous avez été éliminée vendredi dernier, quelques jours seulement avant la finale. A froid, quels sentiments restent en vous suite à ce départ sans doute précipité dans votre esprit ?

C'est un sentiment d'inachevé évidemment. Parce que c'était , disons, encore pire que la première fois car j'étais plus proche du but cette fois-ci. Surtout que, vue la façon dont nous avancions avec les alliés que je pensais avoir, plus mon collier d'immunité, je faisais pour moi déjà partie de cette orientation.

Comprenez-vous à présent les choix de certains de vos camarades, notamment Javier ?

Non, je ne pense pas que je comprenne son choix. Je ne peux pas dire que je lui en veuille, au contraire je lui ai pardonné il y a bien longtemps. Mais c'est vrai que son choix reste quand même incompris. Même si je peux comprendre qu'il souhaitait se faire pardonner au près de Nathalie et de Jérémy, c'était quand même au détriment de ma tête à moi. Je me suis toujours demandée si notre amitié ne valait pas beaucoup plus que d'essayer de se faire pardonner au près des autres et de me faire du mal à moi.

2/ Vous n’avez pas joué le collier d’immunité que vous possédiez. Si c’était à refaire, agiriez-vous de la même façon, notamment dans les heures précédant le conseil ?

Non, je ne pense pas. C'est clair que, si c'était à refaire, je me serais posée éventuellement plus de questions, je me serais demandée si mes alliés sont légitimes, je me serais peut-être plus battue sur cette épreuve d'immunité afin de ne pas avoir à m'embêter avec ce collier. Voilà, j'aurais sans doute un peu plus réfléchi au lieu de me reposer sur mes lauriers.

3/ Lors de l’épisode précédent, après votre victoire lors de l’épreuve de confort en duo avec Nathalie sur le jeu de la boue, vous avez décidé de donner la récompense à tout le reste de la tribu. Avez-vous à présent des regrets ?

Non, je n'ai pas de regret. Parce que, pour moi, cela restait une récompense que je voulais leur donner en sachant qu'ils étaient beaucoup plus nombreux. Et, surtout, ça reste des personnes que j'appréciais beaucoup.

J'ai quand même pris un petit coup sur la tête lorsque, avec Nathalie, nous nous sommes pris la pluie toute la nuit et que nous n'avons pas dormi. C'est vrai que, pour le coup, on s'est dit que, si on était parties, on ne se serait pas pris la pluie. Mais c'est la seule chose qui m'a fait me poser la question par rapport à ce confort.

4/ Après votre élimination, on vous voit donner ce collier à Clémence, ce qui lui ouvre les portes de la finale. Pourquoi ce choix ? Était-il spontané ou était-ce davantage un choix par défaut suite aux votes contre vous ?

C'était un choix spontané parce que je m'entendais énormément et vraiment avec Clémence. Mais c'était aussi un choix calculé dans le sens où je savais que Javier venait de retourner sa veste contre moi et que j'avais peur qu'il puisse voter contre Clémence ou Pascal. Donc, en gros, je donne ce collier à Clémence mais, pour moi, c'est un signe qu'il faut qu'elle et Pascal s’entraident pour pouvoir le mettre à bon escient et aller à cette orientation tous les deux.

5/ Justement, cinq aventuriers sont encore en course au moment de votre sortie. Quel est votre favori ? Pour quelles raisons ?

Au moment de ma sortie, je soutiens amplement Clémence, Pascal et Nathalie.

6/ Vous avez été, sur votre deuxième aventure, plus loin que la première fois, éliminée aux ambassadeurs. Cette deuxième saison a-t-elle été pour vous plus difficile ? Ou, à l'inverse, votre première expérience vous a-t-elle aidée ?

La première fois, en, Thaïlande, a été beaucoup plus difficile psychologiquement parce qu'il avait fallu beaucoup utiliser son mental. Dans le sens où c'est une première fois donc on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Ensuite, pour moi, j'ai eu une otite qui m'avait juste complètement achevée, c'était affreux, il avait fallu que je sois forte et que je ne laisse rien transparaître, sinon cela aurait pu me mettre en danger. J'ai eu malheureusement la catastrophe des boules noires qui m'avait empêchée de pouvoir prouver quoi que ce soit. C'est vrai que, psychologiquement, cela avait été difficile pour moi.

Sur cette deuxième saison du « Combat des Héros », c'était beaucoup plus physique. Parce que, c'est vrai, on n'avait pratiquement rien à manger. Sans le riz, il n'y avait pas grand chose qui tenait au ventre. Du coup, on sentait que le corps était quand même faible assez rapidement.

7/ A titre personnel, quels sont les moments qui vous ont le plus marquée et que vous retenez encore plus que tous les autres ?

Je retiens le plus, probablement, ma victoire lors du confort avec Nathalie. Parce que j'étais très contente de gagner une première épreuve, même si elle était en binôme. C'était quand même une belle expérience avec Nathalie.

Aussi le confort que l'on avait gagné pour l'appel aux familles. C'est vrai que l'on avait passé une super soirée, on avait décroché un peu de l'aventure et cela nous avait fait beaucoup de bien.

8/ Pour terminer, revenons un peu plus sur la vie du camp. Comment s'est déroulée, dans ce cadre, votre deuxième aventure ? Au fur et à mesure des changements de compositions d'équipes, avez-vous facilement trouvé votre place ?

Oui, oui, cela s'est fait plutôt rapidement au début. En plus, dans la première équipe rouge, on étais tous en très bonne synergie, on s'entendait tous vraiment très bien. On n'avait pas besoin de quelqu'un pour nous dire quoi faire ni quand. On prenait chacun nos décisions et, vraiment, cela a participé à la bonne construction du camp et à son bon maintien. Il n'y a vraiment pas eu de soucis du tout.

