France 2 / Fort Boyard : Fred Musa se remémore sa nouvelle venue sur le caillou !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

 

Bonjour Fred,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 ont pu retrouver, il y a quelques jours, pour une deuxième participation au programme estival “Fort Boyard”. Quelles principales raisons vous avaient incité à revenir ?

 

L’asso que l’on défendait avec l’équipe, notamment avec Lucien Jean-Baptiste, le capitaine. Je suis impliqué de près dans “Projet Moteur” depuis pratiquement dix ans donc c’est la raison principale de ma venue. Parce que je peux vous dire que de se faire malmener comme j’ai pu me faire malmener n’est pas la raison principale, c’est surtout pour l’asso que je suis revenu !

 

Comme à chaque fois, ce fut l’occasion d’une belle solidarité entre vous et d’une ambiance, dès le début, très chaleureuse…

 

Je connaissais donc Lucien Jean-Baptiste, qui est très impliqué dans l’asso et avec qui on se croise souvent, et, de nom, Nicole Ferroni et Charles Doré, ainsi que la comédienne Léa François. Je ne connaissais pas Jean-Philippe, le téléspectateur. Mais j’ai fait de vraies belles découvertes ! Franchement, des gens simples, humbles, super drôles…On s’est tapé des barres de rire avec Léa, pareil avec Nicole. Vraiment, j’ai aimé cette équipe ! Je ne suis pas connu pour faire de la langue de bois…A “Fort Boyard”, souvent, ils nous assemblent au sein d’une équipe. Alors, on savait qu’il y avait Lucien Jean-Baptiste et, après, ils agrègent des noms de personnalités, donc tu ne sais jamais vraiment sur qui tu vas tomber…Là, franchement, que des gens humbles, avec de l’humour, de la rigolade, de la déconnade. 

 

Généralement, on arrive la veille et, dès qu’on s’est rencontrés au dîner, on a commencé à se balancer tous des vannes. En fait, la mayonnaise a pris dès le diner donc je suis assez content que ça se voit aussi à l’écran parce qu’on était vraiment tous soudés. Parfois, tu rencontres des gens et ça ne le fait pas, et, avec d’autres, ça le fait tout de suite, ce qui était vraiment le cas pour l’ensemble du groupe. Et puis, c’est assez drôle, même Jean-Philippe, qui était un peu impressionné au début, parce qu’il ne connaît pas le milieu de la télé, qu’il découvrait donc un petit peu, s’est pris au jeu, on a commencé à le vanner et à se vanner tous ensemble. Vraiment, j’ai été ravi de participer à cette édition !

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Cette année, un candidat anonyme rejoint l’équipe et représente les téléspectateurs. Selon vous, quel plus cela apporte-t-il au groupe ?

 

Déjà, je trouve ça bien de faire partager le téléspectateur. Le fort est quand même quelque chose que l’on suit depuis tout petit, l’émission a une trentaine d’années, je ne sais pas si vous imaginez et il y a quand même ce côté où, parfois, tu te dis que c’est destiné uniquement aux mêmes personnalités, qui reviennent régulièrement, notamment des comédiens ou des chanteurs. Donc je trouve super bien l’idée d’ouvrir de nouveau, comme c’était le cas il y a très longtemps d’ailleurs, à des téléspectateurs lambda, qui peuvent venir mettre un pied sur le fort. C’est magique, parce que le fort, c’est quand même Disneyland donc c’est une chance incroyable !

 

Honnêtement, pour avoir fait le fort il y a quelques années et l’avoir refait cette année, je trouve que, même en termes d’épreuves, alors qu’avant, ils ménageaient un peu les personnalités qui n’avaient pas de clés et les mettaient dans des cellules plus faciles, cette année le scénario a vachement été travaillé. Si tu n’as plus que deux clefs, tu vas te démerder, il y aura des prisonniers…Ils sont revenus un peu, je dirais, aux bases de “Fort Boyard”, avec l’impulsion, pour le coup, de Cyril Féraud, qui est, je trouve, très important là-dedans. On a tous pris un vrai plaisir à le faire !

