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Catherine Wilkening évoque son livre "Les mots avalés - Parcours d'une vorace" !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Catherine,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous avez récemment fait paraître «Les mots avalés – Parcours d'une vorace». Comment présenter cet ouvrage en forme de témoignage ?

C'est un ouvrage qui parle de l'addiction et d'une en particulier, la boulimie. J'ai eu l'envie d'écrire, de témoigner de ce symptôme.

Cela fait maintenant 15 ans que j'ai perdu cette addiction, qui m’a lâchée. Mais l’élément déclencheur à l'écriture de ce livre a été une gamine très proche. A 14 ans, elle m'a révélé qu'elle était boulimique depuis 2  années. Elle me l'a dit à moi, alors qu'elle n'en avait jamais parlé à personne d'autre. Elle s’est confiée sans doute parce que je l'ai été et qu'elle le savait.

Cela aurait pu durer longtemps si je n'avais pas été à coté d'elle. Ce jour-là, je me suis dit qu’elle se serait certainement enfoncée dans l’addiction si elle avait continué à se cacher. J’ai alors pensé dire à haute voix ma dépendance passée, ma manière de la soutenir elle et aussi toutes ces femmes qui vivent ce mal dans la honte, qui se cachent.

J'ai alors décidé, au départ, de faire un documentaire, avant que les éditions Michel Lafon ne m’appellent pour écrire ce livre. Pour parler de ce symptôme trop méconnu et encore tabou, que tout le monde cache.

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour l'écriture de ce livre ?

Mon addiction à la bouffe pendant 15 ans me donne une légitimité pour m’exprimer et de quoi raconter. Pour les besoins de mon livre, j'avais déjà compris beaucoup de choses à ce moment-là. C'est l'occasion de reprendre contact avec ce putain de symptôme. Comme je voulais faire, au préalable, un documentaire, je me suis quand même pas mal instruite sur le sujet.

J'ai suivi une thérapie de groupe pour aller plus loin et me retrouver au contact de femmes boulimiques. Cela m'a aussi permis de grandir et de continuer à travailler sur moi, ce qui est toujours positif, ce n'est pas un mal.

J'avais seulement 6 mois pour écrire et il s'agissait d'une première pour moi. Du coup, j'étais très angoissée, même un peu paniquée au début. J'ai écrit entre 13 à 17 heures par jour parfois, je n'arrêtais plus pour être dans les temps.

Les choses sont longues à sortir. Je n’ai jamais eu le souci de la page blanche, par contre trouver le mot précis peut être une longue maturation, et tant que je ne l’ai pas, je ne lâche pas. Ce n'est pas compliqué à sortir mais c'est long d'aimer ce que j'écris. Les mots exacts me tiennent à cœur.

 

3/ Lors de l'écriture, avez-vous dû filtrer certains thèmes ? Vous êtes-vous interdite d'en aborder d'autres ?

C'est une construction particulière. Je comptais partir de l'histoire de ce documentaire, parler de ces 6 femmes boulimiques que j'avais rencontrées, donc pas du tout de moi. Mais ce n' était pas évident. Finalement, le doc ne s’est pas fait. J'ai alors retourné l'objectif sur moi. Au début, je n’osais pas écrire certaines choses. Mais je me suis demandée où serait l'authenticité si je commençais à me filtrer. J'ai fini par livrer plusieurs choses très difficiles puis j'ai tout lâché.

Se livrer soi, ce n'est pas le plus compliqué. La grande difficulté est d’impliquer les autres. On n’existe pas sans les autres. Un témoignage, c'est soi parmi les autres, ce n'est pas une fiction. Ce n'est pas simple, il faut être authentique.

Je remalaxe comme je le crois véritablement mais c'est vague tout cela. Une des difficultés était donc de parler des autres, sans les juger, sans les accabler, sans pointer le doigt sur eux. J'ai toujours été vigilante à ne pas juger, à ne pas être  culpabilisante. 

Les sensations n'appartiennent qu'à nous, elles sont réelles pour nous uniquement. Et ma mémoire ne me retranscrit que ce qu'elle a envie.

 

4/ Selon vous, quelles sont les clés de ce témoignage ? Pourquoi plaît-il aux personnes qui le lisent ?

Je me suis posée la même question au début. Mais, finalement, j’ai écrit ce livre avec énormément de recul. Et le fait de ne plus être addict depuis longtemps permet d’aller en profondeur avec moins d’affect, plus de légèreté. C’est important pour parler de ce symptôme très noir. C’est quand même quelque chose qui m'a marquée pendant 15 ans, tous les jours donc j'étais à fond, je n'ai pas fait ça à moitié. J'ai essayé de retranscrire le parcours de boulimie mais aussi celui de la guérison.

Ca m’a aussi apporté. J'ai encore mieux compris certaines choses. Je ne suis plus à chaud donc j'ai une certaine dérision, un peu d'humour, je ne suis plus affectée. C'est une vraie distance.

A l'époque, il m’a fallu 12 ans pour me décider à faire une thérapie, je pensais toujours m'en sortir seule, et vu que je n’en parlais à personne et me cachais, j’ai gardé longtemps mon secret pour moi seule. Mais, à cette période là, ce n'était pas évident car les thérapies n'étaient pas forcément bien vues.

La boulimie est une perte de l'identité. Il est nécessaire de travailler alors à construire sa personnalité, il y a tout un travail à faire. C'est très difficile de le faire soi-même, et ce n'est pas simplement le symptôme qu'il faut soigner mais aussi l'addiction.

La terre m'a aussi énormément aidée. On dit que pour soigner l'hypersensibilité, la thérapie par l'art est l'une des meilleures techniques. Peindre avec les doigts, sculpter, cela créé un contact direct avec la matière, il n'y a pas d'intermédiaire. Cela arrête le petit vélo qui est en train de trotter dans la tête et nous calme. Le cerveau est libéré de ces pensées qui le torturent non stop.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

Certainement une adaptation de ce livre, mais je ne sais pas encore comment, même si j'ai déjà des idées. Aussi continuer ma sculpture, exposer. Quelqu'un m'a d'ailleurs proposé de faire un livre sur mon travail en terre de sculptrice, avec des photos de moi en train de travailler. Et jouer comme comédienne, en fonction de ce que l'on me proposera.

 

6/ En conclusion, que dire aux lecteurs pour les encourager à découvrir votre livre ?

Cet ouvrage concerne l'addiction, ensuite plus précisément la boulimie. Je parle de la dépendance, essaie de donner le plus de clés possibles que j'ai répertoriées au cours de toutes ces années.

Cela peut aider aussi des parents, car c'est un symptôme méconnu. Certains croient que c'est juste être gros, alors que ce n'est pas le cas. Je ne l'ai jamais été de ma vie. Ou bien que c’est un caprice, une simple question de volonté mais c’est beaucoup plus profond. Les parents peuvent être complètement perdus, ils croient que ce n'est qu'un caprice, que ça n'appartient qu'à la volonté, alors que c'est avant tout une histoire de raison.

Je suis aussi révoltée de ce poids imposé à la femme : même dans son mal, celle-ci doit être glamour.

 

Merci Catherine pour votre disponibilité  !

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Clémentine Lebocey évoque ses actualités théâtrales et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Clémentine,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous   !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre 13 Jardin, de la pièce « Chat noir!». Quelle histoire y est racontée ?

On retrace l'ambiance du cabaret du Chat noir, fondé en 1881, par Rodolphe Salis, un barman un peu truand qui adorait les artistes. Il a ouvert ce cabaret, dans un ancien bureau de poste, boulevard Rochechouart. Des peintres, des sculpteurs, des poètes, des chansonniers et des auteurs s'y réunissaient.

