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Sylvain Gary nous présente son spectacle actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Sylvain,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog

 

1/ Vous êtes à l'affiche, chaque lundi soir, au théâtre du Marais, avec le spectacle «   Sylvain Gary chante mots pour maux  ». Quel contenu y présentez-vous ?

 

C'est un spectacle où je présente 16 chansons toutes différentes les une des autres au niveau de la thématique. Il s'agit surtout de chansons fantaisistes, c'est un mélange d'humour et de poésie, avec des textes ciselés.

 

Je suis accompagné par deux excellents musiciens, François Martin au piano qui est le compositeur de la quasi totalité des chansons et Leila Renault, à la contrebasse.

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration ?

 

Ce sont des thèmes un peu fous, insolites, loufoques, décalés. Il y a un peu de surréalisme, ce n'est pas la vie de tous les jours. Les personnages sont un peu particuliers. Par exemple, je fais parler un morceau de gruyère qui va vouloir s'échapper de son frigo avant de se faire manger. C'est la seule façon pour lui d'échapper à la peine capitale. Il y a aussi un voleur de nains de jardin qui vole dans les jardins des riches pour les redistribuer aux pauvres. Dans « Cœur de latex », je donne la parole à une poupée gonflable.

Ces chansons sont très imagées, avec de la fantaisie et de la folie.

 

3/ Le spectacle plaît beaucoup. Quelles sensations cela vous procure-t-il?

 

Les critiques sont bonnes, le public adore. Certains qui sont venus aux Mathurins reviennent me voir au théâtre du Marais. C'est encourageant.

 

Même si ce n'est jamais simple car il y a énormément de concurrence. J’ai un succès artistique mais je suis encore loin d'avoir un succès commercial ou financier mais sans l’aide des médias , c’est difficile .

 

4/ Quelle suite aimeriez-vous lui donner ?

 

J'aimerais que le spectacle soit pris par un tourneur pour faire des dates un peu partout .

En attendant je  vais le reprendre à Paris à la rentrée. C 'est un travail de longue haleine ,  un marathon.

 

5/ Juste avant de rentrer sur scène, comment vous sentez-vous ?

 

Toujours de l'exaltation, mais aussi de l’anxiété. J'ai toujours un peu le trac, que je le veuille ou non mais le maîtrise de mieux en mieux .

Quand le rideau s'ouvre,  on doit laisser au vestiaire tous nos petits et grands soucis.

 

6/ En conclusion, que dire aux lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

 

Si vous aimez la chanson avec beaucoup d'humour, sur des textes raffinés, très ciselés, et bien venez nous voir sur scène ? Si vous aimez la chanson à texte, qui raconte de belles histoires qui sortent de l’ordinaire  , ce spectacle est pour vous !

 

Ce fut un plaisir, Sylvain, de nous entretenir avec vous   !

Publié dans Théâtre

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Olivia Lancelot évoque son parcours ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Olivia,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous    !

 

1/ Vous êtes une artiste aux nombreuses expériences et aux multiples casquettes. Notamment sur scène, en télévision mais aussi au cinéma. Qu'est-ce qui vous plait tant dans l'exercice artistique ?

 

J'aime la diversité parce que au sein d'un même métier existent des métiers différents. On n'aborde pas la caméra comme on aborde le travail de scène, donc ce sont presque deux métiers différents même s'ils se rejoignent évidemment.

 

Le plaisir est, sur scène, dans ce rapport au public et dans cette adrénaline particulière que créée le spectacle vivant, qui est vraiment one shoot, sans filet, où l'on ne peut pas refaire les choses.   Et aussi dans la transmission car je joue souvent des spectacles que j'ai initiés, ce qui permet de faire passer des valeurs, de parler de choses qui me tiennent à coeur, de tenter de créer de l'émotion avec des sujets différents qui peuvent être la communication entre les êtres ou la solitude existentielle, ou bien encore l'écologie. Aussi l'adaptation, l'écriture, le fait d'être à la source des projets,  me rend très autonome dans ce métier.

