TF1 / Koh-Lanta : Lionel fait le bilan de son aventure vécue à l'autre bout du monde !
Bonjour Lionel,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?
Totalement ! C’est vrai que le tournage a eu lieu, maintenant, il y a quelques mois en arrière, on a eu le temps de digérer un peu l’aventure que l’on a faite et le fait de revoir les images nous ramène directement là-bas, aux Philippines, avec ce que l’on a vécu. J’ai un bilan mitigé sur mon parcours, il y a des choses que je regrette et que j’aurais voulu changer mais ça fait partie de la vie…et puis d’autres dont je suis complètement fier et dont je garde de très bons souvenirs.
Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?
En fait, je regarde “Koh Lanta” depuis la création, il y a 25 ans. J’avais un passé en gendarmerie déjà et je ne candidatais pas à l’époque parce que, malheureusement, je n’aurais jamais été en capacité de me libérer 50 jours si j’avais été retenu. Depuis 13 ans, ma vie a changé, vu que, maintenant, je suis devenu commerçant, donc j’ai du temps pour moi puisqu’il y a une équipe avec moi, qui me permet de pouvoir organiser mon planning différemment. Donc j’avais vraiment envie de connaître ce que c’est que cette souffrance que l’on peut voir à la télé. Je ne voulais plus la vivre devant un téléviseur, sur un canapé, à manger des friandises, j’avais vraiment envie de connaître celle que j’allais vivre sur place, avec la souffrance du manque des proches, le fait de dormir à même le sable, d’être confronté à la pluie, de devoir perpétuellement raviver le feu qui va se consumer très rapidement avec une certaine humidité et du vent, de ne pas pouvoir manger à sa faim et de lutter durement pour gagner, justement, un jeu de confort, de créer une certaine sociabilisation avec les équipes pour aller le plus loin possible,...Voilà, c’est cela, vraiment, que j’avais envie de connaître, sachant que j’avais des points forts et des points faibles, comme tous.
Je voulais me tester, mais sans vouloir rendre fier quiconque. Beaucoup de candidats parlent de rendre fièrs leur femme, leurs parents, leur fille, …Moi, ils sont déjà fiers de tout ce que l’on devient, aujourd’hui, dans la vie de tous les jours. J’ai une vie heureuse, je ne manque de rien donc c’était juste pour moi et intégralement pour moi !
Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?
La première fois, quand on arrive, déjà la grande surprise est que l’on débute de nuit puisqu’on ne s’y attendait pas vraiment, même pas du tout. On l’apprend à ce moment-là, quand on part dans la forêt pour se rendre au conseil et que l’on va découvrir Denis pour la première fois. Déjà, c’est très perturbant parce que l’on s’attend tous à partir comme un classique, en pleine journée. Ensuite, on nous expose bien cette nouvelle règle du jeu, cette nouvelle mécanique, où l’éliminé aura potentiellement une chance sur deux et demie de pouvoir inverser la balance et de s’en sortir. Sur le moment présent, je ne réagis pas parce qu’on vient juste d’arriver donc je ne me dis pas “Je vais être en difficulté, demain ça va me servir”. Je me dis “Bon, ben, ok, on va l’intégrer, en plus. Ça fait partie du charme de “Koh Lanta””.
Lors du premier conseil, vous sauvez justement votre place grâce à une victoire sur Françoise lors d’un duel de riposte…
Pour moi, c’est peut-être le moment le plus mémorable de mon aventure ! C’est le côté le plus fier que j’ai de moi…Effectivement, on part, après, dans la foulée, faire cette première épreuve. Tout de suite, je sais très bien qu’au niveau du dos, ce n’est pas là où je vais performer le plus, c’est quand même très compliqué. Je serre de tout mon cœur pour ne pas tomber le premier parce que je n’avais pas envie d’être remarqué, bien entendu. Je tiens très peu de temps, je tombe le troisième et je me dis que ça va déjà être compliqué pour moi : on ne se connait pas donc la première impression va être celle que l’on va retenir longtemps. Et puis, de là, il y en a qui prennent beaucoup de place, moi j’ai moins d’aisance relationnelle, ils veulent se montrer tout de suite, ils veulent marquer leur territoire mais je ne suis pas comme ça, je suis, en général, plutôt assez discret, je n’ai pas envie que l’on parle de moi, surtout que je venais de faire une contre-performance. Sauf qu’à vouloir y aller un peu trop discret, ça s’est avéré dans l’extrême, en quelque sorte : je me suis mis des bâtons dans les roues.
Après, il y a eu la constitution des équipes où, là, effectivement, il était légitime que je sois choisi en dernier. A ce stade-là, ça ne me dérange pas parce que je n’ai pas la vocation d’être le premier et le dernier, tout va se jouer sur les épreuves et sur la sociabilité et je me dis que ça va intervenir par la suite…Sauf que, à “Koh Lanta”, si vous prenez un départ déjà avec deux mètres de retard, pour rattraper ce retard, il va falloir sortir les rames ! Même si je m’entends assez bien avec l’équipe dans laquelle je suis, il faut bien mettre un nom car on perd cette première épreuve et l’équipe me désigne rapidement comme la personne étant la plus discrète, peut-être la moins sportive à ce stade-là, après trois jours. Donc ils mettent mon nom…On connaît la suite : quand Denis me fait rentrer dans l’antre du destin, j’avais en tête de choisir la quatrième poterie sur les huit, puisque, pour moi, ça allait représenter la composition de mon foyer, à savoir mon épouse et mes deux filles. Une fois de plus, la chance me sourit à nouveau : il y a ce fameux duel, qui dure très longtemps, ça a même été compliqué à un moment donné, au niveau flammes que Françoise pouvait bien mettre en activité. Mais, je pense qu’une de mes plus grosses qualités, que l’on ne voit pas à l'écran, est mon mental, qui est très très fort et je reste concentré tant que je n’entends pas que c’est terminé. Cela me permet de l’emporter sur, je pense, pas grand chose, sur un fil mais de l’emporter.