Pour moi, ce sont les précurseurs de l'anarchisme, des artistes « je-m’en-foutiste » qui se réunissaient et qui buvaient des coups, s'amusaient à faire des bêtises et à se faire rire les uns les autres. Dans ce spectacle nous sommes sept, tous comédiens, chanteurs et musiciens. Nous jouons à vivre ce qu'étaient les cabarets de l'époque, c'était une période riche politiquement parlant... On est juste après la Commune et l'édification du sacré cœur... La première guerre mondiale n'est pas loin d'éclater...

C'est un climat houleux, mais la vie continue. Et c'est ce qui caractérise ce spectacle : la vie avant tout !

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques?

Étienne Luneau, le metteur en scène et directeur de la Compagnie Grand Théâtre, nous a suggéré  pendant la création de nous inspirer de personnes populaires de l'époque. Je joue donc le rôle, ou plutôt la « figure » d'Yvette Guilbert, une diva de l'époque, que Toulouse-Lautrec a beaucoup dessinée, et qui chantait notamment « Madame Arthur ».

3/ Quelle suite aimeriez-vous lui donner?

Une tournée est en préparation. Nous travaillons avec une chargée de diffusion qui nous aide à mettre cela en place. Peut-être Avignon en 2018...

C'est un spectacle qui plaît énormément, c'est très joyeux. On arrive à créer une chaleur avec le public, ce dernier est investi comme s'il était au cabaret. Les gens chantent avec nous, il y a une sorte de familiarité qui se crée sans être vulgaire. Le public fait partie du spectacle.

4/ En parallèle, vous serez présente au Festival d'Avignon, en juillet, avec la pièce à succès «Anquetil tout seul». Pour ceux qui ne l'auraient pas vue sur Paris, comment la présenter ?

Cette pièce a été mise en scène par Roland Guenoun, fan inconditionnel d'Anquetil, un grand coureur cycliste des années 60. Il y a trois ou quatre ans je crois, il est tombé sous le charme du texte « Anquetil tout seul » écrit par Paul Fournel.

Dans cette nouvelle, Paul Fournel se pose des questions sur Anquetil. Cet homme qui a remporté cinq Tours de France, accompli des exploits en vélo que personne n'a encore égalés, et qui malgré ça, n'était pas aimé du public. On a tous en mémoire l'éternel second d'Anquetil, notre cher Poulidor.

Roland a alors voulu mettre ce texte en scène, se disant que ce héros tragique pouvait susciter l'intérêt de chacun... Sa vie est monumentale tant sur le point professionnel que sentimental ! Anquetil a défié beaucoup de morales sociales, et en cela il perturbe, il déplace le regard.

La pièce raconte donc l'histoire de ce coureur atypique que Matila Malliarakis incarne. Sur scène gravite autour de lui une quinzaine de personnages, notamment Géminiani son manager, tous joué par Stéphane Olivié-Bisson. J'y joue Janine Anquetil, la femme de Jacques, qui l'a accompagné pendant toute sa carrière. Je pense que Jacques Anquetil n'aurait pas été ce qu'il a été sans elle.

Je fais aussi deux autres rôles, la fille de Janine et celui de la fille de Jacques.

5/ La pièce est intense, en souvenirs et en émotions. Comment l'avez-vous abordée d'un point de vue artistique ?

Même si c'est un roman, le contenu est inspiré d'une histoire vraie, que nous, comédiens, metteur en scène et techniciens avons ensuite transformée à notre guise. L'histoire que nous racontons est délicate, car elle raconte des êtres qui ont vécu, et qui vivent encore aujourd'hui. On tâche d'être à la fois fidèles tout en cultivant l'irrévérence. Ça nous permet d'emmener la réalité ailleurs.

Je me suis inspirée de la vie de Janine, j'ai lu son livre, vu des reportages, des interviews sur elle et Jacques. J'ai rencontré Janine et Sophie, cela a été très important pour mon travail, pour me rendre légitime, en quelque sorte, d'incarner et de détourner ce qu'elles sont.

Nous avons discuté de longues heures avec l'équipe, écouté les anecdotes des proches d'Anquetil, et avec Roland on a aussi pas mal travaillé à rendre crédible le fait que j'interprète une femme plus âgée que je ne le suis actuellement.

6/ La concurrence est soutenue en Avignon. Que faire pour se démarquer ?

J'ai confiance dans le travail que l'on a fait. C'est un spectacle dans lequel je prends beaucoup de plaisir, j'y suis très heureuse. C'est une pièce, à mon sens, populaire. Chacun peut s'y retrouver. Ce spectacle est un mélange des genres. Il y a la poésie du texte de Paul Fournel, un côté plus philosophique avec la question du dépassement de soi et de la liberté, mais surtout le sport n'est pas le seul sujet du spectacle ! Le spectateur est porté, comme au cinéma par une histoire à intrigues, où les rebondissements ne manquent pas...

Les gens nous ont souvent dit sortir « hypnotisés » du spectacle. Le travail de vidéo réalisé par Léonard n'y est pas pour rien. Il y a des images d'archives qui sont projetées, des sons de l'époque qui sont diffusés, d'ailleurs Stéphane imite à la perfection Léon Zitrone... Les nostalgiques des années 60, s'y retrouveront !

Janine et Jacques étaient les Bonnie and Clyde du moment, ils jouaient avec les règles, tentaient des coups de poker pour mener à bien leurs projets. Jacques c'est un précurseur du libéralisme, avec tout ce que ça a de contestable, c'est pour ça que ça peut parler aujourd'hui. Ça vient poser des questions là où ça fait mal.

7/ Qu'avez-vous envie de dire pour inciter nos lecteurs à venir vous voir sur scène?

Le travail que je mène, dans les deux projets, est bien entendu un travail personnel mais c'est avant tout un travail très collectif. Ce sont des spectacles que l'on pense collectivement, on y sculpte une pensée, on essaie de lui donner une forme pour arriver à une création qui nous parle à tous. Ça demande du temps, de l'écoute, du respect. Mais après on devient d'autant plus responsables de ce qu'on dit, joue, interprète, et ça, ça crée beaucoup de joie. Et cette joie de travailler ensemble se transmet, je pense, aux spectateurs pendant les représentations.

8/ Pour finir, quelles sont vos autres actualités du moment ?

Je travaille aussi avec un collectif, Les B-ateliers, sur la péniche Adélaïde, amarrée au canal, vers Jaurès. Nous sommes trente artistes, metteurs en scène, comédiens, scénographes, techniciens, son et lumière. Nous y faisons des conférences, des spectacles, des concerts, des projections de cinéma, des cabarets.

Nous faisons une programmation à l'année et les gens sont invités à venir sur la péniche avec une participation à prix libre. Les spectateurs mettent ce qu'ils veulent sur la table en fonction de leurs moyens.

La péniche descend à partir du 12 juillet de Paris, pour rejoindre Avignon. Les 14, 15 et 16 juillet, nous serons à Aramon, à côté d'Avignon, et on proposera trois belles soirées ! Donc, la bienvenue à qui veut nous découvrir !

Merci Clémentine pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Marine Voyeux : passions, expériences, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marine,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment au théâtre et devant la caméra. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'ai toujours vécu là-dedans. La danse est ma passion première, j'ai commencé à mes 3 ans. J'ai toujours été sur scène, en danse, en musique, avec d'autres artistes et surtout avec le public.

 

J'ai fait un Bas S, donc dans un tout autre registre. Mais je me suis vite rendue compte que la scène me manquait et que j'en avais besoin, tout simplement. Du coup, j'ai fait les cours Florent en théâtre et en comédie musicale. J'y ai découvert le jeu, le chant, la danse, tout est très complémentaire.

 

2/ Ponctuellement, retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces deux domaines ?

 

La danse aide, dans le jeu, pour le corps. Le chant permet, au théâtre, de ne pas abîmer les cordes vocales et de contrôler sa voix. Le théâtre aide dans l'interprétation des chorégraphies et des chansons. Tout est donc lié.