 

Dans le travail de caméra, vous êtes dans le désir de l'autre. C’est une autre adrénaline  parce qu'il y a, sur un plateau, une énergie particulière, tout le monde est rassemblé autour d'une chose commune à faire. J'aime me sentir vivre un peu plus fort, ce métier c’est une recherche d’intensité, de passion qui fait que l'on se mobilise d'une façon particulière. On est toujours dans un défi  : celui de devoir donner une authenticité et en même temps le meilleur de soi-même. On n'est pas dans sa vie ordinaire,  mais on se projette dans celle de quelqu'un d'autre.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Le fil conducteur de tout cela est vraiment l'humain. C'est très reposant de devoir s'oublier soi-même, pour changer de peau, d’évaporer sa vie. Je n'ai jamais aimé la routine, ni la quotidienneté. En revanche j’aime l'éphémère et l’intensité qu’il procure.

 

3/ Juste avant de rentrer, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

 

Je n'ai jamais perdu le tract. Louis Jouvet disait à un jeune comédien qui ne l'avait jamais   : «   ne vous inquiétez pas, ça viendra avec le talent   ». Des gens se sont déplacés, nous somme là pour essayer de les capter, ce n'est jamais gagné. On sait très bien qu'une salle est faite de gens qui sont venus là parce qu'ils en ont fait le choix, d'autres parce qu'ils ont accompagné, et d'autres encore qui ne savent pas trop pourquoi et qui ont été invités.

 

Il s'agit toujours d'essayer vraiment de toucher le cœur de chaque personne. Donc oui, j'ai le tract face à cette responsabilité dans laquelle on s'engage vis à vis d'un public.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

L'un de mes professeurs de théâtre disait qu'il faut arriver « au travail qui efface le travail ». Pour retrouver ce naturel de la vie, il faut vraiment ne plus avoir à penser au texte. Donc déjà il faut l'avoir suffisamment travaillé. Cela apporte beaucoup de liberté.

 

En fonction des personnages, il peut être intéressant d'observer les gens, de regarder comment ils marchent, de se poser des questions, de se demander comment ils vivent. Ces interrogations doivent ensuite être oubliées une fois sur le plateau car il ne faut pas rendre les choses intellectuelles. Ce questionnement me plaît, tout comme le fait d'écouter de la musique, ce qui me met dans un état de réceptivité. Car, finalement, le jeu se fait rarement tout seul et beaucoup dans l’écoute de l’autre.

 

5/ Quels souvenirs retenez-vous spontanément de votre riche parcours ? Une expérience vous a-t-elle davantage marquée ?

 

Plusieurs choses m'ont marqué, souvent au travers des rencontres avec d'autres acteurs. Puisque on n'a pas tellement le temps de répéter ensemble, donc on se découvre vraiment sur le plateau. Ces rencontre sont fortes car elles sont faites à travers le jeu dans cet instant T.

 

Une de mes dernières expériences m'a marqué car je n'avais pas connaissance de ce que je devais tourner avant d'arriver sur le plateau. Je savais simplement qui j'étais, quelle était la situation et avec qui j'allais jouer. Mais sans savoir ce que j'allais dire, ni faire, ni interpréter. Cette mise en abîme était particulière mais très intéressante. Cela s'est bien passé et a créé un moment de jeu encore plus intense. On est presque évidemment dans l'improvisation.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Actuellement, je réfléchis à l'adaptation d'un roman que j'ai beaucoup aimé, que j'ai précédemment adapté en lecture simple pour la scène, mais qui est déjà en train de s'orienter vers une vraie pièce de théâtre. Peut-être irons nous encore plus loin car je trouve l'intrigue intéressante, elle pourrait être proposée à la télévision.

 

7/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer à faire ce métier qui n'est pas un métier mais une passion. Je me réjouis régulièrement de l'avoir choisi, pour la liberté de vie qu'il procure. Même si, évidemment, il y a des écueils et que ce n'est jamais facile. Quand on est une femme, il y a  déjà moins de rôles et de plus ils se raréfient encore quand on vieillit. Alors la liberté, la survie c’est d’être  à la source des projets.

