France 3 / Meurtres à Concarneau : Raphaëlle Agogué nous en dit plus sur ce téléfilm inédit, qui sera diffusé prochainement !
Bonjour Raphaëlle,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 18 avril prochain, en prime time, dans “Meurtres à Concarneau”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, oui, complètement ! J’étais ravie d’être choisie pour faire ce “Meurtres à” ! En plus, je retrouvais avec plaisir Guillaume Arnault, avec qui j’avais tourné peu de temps avant. Tous les gens avec qui j’avais parlé de la réalisatrice, Adeline Darraux, m’avaient dit qu’elle est super et c’est vrai que, quand on a échangé, je l’avais trouvée très chouette aussi. Donc, avant même de parler de l’histoire, qui est évidemment super, il y avait plein de partenaires très sympas !
Ce projet a été l’occasion de côtoyer, vous l’avez dit, un chouette casting…et de tourner dans un magnifique cadre….
Oui, surtout que l’on a eu un temps incroyable…Il a fait très beau, il y avait du soleil quasiment tout le temps. J’ai eu la chance de découvrir le film au festival de Luchon et c’est vrai que ça fait vraiment carte postale, c’est fou. Cela donne très envie d’aller découvrir cette ville !
Nous étions dans une sorte de microcosme, c’est une ville fortifiée, avec ses remparts et on tournait toujours à proximité de là où on dormait donc il y avait un côté un peu colonie de vacances, qui était assez chouette. C’est toujours pareil, quand on doit faire des déplacements pour aller sur des décors un peu loin, ça complique et ça fatigue, alors que, là, tout était dans un mouchoir de poche. Les gens nous ont reçus de manière vraiment charmante…C’était un très très joli tournage, avec ce côté famille et cocon !
Cette collection est maintenant presque historique, avec un succès d’audience qui ne se dément pas…
C’est complètement fou ! Ce que je ne savais pas, c’est que les productions changent à chaque fois donc ce sont aussi des réalisateurs qui changent et des façons de faire qui changent également. C’est dingue, la collection fonctionne mais, en son sein, il y a quand même de franches différences ! Après, il y a des figures imposées, il faut que ça s’inscrive dans une localité, avec une légende. Il est important que ça s’ancre dans un territoire, avec quelque chose qui fait vraiment sens pour ce dernier. Il y a aussi, certes, ce duo de flics qui mènent l’enquête mais c’est vrai que je trouve, dans le traitement, que c’est assez différent ! J’ai eu la chance de participer à plusieurs épisodes et, vraiment, ce n’est pas toujours la même façon de faire. Pour autant, les gens sont attachés à cette collection et je crois qu’ils sont contents d’en avoir des nouveaux…Cela leur fait plaisir !
Quel regard portez-vous sur Magali Morvan, votre personnage ?
Je suis celle qui est en local et Guillaume, qui interprète le capitaine Gabriel Rivière, est mandaté pour venir faire cette enquête chez nous. Ce qui m’a amusée, surtout, c’est la relation avec le capitaine Rivière…On a essayé de sortir un petit peu de ce côté chat et souris, qui peut être un peu régulier dans ces binômes, il y a, ici, une légère différence dans l’approche et la façon de gérer l’enquête. Mais, néanmoins, on se complète au fur et à mesure, il y a vraiment une jolie progression !
Je trouvais que c’était sympa d’interpréter ce personnage parce que c’est une femme qui est indépendante et qui est forte. On découvre, au milieu de l’histoire, qu’elle a eu un drame dans sa vie, qui l’a laissée toute seule : elle a perdu son mari et élève une ado, elle se réfugie essentiellement dans son boulot, c’est un genre de soldate mais avec ce côté touchant où, quand elle voit débarquer le capitaine Rivière, ça la renvoie à son père, un auteur dont elle est très fan. Elle aimerait bien copiner un peu, au début elle a un petit côté midinette et, puis, finalement, elle se retrouve essentiellement au sein de l’enquête mais avec un regard un peu attachant sur ce jeune chien qu’est le personnage de Gabriel Rivière. Elle est vraiment “by the book”, elle veut bien suivre les règles alors que lui a plutôt tendance à vouloir un peu tout envoyer péter…Finalement, ils font un pas l’un envers l’autre et c’est assez joli, je trouve, de voir comment ils se rapprochent gentiment, avec un regard j’allais dire bienveillant, sans séduction, dans une solidarité d’égal à égale, qui est assez chouette.
