Jeanne Pajon nous en dit plus sur sa belle et variée actualité, sur scène et à l'image !
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Bonjour Jeanne,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
Vous êtes actuellement sur scène, à la Comédie Bastille, dans la pièce “Napo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Ah oui, oui, c’est vraiment une grande joie de jouer avec toute cette équipe ! Ils sont tous géniaux, et m’ont accueillie à bras ouverts au moment où j’ai rejoint l’aventure, qui était déjà en cours depuis quelques mois. Je suis en alternance avec Salomé Granelli sur le rôle. Cela me permet de pouvoir aller à fond dans ce que j’adore, c’est-à-dire la comédie et je joue avec des acteurs qui renvoient très bien la balle. Oui, c’est un bonheur tous les lundis et mardis soir, on s’amuse bien sur scène… ! En plus, c’est un texte qui est très proche de l’actu, du coup, on peut le remodeler, ce n’est jamais vraiment la même pièce à chaque fois. Il y a toujours, bien sûr, le même texte mais il y a des petits trucs en plus, on trouve des choses, on se surprend les uns les autres et c’est en cela que ça se différencie d’une pièce de Molière par exemple. J’avais adoré jouer Célimène dans “Le Misanthrope”, mais évidemment il est impossible de modifier les alexandrins, c’est là la beauté, trouver la liberté dans la précision… Dans « Napo », c’est une liberté différente. Pouvoir moduler, essayer différentes répliques sur scène est génial. Eric Delcourt est connu pour ses comédies et on comprend pourquoi, les gens sont vraiment avec vous, ça rigole beaucoup. C’est une joie, oui c’est le bon mot, de retrouver le plaisir de jouer, d’être sur scène avec ses partenaires, devant le public…c’est super !
Sans tout en dévoiler, avec vos mots, comment pitcher ce spectacle ?
Souvent, quand on me demande d’expliquer la pièce, je dis que c’est Napoléon qui est en train de « pilonner » les anglais, selon ses mots, à Waterloo. Sauf que, lors d’une explosion, il se retrouve propulsé dans une faille spatio temporelle en 2026, en plein milieu d’une manifestation de gilets jaunes. Il se rend compte qu’il n’est plus empereur de France et que l’empire est beaucoup plus petit maintenant… forcément il se demande ce qui s’est passé. De là, il va rencontrer toute une équipe de jeunes, dont Sarah, mon personnage, une féministe écolo de gauche, tout l’inverse de Napoléon… ce qui va créer une friction qui est très amusante.
C’est une comédie, évidemment, les gags s'enchaînent, c’est très rythmé !
Quel regard portez-vous justement sur Sarah, votre personnage ?
Je trouve que c’est une femme forte, qui est engagée. Elle a également beaucoup de douceur et d’empathie, c’est pour ça qu’elle décide d’aider quelqu’un qui est à son opposé, mais non sans avoir quand même un côté très businesswoman, où elle y voit ses fins. Elle se dit que Napoléon est ce qu’il est, elle sait très bien qu’elle ne va pas pouvoir le changer intrinsèquement mais qu’elle va peut-être pouvoir le diriger, pour arriver à son objectif, celui d’avoir un président sensible à l’écologie, sensible aux droits des femmes et à leur protection. Là où, malheureusement, Napoléon veut juste détruire les anglais, c’est son leitmotiv…
La palette de jeu associée doit être très plaisante pour vous ?
C’est super plaisant ! Je le disais, Sarah est très empathique mais, à côté de cela, c’est une femme qui sait aussi où elle va. Elle est le seul personnage féminin de la pièce, il y a ce côté où elle maintient les trois gugus qu’elle a en face d’elle. Néo, son frère, joué par Boubacar Kabo, un excellent comédien, est complotiste et Sarah n’arrive pas à le tenir en place. Elle qui est très droite dans ses idées, se retrouve avec son frère qui est prêt à croire à la moindre théorie du complot…Il y a aussi son ex, Stan, joué par Solay, c’est un avocat un peu véreux, qui ne va que là où il y a de l’argent. Au milieu de tout cela, Sarah est un peu la seule qui a de vraies valeurs, elle qui veut aller quelque part où ça fera le bien dans le monde.
Donc c’est un plaisir d’interpréter ce personnage de femme forte et droite dans ses bottes ! Il y a plein de choses à jouer, il y a beaucoup de réceptions aussi, notamment des dingueries dites par Napo, c’est très cool.
Et je joue d’autres rôles, au début de la pièce. J’ai la chance de pouvoir interpréter une commissaire de police intransigeante, ainsi qu’une infirmière complètement cagole et désabusée. Il y a donc toute une palette de personnages à jouer, et toute une palette de situations aussi, c’est très corporel, c’est très physique, on sue sur le plateau et Napo sous son bicorne.
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Vous l’avez dit, vous avez rejoint cette aventure après son lancement. Au moment de vous glisser dans la peau de ces personnages, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?