 

Ce fut un joie, Olivia, de nous entretenir avec vous    !

Publié dans Télévision

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Emmanuel Menard : parcours, passions, projets, il nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo :   © inanisphotographe.com

Bonjour Emmanuel,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents, notamment auteur et comédien. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

C'est une bonne question que je ne m'étais jamais vraiment posée dans ces termes-là. Je pense que le dénominateur commun, c'est avant tout la créativité. Pendant longtemps, j'ai écrit et cela fait une dizaine d'années que j'ai un peu arrêté cette partie et notamment l'écriture de romans. Ce qui me plaisait beaucoup était le fait de créer et de raconter des histoires.

 

Je pense que, d'une certaine façon, l'acting, c’est un peu la même chose. Ce n'est pas forcément moi qui écris les histoires, en général ce n'est pas le cas, mais c'est une autre façon de les raconter et de les transmettre. Au fond, il s’agit à chaque fois d’embarquer quelqu’un, le lecteur ou le spectateur, dans une aventure narrative. La différence est simplement d’en être le créateur, ou seulement le tour-operator !

 

2/ Retrouvez-vous une certaine complémentarité entre ces deux casquettes ?

 

Or de cette idée d’emmener le lecteur / spectateur avec soi, je crois vraiment que ce sont pour moi des processus très compartimentés. La jonction peut se faire lorsque je mets en scène. En ce moment, je le fais pour un spectacle musical à Laval qui mêle de la danse, du chant, de la lecture de texte. Quelque part, c'est un peu le croisement des deux choses. Il y a l'aspect acting que j'essaie de transmettre aux gens qui sont sur le plateau. Et puis il a fallu inventer le spectacle, le créer, prendre tous ces éléments qui m'étaient donnés comme point de départ pour les accrocher entre eux et faire un patchwork. On touche alors plus l'aspect créateur.

 

3/ Pour l'écriture, quelles ont été ou quelles sont actuellement vos principales sources d'inspiration ?

Cela dépend complètement. Le premier roman que j'ai publié était un roman policier, un Jack l'éventreur, où l’on sentait vraiment les influences de Conan Doyle et Agatha Christie. On y retrouvait clairement ce que j'avais pu lire au cours des années précédentes, ce qui faisait ma culture et mon substrat littéraires. C'était un peu une absorption et une régurgitation de choses que j'avais pu lire. Avec en outre une importante phase de documentation sur l’affaire Jack L’Eventreur et le contexte socio-historique du Londres de la fin du 19ème siècle.

 

A l’inverse, un autre livre que j'ai écrit par la suite, « C'est toujours moins grave qu'une jambe cassée » était très ancré dans une observation de ce que j'avais pu vivre ou voir autour de moi. Il était nourri non pas de références littéraires mais de vécu.

 

Un autre de mes romans, un roman d'anticipation, « Le sommeil du juste », a été conçu suite à un rêve, que je m'étais dépêché de mettre sur un bout de papier en me réveillant ; je m’étais dit que cela ferait un bon point de départ de roman, et en l’occurence c’était vrai - on se dit souvent ce genre de chose, et parfois, à tort.

C’est à partir de ce rêve (ou du souvenir que j’en ai gardé au réveil, et ce n’est peut-être pas du tout la même chose) que j'ai par la suite développé le roman.

 

4/ Sur les plateaux de tournage, le rythme est souvent très soutenu. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont ?

 

Il y a déjà le fait d'apprendre le texte et d'essayer de l'apprendre à plat, ce qui est très difficile.Quand je l'apprends, j'y mets vraiment les intentions, sauf que ce sont celles que je vois, ce ne sont pas forcément celles que le réalisateur va vouloir y mettre. Ça peut devenir ensuite compliqué de sortir du moule dans lequel on s'est coulé. L'idéal est d'apprendre le texte à plat et ensuite seulement d'arriver avec des intentions mais qui sont du coup beaucoup plus facilement transformables car on ne les a pas assimilées en même temps que le texte. Maintenant j'essaie vraiment de faire cela, mais dans la douleur car ça ne m’est pas du tout naturel.