 

Votre première épreuve individuelle a été celle de la poudrière. Malheureusement, très vite, vous êtes tombé sur le canon noir…

 

Je me suis fait avoir bêtement ! Je suis un poisseux donc j’ai l’habitude…Je ne joue jamais ou rarement …Quand je joue à la Française des Jeux, je suis sûr de perdre et, là, dès le deuxième coup de canon, je me suis pris directement la mauvaise poudre en pleine tronche. Malheureusement, c’est le coup du sort…J’ai, là-dessus, un peu un côté Gaston Lagaffe : c’est sûr qu’il va m’en arriver une en permanence, je le sais 🙂 et ça n’a pas loupé, dès la première épreuve…Le chat noir !

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Parmi les nouveautés de l’année, les temps forts viennent challenger l’ensemble de l’équipe, à commencer par les thermes cachés…

 

Vous savez que c’est peut-être notre plus grande rigolade, justement avec Léa François, qui était à côté de moi…Je n’arrivais pas à rentrer dans cet espèce de tonneau transparent, où tu mets ta tête dedans, ce que l’on n’a pas trop vu dans le montage. Je pense qu’ils m’ont épargné…A un moment, alors qu’il ne fallait pas mettre les mains à l’intérieur, j’ai essayé de m’accrocher vers le fond en mettant une main mais mes épaules - vous avez vu que je suis un peu un gabarit assez fort, on va dire - ne rentraient pas dans ce fichu tonneau…et Léa appuyait ma tête, genre “Mais tu vas rentrer ! Il faut que tu rentres ! Rentres !”. Même Cyril lui a dit “Arrêtes d’appuyer sur lui, tu vas le noyer !”. C’est vrai qu’à un moment, elle appuyait tellement que je n’arrivais plus à respirer…Je faisais de grands gestes pour essayer de remonter à la surface…Mais on ne l’a pas trop trop vu à l’image. Cela reste un de nos plus gros fou-rires ! On en a reparlé après et on s’échange même encore des messages, en disant “C’est quand que tu me noies la prochaine fois ?”. Vraiment, elle appuyait comme quand tu appuies sur quelqu’un et que tu n’as pas envie qu’il remonte…Il fallait absolument que j’aille souffler dans ce fichu truc ! Donc les thermes restent vraiment un de nos plus grands fou-rires. 

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Vous avez ensuite eu le privilège de répondre à une énigme du Père Fouras. Se retrouver dans la vigie, face à ce personnage plus que mythique, doit certainement être déstabilisant ?

 

Ouf, ma réussite, ma grande réussite ! Le coup du double…Pareil, j’avais très peur de perdre. Vous voulez que je vous dise vraiment ? Je flippais de louper cette histoire. Souvent, derrière ton téléviseur, au moment d’une énigme, je me dis “Oh, vas-y, comment tu peux louper ça ?”. Mais ça va aussi tellement vite…Tu es focus, il y a les caméras qui sont là, il  y a le Père Fouras, et toute la mise en scène, avec le sablier. Et, là, quand tu vois tout ça, tu te dis “Putain, il faut que j’arrive à trouver”. Donc, déjà, tu te mets la pression même avant d’avoir l’énigme. C’est vrai que je me suis dit qu’il ne fallait pas que je me loupe. J’étais vraiment heureux de l’avoir, j’étais très content de moi !

 

Le morpion avait fait son retour dans l’émission l’année dernière. Physiquement parlant, cette cellule est certainement plus dure qu’il n’y paraît ?

 

Sachez-le, j’ai toujours été nul, à l’école, quand il fallait monter à la corde. Je n’ai jamais réussi. Bon, pareil, il faut dire que j’ai un bon petit poids, ce qui fait que je suis un peu handicapé dans ce genre de cellule. Quand tu es Charles Doré, c’est plus simple à grimper 🙂, tu es un peu plus léger. Là, ils nous ont choisis, avec Jean-Philippe, nous les deux beaux gabarits de l’équipe donc on s’est dit “Waouh…”. Avec le stress, tu as les mains qui glissent sur ces barres. On a vraiment vraiment tenté des trucs mais, à un moment, je me suis dit “Avec mon gabarit, je ne vais pas y arriver, je ne vais pas pouvoir réussir cette histoire”. Donc on est sortis, bêtement, à ce jeu des morpions. Mais, quand tu es derrière ton téléviseur, et moi certainement le premier, j’aurais vu cela en me disant “Mais qu’est-ce qu’ils foutent, les mecs ? Ce n’est quand même pas si dur de grimper sur une barre !”. Ben si, je confirme ! 