Un peu plus loin dans l'aventure, une fois que l'on a changé l'équipe des rouges, cela a été un peu plus compliqué. Parce que, avec l'arrivée de Candice et de Ludovic, on a eu quelques personnes qui, justement, ne donnaient pas énormément. On avait l'impression, avec Javier et Yassin, de faire beaucoup de choses.

A la réunification, ce fut de plus en plus compliqué au fur et à mesure que nous avancions. Les garçons, notamment Pascal et Javier, se sont laissés beaucoup aller ou, du moins, je pense qu'ils essayaient de se préserver pour les épreuves. Ils ne faisaient pas grand chose et c'était un peu frustrant, comme on a pu le voir dans le dernier épisode. Par moment, je n'ai rien voulu dire parce que, d'une part, je les appréciais beaucoup et, d'autre part, je savais que dire quoi que ce soit pouvait me mettre en danger. Il fallait donc que je prenne sur moi. Aussi, je faisais des efforts parce que c'était ma participation au camp, parce qu'il fallait le faire, on n'est jamais mieux servie que par soi-même. On prenait simplement notre courage à deux mains avec les filles et on donnait tout ce que l'on pouvait pour pouvoir avoir à manger et avoir du bois sur le feu.

Merci Cassandre de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Candice revient sur son beau parcours dans cette nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Candice,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous avez été éliminée peu de temps après la réunification par vos camarades de la tribu blanche. A froid, quel regard portez-vous sur ces votes à votre encontre ?

Je pense tout simplement que j'ai été éliminée car j'étais la dernière jaune encore dans le jeu. Aussi parce que j'avais gagné l'une des deux épreuves d'immunité individuelles, ce qui a sans doute effrayé les autres candidats.

Lors de votre première saison, vous aviez été éliminée à l’orientation. Partir aussi tôt cette fois-ci est-il, pour vous, un échec personnel ?

C'est vrai que, comme je le dis souvent, je pensais que perdre aussi près des poteaux était la pire des places. Mais, finalement, après être sortie aussi tôt cette fois-ci, je me suis rendue compte qu'il y avait pire car je n'ai pas eu le temps de m'exprimer sur les épreuves.

Je regardais encore le dernier épisode et l'épreuve du koala, c'est quelque chose que j'aurais adorer faire. J'adore vraiment les épreuves dans Koh-Lanta et je suis déçue de ne pas en avoir disputées plus.

2/ Vous n’avez pas utilisé le collier d’immunité de Jérémy. Parce que vous pensiez ne pas en avoir besoin ? Ou pour le laisser à Jérémy pour sa suite d’aventure ?

C'est sûr que je ne pensais pas sortir à ce moment-là, même si je savais que les votes seraient serrés. C'est vrai que, même une fois sortie, je ne peux pas dire que je regrette. Car c'est son collier et, même s'il me l'avait proposé, je m'en serais voulue s'il était venu à partir le lendemain. J'aurais culpabilisé de l'avoir utilisé.

3/ Jérémy, justement, est revenu dans l’aventure grâce à son succès sur l’île de l’exil. A son retour, les images vous montrent à nouveau très proche de lui. Pensez-vous que ce nouveau rapprochement vous ait porté préjudice, alors que vous sembliez trouver une nouvelle place dans la tribu ?

Non, pas forcément car les aventuriers avaient, dans tous les cas, éliminés Jérémy pour m’affaiblir. Je suis certaine qu'ils m'auraient éliminée par la suite dans tous les cas. C'est pour cela que je ne me suis pas gênée.

Il y avait d'autres duos aussi, le binôme Yassin – Dalyn, celui de Javier et Pascal également. C'est juste que ça a été centré sur le mien parce que tout le monde voulait m'éliminer. Donc, non, je ne regrette pas du tout mon binôme avec Jérémy, étant donné qu'il est la seule personne qui avait voulu me sauver depuis le début.

4/ Votre victoire lors de l’épreuve mythique du parcours du combattant reste-t-elle votre meilleur souvenir ?

Oui, totalement. Surtout que, avant de partir, j'avais écrit des petites lettres à mes parents ainsi qu'à mes frères et sœurs. A mon papa qui m'avait beaucoup entraîné sur le parcours du combattant, je lui avais écrit que je ferais tout pour le gagner et que je crierais son nom en cas de victoire. C'est vrai que ça ne se voit pas pendant l'épisode mais, quand je gagne, je dis que c'est pour lui.

A l’inverse, avez-vous quelques regrets  et déceptions ?

La déception, oui, de partir aussi tôt. Forcément, quand on est éliminée, on refait le jeu trente milles fois dans sa tête. Je me suis dit que j'aurais dû faire croire que j'avais un collier pour ne pas qu'ils votent contre moi. On se dit plein de choses mais c'est comme ça, mon Koh Lanta est passé et c'est ainsi.

5/ Pour la suite de l’aventure, quels sont vos favoris ?

Je ne vais pas être très objective non plus car c'est mon binôme d'aventure et de vie mais bien sûr que j'aimerais voir Jérémy aller le plus loin possible. Également Nathalie qui a été une très très belle rencontre pour moi et qui, je trouve est très méritante. D'une part parce qu'elle a gagné le plus d'épreuves individuelles à ce stade du jeu et d'autre part parce qu'elle s'en est pris plein la tête. Les images ne montrent pas tout, elle n'a jamais baissé la tête, elle est toujours restée elle-même. Vraiment, j'ai beaucoup aimé sa personnalité et j'aimerais qu'elle aille loin aussi.

6/ A titre plus personnel , jugez-vous ce « Combat des Héros » encore plus difficile pour vous que votre première aventure ?

Au niveau de la gestion du manque des proches, c'était plus facile, étant donné que j'avais déjà vécu cela il n'y a pas si longtemps. En ce qui concernent les relations et l'aventure en elle-même, c'était beaucoup plus dure la deuxième fois que la première. Déjà, nous n'avions pas de riz. Et , la première fois, tout le monde découvre, tout le monde est innocent et a la magie dans les yeux, alors que, là, j'avais l'impression d'être dans un monde avec plein de requins.