Votre approche de l’aventure avait-elle, du coup, évolué suite à cela ?
Quand j’ai gagné ce collier, déjà j’ai soufflé un bon coup parce que ça me permettait d’avoir six jours minimum de présence sur place. Donc je suis vraiment plus libéré, on le voit, dès fois, plus ou moins à l’image, j’ai pu aller, avec Karine ou d’autres aventuriers, dans les bois chercher du manioc ou de la canne à sucre. J’ai commencé aussi à faire ce que je voulais faire dans mon aventure, à aller chercher du poisson avec les moyens du bord. On n’avait pas gagné le kit de pêche mais il y avait ce fameux marteau qui a fait un peu le tour de la toile, ce qui me plaît beaucoup parce que je trouve très rigolote cette image-là de moi. Je me suis beaucoup amusé, sauf que je prends conscience, à un moment donné, que les quatre hommes, plus deux filles, ont en amont déjà formé une petite alliance, dans le but, pour eux, d’aller le plus loin possible et d’éliminer, au fur et à mesure, les autres aventuriers de l’équipe rouge. Je me dis “On verra où est-ce que ça me mène!”.
Pour en revenir à l’épisode de cette semaine, votre équipe a continué à enchaîner les défaites…Comment expliquer cette spirale ? Est-elle principalement psychologique ?
Je l’explique pour deux points, selon l’épreuve que l’on va avoir. Sur la première, l’épreuve de confort, du tir à corde, on le voit, quand on fait les binômes, que l’on est en totale équité : deux binômes de chaque équipe remportent une épreuve mais, maintenant, je pense que, physiquement, quand on est tous regroupés par équipe, les jaunes ont un peu plus de puissance…Si on prend un Ludovic, un Hugo, un Paul, un Guillaume, je pense que, sur la balance, ça pèse quand même plus. Ils ont peut-être aussi mangé un petit peu plus que nous, même si on découvre que le kit de pêche ne leur a pas permis, à ce jour, de s’alimenter comme ils auraient espéré. Je pense quand même qu’ils ont un moral un petit peu meilleur…
Et puis, ensuite, il y a cette fameuse épreuve de puzzle aquatique…Antonin nous avait sorti une performance, avec Caroline, sur la deuxième épreuve, où il avait fallu monter cette fameuse colonne avec un handicap de deux pièces. Il se sentait relativement à l’aise et assez avenant pour prendre le lead à nouveau donc, dans cette configuration-là, avec quelqu’un qui est en pleine confiance, même si on avait perdu l’épreuve avant, on lui a donné ce rôle-là. Après, je ne me permettrais en aucun cas de juger sa performance parce que, quand on commence à juger, ça veut dire qu’on peut mieux faire.
Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
En fait, dans ma tête, c’est joué d’avance. Je sais que les votes seront tournés contre moi à 95%, je n’attends pas une surprise, c’est pour cela que, quand je suis devant Denis, je ne tombe pas des nus, je ne suis pas surpris. J’ai croisé les doigts et espéré très très fort que la chance me sourit…Après, ça aurait été très compliqué si ça avait été le cas mais j’ai espéré du fond du coeur avoir la possibilité de changer d’équipe et repartir avec un collier, donc encore minimum 6 jours de plus avec les jaunes, ou alors de choisir le duel face à un autre aventurier. Donc je l’ai espéré de tout coeur mais, à la fois, on ne peut pas non plus toujours profiter de cette chance-là, qui m’avait déjà été offerte au premier conseil…
Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?
Oui, oui, comme, je pense, tous les aventuriers, je parle en général, à qui on laisse une chance d’y retourner, malgré que ce soient des souffrances à tous niveaux. J’ai perdu 7 kilos et des brouettes en 11 jours donc vous voyez, c’est quand même relativement énorme. Je n’imagine même pas à quel stade je serais arrivé si j’avais fait le double ou le triple. Même si j’avais un peu de surpoids, ce qui m’a permis de taper dans la graisse…
Je n’ai pas fait non plus un Top 5 de cette aventure-là mais je me rends compte que, sur les réseaux, globalement les avis que je peux recevoir me touchent beaucoup car c’est vraiment l’image que j’avais envie de dégager prioritairement de moi…Ils sont ultra positifs, de gentillesse et de bienveillance …Si, pour x raison, la production souhaitait me recontacter par rapport à ce profil-là, j’irais avec une attitude totalement différente : là, comme je le disais tout à l’heure, j’aimerais sympathiser et créer des liens rapidement et, même si, à la première épreuve, je faisais une performance ridicule, ce ne serait pas grave, je prendrais l’erreur du passé, pour ne pas la commettre une deuxième fois…Donc c’est une évidence que je n’hésite pas un seul instant et que je dis oui de suite, à 2000%, c’est clair et net, si on me proposait de repartir demain.
Merci, Lionel, pour toutes vos réponses !