 

Avec trois candidats sacrifiés, puis un prisonnier supplémentaire, sans doute que votre séjour en prison s’est fait dans des conditions un peu précaires ?

 

Là, on était ultra serrés ! Mais, encore une fois, et c’est ce qui fait tout le bonheur d’être avec cette équipe, on a passé notre temps à rigoler, on se racontait des histoires, on se disait “Mais qu’est-ce que l’on fout là ? Pourquoi on est venus ? En plus, on se retrouve en taule, comme des losers…”. Cela a été prétexte à plein de déconnades, en fait. Oui, sur le coup, tu es un peu dégouté, tu te dis “Mince, je ne vais pas faire ceci ou cela”. J’avais encore envie de faire des épreuves, j’aurais adoré, pour le coup, faire la cabine, qu’a eue Charles. Le côté vertige n’est pas quelque chose qui me fait forcément très très peur, même si c’est quand même super impressionnant. Tu n’es pas serein mais tu es attaché, il y a quand même de la sécurité sur le fort. Donc il y a un côté où tu es frustré parce que tu te dis “Zut, j’aurais bien aimé tenter deux trois autres aventures” mais on était avec une belle équipe en prison et c’est passé tout seul ! 

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Heureusement, l’évasion a permis à tout le monde de se libérer, même si ça s’est joué à quelques secondes pour vous. Le parcours a été riche en surprises mais vous étiez, tous les quatre, particulièrement déterminés…

 

Je peux même vous dire que je me suis ouvert le crâne en sortant ! Si vous regardez les images, on le voit un petit peu, on remarque que je pisse un peu de sang. Ils m’ont expliqué que Philippe Etchebest avait eu cette épreuve-là aussi et que lui s’était carrément ouvert…Il avait reçu deux à trois points de suture dessus. 

 

A un moment, c’est vrai que tu t’accroches et, pareil, pour passer les épaules, j’avais du mal donc je me suis pris le truc à la sortie. J’avais une ouverture, rien de grave mais la tête pissait un peu le sang. D’ailleurs, les images, quand on est en train de chercher les pièces, montrent que je me suis un peu éraflé le crâne.

 

 

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Au conseil, vous affrontez un maître des temps sur l’épreuve du bonneteau. On a beau être concentré, trouver le boyard caché reste redoutable…

 

Et puis, j’en ai vu du bonneteau ! J’étais, à une époque, pas très loin du XVIIIè, donc je voyais tous les escrocs du bonneteau qui existaient… 🙂 Ben, c’est la même dans le fort ! Quand j’ai donné, les deux fois, l’endroit, pour moi la pièce était vraiment là. J’essayais même d’écouter le bruit de la pièce qui se ballade au sein des gobelets, que l’on entend peut-être un peu moins à l’écran…Mais, comme vous avez pu le voir, ça n’a pas été une grande réussite. Bravo au maître, qui a été brillant là-dessus ! D’ailleurs, je me demande si ce n’est pas un mec que j’ai croisé dans le XVIIIè à une époque, celui-ci ? 🙂

 

 

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Quels souvenirs gardez-vous de cette nouvelle venue sur le fort ?

 

Je garde, déjà, le souvenir de Cyril ! J’avais bien aimé Olivier Minne que je connais, en plus, depuis très longtemps mais je trouvais que, peut-être, il était arrivé à la fin d’un cycle. Je ne suis pas sûr que ça se passait très bien avec France TV et ça avait tendance, un peu, à se ressentir. En tout cas, quand j’avais fait le fort, la dernière fois, avec lui, je trouvais qu’il faisait ça d’une façon un peu “mécanique” mais ce sont des choses qui peuvent arriver. Là, tu sens que c’est la première année pour Cyril, j’espère que ça durera longtemps pour lui, il y avait un côté agréable et chaleureux, il a envie. Il m’expliquait même qu’il était très impliqué aussi sur les épreuves, qu’il voulait redonner un peu le côté fort et que c’est pour cela, par exemple, qu’ils avaient inclus le téléspectateur qui vient avec nous. Donc il s’est aussi vachement impliqué dans la production et dans l’écriture de cette nouvelle version de “Fort Boyard”. Honnêtement, ça se ressent vraiment ! 