7/ En conclusion, seriez-vous prête à repartir une nouvelle fois à l’aventure ?

Bien sûr ! J'étais retournée à Koh-Lanta pour terminer quelque chose que je n'avais pas pu faire. Je n'ai toujours pas terminé donc, évidemment, si on me propose d'y retourner une troisième fois, j'y retournerai.

Merci Candice pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Michel Scotto di Carlo revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Michel,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes un artiste aux nombreuses expériences et aux cordes artistiques variées. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ?

 

J'ai une définition très simple  : j'aime jouer. Que ce soit sur scène, au cinéma ou en télévision, je ne fais pas de différences dans l'envie de jouer. La différence est d'ordre technique. L'image est plus technique, l'image n'est pas l'endroit du comédien, on y joue, on s'éclate mais c'est l'endroit du réalisateur. On peut jouer aussi bien que l'on veut, s'il nous monte à l'envers ou s'il nous coupe, ça ne sert à rien. Il faut donc rentrer en confiance avec le réalisateur et être clair avec le projet final, pour ne pas s'attendre à être déçu de quoi que ce soit.

 

En revanche, le théâtre est l'endroit des comédiens. Il y a évidemment la mise en scène et tout le travail autours mais, une fois qu'on y est, on y est, c'est fait. Le metteur en scène ne peut plus rien pour nous. Il y a aussi cette réciprocité de l'instant, on vit tous les mêmes émotions au même moment. Ce qu'il n'y a pas au cinéma.

 

Donc, effectivement, en tant que comédien, le théâtre est quelque chose qui nous apporte un peu plus je pense. Mais ce n'est pas mieux ou moins bien, c'est autre chose. Car jouer, c'est jouer. Si je joue une scène de dialogues au cinéma ou au théâtre, je joue. C'est pour cela que ça me fait toujours rigoler, sur les tournages, quand j'entends les différences que l'on peut faire entre ces différents domaines. Je ne fais pas de différence, je ne vois d'ailleurs pas comment on peut en faire. Quand je joue, je joue.

 

2/ Parmi toutes vos expériences, spontanément, certaines ressortent-elles plus que les autres ?

 

Des aventures théâtrales ont apporté des pierres à mon édifice, m'ont enrichi. Je pense d'abord à ma rencontre avec l'improvisation, j'ai fait partie pendant quinze ans de la Ligue d'Improvisation Française. Je n'ai pas pris de cours, je suis un autodidacte, c'est donc quelque chose qui m'a beaucoup appris. Cela a un choc bénéfique, cette liberté d'improviser m'a fait du bien. C'est aussi un choc quand, tout d'un coup, on se rend compte que c'est sa propre production qui impacte l'histoire et le public. J'ai beaucoup appris.

 

 

Bizarrement, ce n'est pas parce que l'on est un très bon comédien que l'on est un très bon improvisateur. En revanche, quand on est un très bon improvisateur, c'est que l'on n'est pas un mauvais comédien. Cela m'a appris plein de choses, notamment la souplesse de jeu, qui m'a servi pour un deuxième point important, ma rencontre avec Gildas Bourdet, un grand metteur en scène de théâtre.

 

Je pense notamment aux « Jumeaux vénitiens » de Goldoni. Je suis arrivé sur ce projet par la « bande », par un contact de contact. Ce spectacle avait déjà eu une dizaine de nominations aux Molières. En urgence, plusieurs comédiens étaient recherchés. Lors des auditions, je ne croyais pas à mes chances. Mais j'ai été pris, Gildas m'a dit que ma faculté de souplesse et d'adaptation lui avaient plu. C'était ma première dans un grand théâtre, je jouais Arlequin, un rôle très physique et marquant.

 

En télévision, j'ai plein de souvenirs. Surtout avec des réalisateurs, notamment Arnaud Selignac, avec lequel j'ai fait plusieurs films. Hervé Hadmar aussi, avec qui j'ai fait « Signature» à La Réunion. Souvent, ce fut pour des rôles pas très comiques, même si j'ai une nature plutôt drôle.

 

Je me souviens aussi de « Rien que du bonheur », au cinéma, avec Bruno Solo, Alexandra Lamy et Barbara Schulz. Cela avait très peu marché, nous nous étions faits détruire par la critique. L'histoire mettait en avant l'un des fondateurs de Studio Magazine, Denis Parent, qui racontait un peu sa vie de critique. Ce que les critiques n'ont pas apprécié. C'était un premier film avec les erreurs des premiers films mais on s'est bien fait descendre. J'avais un très beau rôle d'un italien, j'ai d'ailleurs beaucoup fait les italiens. Ce beau rôle m'a donné une sorte d'assise et m'a permis d'avancer. 

 

Je me suis aussi rendu compte que c'était tellement plus difficile de faire un jour de tournage dans un film que d'avoir le premier rôle. Il faut être bon, tout le monde nous attend au tournant, il y a une sorte de pression. Alors que, lorsque l'on est tête d'affiche, tout le monde est au petit soin et l'erreur est plus facilement acceptée.

 

3/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets du moment ?

 

Je suis toujours sur « Le porteur d’histoire » au théâtre des Béliers Parisiens, écrit et mise en scène par Alexis Michalik. Il faut aller voir cette pièce, elle est magnifique. J'ai aussi changé d'agent récemment, je suis en attente de projets.

 

Je suis également l'un des fondateurs de l'AAFA – Actrices et Acteurs de France Associés. C'est une association d'acteurs et d'actrices, qui défend les comédiens et qui fait en sorte que leurs paroles soient entendues. Tous les autres métiers étaient regroupés mais pas nous. En ce moment, avec toutes les histoires autours notamment du harcèlement, l'AAFA a décidé de s'impliquer et nous avons créé une commission AAFA Soutiens, avec une adresse mail  : soutienaafa@gmail.com . Sur laquelle nous recueillons les témoignages passés mais aussi ceux actuels, en espérant bien évidemment qu'il y en ait le moins possible. Pour rediriger ensuite les personnes vers les associations concernées.

