Lisa Coletti évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

 

Bonjour Lisa,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous avez récemment tourné, pour France 3, dans la série “Tom et Lola”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous ?

 

Oui ! C’est vraiment une série bon enfant, l’ambiance est super, tous les comédiens sont très bienveillants entre eux, ils sont là pour se soutenir, s’entraider et prendre, ensemble, du plaisir dans le jeu. J’ai beaucoup aimé la rencontre avec Pierre-Yves Bon et Yassine Hitch notamment, ainsi qu’avec toute cette belle bande de comédien(ne)s bien sûr. Le programme a de jolies valeurs et passent de beaux messages d’amitié, d’amour, d’entraide.

 

J’avais eu la chance de rencontrer Delphine Lemoine, la réalisatrice, un petit peu auparavant, donc j’étais très contente de la retrouver sur le plateau. C’était un plaisir d’être dirigée par elle…Dans ce cas-là, on arrive déjà sur le tournage avec de très bonnes prédispositions. On a tourné à la Seyne-sur-mer, c’était magnifique ! Moi qui suis beaucoup dans le sud maintenant, et qui navigue vraiment entre Paris et Marseille, j’étais contente de pouvoir tourner là-bas. Donc, oui, c’était une très belle première expérience en tant que « guest » dans une série, pour France 3 en plus. C’était très chouette !

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur votre personnage et sa place dans l’histoire ?

 

“Tom et Lola” est une série policière, avec des enquêtes donc, à un moment, mon personnage se retrouve suspecté du meurtre…On me voit à plusieurs reprises au cours de l’enquête puisque je suis la directrice du haras dont le gestionnaire a été assassiné. Je passe d’ailleurs de témoin à suspecte dans l’affaire ! 

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Est-ce d’ailleurs un univers qui vous était familier ?

 

Celui du meurtre ou de l’équitation ? “Rire” J’avais fait un petit peu d’équitation, quand j’étais plus jeune, avec ma meilleure amie d’enfance, qui était passionnée. Je m’y étais mise pour l’accompagner mais c’est quand même un domaine où je suis un peu froussarde. Par moment, sur le tournage, je n’étais pas toujours à l’aise avec les chevaux qui m’impressionnent beaucoup, je l’avoue…Mais on a été très bien accueillis dans le haras et les filles qui travaillaient là-bas étaient tout le temps avec nous pour nous aider à diriger le cheval donc ça allait. 

 

En amont du tournage, vous étiez-vous (re)plongée dans les précédents épisodes, pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère du programme ?

 

Oui, oui, j’ai regardé la série. Je trouve que c’est important pour ne pas arriver sur le plateau sans connaître l’univers. Il faut s’imprégner de l’ambiance avant de s’y plonger… 

 

On le sait, le rythme de tournage est intense et l’équipe est rodée. Comment avez-vous fait pour soutenir cette intensité ?

 

Alors, personnellement, je n’ai pas eu énormément de jours de tournage. En revanche, j’appréhende toujours un peu d’arriver dans une équipe rodée comme vous dites, mais vraiment, encore une fois, tous ont été tellement accueillants et bienveillants dans cette série, tous ont été très abordables, des comédiens aux coiffeurs et maquilleurs. Eux-aussi font partie de la famille et doivent également accueillir les nouveaux, ils sont finalement notre premier contact de la journée quand on arrive sur le lieu de tournage. Ils m’ont mise à l’aise de suite. 

 

Et puis, je me rappelle d’une scène qui avait été difficile à tourner pour moi parce qu’il faisait extrêmement chaud, alors que je devais tenir un outil très lourd dans les mains. Pierre-Yves m’a beaucoup aidée, en me rassurant “Ici, personne ne te juge, tu fais ta scène, ne t’inquiète pas, relax !”. Cette bienveillance était très agréable !

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Toujours à l’image, sur TF1 cette fois-ci, nous pourrons vous retrouver à partir du 18 juin dans le troisième opus de “Zodiaque”, sous les traits de Mathilde. Justement, qu’est-ce qui vous avait donné envie de rejoindre cette autre belle aventure télévisuelle ?

 

Même si j’étais assez petite - je n’avais que 9 ans, je me souviens, à l’été 2004, de ce programme. A l’époque, il n’y avait pas ce système de plateforme donc on suivait vraiment à l’heure sur TF1, il fallait être ponctuel devant la télé, on allait vite fait chercher son dessert au moment de la pub. En tout cas, on était bien contents d’avoir des sagas d’été et j’avais eu, à l’époque, le droit de regarder alors qu’avant, j’étais trop petite… C’était donc ma première saga, c’est un souvenir puissant pour moi. 

 

Donc, quand on m’a parlé de ce nouveau casting pour ce troisième opus, je me suis dit “Waouh, trop bien !”. J’ai tout de suite eu envie de faire partie de l’aventure…Francis Huster est quand même une figure du cinéma et du théâtre, c’est un très grand acteur donc ça me faisait très plaisir de le rencontrer. Moi qui ai suivi le cours Florent, on me parlait souvent de l’ancien élève qu’il était….Après, j’ai fait aussi plein d’autres belles rencontres comme, d’ailleurs, avec Philypa Phoenix, Blandine Papillon, Emmie Poinsot, des femmes si douces et solaires !

 

C’est un programme choral, qui mélange des comédiens de toutes générations…Ce qui a certainement été très plaisant pour vous ?

