France 3 / C'est qui le chef ? : Céline Ronté nous partage sa vision sur Valérie, son personnage dans ce téléfilm qui sera diffusé ce mardi 9 juin !
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Bonjour Céline,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver en prime-time, ce mardi 9 juin, dans le téléfilm inédit “C’est qui le chef ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Ah oui, ça a été un plaisir à plein de niveaux ! Déjà, de comédienne d’avoir la chance de jouer ce personnage. Ensuite, d’équipe, on s’est tous extrêmement bien entendus, c’était une expérience riche humainement. En plus, j’ai eu la surprise de tourner avec Hervé Rey qui fait mon mari et qui est mon ami depuis 25 ans, et d’être dirigée par Aude Gogny-Goubert, la réalisatrice, avec qui j’adore collaborer. C’est une chance de travailler avec des gens qu’on respecte humainement et artistiquement. Je n’oublie pas Gabrielle Gerin, la productrice, qui est quelqu’un de formidable, de très à l’écoute. C’était joyeux et chaleureux, une expérience incroyable!
Quel regard portez-vous sur Valérie, votre personnage ?
C’est un personnage à la fois sympathique parce que c’est une maman très attachée à sa fille, qui veut le meilleur pour elle mais, en même temps, sa plus grande qualité devient son plus grand défaut. Elle peut être très étouffante et intrusive, elle vit beaucoup au travers de sa fille. C’était une vraie composition pour moi. C’est un personnage riche, elle est à la fois rassurante et fragile, douce et pleine de caractère, quand il s’agit de défendre sa fille elle peut même être très dure. Elle et son mari partagent beaucoup de non-dits avec leur fille, c’est ce qui n’est pas dit qu’il faut jouer, c’est très intéressant à travailler. Et puis pour jouer une mère, il faut une fille ! Et Alice Daubelcour a été une partenaire précieuse.
Sa palette de couleurs a certainement été plaisante à défendre ?
Bien sûr ! Et puis, la chance que, dans chaque scène, elle ait des choses différentes à jouer. C’était très agréable ! Cela va de l’amour inconditionnel, à la méfiance, à la colère, à la déception, à sa relation de couple, aux non-dits dans la famille…Donc, oui, c’était intéressant à jouer, la palette était large. Et la direction d’Aude Gogny Goubert tellement précise, elle nous a vraiment guidés tout au long du tournage. J’avais une confiance entière en son regard, c’est le plus important pour être libre de défendre un personnage.
Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?
Je me suis beaucoup inspirée de ma maman, pour tout vous dire, elle est très « Valérie », elle nous aime plus que tout, on est sa raison de vivre, c’est extraordinaire de recevoir tout cet amour mais ça peut aussi devenir étouffant parfois. Même si tout part d’une bonne intention, on a besoin de s’émanciper. C’est le cœur de la relation entre Alice et Valérie.
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Découvrir le rendu final avec le reste de l’équipe avait probablement permis de belles retrouvailles ?
J’ai déjà vu le film lors de l’avant-première d’équipe et en participant à un festival dans les Charentes. C’était dans de très belles conditions, dans des salles de cinéma, c’était magique de découvrir le film comme ça. Moi qui suis originaire des Charentes, le présenter là-bas a été la cerise sur le gâteau, c’était très émouvant de me retrouver dans le cinéma où j’allais quand j’étais petite. Et de découvrir les réactions en direct du public. On n’a pas cette chance quand ça passe à la télé.
Et retrouver l’équipe, Michel Cymes, Bruno Solo, Alice Daubelcour, Gabrielle Gérin et Aude Gogny Goubert, on s’entend très bien. C’est toujours un plaisir d’être ensemble.
Les projections étaient très émouvantes. Surtout de découvrir le travail de tout ce que l’on ne voit pas : le montage, la musique…On ne se rend pas toujours compte de ce que ça va donner quand on est sur le tournage. En cela, Aude, la réalisatrice, a vraiment eu une vision de bout en bout, c’est une directrice d’acteurs exceptionnelle, une artiste qui a une vision et des partis pris forts. Le film est très drôle, très rythmé, l’image est belle. Elle a travaillé sur une palette de couleurs qui donne beaucoup de cohérence à l’ensemble. Donc, oui, c’était très agréable de voir le résultat !
Certainement avez-vous maintenant hâte des retours des téléspectateurs ?
Bien sûr ! C’est toujours un peu le stress mais, maintenant, j’ai hâte que les gens le voient, il est temps qu’il soit rendu au public et qu’il ne nous appartienne plus !
En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
Cet été, je vais jouer une pièce de théâtre, “Volpone”, du 29 juillet au 16 août, au Jardin de Bagatelle, à l’Orangerie. C’est un super projet, que l’on est en train de répéter en ce moment. La mise en scène est de Carine Montag, je me régale bien, c’est très drôle aussi, c’est une comédie dramatique du XVIIe siècle de Ben Johnson. C’est également une aventure géniale, humainement, à tous les niveaux. Le lieu est super étonnant, on joue dans un jardin magnifique, c’est un endroit bucolique pour l’été, je conseille vraiment aux gens de venir. En plus, c’est tout un festival, il y aura plein de pièces de théâtre à voir.
J’ai la chance de partager l’affiche avec Xavier Fagnon, Damien Boisseau, Jean-François Vinciguerra, Cyril Ripoll, Patrick Courtois…On est une joyeuse bande et on s’amuse beaucoup à monter cette pièce pour cet été.
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette diffusion à venir sur France 3 ?
Qu’il y ait beaucoup beaucoup beaucoup de téléspectateurs 🙂, que les gens aiment le téléfilm pour qu’on en fasse d’autres et qu’on nous réunisse à nouveau, parce que, vraiment, c’est une équipe formidable. Que les gens soient contents, que le public soit ému, qu’il rit et que, du coup, il y ait du monde sur France 3 !
Merci, Céline, pour toutes vos réponses !