 

Nous avons aussi mis en place une charte de bonne conduite, stipulant nos responsabilités quelque côté que nous soyons. Si nous avons du pouvoir, pour faire en sorte de ne pas en abuser. En tant que demandeur, nous avons aussi la responsabilité de nos actes, il faut trouver sa bonne place pour demander. Les responsabilités, les définitions et les engagements pris par les individus dans chaque société et par la structure elle-même sont ainsi mis en avant. C'est une charte que nous allons proposer à tous les organismes et associations de nos métiers, pour faire en sorte qu'elle soit mise dans chaque contrat signé, qu'elle soit signée aussi par les permanents. Afin que cette parole et ces conduites soient entendues et répétées. Encore une fois, il ne s'agit pas de faire des codes de conduite, qui tendraient à dénoncer la personne qui dépasse ses droits, on est dans l'intention avant tout. Une charte, en plus, n'a pas de valeur juridique concrète, donc c'est avant tout pour changer les comportements. Ce n'est pas une question d'homme ou de femme, c'est une question d'être humain. C'est pour faire avancer, pour que l'on en débatte, pour qu'on en parle, pour que ces idées se répandent plus dans nos métiers. C'est un sujet qui ne concerne pas que nos métiers évidemment mais nous nous focalisons dessus.

 

 

4/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite, sur du court, du moyen ou du long terme ?

 

Sur du court terme, sur du moyen terme, sur du long terme, jouer le plus souvent possible ! De nos jours, quand on est au théâtre, on ne tourne plus, tellement les délais sont serrés. On est moins appelés. Je me remets à présent sur le marché du tournage, j'ai vraiment envie de tourner à nouveau des choses très intéressantes.

 

Même si on est de plus en plus nombreux, il y a de la place pour tout le monde. Je n'ai pas envie que ça s'arrête. J'ai envie de trouver des rôles sympas à jouer et de prendre du plaisir à les interpréter.

 

Merci Michel pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Aline Hamou évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 
Bonjour Aline,
 
C'est une vraie joie de vous retrouver pour ce nouvel échange.
 
1/ Vous êtes récemment remontée sur scène, à Angers. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?
 
Oui, tout à fait. Je me souviens lors de notre dernière interview vous avoir dit que j’avais hâte de retourner sur les planches lorsqu'une belle occasion se présenterait et elle n’a pas tardé à arriver. J’ai joué à Angers et à Murs Erigné dans une pièce intitulée “Et si on dansait”. Il s’agit d’une création mise en scène par Morgane Nectoux et chorégraphiée par Guillaume Foucault, un ancien danseur et chorégraphe de “Danse avec les stars”. J’ai tout de suite adhéré au projet parce qu’il alliait deux de mes passions : le jeu et la danse. 
 
C’est un spectacle de 90 minutes qui retrace l’histoire de la danse en couple en France depuis les années 30 jusqu’à aujourd’hui, et qui intègre des faits historiques d’avant et d’après guerre. On passe du bal populaire au dancing ou encore à la boîte de nuit. Il est très intéressant de voir comment les façons de danser ou les raisons d’aller danser ont évolué en un siècle.
Teaser : cliquer ICI
 
J’en garde un super souvenir. J’ai pu travailler avec des artistes qui venaient de différents horizons, certains comédiens et d’autres danseurs professionnels. En tous les cas, j’ai adoré cette expérience, c’était très belle aventure artistique et humaine.
 
 
2/ Justement, avez-vous l'envie de poursuivre cette expérience-ci et d'en renouveler d'autres d'un point de vue théâtral ?
 
Oui, bien sûr ! Concernant ce spectacle, j’espère qu’il ira loin car il a beaucoup de potentiel. C’est une pièce à la fois divertissante et inter-générationnelle qui peut plaire au plus grand nombre. Ce serait formidable qu’elle soit jouée un jour à Paris. 
 
En attendant, j’espère bien sûr prendre part à d’autres projets de théâtre, en région ou à Paris. 
 
3/ En parallèle, dans un autre registre, on pourra vous retrouver prochainement sur grand écran. Suite à un tournage effectué récemment aux côtés notamment de Gérard Darmon. Que dire de plus sur cette autre expérience ?
 
C’était une courte mais très belle expérience. Le long-métrage s’intitulera « A nos pères ». Ce film dramatique est réalisé par Franchin Don, avec un super casting : Josiane Balasko, Gérard Darmon et Victor Belmondo. J’ai joué aux côtés de Gérard Darmon dans l'une des scènes finales du film. Je dois dire que c’était assez intimidant de me retrouver face à un tel monument du cinéma français. Il était très sympathique, tout comme l’équipe du film. Ils ont réussi à me mettre à l’aise. Le film sortira courant 2019. 
 
4/ Toujours à l'image, cette fois-ci sur le petit écran, vous multipliez les expériences en ce moment. Certaines ont déjà été diffusées, d'autres sont à venir. Comment se sont passés ces tournages et, plus généralement, quels sont vos projets dans ce domaine ?
 
Jusqu’à présent, tous les tournages auxquels j’ai participé se sont toujours très bien passés. L’aventure humaine et la rencontre font partie de mes priorités.
 
J’ai eu l’occasion de jouer dans la 9ème saison de “Scènes de ménages” sur M6, aux côtés de Marion Game et Gérard Hernandez, plus connus sous le nom d’Huguette et Raymond. C’est mon couple préféré dans la série ! J’y ai joué le rôle de la voisine du dessus. C’était rigolo, frais, coloré ! Est-ce que je reviendrai dans la série ? Peut-être … qui sait ? (rires). 
Extrait : Cliquer ICI
 

 

 
Je viens également de tourner pour « Mike », une nouvelle série qui sera diffusée prochainement sur OCS. Elle est réalisée par Frédéric Hazan et co-écrite avec Max Boublil, avec la participation de Richard Berry et Claire Nadeau. Ils cherchaient une comédienne bilingue anglais pour un petit rôle. Et comme j’ai aussi la nationalité néo-zélandaise par ma mère, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour jouer le rôle d'une barmaid anglaise. 
 
