France 2 / L'or bleu : Guilaine Londez évoque ce programme à succès, ainsi que ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Guilaine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 peuvent actuellement vous retrouver dans “L’or bleu”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

J’étais, déjà, très heureuse d’être choisie pour jouer dans cette série parce que je savais qu’il y avait des camarades avec qui je voulais tourner depuis longtemps : Valérie Karsenti, Eric Caravaca, Eric Savin, Tom Leeb, Barbara Probst,...Ce sont des personnalités que j’avais croisées, j’aime beaucoup Valérie, j’adore le travail d’Eric et des autres, donc j’étais déjà très enthousiaste à l’idée de travailler avec eux. Mon enthousiasme s’est révélé même être un bonheur inouï de partager de très belles scènes…J’ai adoré ! Humainement, cette aventure a été géniale. Le réalisateur, Hippolyte Dard, et la productrice Aline Panel, étaient formidables. Le lieu de tournage était extrêmement beau aussi, à Apt ! C’était donc une vraie joie et un grand bonheur sur toute la ligne, même dans la recherche, sur le plateau, de ce que l’on pouvait amener de mieux. 

 

La thématique de l’eau est le point de départ du programme mais, grâce à la diversité des personnages, beaucoup d’autres sujets, humains notamment, sont abordés…

 

Oui ! En fait, la productrice est une femme qui aime les histoires humaines et personnelles. On en avait discuté toutes les deux, elle m’avait dit que “la vie des gens est passionnante”. L’histoire de chacun est un roman, selon elle et, avec cette série, elle avait envie de développer la complexité humaine et la folie de la vie. Elle a eu raison ! 

 

Elle l’a vraiment développé avec, en effet, le sujet de l’eau qui inquiète, à juste titre, tout le monde et avec des histoires familiales complexes, ce qui est génial !

 

Vous y interprétez le personnage de Solange Pageon, dans les années actuelles. Quel regard avez-vous porté sur elle ?

 

J’ai adoré que l’on me propose Solange parce qu’elle est complexe. C’est une femme de tête, c’est elle qui dirige et on commence, à me donner, en effet, des personnages avec une certaine autorité. Je pense que c’est la maturité qui le permet 🙂. 

 

C’est une meneuse qui a souffert, je pense, et qui est une revancharde. Sa revanche est de diriger, comme elle l’entend, le monde et son propre monde intime. J’ai adoré la jouer, d’autant plus que je ne suis pas du tout comme cela dans la vie. Elle anticipe, elle est fonceuse, elle prend très vite les décisions, elle ne regrette rien, elle n’a pas de culpabilité…et je suis tout le contraire, émotionnellement ! 

 

Il y a des scènes géniales, avec Valérie, Tom et Eric, d'engueulade et d’empoignade. J’aime quand il y a du mouvement et de la vitalité, ce rythme vif et rapide m’a plu ! 

 

La palette de couleurs du personnage a sans doute été très grisante à défendre ?

 

C’est ce que l’on cherche, en fait ! Nous sommes tous de grands grands tableaux, sur lesquels toutes les couleurs du monde se posent, de la plus noire à la plus lumineuse. Donc, en fait, ce que l’on attend du comédien, c’est de porter toutes ces couleurs et de jouer avec. Quand on nous propose des partitions primaires et simples, quel ennui ! J’essaie alors d’y amener de la complexité… car rien n’est jamais simple. J’aime montrer cette part-là de l’humanité. Quand j’avais 17 ans, j’ai découvert, à l’école, une phrase de Montaigne, qui continue à me poursuivre encore aujourd’hui, “Chaque Homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition”...C’est-à-dire que l’on a, en nous, toutes les possibilités humaines donc ce tableau de couleurs qu’il faut porter. Solange m’a permis de raconter la complexité noire et viscérale de la violence, ce que j’ai aimé !

 

D’ailleurs, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Non ! Je suis une instinctive qui travaille beaucoup, en amont notamment. J’ai besoin de sentir que ce que je vais dire n’est pas du premier degré mais du quinzième, du trentième ou du centième degré. Je travaille en mille feuilles : je lis, je laisse reposer, je relis, je laisse reposer…et, là, les choses commencent à arriver avec une certaine couleur. Je travaille beaucoup à l’oreille et, tout d’un coup, une vibration ou un son m’interpellent. Donc je dirais que je suis entre l’instinct et un travail laborieux de couches par écoutes successives.

 

Certainement que les audiences du programme doivent vous faire particulièrement chaud au coeur, en étant la récompense du travail accompli ?

 

C’est ça ! Aline, qui nous a envoyé les chiffres, est tellement contente et nous avons tous répondu avec un enthousiasme dingue. Mais quel bonheur ! On a tous été très sincères dans cette aventure, il y a eu de l’enthousiasme avant et pendant, maintenant il y a de la joie. On a tous œuvré pour que ça se passe hyper bien et c’est génial d’avoir ce résultat, on est hyper heureux ! Du coup, on va fêter cette réussite 🙂. Cela aura été un projet généreux sur toute la ligne. Il y a eu une vraie synergie, on s’est tous aimés et on a tous donné le meilleur de nous-même, sous le regard doux et généreux d'Hippolyte. Sur le chemin de ce métier, il y a, dès fois, des cadeaux humains, d’une aventure qui se crée…

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

La série “Paolo”, réalisée par Sébastien Marnier, avait été présentée à Sériemania. Là aussi, c’était une superbe expérience ! J’ai vraiment de la chance, ces derniers temps, de rencontrer des gens que j’aime énormément…Humainement et artistiquement, c’était top ! 

 

Paolo est un jeune gars, issu d’un milieu très populaire, qui se retrouve, par sa volonté, dans un autre milieu, celui des bien nés. C’est alors le choc des cultures et c’est d’une grande violence…C’est un polar noir et couillu ! Quand j’avais lu le scénario, j’avais dit à Sébastien qu’il a la force, la fantaisie et l’intelligence des espagnols 🙂, qui sont moins posés que nous. Il y va, tout en étant doux et calme ! J’ai beaucoup d’admiration pour lui et pour son humeur constante, quelles que soient les circonstances. Je joue Rosa, la mère de Paolo. Pour ce rôle, j’ai été vieillie de vingt ans, ce que j’ai adoré. Ce personnage est violent…

 

Je vais également faire d’autres projets, prochainement, pour ARTE et pour Netflix, ce qui est formidable. 

 

Merci, Guilaine, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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