 

Il y a un côté colonie de vacances quand tu vas sur ce fort. En dehors des personnages qu’ils jouent à l’écran, il y a une vraie belle déconnade avec les membres de l’équipe. 

 

Pour la petite histoire, ça avait commencé très fort pour moi. On arrive tous en bâteau le matin, l’animateur, les personnages, les gens de l’équipe technique, et je fais une première connerie, qui les a tous fait écrouler de rire. Pour aller sur le fort, c’est une espèce d’énorme passerelle, un peu comme ce qu’il y a sur les plateformes pétrolières, tu dois t’accrocher et ils te mettent un gilet de sauvetage…Mais, évidemment, première connerie que j’ai faite, j’ai tiré sur le gilet de sauvetage et il a gonflé 🙂 ! Ils m’ont tous regardé en disant “Mais non, Fred, commences pas comme ça la journée !”. Et, là, c’était parti pour le reste de la journée, tout le monde me taillait, en me disant “Oh Fred, tu nous coûtes cher en gilet de sauvetage…Ne refais pas de connerie en repartant ce soir !” 🙂. 

 

C’est un tournage qui est dur, tu arrives tôt le matin, la coupure déjeuner du midi est quand même assez rapide, c’est un sacré boulot mais il y a un côté tellement détente…Cette année, en tout cas, j’ai vraiment adoré le faire !

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

La diffusion de l’épisode vous a-t-elle permis de revivre certaines sensations connues sur place ?

 

Ah, oui ! Je l’ai partagée en famille, avec ma fille et ma femme, qui m’ont taillé en me disant “Quand même, tu n’es pas brillant, il va falloir te remettre au sport ! “. J’ai eu le droit à plein de bons conseils 🙂. Surtout, j’ai eu un nombre de messages, de gens tellement différents, certains que je n’avais pas vus depuis longtemps et qui m’ont dit avoir regardé avec leurs enfants. Pour la petite histoire, il se trouve que j’ai croisé Vianney dans la rue, qui était venu dans “Planète Rap” il y a longtemps, c’est lui qui m’a interpellé et qui m’a dit m’avoir regardé dans “Fort Boyard” samedi dernier, avec son fils. L’histoire de fous ! 

 

Pour avoir regardé l’émission, ce que je n’avais plus fait depuis un sacré moment, je trouve que ça passe vite. Il y a une écriture qui fait que tu prends du bon temps, c’est vraiment bien foutu ! C’est assez marrant, la télévision dit tout le temps qu’il faut constamment mettre de nouveaux programmes et, là, tu as quand même un programme qui est ancien mais neuf. Donc j’ai trouvé ça vraiment bien foutu !

 

Comme le dit le proverbe, “Jamais deux sans trois” donc rendez-vous est-il déjà pris pour l’été prochain ?

 

Figurez-vous que la première fois, après avoir fini dans la flotte, avec une mer qui était un peu démontée, je m’étais dit que je n’irai pas une deuxième fois...Là, j’y suis allé, surtout, au début, porté par l’asso et, honnêtement, pour une troisième, je veux bien lier, une nouvelle fois, l’utile à l’agréable, pour défendre une asso dont je suis proche, et pour les épreuves ainsi que pour l’ambiance de colonie de vacances. Donc, franchement, avec grand plaisir pour faire résonner cette fameuse citation, “Jamais deux sans trois”.

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

En complément, vous serez de retour le 24 août, à la radio, même heure, même endroit…

 

Toujours sur Skyrock…On va essayer de faire encore une belle saison ! J’attaque la trentième saison de “Planète Rap”, un peu comme le fort, en essayant de se renouveler, une fois de plus…

 

Merci, Fred, pour toutes vos réponses !

 

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