5/ Ces différentes expériences sont très riches et très diversifiées en ce début d'année. Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite ? Quelles sont vos envies à court terme ?
 
Et bien je tourne prochainement dans une série qui me tient à cœur. Je ne sais pas encore comment, ni où elle sera diffusée, mais il s’agit d’une série policière de 12 épisodes intitulée “Nolane”. J’ai tout de suite dit oui au projet après avoir lu le scénario écrit par Xavier Séverin, que j’ai trouvé très bien écrit et avec une forte intrigue. J’y jouerai le rôle d’Estelle Berg, une avocate réputée au barreau de Paris qui ne perd jamais aucune affaire, une femme forte.  
Teaser en avant-première : cliquer ICI
 
Alors ce qu’on peut me souhaiter ? Que le tournage se passe bien, même si je n’ai aucun doute, et que l’année 2018 continue sur cette belle lancée et soit aussi riche qu’elle a débuté, au théâtre ou au cinéma ! 
 
Ce fut un plaisir, Aline, d'effectuer cette interview avec vous !
 
Plaisir partagé, merci à vous. 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Lou Guerineau évoque sa passion pour le mannequinat !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lou,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes depuis quelques années mannequin, on retrouve d'ailleurs de nombreux clichés de vous sur vos pages. Si l'on revient à la genèse, qu'est-ce qui vous a donnée l'envie d'être mannequin et d'être dans ce milieu artistique ?

 

Il n'y a pas vraiment eu d'envie, ce n'est pas le rêve de princesse de petite fille. J'ai un parcours totalement atypique, étant donné que, avant, j'étais nutritionniste en hôpital. Comme dans les reportages que l'on voit à la télé, c'est une photographe qui m'a repérée et qui m'a donnée ma chance quand j'avais 24 ans. Elle m'a présentée à ma première agence de mannequin. Pendant six mois, j'ai mené mes deux métiers en parallèle puis, faute de temps, j'ai dû faire un choix de carrière et j'ai continué le mannequinat.

 

2/ Dans votre quotidien de mannequin, qu'est-ce qui vous plaît ?

 

J'aime énormément le côté varié de ce métier, le fait de changer d'employeur quasiment tous les jours, de changer de lieux de travail aussi. J'ai beaucoup beaucoup voyagé. Il n'y a rien de routinier là-dedans, contrairement aux deux années passées à l'hôpital, où je faisais les mêmes horaires, avec ma blouse blanche. Les patients avaient beau varier, c'était davantage un train-train quotidien.

 

3/ En amont d'un shooting, avez-vous une préparation particulière ?

 

J'ai toujours fait ce métier avec de la pression mais une pression que je me suis mise toute seule. Certainement un peu aussi mes agents. Je ne remplis absolument pas les codes des mannequins au sens où on l'entend. D'une, je suis « vieille », j'ai 32 ans. Quand j'ai commencé à 25 ans, j'étais déjà à l'âge où certaines partent à la retraite. J'étais au casting avec des filles qui avaient déjà dix ans d'ancienneté. En plus, je sortais de nulle part. Quelque part, ce n'était pas légitime pour les gens que je devienne mannequin et que ça marche aussi bien pour moi dès le début.

 

 

Du coup, c'est quelque chose que j'ai toujours fait avec beaucoup de pression. Au niveau du physique, des castings, des horaires. Je suis quelqu'un de ponctuelle, à l'heure, de sympa avec les clients. Je ne râle pas parce qu'il fait froid ou parce que je n'ai pas à manger. Je suis encore comme ça aujourd'hui après six à sept ans de carrière. Je pense que c'est ma vie d'avant qui me rend comme cela aujourd'hui et absolument pas princesse dans ce milieu.

 

4/ Selon les attentes et la méthodologie du photographe, devez-vous savoir vous adapter aux circonstances ?

 

Oui, on devient un vrai caméléon avec le temps. J'aime bien, certaines personnes diront que je joue en permanence la comédie mais j'aime beaucoup ce côté défi où il faut s'adapter tout le temps à plein de personnalités, de pays, de langues et de façons de travailler différentes. J'ai toujours vu cela comme une expérience hyper riche pour se moduler soi-même, en sachant s'adapter à plein de choses. Rien n'est acquis et je crois que ce défi quotidien de plaire aux clients, de répondre à ses attentes, de les comprendre, de les interpréter comme il le veut, m'attire.

 

5/ Justement, avec l'expérience, avez-vous acquis quelques petites astuces personnelles face à cette adaptabilité-là ?

 

 

J'écoute vraiment ce que le client a à dire quand on arrive sur le shooting le matin. Souvent, il a des photos d'inspiration ou il a trouvé une autre mannequin qui me ressemble un peu en images et il me fait voir ses univers. Ou alors des gens ont dessiné des choses, se sont imaginés des scenarii qu'ils m'expliquent.

 

Je fais attention à leur visage tout au long du shooting. En général, ça en dit long. J'essaie d'être attentive aux gens, à ce qu'ils veulent, à ce qu'ils attendent. Parfois, ce sont aussi les agents qui nous briefent car ils connaissent mieux les clients que nous. Si les agents sont en mesure de nous préciser les choses, ils le font.

 

6/ Selon vous, quelles sont les clés d'une photo réussie ?

