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Marina Gauthier nous présente son actualité et ses projets de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marina,

Quelle joie d'effectuer cette nouvelle interview avec vous  !

1/ A partir du 16 janvier prochain, nous pourrons vous retrouver sur la scène du BO Saint-Martin avec la pièce «  L'arnaqueuse  ». Très simplement, comment présenter ce projet ? Quels seront les thèmes et thématiques abordés dans cette pièce  ?

«  L'arnaqueuse  » traite de la difficulté à trouver l'amour dans cette société où l'apparence et le narcissisme prônent sur la sincérité de l'être. Les sites de rencontres prolifèrent et dans cette comédie, la rencontre est bien réelle.

Clara, jeune trentenaire, tient une agence peu scrupuleuse. Elle reçoit ses clients dans le but de leur extorquer leur argent. Luc, lui, est à la recherche du grand amour quand il pousse la porte de son agence . Trouver l'amour n'est pas si simple, surtout lorsqu'on a affaire à une arnaqueuse !

2/ Vous venez de commencer à en parler, qui est Clara ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C'est le stéréotype de la nouvelle génération de femmes indépendantes, séductrices qui aspire à avoir le contrôle sur tout ce qui l'entoure. Derrière tout cela se cache évidemment une grande fragilité soulignée de complexes en tout genre...

3/ A quelques jours de la première à Paris, comment vous sentez-vous  ?

Impatiente! Dans cette comédie au rythme soutenu, il y a des moments d'émotion, où l'on découvre l'essence des personnages. Forcément, les comédies romantiques plaisent au grand public, donc nous sommes très heureux de la proposer sur Paris.

4/ Au moment du développement et de la mise en scène notamment, quelles ont été vos principales sources d'inspiration  ?

Pour mon personnage, je me suis inspirée de Thierry Lhermitte, j’affectionne particulièrement son jeu notamment dans "Le père noël est une ordure" et "Le dîner de cons". Pour la mise en scène, nous avons travaillé avec Vanessa Fery. C'est une grande comédienne qui joue actuellement dans « L'Amour est dans le prix » et dans « Abracadabrunch ». Je suis heureuse d'apprendre avec elle, son savoir faire dans le comique me permet de trouver et de découvrir mon propre clown. Vanessa nous a également fait travailler avec Tom cette complicité qui nous est essentielle...

5/ Selon vous, quelles sont les clés de réussite de ce spectacle ? Pourquoi va-t-il plaire au public parisien ?

Prenez une comédie romantique, ajoutez-y de l’absurdité, des rebondissements, des personnages hauts en couleurs et je pense que vous avez les ingrédients idéals pour plaire au public !

6/ En parallèle, on peut aussi vous retrouver dans « Mars et Vénus ». Que dire sur cette autre aventure théâtrale ?

« Mars et Vénus » est une pièce qui parle des rapports entre les hommes et les femmes dans leur quotidien, comment vivre avec son partenaire. Toutes les générations se reconnaissent au travers des histoires qui y sont évoquées.

Le public n'est pas simplement spectateur, il devient acteur, on interagit énormément avec lui. On sort du cadre normal et traditionnel d'une pièce de théâtre. Forcément, cela laisse place à des échappées d'improvisations avec les spectateurs. J'avais étudié l'improvisation il y a quelques années. J'avais fait des matchs et c'est quelque chose qui m'a toujours plu. Cette pièce me permet de grandir sur ce terrain, de peaufiner et bien sûr de m'amuser.

7/ Cet emploi du temps très chargé vous laisse-t-il quand même le temps de travailler sur d'autres projets pour le moyen terme ?

Totalement ! J'aimerais aussi beaucoup essayer le cinéma. Je suis également metteur en scène, sur la pièce « La petite fille vêtue de rose », qui s'est jouée jusque fin décembre. L'auteur de cette pièce est sur l’écriture d’une nouvelle pièce qui m'a beaucoup plu. Daech en est le thème. Autant dire que c’est tout de suite un sujet actuel qui interpelle. Notamment les conditions des femmes détenues en Syrie. J'ai décidé de me lancer dans cette nouvelle aventure avec Coralie Miguel qui verra le jour, on l'espère, en janvier 2019. Je pense que c'est aussi important de pouvoir s'exprimer par le biais de l’art avec des sujets différents de ceux que l'on a l'habitude de voir.