 

Je m'efforce aussi de l'apprendre en environnement bruité, dans le métro ou dans la rue. Je pense qu'à partir du moment où on arrive à bien l'assimiler et le maîtriser dans un tel environnement, on peut jouer n'importe où, n'importe comment, n'importe quoi.

 

Les modes de fonctionnement des réalisateurs sont tellement diverses qu'il n'y a pas de recette générale. Il m'est arrivé plusieurs fois, sur un plateau, de me retrouver sans réelle direction d'acteurs. On doit alors se faire sa propre mise en scène, il faut donc quand même arriver un peu avec des billes pour être capable de s'en sortir tout seul si on ne nous dirige pas.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques ?

 

J'ai joué dans le film de Robin Campillo « 120 battements par minutes » qui est à Cannes actuellement. J'ai aussi des projets théâtraux pour la rentrée et une création musicale à Laval en novembre-décembre prochains, que j’ai écrite et que je mets en scène. A la rentrée également devrait être diffusée la saison 3 de « Purgatoire », une websérie pour laquelle j’ai une certaine affection car c’est la 1ère dans laquelle j’ai joué. Et j’ai également en vue plusieurs courts métrages ou webséries, notamment avec des amis - des collègues de travail qui sont devenus des amis au cours du temps et des tournages.

 

D’autre part, comme je vous le disais, j'ai repris l'écriture mais cette fois-ci de scenarii. Je suis actuellement sur le développement de plusieurs projets en coécriture, dont notamment l'adaptation de mon roman « Le sommeil du juste » avec Guillaume Ribes - qui est justement le créateur de la websérie « Purgatoire » dont je parlais.

 

6/ Votre parcours est très hétéroclite, avec beaucoup de domaines et de virages. Pourriez-vous nous le raconter ?

 

Ce parcours s’est construit un peu tout seul, malgré moi, même si cela me convenait tout à fait. Disons que je me laissé porter par le vent en étant consentant. A l’origine, j'étais ingénieur. Mais au bout de 3 ans d’exercice de l'ingénierie, je me suis aperçu que je n'appréciais pas forcément plus que cela mon métier.

 

Du coup, je suis parti vers 2 ans de ressources humaines. Ce qui dans l'absolu aurait pu me plaire mais la lourdeur de la structure a fait que je me suis senti un peu à l'étroit. J'ai arrêté pour devenir professeur de français pendant 10 ans. Je me suis éclaté, c'était vraiment très agréable, j'étais vraiment fait pour cela, je me sentais à ma place, ce qui est fondamentalement ce dont on a besoin pour se sentir bien. Au bout de ces 10 années, j’ai commencé à tourner en rond, les choses étaient trop bien en place, j’au eu besoin de changement.

 

Pour essayer autre chose, j'ai fait de la direction d'établissement, j'ai été proviseur adjoint pendant 2 ans, mais cela ne m'a pas plu du tout. Je suis alors allé travailler pendant 5 ans avec un ami qui avait créé une agence artistique de chanteurs d'opéra, sur la partie administrative de l'agence. Comme c'était un travail à mi-temps, j'ai commencé à faire des tournages à côté, de façon très amateur, très ponctuelle. Je me suis aperçu que cela me plaisait beaucoup plus que ce que je pensais. J'en suis venu à me dire que je pourrais même essayer d'en faire mon métier. J'avais un peu plus de 45 ans à ce moment-là, cela faisait de nombreuses années que j'exerçais des métiers sérieux,  j'ai alors pensé que je pourrais pratiquer un métier « moins sérieux » et me faire vraiment plaisir.

 

Cela fait du coup bientôt 3 ans que j'ai arrêté toute autre activité professionnelle pour ne faire que cela. Ce qui me plaît énormément. Je ne devrais donc pas re-bouger avant quelques autres années, si ça continue comme ça.

 

Merci Emmanuel pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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