 

C'est délicat car, en fait, cela ne dépend tellement pas de nous. On est malheureusement très souvent déçus du résultat final. C'est ça la vérité. On se reconnaît rarement car chacun vient justifier son salaire en fait. C'est la grosse différence entre la comédie et le mannequinat. On passe entre les mains d'un maquilleur puis d'un coiffeur, ensuite il y a la prise de vue qui sera faite avec une certaine lumière. Derrière cela, il y a aura le choix de la photo par le client, avant ensuite de la post production et du photoshop.

 

Donc, au final, nous qui sommes l'élément central de l'affiche avons tellement peu de choses pour maîtriser la photo finale qui sortira que, parfois, on ne se reconnaît pas. On se dit alors que c'est dommage car on n'aurait pas fait les choses ainsi. Il ne faut pas rechercher de l'authenticité derrière les images.

 

7/ A titre personnel, appréciez-vous un registre de photos plus encore que les autres ?

 

Bien évidemment, j'adore les clients qui disent qu'ils vont me laisser naturelle. Même si cela veut tout et rien dire en même temps. On passe quand même au maquillage et à la coiffure, mais c'est quelque chose où l'on pourrait croire à un éventuel saut du lit. Ils vont corriger les imperfections de peau, souligner un peu le regard, il n'y aura pas de rouge à lèvres fort. Pareil pour les cheveux, ils seront maîtrisés mais il n'y aura pas par exemple de chignon hyper serré.

 

J'ai fait aussi beaucoup de shootings où on nous métamorphose complètement. L'expérience est super cool, même si on se ne reconnaît pas sur la photo finale on peut apprécier le travail justement du maquilleur, du coiffeur, du photographe, de sa lumière. En se disant que c'est super de créer d'autres personnages et d'être finalement quelqu'un d'autre.

 

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets actuels ?

 

Je sors de deux ans où j'étais châtain. C'était un projet que j'avais car cela faisait déjà quatre ans que j'étais blonde avant. C'était ma décision de devenir châtain et, franchement, je suis hyper contente de cette période. J'ai fait beaucoup de choses que je ne faisais pas en blonde.

 

 

Là, j'en ai eu marre, je suis redevenue blonde. Mon projet est de revenir et de maintenant enfin ouvrir ce marché de la jeune maman. Parce que je ne l'ai pas encore beaucoup fait et que j'ai envie surtout d'évoluer avec ce qui me correspond physiquement. Je n'ai pas du tout envie de me faire lisser la peau toute ma vie. Il est temps d'utiliser les petites ridules. Si je pouvais travailler moins mais mieux dans ces domaines là du cosmétique de la trentenaire, de la quarantenaire, de la jeune maman avec deux enfants, ça serait super car ce sont des domaines que je n'ai pas encore faits. Personne ne se « lasserait ».

 

9/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De réussir à trouver un métier disons manuel car c'est ça ma vocation, je pense, de toujours. Quelque chose où je poursuivrais les choses de mes mains. Peut-être moi aussi qui passe derrière l'appareil. C'est quelque chose que je fais déjà beaucoup et je pense que cela me correspondra dix fois plus que le côté poupée barbie.

 

J'y vais petit à petit, c'est faute de temps que je ne peux pas être sur les shootings et, en même temps, travailler autre chose. Mais je pense que, dans quelques temps, personne ne serait surpris de me retrouver de l'autre côté.

 

Merci Lou pour votre disponibilité !

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Sandra Luce nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandra,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ De beaux projets vous attendent dans les mois à venir. D'abord sur Canal + puis, à la rentrée sur C8, on pourra vous retrouver dans « Access », une nouvelle série de 26 minutes avec notamment Ahmed Sylla. Pour commencer, comment présenter ce programme  ? Quel en sera le contenu  ?

 

C'est un OVNI. C'est un peu difficile à expliquer, il y a des sketchs dans des sketchs, dans une histoire. En fait, on retrouve quatre personnages principaux, dont celui d'Ahmed. C'est un peu la vie de ce dernier qui joue son propre rôle, quelqu'un qui voudrait commencer à faire de la télé mais dont le père n'a pas connaissance de cette envie. 

 

Du coup, il va s'inscrire dans une production qui fait des sketchs. On le voit en personnages, c'est génialissime. C'est un peu fou, il y a beaucoup de costumes, beaucoup de personnages. Avec beaucoup de sujets qui sont abordés.

 

C'est une super équipe, des gens passionnants et passionnés, adorables. Ahmed est très talentueux, j'ai adoré le rencontrer et travailler avec lui. Je suis fan, il est vraiment très fort. Ses camarades de jeu également. Ce fut  très intéressant et enrichissant professionnellement.

 

 

2/ Quel personnage allez-vous y interpréter ? Qui est-il ?

 

Dans un sketch, je fais parti d'un tournage. Je suis la script du réalisateur. Le personnage d'Ahmed est sur un tournage, il doit jouer un bègue qui chante. C'est donc un tournage dans le tournage, on est à table, je suis proche du réalisateur, je prends ses notes, je suis son ombre.

 

Ce rôle de Chloé fut très sympa, j'ai pris beaucoup de plaisir à l’incarner. 

 

3/ En parallèle, vous êtes en préparation d'un court métrage, dont l'écriture est terminée. Quel en est le pitch  ?

 

Deux mondes opposés se rencontrent. D'un côté, celui de Manouchka, une femme mi gitane mi sorcière, farfelue, fantasque, féerique, qui vit dans sa caravane, installée en plein milieu d'un stade de foot. Elle porte sur ses épaules un serpent, un boa jaune de quatre mètres de long. Elle est en pleine préparation d’une mixture. 

 

De l'autre, celui très réel très concret d'un duo de flics, style « Les Ripoux », Philippe Noiret et Thierry Lhermitte. Qui sont tranquillement en train de faire leur ronde. Ils reçoivent un appel du central leur disant qu'un véhicule non immatriculé et non identifié stationne en plein milieu d'un stade. Qui doit être viré car, à 10h, démarre le match des minimes. Voilà notre duo de flics qui arrive sur le terrain du foot, ce qui va faire des étincelles. Quand deux mondes complètement opposés se rencontrent, il se passe généralement des choses. 