 

Oui ! Je pense notamment à Marie-Christine Barrault, une actrice que j’avais vue récemment dans plusieurs autres films. Dont un film italien « Per il mio bene », que j’avais découvert au festival d’Angoulême, et que j’avais vraiment adoré. On en avait même parlé toutes les deux pendant le tournage et cela m’avait évidemment fait très plaisir de jouer avec elle aussi peu de temps après.

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Quel regard portez-vous sur Mathilde, votre personnage ?

 

L'histoire tourne autour d’un mariage et on retrouve la future mariée assassinée…Mathilde est sa couturière. Elle est un tout petit peu plus jeune que moi, je dirais qu’elle est également plus timide. J’ai porté sur elle un regard bienveillant, un peu comme si ça avait pu être moi quelques années auparavant. Quand tu es un peu plus insouciant et naïf, tu te fais plus facilement manipuler…Je ne vous en dirais pas plus 🙂…J’ai eu, sur elle, un regard presque de grande sœur, en me disant “Attention à qui tu fréquentes et à ce qu’on essaie d’obtenir de toi !”. 

 

A un moment donné, mon personnage va aussi se retrouver suspecté…Donc il y a des moments où Mathilde doit un peu se défendre, d’autres où elle doit être un peu plus à l’écoute dans tout ce drame que va traverser le futur mari, dont mon personnage est proche dans la série.

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Pas tant que cela, non. Je me suis plus identifiée, tout simplement, à d’autres périodes de ma vie. Plus jeune, j’ai eu la chance d’aller en vacances dans un château qui appartenait, en partie, au meilleur ami de mon père. Donc j’avais pu, à certains moments, observer comment pouvaient se passer, au sein d’un même univers, les liens entre le cuisinier, la femme de ménage et les propriétaires, plus riches. C’était, du coup, assez simple pour moi de me glisser dans la peau de la couturière, qui est complètement indispensable à la situation et, en même temps, qui est quand même en-dessous socialement. J’ai donc trouvé facilement l’inspiration parce que je voyais exactement ce que ça pouvait donner…. 

 

Les décors et le cadre de tournage ont certainement été très aidants également pour vous plonger dans les intentions de jeu…

 

Ils étaient magnifiques ! On a tourné dans un château sublime, toujours dans le sud d’ailleurs, c’était très agréable. Donc, oui, forcément, ça a participé au plaisir pris.

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

On vous imagine à présent curieuse des retours des téléspectateurs ?

 

Oh oui ! J’ai eu la chance d’être invitée à Cannes Séries, j’y ai vu le premier épisode, qui avait été suivi d’une interview de plusieurs comédiens et de Bruno Garcia, le réalisateur, avec qui j’avais également beaucoup aimé travailler. Il était très à l’écoute, très bienveillant et très professionnel.

 

Dans le public, des personnes étaient là aussi parce qu’elles avaient vu le programme il y a 20 ans et elles étaient contentes, à la fois de voir une suite et de retrouver Francis à l’écran. Mais aussi de découvrir une nouvelle génération de comédiens très prometteurs… 

 

En tout cas, ce nouvel opus ne s’adresse pas uniquement aux téléspectateurs qui ont déjà vu les deux premiers, mais à tous…

 

Oui, parce que, même si on ne connaît pas forcément le programme, on peut facilement se raccrocher au concept. Mais, forcément, ça ajoute quelque chose d’avoir vu les deux premières saisons, il y a un petit goût « Madeleine de Proust ». 

 

En complément, le métier de comédien étant très varié, il vous a permis d’autres belles rencontres en dehors du plateau, vous ayant offert la possibilité de développer d’autres cordes encore…

 

Ces rencontres ont été finalement presque hasardeuses…Les projets ne s'enchaînent pas toujours directement, ce qui nous permet alors de faire d'autres choses. J’ai ainsi pu travailler pour une grande marque italienne, j’étais comédienne en entreprise pour former leur personnel aux nouvelles techniques de vente, en interprétant certains rôles. La marque voulait absolument des comédiens, ce qui est toujours souhaitable parce que ça amène vraiment un côté très vraisemblable aux situations et aux sketchs. J’avais pu faire de superbes rencontres d’autres comédiens également, de théâtre ou de séries. C’était rigolo, cela changeait un peu !

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Artistiquement, ces scénettes, aux contextes très variés, ont probablement été très enrichissantes ?

 

Oui, et c’était, pour moi, complètement imprévisible. Je pensais, justement, que ça n’allait pas m’apporter grand chose techniquement mais ça a été, en fait, complètement l’inverse…Comme il s’agissait de sketchs de vente, le regard n’était absolument pas porté sur moi, qui n’étais pas du tout évaluée donc j’ai pu jouer devant une trentaine de personnes mais sans ressentir aucun stress. Je n’aurais jamais pensé jouer devant autant de personnes sans aucune appréhension. Je me suis rendue compte de plein de choses : il suffit de se décentrer et de se dire que ce n’est pas forcément nous que l’on regarde, pour jouer de façon beaucoup plus libre ! Cet autre style m’a donc appris beaucoup de choses au niveau technique !

 

En parallèle, j’ai d’autres projets en préparation, dont je ne peux pas encore parler, mais que j’ai hâte de dévoiler.

 

Merci, Lisa, pour toutes vos réponses !

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

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Publié dans Télévision

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