 

3/ Une expérience vous a-t-elle spontanément plus marquée que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Toutes les expériences sont différentes. Donc je ne sais pas s'il y en a une qui m'a plus marquée. Je dirais tout bêtement les spectacles au cours Florent, surtout le dernier, « Chicago », en troisième année.

 

Cela a marqué la fin de l'école et le début d'autre chose, ça a été vraiment très fort.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont  ?

 

J'apprends mes textes, il faut les savoir sur le bout des doigts, sinon c'est une perte de temps importante. Une fois que l'on a le texte vraiment ancré, on peut se concentrer davantage sur le jeu et la mise en scène. Comme le texte ne va pas « partir », on peut alors plus facilement faire quelques petits changements scéniques.

 

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

 

C'est le moment où le stress est au maximum. Il y a des gens qui aiment parler, à l'inverse je préfère me mettre dans ma bulle pour rester concentrée.

 

Je fais un peu de sophrologie aussi, pour justement rester centrée et ne pas céder à la panique. Une fois que le rideau s'ouvre, les deux premières secondes sont difficiles puis c'est le lâché prise, le meilleur moment.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Je travaille actuellement dans un cabaret « Le Moulin Bleu » près de Clermont-Ferrand, en tant que danseuse. Je suis aussi dans une troupe de théâtre, où j'interprète un garçon manqué dans « ADN » de Dennis Kelly. J'ai aussi une comédie musicale acrobatique, «Au Chœur des étoiles » que ma maman a montée. Nous l'avons déjà jouée en janvier. Il y a du chant, du jeu, de la danse, vraiment c'est très complet. Nous aimerions beaucoup rejouer si nous trouvons un producteur.

 

Beaucoup de castings également pour essayer de toucher un maximum de choses différentes.

 

7/ Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

J'ai un rêve, celui de faire parti d’une comédie musicale à Mogador. Je travaille à fond, je prends des cours à côté pour ne pas rester sur mes acquis et toujours continuer à apprendre.

 

Dans ce milieu, on ne cesse d'apprendre, des rencontres que l'on fait ou du travail effectué.

 

Merci Marine pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Elza Pontonnier évoque ses spectacles sur Paris et pour Avignon !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Elza,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous êtes metteure en scène de trois spectacles actuellement sur Paris, qui seront présents aussi au Festival d'Avignon en juillet prochain. Quelles sensations cela vous procure-t-il ?

C'est un mélange d'émotions. A la fois de la fierté, de la joie et de l’excitation, mais aussi une pression d'enfer, sans pour autant réaliser ce qui m’arrive. Je suis une boulimique de travail, c’est mon entourage qui me fait me rendre compte de la charge de travail que représentent les trois spectacles pour Avignon.

Il y a plus d’une vingtaine de personnes qui travaillent autour des trois spectacles, en comptant les comédiens, les artistes qui s’occupent des décors, des costumes, des accessoires, des musiques, les producteurs et les régisseurs. Je suis responsable d’une magnifique grande équipe que j’ai formée sur plusieurs années et plusieurs spectacles. Et j'ai une chance énorme de participer à cet immense festival.

2/ Comment présenter simplement les trois spectacles ?

« Camille et les maisons magiques » est le plus ancien, il existe depuis quatre ans. Il est né d'une rencontre avec Michel et Marylise Conus qui sont mes producteurs. Cette dernière a écrit les musiques du spectacle avec le compositeur Nicolas Luciani. C'est une histoire poétique, magique et pleine d'humour, autour du rêve, du voyage, et des maisons. Une véritable aventure culturelle pour les 3-8 ans.

« Jardins secrets » est une comédie tout public, écrite par Béatrice Collas. Sur ce projet, je coproduis avec Béatrice, je mets en scène et je joue en alternance le personnage de Sandra. C'est l'histoire de trois mamans qui se rencontrent sur les bancs de l'école grâce à leurs enfants qui sont dans la même classe. Du coup, elles vont se lier d'amitié alors que tout les oppose, elles n'ont rien en commun.

Enfin, « Où es-tu cacahuète ? » est ma première création, née en mai 2016. C'est donc un spectacle que j'ai totalement imaginé, créé et produit. Il s'agit d'un livre géant magique animé pour les tout-petits. J’aborde le thème du livre à travers ce spectacle, et toujours l’imaginaire et les voyages. C'est l'histoire de Capucine, une petite fille qui cherche son chaton qui a mystérieusement disparu. Il est en fait entré dans le livre des merveilles et elle part à sa recherche avec l'aide des enfants. Elle traverse pour cela différents mondes tous aussi drôles que farfelus.

3/ Quelles sont vos principales sources d'inspiration pour ce travail ?

Je suis encore une enfant, je crois que j’ai oublié de grandir. J'ai toujours été au contact d'enfants, nous sommes cinq frères et sœur, je fais du baby-sitting depuis l’âge de douze ans. Ma vie a toujours évolué au contact des petits, qui sont ma première source d’inspiration.

Ensuite, je lis beaucoup, je regarde énormément de dessins animés, de vidéos et je sors régulièrement au théâtre. J'aime bien flâner dans les magasins de jouets et dans les bibliothèques. J'ai aussi une petite fille de trois ans et une filleule de neuf ans qui sont mes petites muses depuis que j’ai commencé le jeune public, et dès que je peux passer un moment avec elles, j’ai mon carnet de notes caché dans ma poche. Elles me font travailler et évoluer.

S'adresser à un jeune public implique-t-il des adaptations particulières ?

Non, je dirai que ma direction d'acteurs et ma manière de travailler restent les mêmes. Parce que, justement, ce lien que je créé avec mes comédiens, peu importe la pièce, est très fusionnel. Je tiens à garder une distance de travail nécessaire et jouer la transparence dans nos rapports. Donc seule la partition change. Savoir jouer un enfant de six ans ou un animal qui n’a pas d’âge ni de sexe relève d’un sacré défi et donc beaucoup de sérieux dans le travail pour être le plus sincère auprès des enfants. N’oublions pas que les enfants ne vous passent rien, c’est le public le plus exigeant !

En quoi votre casquette de comédienne vous aide-t-elle ?

Je suis avant tout comédienne, c'est mon premier métier. Cela m'aide dans la direction d'acteurs parce que je ne fais jamais faire à un comédien ce que je ne suis pas capable de faire. Je me mets tout le temps à leur place. D'ailleurs, quand je les dirige, je joue, je leur montre comment jouer. J'essaie d'être complètement à leur niveau, je créé des familles à travers mes spectacles, je ne veux pas que mes comédiens sentent qu'il y a une hiérarchie, sentent qu'il y a un chef en fait. Nous sommes dans la même barque. Ils savent dès le début que je suis comédienne donc, du coup, nous parlons le même langage. Je pense que c'est pour cela aussi que j'arrive à obtenir le meilleur d'eux-mêmes. Il me semble que c’est un atout pour un metteur en scène d’avoir été ou d’être comédien.

4/ Vous combinez de multiples casquettes artistiques. Mais êtes-vous davantage intéressée, à présent, par un domaine en particulier? Ou est-ce leur diversité et leur complémentarité qui vous plaît ?

Je suis mon chemin depuis toujours, je suis en quête du bonheur, c'est à dire d'être heureuse et de rendre les gens heureux, du coup je fais toujours confiance à mon instinct, je vais là où mon cœur me guide.

Lorsque j’étais juste comédienne, j’avais la casquette d’animatrice et chroniqueuse dans le milieu des humoristes. Un jour, une rencontre, une opportunité et on m’a proposé de mettre en scène un humoriste. Je ne savais pas du tout si j'étais capable de faire ce genre de choses, j'ai tenté, cela m'a énormément plu et les opportunités se sont ensuite déclenchées. Cela fait cinq ans que je fais de la mise en scène et que je joue dans mes spectacles. Même si j’adore être sur scène, je prends de plus en plus de plaisir à diriger des acteurs.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J'ai écrit un court métrage avec l'aide d'Emmanuel Mouret, que j'aimerai beaucoup réaliser cette année, et pourquoi pas me donner le premier rôle féminin. J'ai déjà réalisé plusieurs courts-métrages et quelques clips par le passé.