 

C'est une comédie sociale fantastique, tout un programme !

 

Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ?

 

Il est fini au niveau du scénario, j'ai une bonne « V fin » on va dire, qui sera surement encore modifiée le jour du tournage. J'ai l'équipe technique, j'ai presque tous les comédiens, j'ai des pistes très intéressantes pour le matériel, les lieux sont trouvés.

 

Le film se déroule dans les années 60, du coup le duo de flics ne sera pas actuel. Ils auront des képis, de beaux costumes, de belles voitures à l'ancienne blanches et noires avec le gyrophare. 

 

Il me reste le financement, qui est difficile à avoir. J'ai eu de nombreux rendez vous avec des productions, qui m'ont fait de très beaux retours. Mais, s'agissant d'une histoire assez atypique, c'est dur de trouver la bonne production. Du coup, j'ai décidé de lancer une collecte sur Ulule très prochainement. 

 

 

4/ En complément, quelles sont les actualités à venir, à plus ou moins long termes ?

 

J'ai deux projets complètement différents. Le premier oscille entre comédie et émotion, c'est une pièce de théâtre contemporaine et musicale « Les Catherinettes ». J'ai écrit avec deux magnifiques amies artistes, Daisy d'Alba et Aziliz Tranchant, comédiennes et chanteuses. La première de ce spectacle a eu lieu au mois de mars, ce fut vraiment magique et merveilleux. Cela nous a boostées pour faire, dans un premier temps, une tournée en province, afin de bien se rôder. On a des dates en région, notamment Marseille, pour la saison prochaine. Puis le Festival d'Avignon en juillet 2019. 

 

Le deuxième projet est une web série, « Galère cinq étoiles », que j'ai écrite avec la talentueuse et amie Annabelle Show, comédienne et humoriste. Deux amies, Victoria et Johanna, globes trotteuses averties vont rencontrer quelques petites galères pendant leur voyage. Nous suivrons donc leurs aventures à travers le monde. Que d’aventures !!!

 

Merci Sandra pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Interview de Lise Herbin et Marie Mougenot, qui jouent sur scène Talons aiguilles et Poils aux pattes !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Lise et Marie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous proposez deux show-cases, ce mois de mai, au théâtre de Ménilmontant, de votre spectacle « Talons Aiguilles et Poils aux Pattes ». Pour commencer, à titre personnel, comment présenteriez-vous cette pièce ?

 

Lise  C'est une comédie dans laquelle nous avons mis des sketchs et des chansons. Nous sommes donc accompagnées d'un musicien qui a composé les morceaux avec nous. Il a aussi un rôle dans le spectacle.

 

Marie et Lise sont deux amies et vivent ensemble. Ce soir c’est l'anniversaire de Marie donc on décide de sortir. Quand on se réveille, on ne se souvient de rien. On pourrait un peu comparer la pièce à « Very Bad Trip » version féminine à Paris. Il nous est arrivé tout un tas de choses improbables et, tout au long de la pièce, on va justement découvrir ce qui s'est passé, à travers des indices qui sont sur scène. Nous avons voulu faire beaucoup de rebondissements pour qu’il y est une vraie montée tout au long de la pièce.

 

Marie  : On est assez survoltées, c'est très rythmé, et les interventions de Romain, le frère de Lise dans la pièce et surtout notre musicien, amènent un souffle qui apaise le spectateur. Il est dans une autre dynamique que nous, ce qui permet de faire respirer le public. Il amène sa fraîcheur, sa naïveté, et surtout sa personnalité amusante et loufoque.

Les chansons apportent un autre souffle à la pièce car elles sont des moments suspendus dans l’histoire tout comme nos sketchs.

 

 

 2/ Vous le disiez, vous jouez vos propres rôles. Mais, justement, qui sont ces personnages-là ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ? 

 

Marie  : Ce sont des personnages hauts en couleurs, contrastés aussi. On va voulu insister sur le fait que l'une soit un peu plus affirmée, avec des petites expressions bien à elle, très rentre dedans, et que l'autre soit un peu plus réservée et prude au départ.

 

Au fut et à mesure, la balance s'inverse. C'est intéressant de voir l'évolution des deux personnages, leur complicité, leurs moments de délire, d’amitié, et de confidences.

 

Lise  : Nous avons voulu un spectacle avec une écriture très actuelle, avec un humour populaire, complètement dans l'air du temps.

 

Marie  : Les textes sont originaux et toutes les chansons ont été écrites en collaboration avec Romain Fitoussi, notre musicien.

 

Lise  : C'est un spectacle qui nous ressemble, on s'est inspirées de nos propres expériences que l'on a évidemment amplifiées, en faisant des personnages fantasques. On a extrapolé mais la plupart des histoires ont été inspirées de nos soirées. On a voulu faire un melting-pot de tout ce que l'on avait vécu pour n'en faire qu'une seule et même soirée, de manière absurde et extrême.

 

 

3/ Selon vous, qu'est-ce qui plaira aux spectateurs qui viendront vous voir sur scène ?

 

Marie  : Ce côté où les personnes peuvent s'identifier et être avec nous sur scène. C'était déjà le cas dans la première pièce, où le public se sentait avec nous dans le salon et dans l’histoire. Le but est qu'ils se sentent impliqués et qu'ils aient envie de connaître la suite en se laissant embarquer dans notre univers.

 

Lise  : D'autant que l'on fait des interactions avec le public pendant nos chansons et nos sketchs. On essaie ainsi d'apporter ce côté intime pour que le spectateur se sente investi.

 

En ce moment, à Paris, on voit beaucoup de stand up et de one woman shows qui fonctionnent, nous avons voulu axer notre spectacle sur notre duo féminin en faisant une mise en scène girly, des moments amusants, avec la volonté que les spectateurs aient envie de revenir !

 

 

 

4/ Au delà des dates de mai, quelle suite aimeriez-vous donner à ce projet ?