Pour l’infirmière, j’ai beaucoup pensé au sketch des Inconnus, aussi parce qu’Eric m’en avait parlé lorsqu’on l’avait travaillé ensemble, avec ces infirmières lentes dans leur corps, qui ont le droit de faire ce qu’elles veulent de toute manière parce que, sans elles, on est mal…Donc, maintenant, c’est à leur rythme et c’est comme ça ! J’adore ce côté un peu pleins pouvoirs qu’elles utilisent, elles ont bien raison…
Pour Sarah, ce n’était pas compliqué, je me sens assez proche d’elle, c’est un personnage actuel, jeune, féministe, écolo, je pense que j’arrive assez bien à me représenter ce que Sarah peut ressentir et comment elle vit. J’admire ce personnage-là par sa détermination et sa manière de gérer les situations complexes. C’est en cela aussi que je prends plaisir à la jouer, elle sait où elle va. Mais, du coup, je chope également l’inspiration en pensant à toutes ces femmes qui sont activistes et qui sont sur le devant de tous les combats féministes ou écologiques. Je pense à elles dans ces moments-là, c’est ce qui me donne le ton pour incarner Sarah sur scène et essayer de la faire de la manière la plus juste possible.
D’ailleurs, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir ?
Souvent, on nous dit qu’on a beaucoup d’énergie ! Les gens trouvent ça génial que ce soit aussi actuel, politique mais sans prendre forcément parti. C’est vrai que tout le monde en prend pour son grade dans cette pièce, il n’y a pas du tout de bord politique qui est mis en avant.
Les spectateurs ressortent en ayant passé un bon moment. C’est vrai qu’Eric, dans le personnage de Napo, fait une vraie performance. Il tient la pièce du début à la fin. C’est grâce à ce personnage-là que la comédie peut exister. Donc, à la fin, les gens nous félicitent pour notre jeu et notre implication, ils sont ravis, ils ont passé le bon moment qu’ils étaient venus chercher.
En parallèle, à la rentrée, vous ferez vos premiers pas au cinéma, dans un long métrage…
“La maison de nos rêves” est réalisé par Claude Zidi Jr. J’étais ravi de pouvoir participer à ce film, c’est mon premier rôle au cinéma. Je joue Eden, la meilleure amie du personnage principal interprété par Camille Aguilar, aux côtés de Kev Adams. Mon personnage est marié à Guillaume, incarné par Paul Deby, on est le couple de blonds par excellence…Tout nous réussit dans la vie, on est riches, on est blonds, on est insupportables, on boit du matcha le matin, on fait du yoga… On a réussi notre vie, on ne sait pas comment, mais on ne manque pas de le montrer à tout le monde. C’était très drôle à jouer. En plus, de retrouver mon ami Paul en acolyte, c’était encore mieux !
A l’image, l’épisode inédit de “Joséphine, ange gardien”, “Les sirènes”, avait été diffusé en fin d’année dernière sur TF1. Quels souvenirs gardez-vous de ce tournage ?
On avait tourné l’épisode il y a un peu plus de deux ans. J’étais très heureuse d’avoir obtenu ce rôle-là, d’autant plus que ça mêlait le sport et le jeu. Dans l’épisode, notre jeune bande apprenait à pratiquer la natation synchronisée et, pour se faire, on avait dû prendre de vrais cours. Ça avait été extraordinaire, on avait eu des leçons intensives pendant un mois et demi. Je me rappelle que, dans les dernières semaines avant le tournage, on nageait chaque jour pendant quatre heures, c’était énorme. On avait même appris une chorégraphie avec des portées. C’était un grand bonheur et un vrai épuisement en même temps ! Cela nous a permis aussi de créer une bonne team car, on le sait, le sport d’équipe a plein de bienfaits, notamment celui de souder les gens entre eux.
Et puis, l’équipe était formidable, c’était un tournage très familial. Le réalisateur, Nicolas Herdt, était super sympa et très à l’écoute. Jennifer Lauret et Mimie Mathy étaient très professionnelles, c’était un bonheur de tourner avec elles.
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Le succès d’audiences a certainement dû vous faire chaud au coeur ?
Oui, oui ! Nous l’avons, nous aussi, attendu pendant deux ans donc on était très heureux, déjà, d’apprendre sa diffusion. De voir à quel point il a été bien reçu nous a terminés de joie ! C’était fait, jusqu’au bout, et bien. Enfin, on avait la récompense des retours du public, qui était très content de cet épisode. J’ai reçu des messages de gens qui avaient adoré. C'était un beau cadeau de fin d’année !
Quels sont, en complément, vos autres projets en cours et à venir ?
Vous pouvez toujours me suivre sur les réseaux sociaux, où je fais beaucoup de pastilles humoristiques et où je mets mon actualité..
À côté de ça, je suis également dans la web-série “On vous rappellera”, visible sur la plateforme Playzer, ou sur leurs réseaux sociaux. Ce programme humoristique se passe dans un bureau de production. La saison 2 devrait se tourner bientôt…
Depuis plusieurs années, nous écrivons un film avec Eva Ramos, Romain Compagny, Vera Stadler et Thibaud Erpicum… Depuis plusieurs mois, nous avons la chance de le développer avec une production, donc nous espérons qu’il verra bientôt le jour ! C’est une comédie-dramatique en huis clos.
C’est vrai qu’il y a de quoi faire et je m’amuse partout. Donc, pour l’instant, je continue sur cette lancée ! L’idée est de pouvoir, avant tout, être heureuse dans ce que je fais et avec qui je le fais. Je n’ai pas envie de m’enfermer dans des cases, j’espère pouvoir toucher à tout pour la suite de ma carrière, garder de la comédie, bien-sûr, mais aussi faire du drame !
Merci, Jeanne, pour toutes vos réponses !