L'année dernière, j'ai fait la mise en scène du spectacle « Les Gourmands disent... Hugo - La fontaine - Rostand » de Mickael Delin. C'est un humoriste qui travaille autours de textes littéraires, c'est magnifique. Normalement, nous reprenons le travail à la rentrée.

J'ai deux à trois autres projets dont je ne peux pas parler parce que c'est encore un peu confidentiel. Ensuite, j'écris actuellement ma nouvelle comédie sur les hommes et je vais commencer l'écriture de mon prochain spectacle pour enfants, qui sera plus pour la tranche sept à douze ans.

Concernant mes envies, je souhaite continuer de produire, d'écrire et de mettre en scène des spectacles jeune public. J'ai beaucoup d'idées dans les tiroirs et je me suis aperçue, grâce à ces deux spectacles là, que j'avais vraiment envie de voir briller les yeux des enfants le plus longtemps possible… Je souhaiterais que les enfants regardent de moins en moins la télé, aillent de plus en plus au théâtre, qu'ils arrivent à se créer et à s'imaginer leur propre univers et pas que nous leur imposions avec les médias. C'est pourquoi, vraiment, j'ai choisi de travailler dans l'univers du jeune public car c'est à nous, artistes, de les éveiller dès leur plus jeune âge. Je trouve cela primordial et j'aimerais d'autant plus aller dans les hôpitaux et les services sociaux donner un peu de bonheur à tous ces enfants en difficulté. Ils ont le droit de rêver et nous nous devons de les y aider. L'adulte de demain, c'est l'enfant d'aujourd'hui et c'est à nous de les aider à se construire. Je suis très proche des enfants pour cela parce que ça me touche vraiment.

Un jour, deux enfants non-voyants sont venus avec leurs parents assister à l'un de mes spectacles. Quand ils sont sortis de la salle, les parents avaient les larmes aux yeux et m'ont dit qu'ils ne les avaient jamais vus aussi heureux. Ces retours me font penser que je suis à ma place.

J'adore aussi faire le clown depuis que je suis petite. Avoir mille vies différentes, me transformer, composer, inventer …. Jouer a toujours été une passion, bien plus qu’un métier, alors si je peux m'éclater dans des projets théâtre, cinéma, télé, je continuerai à être la plus heureuse du monde. J'ai tourné il y a peu un guest dans « Scènes de ménage », j'ai fait une publicité avec Omar Sy et une parodie de la pub Yop avec Bagel.

Ma formule magique à moi pour être épanouie c’est jongler avec ce côté sérieux où je me sens investie d'une mission pour et avec les enfants et, en même temps, prendre du plaisir en jouant.

6/ En conclusion, que dire pour inciter nos lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir voir l'un des trois spectacles au moins ?

Si vous avez des enfants, pour toutes les raisons que je viens de citer, emmenez-les au théâtre. Parce que vous allez être étonnés de voir qu’ils tiennent une heure de spectacle sans aucun problème. Vous serez très surpris de les voir captivés et d’écouter les retours qu'ils vous feront car un enfant s'accroche à peu de choses. Rien que pour leur ouvrir l'esprit et le cœur, n'hésitez pas.

« Jardins secrets » est une pièce avec un vrai fond. Je voulais mettre en avant le pouvoir des femmes, le combat de leur liberté et l’évolution dans l’amitié. Et puis aussi montrer que aujourd’hui on a le droit de rire d’un sujet lourd, car tout prend du sens, à partir du moment où on a de l’humour.

Donc vous pouvez rire d'un spectacle intelligent et vous pouvez regarder vos enfants émerveillés tout en prenant du plaisir avec eux.

Ce fut une joie, Elza, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Marie Hennerez : parcours, passions, actualités, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marie,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au théâtre ou notamment encore en web-séries. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

La rencontre avec les gens me plaît. J'aime devoir m'adapter à chaque fois à un autre univers, que ce soit celui du réalisateur, du metteur en scène ou de mes partenaires.

Mais avant toute chose, le plaisir de jouer est un plaisir très enfantin. Peu importe le support, ce qui compte, c’est de s’amuser!

 

2/ Retrouvez-vous ponctuellement des complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Oui, bien sûr ! Tout est lié en art, même avec la peinture, la photographie, on voit toujours des correspondances partout et c'est pour cela que la multiplication est intéressante. Même en danse, en musique, le rythme et l'harmonie aident pour le jeu, ça apporte beaucoup.

 

C'est très clairement complémentaire. Petite déjà, j'avais plein d'activités et c'est comme cela que je me suis construite. Aujourd'hui, c'est très naturel et l'un ne va pas sans l'autre.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marquée que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Oui, celle avec ma compagnie. Je fais partie, depuis 5 ans, de la compagnie du Libre acteur, nous en sommes à notre troisième spectacle. C'est une aventure humaine géniale, très familiale et forte. Avec énormément de plaisir. On travaille dans la joie! Nous grandissons tous ensemble, progressivement, c'est très beau et il s'agit vraiment du lieu où je peux m'épanouir artistiquement, où je peux expérimenter toute ma puissance.

 

Cette rencontre avec Sébastien Bonnabel qui est le metteur en scène, en 2012, a été un vrai événement marquant, un tournant dans ma vie.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

 

Je fais beaucoup de yoga, de la méditation aussi. Je travaille énormément sur la présence, la pleine conscience. Etre présent à soi pour pouvoir l’être à l'autre. Ensuite, par rapport au rythme, plus c'est soutenu, plus j'aime cela. L'attente et la lenteur me tuent. C’est plus difficile de s’accrocher. Je suis d'une nature plutôt hyper-active alors je me retrouve dans ce rythme et je me libère dans cette dynamique.

 

5/ Vous interprétez actuellement le personnage de Léa Leroux dans la série à succès de France 3 « Plus belle la vie ». Que dire sur cette belle aventure  ?

 

De part la récurrence des jours de tournage, qui est quand même assez intense, c'est très facile de tomber dans une mécanique. Cette expérience m'apprend l'inverse, à être vigilante, à être toujours dans la fraîcheur et dans un état de semi improvisation.

 

Je suis très heureuse de vivre entre Paris et Marseille. L'ambiance est très bonne, j'apprends beaucoup, je me sens au cœur de mon métier et c'est très agréable. J’adore mon personnage, mes partenaires, je prends beaucoup de plaisir, je m'amuse beaucoup.

 

6/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre rôle ?

 

Je trouve très intéressant, dans « Plus belle la vie », d'évoquer des sujets de société qui font réagir. Notamment mon personnage de lesbienne. Je trouve super que les gens qui ne sont pas forcément tolérants vis à vis de cela se prennent d'affection pour Léa et que, du coup, ils changent leur perception sur l’homosexualité. Actuellement, Léa n'a plus d'histoire amoureuse, elle ne pense qu'au boulot, donc j'aimerais bien qu'il y ait un nouveau chemin sentimental.

 

En tant que médecin, je pense qu'elle va plutôt bien évoluer. Même si elle en bave, elle s'accroche et j'imagine qu'elle va devenir un très bon médecin. Donc je souhaite continuer l'exploration de ces univers hospitaliers auxquels je n'ai jamais été confrontée de ma vie. Tout le jargon médical m'amuse aussi beaucoup.

 

7/ Pour finir, quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

Je reprends à la rentrée un spectacle avec ma compagnie, « The Smoke Rings Experience ». Nous allons jouer au moins de Septembre à Décembre 2017, au Ciné 13, à Montmartre. C'est du théâtre immersif, le spectateur suit les comédiens. Nous travaillons sur l'intimité et le couple. Nous utilisons tout l'espace du théâtre, les coulisses, les loges, les petits salons. Tout un travail est fait sur les lumières, les ambiances, les odeurs, les sons. Nous avons hâte !