L’enquête va vous mener sur les bords de la mer d’Iroise, dans le milieu fermé des marins pêcheurs et au cœur de l’histoire mouvementée de la Bretagne…
C’est toujours chouette, je trouve, d’investiguer ce milieu. J’en avais parlé, un peu, avec la production…Après, c’est aussi un peu délicat d’amener ce genre de sujet parce qu’on n’est pas là pour stigmatiser telle ou telle population…Il faut qu’il y ait une enquête donc il faut bien qu’il y ait un enjeu dramatique et c’est vrai que, si on parle de certains trafics, l’idée n’est pas de noircir l’image de telle ou telle corporation. On a beaucoup de respect pour les marins et je crois que la production avait vraiment à coeur de montrer qu’il peut y avoir, comme partout, des brebis galeuses et des méchants mais on n’est pas là pour dire que c’est un fléau, ni pour faire des généralités qui pourraient nuire aux gens. L’idée est vraiment de rester bienveillants ! Après, ça fait partie des enjeux dramatiques, il faut bien qu’on mette des éléments de suspense un peu troubles.
J’aimais bien aussi l’idée que l’on aille faire des plongées sous-marines, j’ai trouvé que c’était très audacieux et ambitieux de la part de la production. D’ailleurs, on a même rajouté une journée de tournage hors plan de travail pour pouvoir faire ces séquences maritimes. J’en parle parce que c’est important de souligner que ces “Meurtres à”, comme la plupart des téléfilms aujourd’hui, sont faits de manière très courte et très rapide…On a 19 jours de tournage, ça ne parle peut-être pas aux gens qui ne sont pas dans le milieu mais c’est vraiment très rapide donc il faut être extrêmement efficace. C’est vrai que, parfois, ça laisse peu de place à l’inattendu, ou à des plans qui peuvent être un peu plus atypiques. J’ai la chance de faire de la plongée dans ma vie personnelle donc j’avais déjà ça dans mon bagage, on a rajouté évidemment des plans supplémentaires avec d’autres gens mais c’était quand même un parti pris, de la production et de la réalisatrice, de garder ces plans-là, qui étaient écrits, initialement, dans le scénario et de les faire exister à l’image. Je trouve que c’est payant, ça rajoute vraiment une qualité importante !
Vous l’avez dit, vous avez eu la chance de découvrir le rendu final au festival de Luchon…
Exactement ! On a eu une salle pleine et des retours qui étaient vraiment très chaleureux. Cela faisait plaisir, les spectateurs ont trouvé que c’était très beau, que ça donnait très envie d’y aller mais aussi que le rythme était bon. J’ai trouvé que notre binôme fonctionne très bien et que la galerie de personnages est assez démente. Les guests sont vraiment payants… Les gens y ont été très sensibles, les retours étaient vraiment agréables !
Rien que le fait d’être à Luchon était déjà, quelque part, un gage de qualité. Ils ont ouvert une nouvelle catégorie pour ce genre de collection, c’est hors compétition et ça permet de montrer ce type de projet au public, en avant-première. En tout cas, on était aussi très contents de se retrouver là-bas !
Certainement êtes-vous impatiente, du coup, de découvrir les retours du grand public ?
Oui ! Je ne suis pas très inquiète sur les retours, je pense qu’ils vont être bons, je ne vois pas comment ils pourraient être mauvais. Je ne peux pas être totalement objective mais je trouve que ça fonctionne très très bien ! En tout cas, j’étais très soulagée et contente de découvrir le film à Luchon, parce que j’ai vu qu’on n'était pas déçus. Si, en plus, le public est au rendez-vous, ce serait génial, on aurait alors tout gagné !
En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
J’ai passé pas mal de temps, dernièrement, sur un court-métrage que j’ai réalisé et que je vais faire vivre, ainsi que sur l’écriture d’un scénario de fiction, soit pour un téléfilm, soit pour une série.
Merci, Raphaëlle, pour toutes vos réponses !