8/ En conclusion, pour revenir à la première pièce, que dire pour inciter un peu plus encore les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

C'est la nouvelle comédie originale de cette année 2018. Parce qu'elle est fraîche, actuelle et qu'elle pointe ce mal cruel qu'ont les jeunes à trouver l'amour.

Ce fut un plaisir, Marina, d'échanger avec vous  !

Publié dans Théâtre

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Vanessa Le Moigne, animatrice sur beIN SPORTS, évoque son émission quotidienne ! 1/2

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : ©Lengos

Bonjour Vanessa,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Les téléspectateurs de beIN SPORTS 1 peuvent vous retrouver, en semaine, de 18h 30 à 20h dans l'émission « Happy Sports ». Pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas encore ce programme, comment le présenter ? Quel en est le principe ?

 

C'est une émission d'accueil, qui propose un JT d'informations, une interview et « L'Happy End », où on joue. On accueille à la fois un invité et les téléspectateurs, qui sont chez eux, devant leur poste. 

 

Dans une première partie, on fait le tour de l'actualité sportive du jour, tout en mettant en avant les droits de beIN SPORTS, avec notamment des grands formats et des palettes. On a la possibilité d'utiliser les images comme on veut, de les passer en longueur, du coup on s'autorise des chroniques un peu plus complètes.

 

Pendant cette demi-heure, mon rôle est de donner les informations du jour. On parle de tout: de foot, tennis, rugby ou bien encore basket avec la NBA, avant de terminer par « L'Happy Clash », où on répond à la question du jour en opposant deux chroniqueurs. Il y a aussi des focus, où ce sont les beIN Boys qui viennent apporter des plus, soit historiques soit en statistiques. Ce sont le petits plus pour agrémenter les discutions devant la machine à café. 

 

La deuxième demi-heure c'est le moment de l'invité: une longue interview en tête à tête, avec une personne qui fait l'actualité ou alors une gloire passée, un sportif qui a marqué la France voire plus. On revient sur leur vie, leurs objectifs, on a des petits messages de leur famille ou amis. Il y a un gros boulot d'enquête, on contacte la famille, on récupère des photos d'eux enfants. On revient sur la construction du sportif. Le but du jeu est de faire découvrir l'invité, le sportif mais d'une façon différente, plus personnelle. Pourquoi, aujourd'hui, est-il ce sportif-là et surtout cette femme ou cet homme-là  ? On a tous une histoire et ce sont nos feuillures qui font que, aujourd'hui, on est amené à faire ce que l'on fait. C'est pareil pour les sportifs, on se rend compte, dès fois, que les petites feuillures de l'enfance ou une rencontre vont avoir un impact sur leur vie de sportif aujourd'hui. Cela aide à éclairer ce qu'ils peuvent dire ou faire, ça aide à les comprendre. Nous avons de la bienveillance et de l'empathie pour la personne que l'on reçoit.

 

Les réseaux sociaux sont placés au cœur de l’émission afin d’interagir en direct avec les téléspectateurs autour de sondages et de nombreux jeux.  C'est l'une des nouveautés de la saison, avec Amadou Keita, notre Community manager qui est le relais des téléspectateurs à l'antenne. 

 

2/ L'horaire de l'émission correspond, pour une grande partie des téléspectateurs, à leur fin de journée. Du coup, cela implique-t-il une certaine adaptation, notamment sur le ton ou sur la forme de l'émission ?

 

En fait, j'ai une marque de fabrique. Avant, j'étais le matin, à « L'expresso ». Maintenant, c'est « Happy Sports ». Je pense que j'aurai toujours ce ton-là. C'est venu au fur et à mesure, c'est une écriture un peu différente et moins conventionnelle que ce que l'on peut voir autour d'un match. C'est aussi en lien avec ce que me demande la chaîne. Ils attendent de moi que j'accueille les gens et que je leur montre un ton singulier, que l'on aborde le sport de façon bienveillante et ludique.

 

On est là pour montrer ce dont on dispose comme droits, tout en ayant un œil expert. C'est un mélange, c'est aborder le sport de façon décontractée mais avec une certaine expertise. Je ne me suis donc pas préoccupée de ce qu'il y a en face, c'est venu naturellement, d'autant plus que l'équipe est quasiment la même que celle qui faisait la matinale. On a développé le programme avec ce que l'on est. Nous essayons d'être naturels.

