Théo Gerey évoque ses belles actualités, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Théo,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes un jeune artiste, au parcours déjà riche et varié. A sa genèse, d’où vous vient cette passion ?

 

Cela a commencé très jeune ! A 3 ou 4 ans, je faisais déjà du théâtre et, depuis, je n’ai jamais lâché. Au début, je faisais cela en amateur, dans mon village et, au fil du temps, c’est devenu une évidence ! Quand j’étais gamin, je me posais plein de questions sur ce que je voulais faire plus tard et, en fait, finalement, le théâtre a été une voie naturelle. A la sortie du lycée, je n’ai pas trop eu à me poser de questions, le chemin était tracé… 

 

Vous êtes un homme de scène et de plateau. Sans doute que ces deux domaines, bien que pouvant paraître très différents, restent très complémentaires, artistiquement et humainement ?

 

C’est sûr ! Je suis tellement heureux de faire les deux. A la base, je ne voulais faire que du théâtre, je pensais que la télé et le cinéma étaient inaccessibles et que ce n’était pas le même métier. Par erreur de ma part, parce que je me suis trompé de mail, je me suis retrouvé à passer des essais pour une série et ça l’a fait. Depuis, ça s'enchaîne ! Donc c’est hyper bien et, pour moi, c’est un gros gros bonus ! J’ai envie de continuer le théâtre, je ne peux pas vivre sans et je suis hyper heureux d’avoir les deux, c’est hyper bien. Les deux se nourrissent dans le travail, c’est une super chose !

 

On peut penser que certaines expériences ont été encore plus marquantes que d’autres, pour différentes raisons ?

 

Oui, il y a toujours des choses qui te marquent plus que d’autres…Que ce soit au théâtre ou dans l’audiovisuel…Au théâtre, on a monté un festival, depuis 4 ou 5 ans, c’est vraiment une expérience marquante et ça me construit aussi en tant qu’artiste. Et puis, dans l’audiovisuel, un court-métrage pour Canal m’a marqué, c’était un projet sans trop d’argent mais il y a eu un tel engouement autour qu’il a fini à Clermont, ce qui était énorme. Là, évidemment, l’entrée dans DNA est marquante aussi, c’est une grosse usine qui tourne depuis longtemps, c’est assez impressionnant et les gens sont super. Tout cela permet de se construire !

 

Prochainement, vous ferez une incursion dans l’unitaire “A la vie”, réalisé par Louis Choquette pour TF1…

Le tournage aura lieu fin mars. Je joue un des amis du personnage principal mais je ne peux pas encore trop en dire…

 

Vous l’avez évoqué, les téléspectateurs de “Demain Nous Appartient” vous ont découvert, il y a peu, sous les traits du personnage de Waren. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, c’est super ! Humainement, ça se passe super bien parce que les gens sont super. On s’entend très bien avec mes partenaires, ça matche très vite donc je suis vraiment très content. C’est une super expérience ! Je commence à me sentir comme un poisson dans l’eau là-bas…Il ne faut pas trop que je prenne la confiance non plus 🙂…

 

Travailler un personnage sur une certaine durée permet aussi, sans doute, une palette de jeu encore plus large et encore plus intéressante ?

 

Oui, oui, la longueur est intéressante mais on ne sait pas non plus ce que les auteurs nous réservent donc on découvre au fur et à mesure. Je trouve cela assez rigolo ! Aussi, c’est un rôle que je n’ai pas trop l’habitude de faire, un personnage un peu feel-good, qui sourit, qui a la tchatche, qui est amoureux…Ce n’est pas mon fond de commerce : c’est vachement bien pour moi, en tant qu’acteur, de pouvoir travailler cela ! C’est super !

 

Ce personnage, mine de rien, est proche de moi : on est sympas tous les deux mais chacun à sa manière, lui est très souriant, hyper avenant, il est commerçant et, pour le coup, je ne suis pas tout le temps très souriant, je n’ai pas la tchatche, je mets du temps à me dévoiler aux gens. C’est un vrai travail parce que, vraiment, je n’ai pas l’habitude d’aller vers ces rôles-là. C’est pour ça que c’est hyper bien de travailler cela et d’avoir à être smooth là-dedans, pour que ça glisse. En même temps, j’essaie aussi, toujours, dans mon travail d’acteur, que ce ne soit jamais tout noir ou tout blanc. Bien qu’il y ait cette limite-là et cette frontière, c’est aussi que ça me définit, de ne pas être ou tout noir ou tout blanc, et de ne pas être tout le temps sympa. Donc j’essaie d’apporter cela…En tout cas, d’avoir ces nuances-là m’intéresse !

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Sans doute que votre parcours et vos expériences vous aident ?

 

C’est sûr ! Je connaissais un peu ce rythme parce que j’en avais déjà faits quand même. Il faut être solide : dès le premier jour, j’avais 6 séquences à tourner, ce qui est énorme. En termes de texte et d’énergie, il faut tenir sur la longueur mais, en même temps, c’est tellement formateur parce que, dans une journée, en 6 séquences, tu joues 6 situations différentes et donc 6 choses différentes à interpréter. Il faut aller hyper vite : en général, on tourne une séquence en une heure ou une heure et demie, avec 5 à 6 plans donc ça va hyper vite et il faut être là, tout de suite. En termes de mise en jeu et de mise en route, c’est hyper intéressant et c’est vachement bien. Oui, je le redis, c’est hyper formateur !

 

D’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, aussi pour capitaliser sur votre propre jeu?

 

Je ne suis pas fan de me regarder. Mais je regarde, évidemment, oui, pour voir ce qui va, ce qui ne va pas mais aussi pour voir comment ça se passe avec mes partenaires à l’écran, d’autant plus que c’est tout nouveau. 

 

En fait, j’apprends surtout des autres, des gens qui me donnent la réplique, avec qui je joue, j’apprends des réals. Je préfère cela !

 

Avez-vous déjà pu avoir des premiers retours des téléspectateurs ?

 

Il y a une grosse communauté de DNA mais je ne suis pas hyper fan des réseaux sociaux donc j'en reste assez loin. Je repartage simplement quelques posts.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Il y a toujours du théâtre. Le 14 mars, je joue un spectacle, “La vente”, vers Saint-Etienne. On est aussi en pleine organisation de notre festival “37° C à l’ombre”, qui a lieu les deux derniers week-ends de septembre, à Uzès, dans le Gard. Cette année, il y aura beaucoup de reprises de spectacles et il y en aura des nouveaux. Je jouerai “Yago”, on a aussi une création, “Le vorace”, à partir de l’oeuvre “Les démons”, de Dostoïevski, où ça se passe dans un garage, pendant le confinement. Je monte également un spectacle, “La vie est un songe”, de Pedro Calderon. On va attaquer les répétitions…Rendez-vous fin septembre !

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours?

 

J’avance vraiment au jour le jour…Je n’avais pas prévu de faire d'audiovisuel et puis ça se passe…Donc on verra ! Mon souhait le plus profond est de continuer le théâtre parce que j’aime trop ça et que l’aventure de groupe que je suis en train de vivre me rend très heureux. Et puis, l’audiovisuel n’est que du bonus et je suis déjà très heureux de ce que j’ai maintenant ! Donc je vais continuer à travailler pour essayer de multiplier les projets et faire en sorte que ça puisse continuer !

 

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision, Théâtre

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