France 3 / C'est qui le chef ? : Mina Deversenne nous présente Zoé, son personnage dans ce téléfilm inédit !
Bonjour Mina,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le mardi 9 juin prochain dans le téléfilm inédit “C’est qui le chef ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, oui, c’était vraiment très très chouette ! Je suis une comédienne en début de carrière, c’était la première fois, à l’image, que j’avais une expérience aussi conséquente, avec un personnage aussi présent. Je l’avais davantage fait au théâtre mais beaucoup moins dans des projets audiovisuels. Donc j’étais ravie et très heureuse d’obtenir ce rôle !
Le tournage était vraiment chouette, avec plein de belles rencontres très humaines et avec un côté très famille. Pour moi, ça n’a pas vraiment été une découverte, j’avais déjà été sur plein de plateaux, mais, en tout cas, ça a été une redécouverte de ce qu’est le plaisir d’un tournage, de la création d’une équipe et de la mise au travail de chacun autour d’un but commun. C’était une très belle expérience !
Ce projet a été, vous l’avez dit, l’occasion de côtoyer un chouette casting…
Oui, c’était très chouette de découvrir tous ces comédiens et, aussi, d’avoir une comédienne, Aude, à la réalisation. En fait, c’était très enrichissant, humainement et artistiquement, d’échanger avec eux, on a partagé plusieurs très belles scènes avec certains de mes partenaires de jeu, qui m’ont vraiment marquée. Ce tournage m’a évidemment appris plein de choses, c’est une expérience significative et précieuse dans mon parcours de comédienne.
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…et de tourner dans un cadre très agréable …dans une région qui vous tient particulièrement à cœur…
Le nord est ma région natale, comme, d’ailleurs, pas mal des autres comédiens. J’ai grandi ici donc c’était super de vivre cette expérience dans des lieux que je connaissais. Pour vous dire, un des décors était à dix minutes à pied de chez moi donc c’était trop chouette de pouvoir aller travailler juste derrière la maison 🙂.
Le cadre était super, matériellement et humainement. Le travail de décoration était génial et on a tourné dans une ambiance vraiment chouette. Le cadre humain permettait que l’on soit chacun dans une joie de venir travailler donc, oui, c’était vraiment plaisant !
Quel regard avez-vous porté sur Zoé Barbier, votre personnage ?
Zoé est un personnage, je pense, qui a beaucoup de vie et beaucoup d’envie. Elle a un côté un peu aventureux aussi : suite au décès de sa maman, elle avait quitté la France pour aller vivre en Australie. C’est une jeune femme qui a de la fougue en elle mais, en fait, elle traverse des choses qui sont assez difficiles et elle est complètement délaissée par son père…Donc elle s’éteint un petit peu. Elle est dans le besoin de se reconnecter avec lui, elle est dans l’attente de son père, qui répond rarement présent. Je l’ai vue et travaillée comme cette jeune femme pleine de vie mais qui est vraiment peinée et alourdie par ce qu’elle traverse, qui est quand même assez difficile. Le tout avec, malgré tout, une fin heureuse, pour elle et le reste des personnages…
Zoé vous a sans doute permis une palette de couleurs grisante à défendre ?
J’ai fait, je crois, six ou sept jours sur le tournage, il y a beaucoup de moments que j’ai découverts en voyant le film, notamment quasiment tout ce qui se passe en cuisine. On voit plutôt mon personnage évidemment dans sa relation avec son père mais aussi avec son oncle, joué par Bruno Solo, et sa tante, jouée par Frédérique Kamatari. On voit Zoé surtout dans l’attente, dans l’espoir, dans l’allant et dans la joie, à l’idée de se connecter et de créer du lien avec son père, et puis dans la déception parce qu’il fait toujours faux bond. C’est quelque chose qui grimpe jusqu’à un moment de rupture où, vraiment, ils se disputent et où elle décide d’abandonner le combat. Donc on était sur des choses assez intenses à jouer, sous une forme de tristesse, de déception et, in fine, de colère aussi. C’était donc intéressant, oui ! l’espoir, l’allant et la joie du personnage à l’idée de connecter avec son père, ses tentatives pour renouveler leur lien… qui s’ensuit effectivement de déception et de tristesse.
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Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?
Pas forcément des sources précises…En amont, j’ai fait un vrai travail sur le scénario, je l’ai lu, relu et décortiqué. En fait, il n’y a pas forcément un personnage ou un film qui me soit venu en tête, j’ai surtout senti ce personnage pas si éloigné de moi et, donc, je ne suis pas vraiment allée chercher dans une composition, plutôt dans mon histoire, dans des choses que j’ai pu traverser ou dans des situations que j’ai pu vivre en miroir de celles qu’elle vit. J’ai surtout puisé là-dedans, plus que je n’ai construit ce personnage de toutes pièces.
Vous l’avez dit, vous avez déjà pu découvrir le rendu final…
J’étais très très heureuse de découvrir le résultat de ce travail lors d’une projection au Grand Rex, à Paris, et de retrouver toute l’équipe. J’étais ravie de revoir tout le monde et il y avait une forme d’excitation, dans la salle, de pouvoir découvrir le fruit de notre travail commun et collectif.
C’est difficile de se regarder mais je pense que c’est sans doute un truc d’acteur, qui est sain d’une certaine manière. Il y a toujours ces “Oh là là, mais, là, mes cheveux, ça ne va pas !”, “Pourquoi j’ai dit cette réplique-là comme ça?”...On a du mal, sur un premier visionnage, à dézoomer de soi et à voir l'œuvre en tant qu’ensemble…On est un peu à se scruter ou à se taper dessus, parce qu’on aurait dû faire autrement ou mieux. Mais, en fait, une fois que la projection est passée, il nous reste tellement d’autres choses que cela, il nous reste d’avoir découvert les performances des autres et toutes ces scènes que l’on a lues dans le scénario mais que l’on n’a pas vues ni tournées ni montées. On découvre aussi comment les partenaires de jeu ont interprété certaines choses, comment ça diffère de ce que l’on avait imaginé, ainsi que le film dans sa globalité qui est, je trouve, une comédie très tendre, avec beaucoup de très beaux messages, aussi bien sur la transmission intergénérationnelle, que sur la famille ou que sur une petite leçon de féminisme, en arrière plan. En plus de ces très beaux messages, ce film est visuellement très chouette aussi parce qu’il y a notamment un vrai travail au niveau de la déco et des costumes, mais plus généralement de l’image ! L’équipe technique au complet a vraiment fait un superbe travail sur ce film.
Après la projection, on a pu discuter tous ensemble, on s’est fait des retours sur ce que l’on a aimé, sur comment les performances des uns et des autres nous ont touchés et c’était un vrai moment de partage. J’ai hâte de le revoir, en ayant pu prendre ce recul-là depuis et d’avoir aussi les retours de mes proches, ainsi que des gens avec qui je travaille.
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En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
Cette année, j’ai fait un peu plus de théâtre. Je suis assez sollicitée aussi en écriture, moi qui ai publié un recueil de poésies en septembre dernier. Je donne plusieurs lectures publiques et un nouveau texte va être publié d’ici quelques semaines ou quelques mois.
Merci, Mina, pour toutes vos réponses !