 

Ce sont les rencontres qui m'ont construite, et j'ai eu la chance durant mon parcours de croiser parfois brièvement des personnalités brillantes. J'ai une anecdote  par exemple qui m'a marquée. Lorsque je travaillais avec Patrick Chêne sur Orange sport Info, je faisais des JT sportifs et je ne sentais pas que j'apportais un plus. J'avais le sentiment d'être commune, voire peut-être moins bonne que les autres. Avant de quitter la chaîne, j'ai demandé un conseil à Patrick Chêne histoire de partir avec un peu de son expérience. Lui, il a ce côté hyper chaleureux à l'antenne. J'ai toujours eu l'impression, en le regardant à la télé, que c'était quelqu'un de ma famille, qui était presque posé à côté de moi à m'expliquer les choses. Comme Charles Biétry d'ailleurs, il n'y avait même plus le prisme télévision, c'était sans barrière, avec beaucoup de chaleur.

 

Patrick m'avait répondu ne pas trop savoir mais que c'était sans doute lié à l'expérience. Selon lui, au fur et à mesure, on trouve son ton, on trouve qui on est, en utilisant ses propres mots, en étant soi, en ne cherchant pas à être quelqu'un d'autre ni à copier. Il avait ajouté que l'écriture doit être celle de la télévision, pas d'un article de journal, donc proche de notre façon de parler. Son truc à lui était de dire à ses journalistes qu'on ne dit pas "les tricolores" quand on parle à son collègue à la machine à café. On dit "les bleus". Du coup, j'ai changé mon écriture et petit à petit je me suis mise à écrire mes lancements comme je parle. J'écris tout en revanche, histoire d'avoir un filet et après je me laisse vivre à l'antenne. 

 

Copyright : ©Lengos

3/ Face à cette richesse et cette diversité dans le contenu de l'émission, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Il y a  une grosse préparation avec une équipe rodée à l'exercice. Les rôles sont bien définis et beaucoup d'échanges se font. Des garçons, comme Charles Beauvais, viennent à l'antenne mais sont aussi capables de faire des sujets. Toutes nos personnalités sont polyvalentes, tout comme l'un de nos chefs d'édition, Julien Gres, qui vient aussi sur le plateau faire une chronique. 

 

J'écris en fait mes idées tôt le matin, je fais un premier jet avec ce dont j'aimerais parler, je formalise mon conducteur et mes idées de lancement. L'équipe se voit aux alentours de 11h pour discuter des sujets, pinailler même parfois. On rajoute, on enlève sans cesse.

 

Cette équipe est une machine de guerre, l'émission est super riche. Notre problème n'est pas de savoir comment remplir une heure et demie mais d'arriver à rentrer dans la durée impartie. D'autant plus que l'interview, que je prépare avant, est toujours trop longue, je dois donc systématiquement la retravailler... et la couper.

 

On s'adapte constamment, même avec les consultants lorsqu'ils nous présentent leurs idées sur la question du jour. La base est bonne, c'est notre filet, on rajoute plein de choses dessus et, pendant le direct, on s'adapte encore. En gros, l'émission vit tout au long de la journée. 

 

La suite de l'interview est à retrouver dans la deuxième partie.

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Vanessa Le Moigne, animatrice sur beIN SPORTS, évoque son émission quotidienne ! 2/2

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : ©Lengos

4/ Vous évoquiez précédemment l'interview d'anciennes gloires. Comment se font les choix de ces invités ?

 

Une première sélection est faite en début de saison, en septembre. Toute l'équipe donne ses noms, certains se rejoignent car il y a des incontournables. La programmatrice s'occupe ensuite de les lancer. Il faut alors qu'eux trouvent une date qui coïncident avec leur emploi du temps, ce qui est compliqué, d'autant plus que, par dessus, vient se greffer les invités qui font l'actualité. 

 

En fait, on demande à l'instant t pour avoir de la réaction mais, comme on revient aussi sur la vie de ces personnes, ce n'est pas grave si on les reçoit plus tard. Cela permet d'aller plus loin dans leur actualité. Il y a donc à la fois des choses calées et de l'opportunisme. Benoît Paire, qui est venu mi-décembre, est un souhait que j'avais depuis quatre ans. C'est une personnalité que j'adore, il n'est pas tout lisse, il y a quelque chose chez lui. On a réussi à trouver une date mais en ayant eu la confirmation deux jours avant. Cela laisse peu de temps pour préparer l'interview mais ce n'est pas dérangeant car c'est une belle opportunité.