 

Un peu plus loin, en 2018, nous serons au Festival d'Avignon avec notre premier spectacle « Autours de ma pierre il ne fera pas nuit » au Pandora.

 

En parallèle, j’ai un trio de musique qui s’appelle « Ginger et Roger », nous jouons du jazz swing. Je joue du ukulélé et je chante, mon ami Marie Combeau fait de la contrebasse et chante aussi. Et nous sommes accompagnées par un musicien, Renaud Rudloft qui joue également du ukulélé. Nous auditionnons prochainement pour un lieu, dans le but de jouer à la rentrée.

 

J'écris aussi, mais cela prend plus de temps. En ce moment, j'ai très envie d'écriture collective. Je pense mettre cela en place à partir de la rentrée, pour travailler en impro avant de réécrire des choses. J'ai envie aussi d'écrire des chansons, jusqu'à présent je ne fais que des reprises de chansons américaines des années 20 et 30 de jazz swing et aussi quelques chansons françaises. Je souhaite  me mettre enfin à la composition, je vais suivre des ateliers pour cela.

 

Bien sûr, j'ai envie de faire d'autres choses encore en télévision, d'autres séries, des téléfilms, des films mais chaque chose en son temps!

 

Merci Marie pour votre disponibilité   !

Publié dans Télévision, Théâtre

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François Vincentelli : parcours, passions, projets, actualités : il aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour François,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au cinéma, en doublage ou notamment encore au théâtre.  Qu'est-ce qui vous attire tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois justement que les qualités de ce métier sont aussi ses défauts. On ne sait jamais de quoi sera fait le lendemain. Depuis toujours, j'aime peindre, chanter, jouer, cette fibre artistique est dans mon ADN.

 

Même si j'ai été batteur dans un groupe de rock, c'est la comédie qui m'a le plus plue et je me suis focalisé là-dessus. Pour ne pas trop me disperser quand même, j'essaie, dans ce cadre, d'être au maximum sur tous les supports. Télé, cinéma, théâtre, doublage, pubs radio, voix de documentaire, j'essaie de développer ma palette d'acteur mais surtout de ne jamais refaire ce que j'ai déjà fait pour découvrir des choses nouvelles à chaque fois. C'est ce qui me fait vivre et m'excite. Autant faire en sorte que notre vie soit la plus distrayante et la plus folle possible, y compris dans les moments de doute.

 

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

 

Je viens du théâtre, je sais à quel point cette relation est passionnelle. Je suis quelqu'un d'extrêmement traqueur donc je déteste le théâtre mais je l'adore aussi. Plus que tout le reste, c'est une passion. Quand je fais du théâtre, je sens que je vis pleinement.

 

Le cinéma, je connais moins même si je tourne régulièrement depuis dix ans maintenant. Pour moi, c'est un travail différent du théâtre. Le fait de pouvoir recommencer est simple mais il est parfois compliqué de transmettre des émotions profondément sincères parce que l'on est à vingt centimètres de la caméra et que le moindre battement de cil veut dire quelque chose. C'est plus d'expérience que de technique, à l'inverse des planches.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marquée que toutes les autres ?

 

Oui, la série «  Hard  » pour Canal +. Pour la première fois, j'ai fait exactement ce que je voulais faire. Sans compromis, avec un public au rendez-vous.

 

Sincèrement, sans langue de bois, toutes les expériences que j'ai faites ont été intéressantes et m'ont construit. Franchement, je n'ai pas eu beaucoup de mauvaises expériences. Ce sont souvent de belles rencontres et j'aime cela.

 

4/ Face au rythme souvent soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

Quand j'ai fait l'INSAS en Belgique, j'ai appris beaucoup de choses, notamment à protéger mon travail et à me préparer en amont. Je me mets dans la peau du personnage, je me demande qui sont ses parents, s'il a des enfants, quel est son métier, s'il est heureux, quel est le nom de son premier ami d'enfance. Cela ne prend pas beaucoup de temps et ce n'est pas un travail très intellectuel. Mais, mine de rien, ça permet de construire un personnage qui existe et qui est imbattable.

 

Il faut ensuite de l'empathie pour les personnages. Dernièrement, j'ai joué quelqu'un qui a violé une femme mais sans s'en rendre compte. Honnêtement, je l'ai fait en le défendant, alors que c'est une vraie ordure. Car chacun a de l'empathie pour lui-même. Beaucoup de personnages principaux de séries américaines sont, si on y réfléchit bien, des antihéros mais que l'on aime bien, pour lesquels on a de l'empathie justement.

 

5/ Quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

Je viens de faire un 3x52 minutes pour Arte. Avec Julia Faure, Camille Chamoux et Olivier Barthelemy. C'est une comédie sur la bisexualité. Je joue le rôle principal, un homme bisexuel qui cherche à avoir un enfant avec sa meilleure amie. Ils partent en Belgique faire des inséminations. Il est urgentiste et il croise alors son premier amour, une femme qu'il a aimée vingt ans auparavant. Il en retombe amoureux, tout en conservant ses sentiments pour l'homme avec lequel il vit. Il va alors avoir une double vie. Je crois que l'on a fait quelque chose de bien.

 

J'aime faire des choses nouvelles. La société avance, mais en France, certains sujets ne sont pas réglés. Il y a encore un vrai problème social, des gens considèrent toujours l'homosexualité comme une maladie. A l’époque de Clara Sheller, j'étais très heureux d'être le porte drapeau arc en ciel. Pour la bisexualité, c'est, je pense, encore plus marqué. Par méconnaissance. J'espère que ce tournage permettra de faire aussi un pas dans le bon sens pour ce sujet encore un petit peu tabou.

 

J'ai enchaîné par une comédie sur TF1, d'un tout autre registre, avec François Berléand, Julie Depardieu et Isabelle Gélinas. Nous sommes entourés de plein d'enfants formidables, avec une action qui se déroule au ski.

 

En parallèle, j'ai tourné avec Didier Bivel l'histoire de cet homme qui a dérapé, qui a violé une femme. Qui ne s'est pas rendu compte que, quand une femme dit non, elle dit non. Des mots existent, ça ne veut pas dire peut-être. C'est un sujet très sensible pour moi, j'ai une fille de seize ans et une femme très jolie. Le respect compte beaucoup pour moi.

 

Sans oublier les «  Marjorie  » avec Anne Charrier. Deux autres épisodes vont encore sortir. J'ai toujours le projet de poursuivre l'aventure du film «  Le rêve américain  », que j'ai commencé à tourner avec Olivier Sitruk. Nous avons déjà quinze minutes et nous cherchons du financement pour développer ce programme qui nous tient à cœur.

 

J'ai aussi des projets de théâtre, pour janvier et septembre. D'ici là, je continue à développer le vin que je cultive avec deux amis. A Saumur, nous avons passé notre hectare en biodynamie, ce qui est une vraie fierté.

 

Ce fut un plaisir, François, d'effectuer cette chaleureuse interview avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Lise Kerverdo évoque avec nous ses émissions ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 


Bonjour Lise,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !


1/ Vous êtes actuellement l'interprète de la voyante Alexia Steiner dans le «Lovescope» sur Astrocenter TV (1). Comment décrire ce programme ?

Sur une chaîne entièrement dédiée à l'astrologie, l'idée est d'offrir un programme court drôle, humoristique, une “pastille” pour faire rire et prendre un peu de recul avec l'astrologie.

Le reste de la chaîne est dédié essentiellement à des tirages en direct ou des horoscopes.

Notre programme est la petite parenthèse où l’on parle d'astrologie pour se marrer. De manière un peu coquine aussi, les thèmes étant le sexe, l'amour et les relations amoureuses, mais tout en faisant sourire les gens.


2/ Quelles sont vos petites touches personnelles pour que l'émission plaise aux téléspectateurs ?

