Nikon Film Festival : Mégane Chalard nous en dit plus sur le court-métrage qu'elle a réalisé cette année !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Mégane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Dans le cadre du Nikon Film Festival 2026, vous avez récemment mis en ligne “Macaron”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, tout à fait ! Je suis très contente, parce que l’idée de ce film est née suite à une formation de cascadeur que j’ai faite en août dernier au Campus Univers Cascades. À l’issue du stage, on devait créer une séquence d’action. J’ai travaillé avec Coline Le Bellec et, autant dire qu’on a beaucoup ri ! Même si notre scène se voulait sérieuse au départ, on s’est dit que ça pouvait très vite basculer dans quelque chose d'assez ridicule, notamment en crêpage de chignons. 

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

L’idée a germé là : j’ai écrit le scénario, puis monté une équipe autour de ce projet que nous avons tourné dans les mois qui ont suivi. Et c’est évidemment Coline que j’ai choisie comme partenaire-rivale dans "Macaron".

 

Le fait d’avoir écrit et réalisé ce projet, dans lequel je joue également, avec en plus des chorégraphies de combat… J’étais heureuse d’être entourée d'une équipe technique et artistique vraiment au top ! Notre cadreur, Bob Fokoua, nous a aussi aidés à régler la cascade comme c’est un habitué des scènes d’action. Le rendu est au-delà de ce que je pouvais imaginer. Évidemment, en tant que réalisatrice, on a toujours envie de peaufiner certains détails, mais je suis très heureuse du travail que l’on a tous accompli ensemble.

 

 

 

 

En plus d’un temps imparti, le festival impose une thématique, dans laquelle le court-métrage doit s’inscrire…

 

Pour le coup, j’ai eu l’idée avant de savoir le thème du Nikon qui est cette année "La Beauté" et "Macaron" s’inscrit totalement dedans ! Aussi, j’ai deux versions du film : une de 2 minutes 20, la durée imposée par le Nikon film festival et une deuxième un peu plus longue, de 2 minutes 55, qui va partir dans d’autres festivals.

 

 

Comédien Gabriel Laborde

 

 

Notamment, il concourt en ce moment pour la première édition du Festival de la Cascade et de l’Action (FCA). Je suis très contente de participer à cet évènement car, pendant le stage, j’ai vu que la cascade est vraiment une discipline à part entière, qui est fascinante et que l’on oublie souvent de mettre en avant. J’espère que cette première édition sera un succès et que ça continuera !

 

En quelques mots, comment pitcher simplement votre court-métrage, “Macaron” ?

 

« Tout part d'un macaron… Quand un concours de Miss tourne mal ! ». C’est une comédie d’action féminine, drôle et punchy, qui montre que l’ambition de ces jeunes femmes va bien au-delà d’un simple concours de beauté. Elles s'engagent dans une vengeance, un peu mesquine au début, mais qui prend une ampleur démesurée. Ça devient totalement absurde, et c’est précisément ce qui crée la drôlerie de ce court-métrage !

 

 

Affiche du film : photo de Marinelly, graphisme Manimona Djona

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir du public ?

 

J’ai eu énormément de retours positifs ! Ça fait toujours peur de montrer le rendu de son travail et celui de toute une équipe, mais je suis très contente. Le projet a fait rire, la fin a surpris, la qualité d’image et le montage ont été appréciés… j’en suis ravie !

 

J’ai également eu de très bons retours sur l’acting. C’est d’autant plus important pour moi que mon métier de base est comédienne, et j'avais vraiment à cœur que le jeu de toutes les actrices, acteur soit juste. J’en suis heureuse car il fallait diriger l’équipe, tout en jouant.

 

Ah et aussi, la magnifique chanson de Miss Rouge, interprétée par Eloïse Marcenac et composée par Colin Sinoussi, reste bien dans la tête ! 

 

 

Photo pendant le tournage avec l’équipe technique : Dorian Levray, Axell Luquet, Bob Fokoua, Virginie Jousset, Antoine Clinet, Mégane Chalard et Coline Le Bellec

 

 

Que retenez-vous de cette expérience ?

 

Le montage ! C’est la première fois que je montais entièrement un film de fiction, et j’ai trouvé ça génial ! J’ai été très bien épaulée par mon équipe technique, qui m’a fait les retours nécessaires. Encore merci à eux !

 

Capter l’attention n’est pas toujours quelque chose d’évident, surtout dans le monde d’aujourd’hui où l’on perd cette attention. Réflexion à part : je me rends compte que, ces dernières années, le montage des films que je regarde est très dynamique, trop parfois…Il manque un peu ces moments de contemplation qu’on avait dans beaucoup de vieux films. J’espère qu’on y reviendra un jour.