 

On ne s'arrête pas forcément non plus aux sports les plus connus, on est vraiment omnisports, on s'intéresse à tous les sports olympiques notamment: comme la lutte par exemple ou le plongeon synchronisé. On cherche à mettre en lumière tout le monde en fait.

 

5/ Vous vous adressez à un public très large. Du coup, comment trouvez-vous l'équilibre et la bonne alchimie pour satisfaire les téléspectateurs ?

 

Nous avons un vrai parti pris. J'aime le sport mais j'aime avant tout les sportifs. On se retrouve toujours dans le parcours d'un athlète, il y a toujours un moment donné où ça va nous parler. 

 

On a un public assez large, avec notamment des enfants. Du coup, quand j'interviewe Alain Giresse par exemple, je ne pars pas du principe que c'est moi qui interviewe, je me mets aussi à la place du petit qui ne le connaît pas. Les rappels que l'on fait permettent de les valoriser, de les mettre en valeur, de revenir sur ce qu'ils ont pu être. En même temps, mon papa par exemple regarde aussi l'émission et il connaît très bien Alain Giresse. Forcément, il faut que ces deux personnes là se rejoignent. Il va alors y avoir des anecdotes, où je vais m'arrêter sur un moment particulier, qui aura forcément touché mon père, en demandant à l'invité de nous donner un peu plus d'éclairage. C'est pour cela d'ailleurs que ces interviews sont aussi longues, le but du jeu est de faire découvrir "quelqu'un" aux téléspectateurs. 

 

6/ Depuis la rentrée, un moment vous aurait-il plus marqué que tous les autres ?

 

Il y a beaucoup de moments qui m'ont marqués, autant que de rencontres. J'ai souvent pleuré d'ailleurs...

 

Mais il y a forcément Teddy Riner... A chacune de ses venues, je souhaite qu'il ressente ce que nous avons ressenti devant notre télévision quand on l'a vu. Il faut donc qu'il ait un accueil à la hauteur de ce qu'il a fait. Il a eu le tapis rouge, les feux d'artifices, le sceptre de roi avec la cape et la couronne... le niveau monte à chaque fois. Je me demande d'ailleurs toujours comment nous allons faire lors de son prochain passage. 

 

Il y a eu aussi l'équipe de France de Coupe Davis, l'équipe de France féminine de handball. On les a tous reçu après leurs sacres et j'avais un peu l'impression de prendre une petite dose de leur bonheur lors de leur passage chez bous. Ca fait du bien...  

 

Il y a des découvertes, comme avec Nicolas Mahut. J'ai adoré, aussi parce qu'on a réussi à aller le chercher et à le toucher. Cela n'arrive pas tout le temps. La carapace est tombée. C'est un garçon qui parle très peu avec son papa et, quand on a contacté ce dernier, il ne voulait pas faire de vidéo, ne se sentant pas à l'aise de parler à son fils devant son téléphone. Mais il avait des choses à lui dire, il en avait envie et, comme on lui a donné l'opportunité de le faire, il lui a écrit une lettre. Une lettre incroyable et qui nous a fait pleurer tous les deux sur le plateau. 

 

Ce sont des moments forts. Même si cela ne dure que quelques minutes, j'ai l'impression de partager quelque chose de fort avec eux et j'espère que ceux qui regardent ont ce même sentiment.

 

Copyright : ©Lengos

7/ L'année 2018 s'annonce chargée sur le plan sportif. Quels sont les moments que vous attendez plus impatiemment encore que les autres ?

 

Le Mondial ! Il sera à suivre en intégralité sur beIN SPORTS. Pour voir toutes les images de la compétition, ce sera chez nous. La saison a déjà commencé, la première partie vient de s'achever et le plus important, le plus beau est à venir. Pendant les vacances de Noël, j'ai déjà commencé à réfléchir à ce à quoi va ressembler l'émission pour le Mondial. Parce que ce ne sera pas quelque chose d'habituel. On sortira des clous, toujours avec cette envie à la fois d'être spectateur d'un événement et acteur en tant que 12è homme. Nous aussi, nous vibrons avec passion, c'est ça le sport !

 

8/ Pour terminer, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à vous suivre chaque soir de la semaine ?

 

On est sympa, on essaie de bien faire notre travail, pour informer dans un premier temps, ensuite pour faire partager et, enfin, pour divertir. Mais on ne le fait pas pour nous, on le fait pour les abonnés de beIN SPORTS, pour qu'ils se sentent chez eux, tout simplement. Je pense sincèrement que, chez nous, ils sont chez eux !