Nous sommes une toute petite équipe. J'interprète Alexia Steiner, j'écris les textes, je fais le stylisme, le maquillage. Je mets énormément de ma personne. C'est moi qui décide qu'Alexia est un peu fofolle, qu'elle s'habille un peu trop sexy, qu’elle fait des blagues parfois un peu grossières ou inattendues dans la bouche d'une jeune femme.

J'ai un super soutien de mon équipe. Je travaille essentiellement avec Valérie et Yoann, qui font tout de A à Z, le cadre, la lumière, le montage, les effets, la musique. Tout cela chapeauté par Émilie, notre boss.

C'est donc beaucoup d'huile de coude, d’interactions entre nous quatre sur ce qui nous fait rire. On essaie d'apporter quelque chose de décalé par rapport au reste. Mais aussi quelque chose d'ambitieux visuellement car on met beaucoup de soin à l'habillage (graphique) du Lovescope, qu'on renouvelle régulièrement et qui vient justement d'être 100% relifté.

Comme nous sommes aujourd’hui une petite structure bien rodée, efficace, on espère pourquoi pas, à termes, réussir à développer d'autres projets. D'autres pastilles, d'autres programmes courts que l'on puisse décliner.


3/ Afin d'éviter une certaine monotonie, comment essayez-vous d'apporter de la diversité d'une émission à l'autre ?

Nous nous permettons de rebondir un peu sur l'actualité, sur les choses qui font parler via Twitter. Cela peut être une allusion aux élections américaines, ou à notre nouveau président.

Je me nourris beaucoup pour m'inspirer, je l'avoue, des réseaux sociaux parce qu'ils sont tout le temps en ébullition. C'est un concours de bons mots, de traits d'esprit. Pour avoir dans l'émission un humour en cohérence avec ce qui fait marrer les gens en ce moment. Le but étant de plaire aux spectateurs de la chaîne, c'est-à-dire aux fans d'astrologie qui sont le cœur de cible d'Astrocenter TV, mais aussi de donner envie aux internautes de découvrir ce programme, via Facebook ou notre chaîne youtube par exemple.


4/ En parallèle, nous pouvons aussi vous retrouver sur la chaîne suisse romande TVM3, à la présentation de “Sacré Jeu” (2). Que dire de ce programme ?

C'est un chouette programme aussi, que j'aime beaucoup. J'ai commencé la télé comme ça, en animant des jeux interactifs en direct (sur RTL9 notamment). J'appelle cela une "émission de proximité" : les gens peuvent appeler, passer en direct, jouer et gagner un lot, souvent de l'argent. Cela crée vite un sentiment de familiarité entre les téléspectateurs et l’animatrice. On voit souvent des joueurs revenir plusieurs fois à l'antenne, parfois juste pour le plaisir.

Pour l'animatrice, c'est génial car on est en direct, avec l'adrénaline que cela procure. Il faut  rebondir en permanence en fonction de ce qui se passe, on est dans l'action continue, c'est très excitant.

Je présente ce programme par intermittence avec plusieurs autres animatrices. J'espère être à l'antenne cet été pour jouer en direct avec les téléspectateurs !


5/ Comment parvenez-vous à gérer cet emploi du temps bien rempli, en France et à l'étranger ?

Les tournages d'Astrocenter TV sont généralement concentrés. Récemment, en 15 jours, nous avons mis en boîte 4 mois d'émissions. J'ai donc dû énormément écrire en amont !

Ce sont de gros rushs mais, ensuite, je peux me libérer pendant quelques mois pour aller à l'étranger, en Belgique et en Hongrie, où je travaille aussi beaucoup.


6/ Comment passer sans difficulté d'un programme à l'autre, dans des styles et des registres différents ?

Le Lovescope est très écrit, ce qui implique que je joue, que j'arrive à faire rire a partir d'un texte. Pour Sacré jeu, c'est de l'improvisation totale, il faut faire rire et intéresser les gens à partir de rien.

Ce sont deux exercices opposés, mais tellement agréables que cela ne me pose aucun problème de glisser de l'un à l'autre.


7/ Enfin, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J'ai fait un peu de théâtre donc, c'est vrai, cela me chiffonne de ne pas pouvoir remettre les pieds sur scène mais je suis souvent à l'étranger. Donc c'est compliqué. Je ne vais pas en dire plus car j'ai des projets mais ils sont encore embryonnaires.

Pour le moment, j’aimerais continuer à faire augmenter les audiences du « Lovescope », qui ne cessent de progresser. Et nous prévoyons de redécliner des épisodes de «L'Eroscope», un autre programme du même genre dans lequel nous nous lâchons encore plus.

J'ai eu récemment un coup de cœur pour la Thaïlande et je vais y aller, a la rentrée prochaine, afin de réaliser un documentaire sur place. Je ne serai plus face caméra, je passerai de l'autre côté. En prenant comme angle d'approche les femmes. Car j'y ai rencontré beaucoup de femmes très puissantes, loin de l'image que l'on peut avoir de la petite prostituée soumise. Notamment des dirigeantes, qui ont leur propre entreprise, qui sont indépendantes, des femmes vraiment passionnantes. En plus, les locaux ont un esprit génial, d'humilité, de partage, proche de la nature, dans un souci de l'écologie... J'aimerais donc réaliser un portrait de la Thaïlande, à travers ces femmes. J'ai déjà 5/6 contacts solides pour démarrer le tournage (3).

Ce fut un plaisir, Lise, de nous entretenir avec vous  !

 

 

  1. Le Lovescope est a voir sur Astrocenter TV (http://mon.astrocenter.fr/tv/lovescope), youtube (http://www.youtube.com/playlist?list=PL6D2E30F7D1E72BDB) et facebook (https://www.facebook.com/Le-Lovescope-LEroscope-139468406122510/)

  2. Sacré jeu”, produit par Telemedia interacTV, est diffusé en direct de 22h a minuit sur TVM3

  3. Retrouvez l’actualité de Lise sur sa page Facebook https://m.facebook.com/lizkdo/

 

Publié dans Télévision

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Raymond Dikoumé évoque son parcours ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Raymond,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Auteur et comédien, vous êtes un artiste aux multiples talents. D'où vous vient cette passion? Pourquoi votre quotidien vous plaît-il autant  ?

 

J'ai découvert le théâtre à l'école primaire. Quand j'étais petit, j'avais envie de faire tous les métiers. Un jour pilote d'avion, le lendemain président de la république, la veille médecin. J'avais plein d'envies. Pour moi, être comédien me permettait d'être libre, de faire ce que je voulais en jouant différents rôles, différents personnages tout le temps.

 

Au fur et à mesure, tout s'est développé. En étant comédien, j'ai eu envie de créer des spectacles qui me ressemblent, de créer des choses dans lesquelles je pouvais mieux me retrouver. J'ai alors commencé à écrire.

 

Je tourne un peu autours des acteurs, je suis dans le monde des acteurs et c'est une vraie passion. J'aime travailler avec eux, j'aime les faire parler, j'aime les diriger,

 

2/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous attire davantage ?

 

J'aime bien passer d'un domaine au suivant. Je faisais parti d'un collectif de rappeurs quand j'avais 18 ans. C'est à ce moment-là que j'ai développé mon talent pour l'écriture et que j'ai compris l'importance de cette dernière. Les rappeurs chantent ce qu'ils ont écrit. Je me suis alors dit qu'il est intéressant, en tant qu'acteur, de créer soi-même ce concret que l'on joue. Soutenir la création, soutenir les jeunes qui créent me plaît.

 

Dans mon parcours, j'ai souvent alterné entre des projets musicaux et le théâtre. Aujourd'hui, je suis assez content parce que j'arrive à faire les deux. J'ai créé récemment le petit cabaret « Le Bouge », qui mélange théâtre et musique dans un lieu dont j’assure la direction artistique, Le Soum-Soum.

