TF1 / Koh-Lanta : Guillaume évoque son élimination et revient sur son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

©A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

 

Bonjour Guillaume,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Tout à fait ! J’ai eu l’occasion de visionner tous les épisodes bien entouré, soit avec des amis proches, d’autres fois avec des gens que je ne connaissais pas forcément et, systématiquement, j’ai eu le même retour “Tu es le plus scotché de la salle devant l’écran”. C’est vrai que c’est une aventure que j’ai vécue, certes, mais depuis mon point de vue uniquement donc le fait de la revivre d’un point de vue extérieur change toute la donne. Je découvre surtout toute une partie de l’aventure qui m’était inconnue…Si tu regardes notamment le camp des rouges, je n’avais eu l’occasion de pointer mes yeux dessus donc, là, j’ai découvert tout un univers, ainsi que les discussions et les stratégies qu’il y avait dans mon dos, notamment celles qui ont mené à mon élimination. Par exemple, je voyais Cindy plutôt inerte d’un point de vue stratégie, mais, au final, je me rends compte qu’elle était très très très présente sur le camp réunifié. Ce sont des choses que je ne voyais pas du tout donc ça m’a fait découvrir de nouvelles émotions et avoir de nouvelles perspectives sur les gens. Moi, dans tout ce que j’ai pu amener sur le camp et dans les épreuves, ça me fait aussi revivre des émotions qui sont très très fortes. J’ai mon cœur qui s’accélère quand je suis devant l’écran le mardi soir, c’est assez impressionnant !  

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?

 

Quand j’étais gamin, je regardais quelques émissions de “Koh Lanta” avec mes frères et mes parents donc j’étais jeune, je devais voir huit à dix ans à l’époque, et, je pense comme beaucoup d’enfants derrière l’écran, on se dit “Ca, je pourrais faire mieux”, “Là, ça a l’air simple”, “Je n’aurais pas fait comme cela”, “Sur le camp, la cabane je l’aurais faite différemment”...Donc, en fait, je pense que, comme beaucoup de petits enfants, je me suis dit que, moi aussi, je voulais essayer et que je voulais avoir ma chance de me battre contre des gens qui, eux aussi, ont envie d’aller au bout de l’aventure. Le projet a été un petit peu oublié pendant une vingtaine d’années et, au final, il est revenu sur la table très récemment, il y a trois ans de cela maintenant. Je me suis dit “Qui ne tente rien n’a rien, je candidate ! On voit si ça passe ou pas…et ce n’est pas grave, au pire je n’ai rien à perdre, si ce n’est une lettre de motivation pour expliquer que je souhaite candidater”. De fil en aiguille, ça s’est fait et j’ai eu la chance d’être sélectionné pour cette édition !

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

C’est vrai que les reliques du destin est quelque chose qui nous est annoncé quand on arrive face à Denis, on n’est pas du tout au courant d’à quelle sauce on allait être mangés. C’était un peu ma crainte : quand on arrive pour participer à “Koh Lanta”, on ne dit pas “J’y vais pour gagner”, en tout cas ce n’est pas ce que je me disais, je me disais surtout “Je n’ai pas envie d’être éliminé en premier”. C’est une question d’honneur, d’engagement aussi, je pensais avoir quelques atouts pour en découdre donc j’avais envie d’essayer de donner tout ce que j’avais. Donc, quand Denis annonce “Vous êtes dans “Les reliques du destin””, je me dis “Oh là là, c’est quoi ce bazar ?”...Et il annonce dès le début que, même si vous êtes confortablement assis sur votre tabouret pendant un conseil, il se peut que la personne éliminée vous prenne en duel pour vous éliminer…En fait, ça rebalaye toutes les cartes et on se dit que, quelque soit l’issue du conseil, on est en danger, on peut être pris à partie et éliminé du jeu. Cela met une pression monumentale dès le début, il n’y a pas eu de répit, si je puis dire. Dans la suite du jeu, on commence à comprendre un peu la mécanique, c’est d’autant plus technique stratégiquement car il y a évidemment des alliances à former et, au delà des alliances, il faut être ami avec tout le monde pour se dire que, peut-être, si je suis ami avec cette personne, elle ne me prendra pas en duel. Donc c’est tout une nouvelle dynamique qui est totalement différente des autres “Koh Lanta” et ce n’est pas sans répit pour les aventuriers. 

 

La réunification avait eu lieu il y a peu. Comment aviez-vous vécu ces premières heures tous ensemble ?

 

Pour moi, c’était un vrai plaisir d’avoir la tribu réunifiée. La tribu jaune, en fait, était très bien, on était tous en très bons termes, on avait commencé à bien installer le camp, on se sentait à l’aise là où on avait élu domicile mais il y a toujours cette sorte de flou “Si ça se trouve, ils ont fait différemment chez les rouges, si ça se trouve, ils ont une meilleure nourriture, si ça se trouve, ils ont un très bon spot de pêche”, on n’en savait rien en fait. D’être dans le doute comme ça de se dire que, peut-être, on est moins bons sur le camp qu’une autre équipe, il y avait toujours une petite part d’aléatoire et ça mettait dans le flou donc j’étais très content de retrouver des rouges pour voir leurs us et coutumes, afin de voir comment ils vivaient sur leur île. Au-delà de ça, cela permettait aussi d’avoir de nouveaux liens sociaux parce que, mine de rien, on est restés une vingtaine de jours à dix, puis ça s’est amoindri évidemment avec le temps donc le fait de renouveler un petit peu son vivier social fait beaucoup de bien ! C’était très agréable de parler aux gens que l’on a juste en face de soi quand on doit se défier physiquement sur les épreuves. Donc ça permet aussi de tisser des liens, je pense, beaucoup plus rapidement, étant donné qu’on les connaît mais de loin. On ne pouvait que se faire des aprioris sur eux, on avait évidemment eu l’occasion de se rencontrer lors de la première journée de l’aventure mais il y avait alors dix neuf personnes à rencontrer, dans un laps de temps très court et, en plus de cela, il fallait commencer à monter une cabane et chercher des vivres sur le camp…C’était très rapide donc j’avais beaucoup de plaisir à retrouver tout le monde !