 

Merci, Vanessa, pour votre disponibilité et votre gentillesse.

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mariaFausta nous présente son dernier album et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : ©GianmarcoVetrano

 

Bonjour mariaFausta,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous avez récemment sorti votre dernier album solo « Million faces », d'inspiration pop rock jazz. Comment présenter et comment décrire ce nouvel opus ?

 

J'ai décidé de faire un projet avec ma musique, mais je suis une musicienne avant d'être une chanteuse. La voix est pour moi un instrument et la musique aussi. Tout l'album représente donc ma manière de communiquer avec la musique. C'est pour cela qu'il y a à l'intérieur tous les styles et tous les instruments.

 

Je n'ai pas choisi un seul style pour apprécier la musique, il y a beaucoup de couleurs, un orchestre mais aussi des instruments plus électriques ou plus électroniques.

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour développer le contenu de cet album ?

 

Je pars toujours de la musique. La langue est, je crois, musicale aussi. Même si je suis italienne, je chante en anglais. Ma voix ressort mieux dans cette langue.

 

Mes chansons sont des réflexions que j'ai pu avoir ces trois dernières années sur le contenu de ma vie. Du coup, c'est très intérieur, très personnel.

 

Ce sont des thématiques humaines avant tout. L'intérêt est de regarder au delà de notre seule personne. Je joue souvent sur les silences car ils expriment beaucoup plus que les paroles sur les expectatives que l'on peut avoir de nous même. Ils sont comme une vibration qui passent la réalité de notre message.

 

3/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de cet album ?

 

Peut-être la sincérité. Je n'ai pas de prétention. Je trouve que les artistes ne sont pas meilleurs que les autres. Je suis simplement une musicienne et une chanteuse qui exprime quelque chose avec la musique. Les autres le font autrement, avec d'autres supports.

 

J'ai essayé de mettre de côté la partie virtuose du musicien pour mettre en avant le message. Le but est de partager. J'ai essayé de faire un album facile à écouter. L'orchestration y aide. La communication est la chose la plus importante.

 

Quand me vient l'idée d'une chanson, elle sort rapidement. Par contre, la réalisation est plus longue. Notamment pour l'orchestration et les arrangements. J'ai mis trois années à y arriver, aussi parce que j'ai fait d'autres choses à côté. J'ai notamment composé de la musique pour la télé, j'ai fait aussi des lives.

 

4/ Où aimeriez-vous pouvoir emmener les chansons de cet album ?

 

On va travailler en 2018 pour faire une tournée avec l'album. Peut-être que le live sera différent car une chanson est faite pour être réinterprétée. On a donné déjà une petite avant première le 10 décembre dernier à Paris.

 

J'espère vraiment être sur scène en Italie et en France. J'aime beaucoup la manière d'écouter la musique en France. C'est un peu comme ma deuxième maison.

 

5/ Quelles sont vos autres envies pour la suite ?

 

Je travaille déjà sur un autre album, un album violon voix. De nouvelles chansons commencent en parallèle à venir en moi pour la continuation de « Million faces ». Je ne m'impose pas de date, la musique vient quand elle vient.

 

6/ Pour finir, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter à écouter votre dernier album ?

 

J'ai fait un travail sur la musique, ce n'est pas seulement un album que je souhaite vous proposer, j'aimerais beaucoup vous rencontrer en tournée, dans un live.

 

Je trouve que la musique est quelque chose de très important dans toutes les cultures, c'est une manière de partager nos sensibilités. J'espère que cela vous plaira et que vous trouverez chacun votre style parmi tous ceux proposés.

 

Ce fut un plaisir, Maria, d'échanger avec vous !

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Valérie Leboutte revient sur son parcours et évoques ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Valérie,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux riches et nombreuses expériences, sur différents supports et dans différents domaines. De façon plus générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre métier ?

 

Soyons honnêtes, je suis attirée par une forme de liberté sur le plan personnel. Par le fait de se mettre dans la peaux de personnages, de chercher, d'observer des gens, de se raconter un avant et un après, de créer une enveloppe, un passé, un présent est un imaginaire qui va autour du personnage. Ce dernier est présent sur scène, à l'image ou en chanson, art que j'ai interprété il y a plusieurs années.

 

Raconter des univers est plaisant.

 

2/ Justement, entre ces différents supports et univers, retrouvez-vous des liens et des parallèles ?