 

Même quand j'écris, il y a derrière un travail musical. J'ai souvent besoin aussi de passer d'un projet à un autre. Je peux m'ennuyer assez facilement, je n'aime pas trop m'enfermer dans une case.

 

3/ Quels sont vos principales sources d'inspiration en tant qu'auteur ?

 

Les gens, la vie ! Je suis fan des auteurs contemporains, comme Frédéric Beigbeder. Mais j'aime beaucoup aussi le théâtre en alexandrins, j'apprécie la tragédie. J'aime cette écriture, ce rythme-là. Molière ou Racine sont des auteurs qui m'inspirent.

 

4/ Lorsque vous êtes devant une caméra, quels rôles vous plaisent le plus ?

 

J'aime bien les personnages un peu fous, un peu barrés. Il me plaît de jouer des choses un peu compliquées. J'aime le challenge. Je n'ai pas de rôle de prédilection même si, au final, j'ai joué beaucoup de geeks devant la caméra. Cela correspond à mon profil mais j'ai envie de jouer tout ce qui est possible, des rôles peu évidents de préférence.

 

5/ Actuellement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques ?

 

En tant que comédien, j'ai joué dans un film, « Simone Benloulou », réalisé par Myriam Aziza, une superbe personne. Ça sortira à la rentrée prochaine, sur Netflix.

 

Metteur en scène, j'ai le projet de « Bouge », un cabaret immersif, un peu underground, assez moderne. Que j'aimerais bien pousser pour la rentrée.

 

J'ai une petite exclu, je viens de réaliser une série, « Les contes de la street ». J'ai réalisé les deux premiers pilotes et je viens d'obtenir une aide de la SACD et de la CNC pour développer la première saison.

 

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

 

Que mes projets réussissent ! Tout ce qui est autours du métier d'acteur me plaît énormément, comme je vous le disais. J'aimerais bien explorer d'autres possibilités.

 

Ce fut un plaisir, Raymond, d'effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jessica Mompiou évoque ses deux pièces de théâtre et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jessica,

Quel plaisir de vous retrouver pour une nouvelle interview !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre de la Clarté, de la pièce «C'est pas gagné !». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques sont abordées ?

C'est une création du théâtre de la Clarté. Nous sommes 4 comédiens sur scène. L'histoire met en avant un couple, Hélène que je joue et Louis, interprété par Fabrice Abraham. C'est le jour de l'an, nous sommes chez ma sœur Gwen jouée pas Eléonore Baron et Louis veut me demander en mariage, mais rien ne va se passer comme prévu.

Pierrick qui est interprété par Jean-François Gerlach est le copain de Louis. Inscrit sur Tinder, il passe son temps à rencontrer le plus de filles possible... Il aime les nouvelles technologies.

Il a même un hologramme qui s'appelle Sonia avec qui il passe beaucoup de temps. Il aime discuter avec elle,  cest elle lui prend tous ses rendez-vous, elle lui ouvre même ses applications Tinder.

Après une dispute, Louis sous les conseils de son ami Pierrick va tenter de se faire pardonner. Tout y est bougies, pétale de roses, champagne. Il se bande même les yeux mais, au moment où la porte s'ouvre, il pense que c'est Hélène, sa compagne, alors qu'il s'agit d'un rendez-vous Tinder pour son ami. Cest quasiment a ce moment là que jentre en scène..

Du coup, je suis persuadée qu'il me trompe, qu'il s'est inscrit sur ce site et forcement je le jette comme un mal propre. A ce moment là de la pièce, mon désir de vengeance est tel que je vais également m'inscrire sur cette application pour rencontrer les plus de mecs possible..

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont principales caractéristiques ?

Hélène a un caractère bien trempé, mais elle aime Louis.

Pendant toute la pièce, on va suivre son parcours son évolutions. Elle est la seule à ne pas être déjantée à avoir de vrais sentiments. Avec louis ils sont le noyau de lhistoire, le fil rouge.

3/ Selon vous, quels sont les facteurs de réussite de cette pièce ?

Il y a une vraie performance d'acteurs. C'est une pièce pendant laquelle on ne respire pas. On chante, on danse, on interprète plusieurs personnages pour ma part, en plus du personnage d'Hélène, jendosse le rôle dAudrey, une roumaine d'un rendez-vous Tinder, une blonde décolorée avec des talons hauts.

Comme je vous le disait, on vit a 200 à lheure, du coup les changements de costumes sont chronométrés. Des spectateurs pensent même que nous sommes six comédiens.

Le régisseur a aussi plus de 160 effets, en son et lumières. Il y a donc un deuxième spectacle dans le spectacle. Avec beaucoup de musiques et d'images. Le décor est quand à lui uniquement constitué de gros cubes lumineux.

C'est  une pièce qui part dans tous les sens, c'est totalement déjanté, ce qui est très plaisant à jouer.

4/ Quelle suite aimeriez-vous lui donner ?

Nous aimerions faire une petite tournée pour continuer à roder le spectacle. Avant ensuite de revenir sur Paris en janvier, dans une belle salle de la capitale.

5/ En parallèle, les spectateurs bordelais peuvent aussi vous retrouver sur scène. Un mot sur ce chouette projet ?

J'y suis depuis décembre. J'adore cette ville, j'ai toujours beaucoup de plaisir à y jouer. La pièce, « Dans la peau de ma femme », est une belle comédie. J'y interprète Roxanne, un peu fleur bleue, des oiseaux plein la tête.

Les spectateurs assistent à une dispute conjugale et Cécile interprété par charlotte Marcoueille dit à son mari Fred joue par Nicolas Payero qu'elle aimerait bien qu'il se mette une seule journée à sa place. S'en suit un noir, avant de retrouver l'homme en nuisette et sa compagne en tenue de footballeur.

Un ami, Christian interprété par Frederick Kneip mon copain dans la pièce, les retrouve pour boire un verre, dans le but notamment de me présenter. C'est le début de la panique, je ne comprends pas pourquoi la femme (qui est alors un homme) me drague. Je ne suis pas très à l'aise mais comme je suis très amoureuse de mon copain, je fais avec.

Je suis en fait assistante sociale et j'apprends alors que le couple d'ami n'arrive pas à avoir d'enfant, qu'ils veulent adopter et qu'il leur manque un test de psychologie pour finaliser le dossier. Que je vais leur faire, alors que ce n'est pas du tout le bon jour pour !

6/ En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques ?

Si tout va bien, je devrais avoir un beau projet théâtral sur Paris pour l'hiver prochain. Sans oublier un projet de film pour l'année prochaine.

Merci Jessica pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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"Jardins secrets", en juillet au Festival d'Avignon - Les 3 comédiennes nous racontent l'histoire de cette pièce !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mélodie, Marina et Raphaëlle,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre BO Saint-Martin de la pièce « Jardins secrets ». Quelle histoire y est racontée  ? Quelles thématiques sont proposées ?

 

Mélodie  : L'amitié, les femmes et les enfants. Comment fait-on aujourd'hui, à 35 ans, sans avoir vraiment le temps pour gérer simultanément 3 tableaux  : la mère, la femme et la copine  ?

 

Raphaëlle  : Cela raconte l'histoire de 3 femmes qui, à la base, n'ont aucun point commun. En tout cas, très peu. Elles n'auraient pas dû se rencontrer mais vont finir par le faire sur un banc, dans un parc, grâce à leurs enfants. C'est une très belle histoire d'amitié, montrant que les différences sont aussi des atouts dans l'amitié.

 

Marina  : Quelque chose que l'on n'explore pas toujours, l'amitié entre les femmes. Évidemment, elles parlent entre autres aussi d'histoires d'amour.

 

Elles n'ont, à priori, rien à se dire car, socialement et intellectuellement, elles sont un peu différentes. Puis, finalement, une amitié va se construire sur fond de confidences, elles vont comprendre que même si des choses ne sont pas identiques dans leurs idéaux, dans leur façon de voir la vie, elles se ressemblent.