 

Marie  : Nous avons déjà quelques dates dès septembre prochain et aussi en 2019.

 

Lise  : Le but est de porter ce projet sur plusieurs années et de le jouer dans plusieurs salles ! On espère aussi faire des tournées. Le rêve serait de faire Avignon en 2019 pour porter le projet encore plus loin.

 

 

5/ En parallèle, quels sont les autres projets en cours vous concernant ?

 

Lise  : Je fais une web série, qui va bientôt sortir, « L'ABC D filles ». C'est un court format, en trois minutes, avec des scénettes très girly, très dans l'air du temps, sur deux amies à qui il arrive des aventures de la vie quotidienne, le tout traité de manière humoristique.

 

 

6/ En conclusion, que dire pour inciter définitivement les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Marie  : Insistons sur le fait que nous soyons très belles.

 

Lise  : Et très drôles ! Notre musicien est très sexy et talentueux aussi d'ailleurs.

 

Marie  : Venez rigoler et vous détendre, ça fait du bien en ce moment.

 

Lise  : Vous pourrez passer une soirée sympa entre copains, entre copines, en famille ou en amoureux. C’est pour tout le monde !

 

Marie  : C'est une pièce qui fait rigoler les hommes. Beaucoup d’entre eux aiment ce côté girly, qui permet d'être dans l'intimité des femmes. Certains aimeraient savoir ce qui se dit ou ce qu’il se passe dans les soirées filles !

 

Ce fut un plaisir d'effectuer cette interview avec vous deux  !

Publié dans Théâtre

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Laurence Facelina évoque ses deux nouvelles pièces de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurence,

 

C'est une joie d'effectuer cet entretien en votre compagnie.

 

1/ Vous êtes depuis début mai à l'affiche, en alternance, de la pièce à succès « Abracadabrunch ». Vous qui êtes récente sur ce spectacle, comment le présenteriez-vous ?

 

C'est une comédie familiale, avec un humour très accessible, très convivial qui peut toucher beaucoup de personnes. C'est l'histoire de François Coulon, qui a 45 ans aujourd'hui, il est un éternel célibataire coureur de femmes.

 

Le jour de son anniversaire, il est confronté à Elle, une sorte d'extraterrestre dirons-nous, qui a pour mission de faire de lui un homme bien. Au début, forcément, il est un peu réfractaire à ce changement mais il va finir par tomber sous son charme.

 

2/ Vous le disiez, vous interprétez le personnage de Elle. En quelques mots, qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Elle est une missionnée, elle est là pour faire son travail et rien d'autre. On sent d'ailleurs au début de la pièce que le personnage est très droit, très carré, qu'Elle reste très stoïque face aux blagues de François, qu'elle n'est pas du tout sous son charme. Elle a vraiment des principes, pour elle le sexe est quelque chose de complètement étranger, elle ne peut pas avoir de relations avec les hommes sinon elle perd ses pouvoirs. C'est quelqu'un de très pur, très innocent de tout.

 

A la base, c'est quelqu'un qui incarne la pureté, l'innocence (elle est d'ailleurs habillée tout en blanc) et, en même temps, la droiture et le côté mission qu'elle veut mener à bien. Puis elle devient plus humaine au contact de François, elle finit par tomber un peu sous son charme.

 

Comment présenter le personnage de Elle à la sauce Laurence ? Quelles petites touches personnelles aimeriez-vous lui donner ?

 

Je cherche encore mes marques mais je voudrais vraiment réussir à montrer au début le côté très droit du personnage, en étant vraiment femme d'affaire très "colosse". Pour avoir ensuite la transition de la femme un peu plus fragile, un peu plus femme normale qui peut tomber amoureuse.

 

Mon but est donc vraiment qu'elle n'ait pas d'émotion au début, qu'elle soit très dure, très droite pour, après, pouvoir glisser vers le côté un peu plus charnel du personnage.

 

 

3/ A partir du 10 juin, on pourra vous retrouver dans un autre spectacle, de Laurent Baffie cette fois-ci, « Toc Toc ». Vous serez en alternance avec Marion Lahmer. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

C'est une autre très belle aventure. Je suis ravie de ce qui m'arrive. C'est complètement différent, on est six sur scène. Dans le premier spectacle, je ne joue qu'avec François, c'est un jeu très entre nous deux. A l'inverse, sur « Toc Toc », cela va être très choral. C'est un exercice qui n'est peut-être pas forcément plus difficile mais il va falloir réussir à garder cette énergie à sept. C'est un autre exercice ultra excitant.

 

Ce rôle me plaît énormément aussi. Lily est très spontanée, très fragile également. En même temps, on voit, au fur et à mesure de la pièce, qu'elle a son petit caractère. C'est un personnage qui est vraiment en nuance, c'est très intéressant à travailler.

 

Vous serez donc, à ce moment-là, présente sur deux pièces en même temps. D'un point de vue artistique, comment pensez-vous gérer cela ? Comment passerez-vous facilement d'un registre à un autre complètement différent ?

 

Concentration, concentration ! Surtout qu'il y aura sans doute des soirées où je devrai enchaîner les deux. Comme mon partenaire de scène David Bancel. J'ai hâte d'ailleurs de découvrir cet exercice. Il faut réussir à être concentré et efficace de suite. Et connaître suffisamment bien son rôle et les caractéristiques de son personnage pour pouvoir de suite être dedans. Passer de l'un à l'autre sera le plus difficile et le plus intéressant en même temps.

 

Oui, il faut vraiment réussir à se convoquer de suite pour pouvoir enchaîner les deux.

 

 

4/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite Laurence ?

 

Que ça continue. Pouvoir avoir des actualités à la télé et au cinéma serait génial aussi. Pouvoir toucher à tout me plairait, j'ai envie de tout faire.

 

Merci Laurence pour votre disponibilité !

 

Publié dans Théâtre

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