 

Après, j’ai quand même voulu rester dans un côté très dynamique pour "Macaron", le rythme jouant avec la comédie. Comme ça fait quelques années maintenant que je joue des pièces de comédie, je pense que c’est un rythme que j’ai bien apprivoisé et que j’aime beaucoup aussi. 

 

 

Avec les comédiennes Marinelly Vaslon, Eloïse Marcenac, Ludmila Barré-Gaillard et Noëlie Servan 

 

 

Sans doute que l’expérience a été particulièrement intense pour vous ?

 

Je connaissais déjà un peu l’envers du décor grâce à d’autres projets, notamment mon premier film, "Jeu Rallie", réalisé en 2020/2021. Il était totalement différent, avec une approche plus personnelle et une équipe ultra réduite en période Covid.

 

Cette année, j’étais mieux préparée. J’ai pu travailler les détails en amont et prendre le temps pour la chorégraphie de combat, pour être sûre que tout soit sécurisé. On a tourné sur deux jours. C’était peu, mais mon assistante réalisatrice, Virginie Jousset, a su organiser le planning pour que tout rentre dans les journées sans dépasser 19h. On commençait tôt, mais on finissait à l’heure pour libérer la salle. C'étaient deux journées éreintantes mais incroyables !

 

 

Photo de toute l’équipe – clap de fin ! Avec Eloïse Marcenac, Marinelly Vaslon, Ludmila Barré-Gaillard, Noëlie Servan, Coline La Bellec, Mégane Chalard, Gabriel Laborde, Bob Fokoua, Vincent Le Chaffoctec, Antoine Clinet, Axell Luquet, Virginie Jousset, Sophie Fauquet et Dorian Levray

 

 

Après la post-production (montage, mixage son, étalonnage), je découvre la diffusion : la vie du film en festivals et tout l'après… et ce n’est pas si simple ! On est actuellement en plein dans les festivals Nikon et FCA, mais il faudra ensuite continuer à faire vivre le film. Ce n'est pas évident car il y a énormément de concurrence, ça demande de l'énergie et des finances. Il faut prospecter, mais aussi savoir cibler, car proposer un film ne veut pas dire être pris dans la sélection.

 

En attendant, ce 17 mars, je suis conviée par Vanina Leroux à une soirée avec d'autres réalisateurs du Nikon Film Festival. On va projeter une trentaine de courts-métrages dans le cinéma parisien Les 5 Caumartin : ce sera l’occasion d’échanger et de les voir sur grand écran !

 

Cette première expérience complète vous donne-t-elle l’envie de renouveler l’exercice ?

 

Totalement ! C’est une énergie que j’aime énormément. J'adore le fait que la création d’un film soit avant tout une rencontre : chaque personne, selon son métier, apporte ses propres idées et sa vision. C’est la mise en commun de tous ces savoir-faire qui permet de créer, ensemble, un beau projet. Oui, j'aimerais continuer à réaliser, c'est certain !

 

Pourquoi pas réitérer l'exercice sur un format un peu plus long, un court-métrage de 15 minutes par exemple.

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

En complément, vous êtes toujours sur scène, dans “Momo, petit Prince des Bleuets”...

 

C’est vrai ! La première avait eu lieu il y a un an, déjà, le 16 mars 2025. On fête donc son anniversaire et quelle plus belle manière de célébrer cette première année que de commencer notre tournée à Monaco ! Nous y étions la semaine dernière dans le beau Théâtre des Muses.

 

Le 1er avril à 15h, nous serons sur la scène du Théâtre Montansier à Versailles. Et ceci n’est pas un poisson d’avril ! C’est une chance de jouer dans cette magnifique salle à l’italienne, d'autant que le Montansier nous a soutenus dès la création du spectacle.

 

Et pour la suite, la pièce repartira au Festival d’Avignon OFF 2026 !



 

Merci, Mégane, pour toutes vos réponses !



 

Votre court-métrage est visible sur le lien suivant :

https://www.festivalnikon.fr/video/2025/778

 

Pour soutenir la version intégrale du film pour le Festival de la Cascade et de l’Action, il suffit d’un like sur la vidéo youtube : https://youtu.be/Ol3CgUr6Umw

 

Pour voir "Momo, petit Prince des Bleuets" à Versailles :

https://www.theatremontansier.com/event/momo-petit-prince-des-bleuets/

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Publié dans Télévision, Théâtre

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