 

Rien n'est séparé. Après, il y a différentes manières de jouer. On ne peut pas jouer pareil au théâtre, en télévision ou dans la rue. Le chant se rapproche plus de la caméra car c'est quelque chose de plus ressenti. Au théâtre, c'est évidemment ressenti mais c'est une autre projection, il y a de l'ordre de l'intime et de l'ordre du spectaculaire, du spectacle. Ces deux axes sont différents mais se regroupent.

 

Avoir fait du théâtre de rue me donne quelque chose dans le corps qui est différent, le fait de faire du cinéma ou de l'image me donne des moments d'intimité ou d'écoute qui sont plus forts au théâtre. Tout s'imbrique malgré tout, il est impossible de dissocier les métiers artistiques.

 

J'écris un peu, je sais que cela m'aide. Jouer m'aide pour écrire, tout a un lien, tout est connecté.

 

3/ Parmi vos nombreuses et riches expériences, l'une d'entre elles vous aurait elle particulièrement marquée ?

 

Chaque expérience me marque, c'est d'ailleurs cela, je pense, qui m'a sauvé et qui m'a aidé tout au long de mon parcours. Chaque expérience est un livre que l'on ouvre, qu'on lit, qu'on vit et qu'on referme. Qui sert pour après, dont on garde un bon ou un mauvais souvenir.

 

Je me suis rendue compte que les très belles expériences sur le plateau ne sont pas celles qui donnent, au final, le meilleur résultat. Je vis à présent de moment à moment, ce que je fais en ce moment est la chose la plus importante de ma vie puis, après, ce sera une autre chose.

 

C'est comme un domino en fait. Ma première expérience au cinéma était avec Chabrol dans « Une affaire de femmes », j'étais encore à l'école du Passage à ce moment-là  . Sur le plateau, Isabelle Huppert m'a trouvée super chouette, elle m'a présenté à sa sœur avec qui j'ai fait deux films.

 

Il n'y a donc pas de chose plus marquante. J'ai joué au théâtre avec Tapie, c'était une expérience forte et puissante, mais c'est une expérience parmi les autres. Chaque chose vous apporte à chaque moment de vie. Ce qui est marquant pour moi aujourd'hui ne l'aurait pas été il y a dix ans.

 

Quand on a une récurrence sur une série comme « Le tuteur », on sent le personnage évoluer, on sent que le public nous aime, on voit le nombre de scènes augmenter. C'est gratifiant. Mais ce n'est qu'une étape.

 

4/ Face au rythme qui peut être parfois soutenu sur un plateau de tournage, avez-vous une méthodologie de préparation particulière ?

 

La première chose est de savoir son texte sur le bout des doigts. Sur un plateau, il est très difficile d'avoir la concentration donc celle ci ne doit pas être utilisée pour se rappeler de son texte. Les mots doivent faire partie de nous. Je mets mon texte en bouche, je le dis en faisant la vaisselle par exemple. Pour que, sur le plateau, rien ne puisse me perturber.

 

Il faut aussi beaucoup d'écoute, pour pouvoir rebondir. Il est important de connaître son texte mais aussi celui des partenaires. Sans oublier une disponibilité totale car on devient un matériau. Ce matériau n'est, tout d'un coup, plus moi, plus Valérie. A partir du moment où je suis maquillée, rien ne peut me vexer ni m'atteindre. Même si le personnage doit souffrir ou pleurer, je ne dois pas souffrir. C'est comme cela que je travaille à présent, avant je faisais différemment. On n'est pas là pour être touché, on est là pour toucher les autres, que ce soit dans le rire, les larmes ou la colère. L'oubli de soi est important, il ne faut pas non plus se regarder, il faut s'oublier. Je suis une glaise bien à point et travaillée par le réalisateur.

 

5/ Quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

 

Aujourd'hui, j'ai l'envie d'écrire. J'ai deux projets dans ce sens, un roman et un seul en scène. Je suis en période contemplative, j'en ai profité pour couper en allant plusieurs semaines au Brésil. Je ne sais pas encore si je vais les mener l'un après l'autre, ou simultanément.

 

Je souhaite partir aussi à Bruxelles, ce sont mes racines et je me rends compte de leur importance. Je les aies en moi, j'ai envie de les revendiquer, de les vivre normalement, de rencontrer des gens d'une façon traditionnelle.

 

Il y aura prochainement la sortie de « Mon brillantissime divorce », le film de Michelle Laroque dans lequel je fais une apparition.

 

Merci Valérie de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision

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