Jean-Philippe Daguerre évoque sa riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Jean-Philippe,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Saint-Germain-des-Prés, en plein cœur du quartier littéraire de Paris. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présent ici ?

 

C’est sûr que c’est toujours magnifique d’enfin rencontrer les gens pour de vrai, ceux qui lisent nos textes donc c’est toujours hyper émouvant. Comme je le fais avec le théâtre - je viens vraiment du monde du théâtre, j’ai écrit beaucoup de pièces de théâtre, on essaie toujours d’avoir des rendez-vous, à la fin de nos spectacles, avec les spectateurs, là on a un rendez-vous avec nos lecteurs. C’est vrai que c’est très émouvant !

 

D’ailleurs, quels retours pouvez-vous avoir, notamment sur les ouvrages que vous présentez ici ?

 

Il y a ceux qui ont lu le livre et qui viennent m’en parler…C’est hyper intéressant parce qu’il vient de sortir, donc d’avoir les retours en direct des gens est très très important. On écoute énormément…Et puis, il y a ceux qui veulent découvrir et qu’il faut quand même convaincre d’avoir envie de le lire, parce que ça reste quand même un salon. On a envie qu’ils lisent le livre…Plus il y en a qui prennent le livre, plus on a des chances d’en écrire d’autres. Donc on est, à la fois, à l’écoute du dialogue et à discuter théâtre, littérature, à raconter l’histoire…Les gens, aussi, ont besoin de se raconter, ils aiment bien parler, c’est bien parce qu’on échange beaucoup. Ils sont inspirants, aussi. Donc, à la fois, je suis en train de vendre mon livre et, en même temps, j’écoute les histoires des gens, qui peuvent m’inspirer pour écrire le prochain…

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur votre dernier roman, “La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob" ?

 

Je l’ai écrit suite à une anecdote terrifiante, qui est une histoire vraie, d’une femme qui a détourné un avion le jour de la sortie de “Rabbi Jacob”, parce qu’elle ne voulait pas que le film sorte. A partir de cette histoire, j’ai évidemment enquêté un petit peu et, après, j’ai imaginé toute l’histoire de cette histoire : comment une femme peut en arriver là ? Cette histoire est un peu incroyable et, du coup, ça m’a inspiré de plonger au milieu de cette époque, avec Louis de Funès, Gérard Oury, une époque politiquement très particulière, avec le choc pétrolier. Voilà, j’ai enquêté, j’ai inventé plein de choses et j’ai rêvé sur cette femme un peu incroayble, qui a eu cet acte un peu fou de détourner un avion pour que le film ne sorte pas.

 

Cette casquette-là, d’auteur de romans, est sans doute très complémentaire de toutes vos autres cordes au théâtre ?

 

C’est sûr que, pour moi qui n’écris que des pièces de théâtre, c’est un vrai défi d’écrire un roman, parce que ce n’est pas du tout la même chose. On écrit mais ce n’est pas le même objectif…Je trouve tous les défis excitants ! On a une petite vie et, dans notre petite vie, je trouve hyper intéressant de se challenger sur plein de choses. Là, mon éditeur, Albin Michel, qui avait édité mes deux dernières pièces, m’avait lancé ce challenge, je l’ai relevé, je ne sais pas si c’est bien ou pas mais j’y ai pris énormément de plaisir et j’espère que les lecteurs en prendront autant que j’en ai eu à explorer l’aventure du roman.

 

Cela vous a-t-il donné l’envie de renouveler l’expérience ?

 

Je pense que oui, c’est sûr mais, pour l’instant, je n’ai pas de sujet. Ca m’a pris beaucoup de temps de faire ce roman et puis, j’ai aussi écrit la pièce à partir du roman et je la mets en scène. J’ai aussi d’autres spectacles à l’affiche en ce moment à Paris, donc je suis très très pris…Il faut que je me libère un espace et prenne quelques jours de vacances pour rêver à une autre histoire mais, évidemment que j’espère trouver un autre sujet pour en écrire un nouveau.

 

Peut-on, pour finir, rappeler vos pièces à l’affiche à Paris ?

 

Actuellement, j’ai, à l’affiche, “Du charbon dans les veines”, au théâtre du Palais royal, et “La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob”, issue de ce roman, au théâtre Montparnasse. J’ai également “Adieu Monsieur Haffmann” à Bordeaux et je mets aussi beaucoup de pièces classiques en scène, “Marius”, “Le Cid”,...et bientôt, “Les enfants du paradis”, à la rentrée, au théâtre du Ranelagh.

 

Merci, Jean-Philippe, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Théâtre, Télévision

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