 

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

Mélodie  : Maryline est dans la lune, elle est cool. Elle a 2 enfants et c'est une vrai gentille. Elle pense toujours aux autres, ne les juge jamais et elle a des histoires compliquées avec les hommes.

 

C'est un peu la fille qui ne prend jamais le bon chemin, qui préférera toujours aller dans la boue plutôt que sur le chemin avec cailloux, car c'est plus sympa.

 

Raphaëlle  : Je suis Sandra, une très grande avocate au barreau de Paris, qui n'a le temps de rien, qui passe son temps à courir, qui est du coup très organisée car sa vie est chronométrée.

 

Elle est un petit peu prétentieuse, un peu dédaigneuse, elle a énormément d'amants pour combler un certain vide mais elle a un grand cœur.

 

Marina  : Anne-Charlotte est une jeune femme un peu naïve. Elle vient de Bretagne, elle a épousé un aristocrate parisien. On comprend que sa belle-famille est très rude avec elle, il y a des codes qu'elle n'a pas. Elle est catho, elle correspondait très certainement à ce que Jean-Eudes attendait pour un modèle féminin à la maison, qui s'occupe des enfants. Mais, du coup, elle a des envies autres, de s'épanouir dans autre chose. Comme elle ne travaille pas, elle ne sait pas trop dans quoi ni comment.

 

L'évolution est très jolie, d'abord très débordée par toutes ses maternités successives. Puis, d'un coup, quelque chose va se passer, elle va parler de son couple, elle va se rendre compte que vraiment elle aime Jean-Eudes, qu'elle voudrait que ça se passe mieux. A la fin, elle va trouver cette histoire, quelque chose qui les dépasse toutes les trois, un drame, qui va la transformer définitivement. Elle va vraiment donner parce qu'elle a envie de donner. Elle est gentille, généreuse, elle va trouver un sens, à qui donner, comment. Cela ressemble à ce qu'elle croit, notamment la famille. Elle va comprendre que l'amour peut aussi exister entre deux hommes et, finalement, c'est bien cela le plus important.

 

Elle est, au départ, coincée dans quelque chose de religieux, elle aimerait comprendre le monde. C'est juste qu'elle n'en a pas eu l'occasion car, en réalité, elle est fatiguée d'avoir eu autant d'enfants. Elle va se confronter à autre chose avec, certes des désaccords, mais surtout de la douceur. Du coup, l'amitié peut naître avec les deux autres personnages parce qu'elles vont chercher à se comprendre.

 

 

3/ La pièce plaît beaucoup aux spectateurs dans la salle. Justement, quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite ?

 

Mélodie  : Cela plaît beaucoup aux femmes car elles s'y retrouvent, notamment dans le lien avec les enfants. J'ai des copines maman qui ont trouvé la pièce géniale. Ça plaît aussi aux hommes, qui découvrent et voient les femmes sous un autre jour.

 

Raphaëlle  : C'est une pièce à la fois légère, touchante et profonde, écrite par Béatrice Collas. Je la comparerais un peu à une sorte de comédie romantique. C'est drôle, c'est assez touchant, je pense que les personnages ne sont pas caricaturaux. Ça parle au public.

 

Marina  : C'est positif. Même si l'on aborde le viol d'une femme ou encore l'histoire de Jacqueline Sauvage, on apporte parfois un peu d'humour noir. On est un peu en légèreté alors que, dans le fond, ce sont quand même de vrais sujets.

 

Les spectateurs peuvent forcément se retrouver dans l'un des personnages. Il y a forcément des parents qui sont débordés par leurs enfants. Ou qui sont coincés dans des clichés qu'ils ont sur les autres. Mais cela va s'effondrer assez vite, pour se reconstruire autrement, en amitié.

 

4/ Vous serez au Festival d'Avignon en juillet prochain. Comment se démarquer face aux 1300 autres spectacles proposés ?

 

Mélodie  : Je vais beaucoup parler aux gens, en distribuant des flyers. Je ne fais pas la distribution juste pour faire la distribution. J'en profite pour leur raconter un peu l'histoire.

 

Raphaëlle  : On va essayer de tracter et de parler de la pièce comme nous sommes en train de le faire pendant cette interview. Pour donner envie aux gens, en leur expliquant que c'est une belle histoire d'amitié, touchante.

 

Marina  : Il y a tellement de festivaliers en Avignon qu'il y a toujours des gens ayant envie de voir des comédies romantiques. Donc il y a un public pour cela. On le trouve, on sait où il est. En général, il nous cherche, il nous trouve. Il faut aussi en parler, bien évidemment tracter, ne pas cesser d'en faire la promotion.

 

La mise en scène d'Elza amène des choses qui touchent les gens, qui les fait aussi beaucoup rire. Avec cette légèreté nécessaire également à ce que l'on veut aborder comme sujets. On rigole surtout beaucoup de nous-même, les femmes, parce que, oui c'est vrai, il y a des moments où nous sommes débordées, où l'on ne sait plus comment faire. On doit être à la fois la mère, l'amante, la maîtresse, c'est dur, ça fait beaucoup de choses. Mais on en sourit.

Encore aujourd'hui, des gens de 60 ans ont adoré, ils se sont revus, ils y ont vu leurs enfants. C'est très contemporain, ça parle à tous.

 

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à cette pièce ?

 

Mélodie  : Nous aimerions bien avoir une production qui nous suit, pour avoir une programmation du mardi au samedi. Actuellement, nous jouons une fois par semaine, ce n'est pas évident.

 

Raphaëlle  : Le but est d'essayer de trouver des programmateurs en Avignon pour, pourquoi pas à la rentrée, être sur scène à Paris ou en tournée, voire même les deux. Ça serait génial  !

 

Marina  : Nous aimerions, en Avignon, essayer de vendre des dates de tournée. Peut-être aussi la jouer à Paris pour ensuite l'interpréter en région. J'adore aller en province, je trouve le public très généreux, très sympathique, attentif.

 

6/ Pour conclure, que dire pour inciter, si ce n'est pas déjà fait, nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Mélodie  : Venez, parce que c'est intelligent, parce que l'on rigole, parce que l'on réfléchit. On fait pas mal de choses en même temps, c'est chouette et ça change un peu. Ce n'est pas que du rire pour du rire, il y a un message derrière. Il y a un joli fond, celui de l'amitié entre 3 filles.

 

Raphaëlle  : Vous avez une diversité incroyable sur scène, avec une brune, une blonde et une rousse. Que demande le peuple ?

 

Venez, vous allez passer un bon moment, vous allez rire, vous allez sourire, vous allez peut-être verser votre larme. C'est un ascenseur de plein de jolies choses, de plein d'émotions différentes et nous sommes très contentes de jouer ces personnages !

 

Marina  : C'est un spectacle abouti que nous avons envie de défendre toutes les trois. Parce qu'on défend nos personnages, qui sortent des clichés, nous ne sommes pas dans la caricature, nous avons évité absolument cela je crois.

 

La mise en scène d'Elza est rapide, fraîche, enjouée, pétillante. Donc on sort, je crois, heureux, content. Certes, elles se sont battues, mais tout va bien.  Il y a quelque chose d'hyper positif. Oui, ça rit, mais il y a un fond. On rit de choses profondes, ce n'est pas une pièce en creux, ce n'est pas du rire juste pour du rire, ce n'est pas vulgaire, ça va plus loin. C'est pour cela que l'on a envie de la défendre.

 

Ce fut un plaisir de nous entretenir avec vous !

 

"Jardins secrets"

Une pièce de Béatrice Collas

Mise en scène par Elza Pontonnier

Du 18 au 29 juillet à 12h 30

Relâche le 24 juillet

Au BO Novotel Avignon

Dernière date parisienne le 24 juin à 18h 45

Publié dans Théâtre

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