 

 

©A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

Pour en revenir à l’épisode de la semaine dernière, malgré la fatigue, vous avez montré une belle lucidité, ayant permis une fine stratégie, dans l’épreuve de confort…

 

J’étais relativement honnête avec moi-même ! Il y avait d’autres aventuriers, notamment des rouges, qui avaient décidé de me charger assez tôt dans le jeu, j’ai pris plus huit kilos très très vite et je suis monté à, je pense, plus de la moitié de mon poids nominal. Donc, mentalement, ça allait mais, physiquement, je sentais que je n’allais pas pouvoir tenir aussi facilement qu’un Zack qui faisait le même poids que moi mais qui avait, pendant les trois quarts du temps du jeu, huit kilos de moins que moi. Un moment, je me suis dit “Bon, ce n’est pas compliqué, quelle que soit la personne qui achève l’épreuve dans les quatre qui restaient, j’allais me récupérer encore quatre kilos de plus”. C’était déjà très compliqué, cela faisait presque une heure qu’on tenait donc ça risquait d’être un échec pour moi. Dans la foulée, je savais que j’allais devoir remettre le sac féminin à Jade, étant donné que c’était la seule femme qui restait. Perdu pour perdu, j’ai essayé d’en faire profiter Jade, j’ai chargé les deux rouges restants, en espérant que Jade puisse tirer son épingle du jeu. Bon, j’ai misé sur le mauvais cheval, je pensais qu’Antonin allait être plus résistant, j’avais toujours en tête sa toute première épreuve individuelle le premier jour de l’aventure, celle des piloris, où il était dans une abnégation complète. Il avait été capable de résister à la douleur et à la température pendant très longtemps donc je me suis dit que c’est lui que j’allais charger. Mais Zack a été beaucoup plus costaud…

 

L’annonce que l’épreuve d’immunité serait éliminatoire avait certainement dû pimenter un peu plus encore ce jeu…

 

Oui, oui ! Le fait d’avoir des épreuves qui ne sont pas uniquement physiques mais également psychologiques, quand on doit rester de longs moments à maintenir une position et à regarder ce qui se passe autour, c’est vraiment une bataille mentale, dans le sens où on est pertinemment au courant que tout le monde a une capacité physique limitée, de par la fatigue accumulée, de par le manque de nourriture, de par la température ambiante et l’humidité. C’est un petit peu un jeu de rôles dans le sens où, si on est capable de ne pas montrer la peine que l’on a à être sur les épreuves, ça vient entamer le mental des autres joueurs et ça nous permet de prendre, peut-être, l’ascendant psychologique lors de ces épreuves. 

 

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 

Je n’étais évidemment pas dupe face à la collaboration des filles et à l’alliance girls power comme on l’a appelée…Je savais qu’elle était bien présente ! Au-delà de ça, il y avait une supériorité numérique rouge donc le calcul était quand même relativement simple. Face à tout cela, je n’ai pas su comment tirer mon épingle du jeu, je n’ai pas su réellement développer une stratégie qui me permette de contourner toutes ces barricades-là. Cela s’est bien vu…J’arrive au conseil, je m’en souviens personnellement avoir dit à Ugo “J’ai confiance en la stratégie des filles jaunes”, on leur avait déjà fait confiance au conseil précédent et ç’était passé, donc je me suis dit que j’allais leur faire confiance à nouveau. Déjà, elles avaient plus de chance de rentrer dans la tête des filles rouges, éventuellement elles ont fait pencher la balance mais je dois reconnaître aujourd’hui que je n’avais pas du tout anticipé la montée en puissance de Cindy qui faisait des manigances dans tous les sens et qui avait notamment beaucoup orienté les esprits rouges sur la sélection d’un garçon, au profit d’une fille, pour l’élimination. Donc j’arrivais au conseil avec un état d’esprit pas du tout serein et j’étais conscient que les options étaient très limitées pour pouvoir me sortir de cette affaire. 

 

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

 

Ce sont des souvenirs très très banals ! J’appréciais beaucoup les soirées au coin du feu…A savoir que, quand la nuit tombe, il fait nuit noire, il ne reste que quelques personnes éveillées et, notamment en début de soirée, j’aimais beaucoup rester éveillé, je m’étais octroyé le droit de gérer le feu à toute heure du jour et de la nuit, et la nuit, j’appréciais tout particulièrement parce qu’on était souvent une ou deux personnes à le faire, donc on avait juste les yeux rivés sur le feu, on voyait les flammes danser et j’ai eu de très belles conversations avec d’autres aventuriers sur le camp…Ca permettait en fait de se ressourcer un peu psychologiquement et de s’évader de cette île qui était, à la fois, un paradis et une prison. Donc c’étaient vraiment de très beaux moments sous le ciel étoilé que j’ai passés auprès de ce feu…

 

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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