France 3 / A priori : Gabriel Caballero évoque la nouvelle saison, prochainement à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

@ Fabien Malot

 

 

 

Bonjour Gabriel,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront très prochainement vous retrouver dans la nouvelle saison de “A priori”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, carrément ! Franchement, à chaque fois, c’est un immense plaisir, et de tourner à Montpellier, une ville que je trouve merveilleuse, parce que, du coup, ça me fait une petite bulle, où j’ai ma vie là-bas, qui est plus calme, où je n’ai pas toutes mes obligations que j’ai à Paris, et de retrouver toute l’équipe, des techniciens aux acteurs, avec qui on s’entend vraiment hyper bien. C’est trop chouette de se retrouver tous ensemble et de reprendre la série ! C’est marrant, à chaque fois, ça nous replonge un an en arrière et on se retrouve comme s’il n’y avait pas de temps qui s’était écoulé entre…

 

Dix épisodes sont proposés cette saison et tant les récurrents que les guests permettent d’apporter une certaine fraîcheur mais dans la continuité…

 

C’est clair ! Je tourne un peu moins avec les guests mais c’est toujours un plaisir de rencontrer de nouveaux acteurs, c’est un vent de fraîcheur pour nous aussi, ce sont de nouvelles personnes, de nouvelles manières de jouer et d’appréhender le scénario donc c’est trop chouette ! Et puis, on s’aime trop avec les récurrents…Plus on avance, plus on se connait et plus on sait comment jouer ensemble donc, en fait, on arrive à proposer des choses mais aussi à se surprendre. Donc les deux sont géniaux ! C’est tout le temps du renouvellement, en fait et on se sent aussi de plus en plus à l’aise, ce qui nous permet de nous libérer. C’est hyper agréable !

 

 

@ Fabien Malot

 

 

Vous l’avez dit, le cadre de tournage est particulièrement plaisant…

 

Oui ! Je suis beaucoup au commissariat donc beaucoup en studio et, du coup, je ne vois pas tant que cela cette région magnifique et, à chaque fois, je découvre, en regardant les épisodes, les décors de fou et je me dis que mes camarades ont trop de chance. Mais bon, là, en saison 2, je sors quand même un peu plus…De toute façon, on a l’occasion, les week-ends et les jours off, de découvrir Montpellier et ses alentours donc, oui, c’est très chouette !

 

Quel regard portez-vous sur Jules Ventroni, votre personnage ?

 

C’est vrai pour tous les personnages que j’incarne, il me touche profondément. Je pense que si tu n’arrives pas à trouver, dans chaque personnage, là où ça te touche, sa faiblesse et ce que tu as envie de défendre chez lui, alors ça ne sert à rien de le jouer. C’est mon avis, en tout cas…

 

C’est génial, Jules essaie tout le temps de se faire sa place, il est entouré de gens plus âgés et plus installés, ce qui est aussi mon cas dans le cadre réel. Je suis plus jeune, j’ai un peu d’expérience parce que j’ai fait d’autres choses avant mais je ne suis quand même pas le plus expérimenté donc j’apprends beaucoup de mes collègues, des acteurs et actrices avec qui je joue. La différence est que je n’ai pas de mal à me faire ma place parce que l’on est tous très potes mais je trouve que ce personnage est hyper touchant. A la fois, on sent qu’il a du mal à se faire sa place et, en même temps, il tente de montrer qu’il est sûr de lui…Il arrive également tout le temps à surprendre les gens : ils le prennent un peu pour un mec à côté de la plaque et, en fait, il se montre plus malin qu’ils ne le pensent. Donc il est hyper intéressant et, surtout, c’est un personnage qui est très payant. J’adore jouer ce personnage, je peux tout essayer et beaucoup proposer. Il est une caution humoristique, ce qui est génial : sur chaque scène, j’apporte des idées, j’essaie des choses, qui sont gardées ou non et, en fait, c’est parce que le personnage permet cela.

 

Michael, aussi, peut proposer parce que son personnage est un blagueur. C’est plus compliqué, je pense, pour Lucia car son personnage est très rigide et très fermé. Mais, après, elle a plein d’autres choses à jouer et à défendre. En tout cas, j’adore cela parce que le personnage est hyper drôle et, parfois, malgré lui…Donc, si tu as assez d’autodérision et de recul sur toi-même, tu peux t’éclater et y aller à fond. D’autant que Benoît, le producteur de la série, aime bien la comédie, aime quand on y va, aime qu’on assume les choses donc il ne nous empêche pas d’aller dans des propositions de jeu qui vont dans ce sens. Pour un acteur, je trouve qu’il y a un grand plaisir de jeu !

 

 

@ Fabien Malot

 

 

En revenant pour une saison 2, cela vous permet de travailler le personnage sur la longueur, avec une palette de jeu qui doit être très plaisante…

 

Oui, oui ! Déjà, parce que le public, normalement, connaît le personnage, il sait donc ce qui s’est passé avant, nous évitant de devoir expliquer certaines choses. On peut alors aller plus loin ! Dix épisodes, ce sont dix semaines de tournage pour nous, ce qui laisse le temps de faire durer les choses. Plus tu avances, plus tu peux aller loin, en quelque sorte. Si tu regardes les dernières saisons de “Friends”, il y a des blagues en référence à d’autres blagues faites précédemment…Ils se permettent d’aller super loin, ce qui est très chouette !

 

En plus, j’ai la chance que mon personnage soit un peu plus présent en saison 2 qu’il ne l’était en saison 1. Du moins, il a des intrigues centrées sur lui et donc des sujets qui durent sur un ou plusieurs épisodes, ce qui permet de prendre le temps et d’avoir une certaine liberté.

 

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Toujours ! Les deux principales sont les gens que je vois autour de moi et moi-même. Dès qu’il y a une scène, la première source d’inspiration est mon point d’attache, qui me relie au personnage ou à la situation. Je retrouve le point commun, pour me rappeler ce que j’ai ressenti. Je cherche à trouver là où on est les mêmes pour, ensuite, tirer ce fil, jusqu’à ce que l’on ne fasse plus qu’un. Egalement, je passe mes journées à regarder les gens dans le métro ou dans la rue…Ils sont une source infinie d’inspiration et, en fait, même dans les moments où il ne se passe rien, il se passe quand même un milliard de choses. Il y a tout à apprendre de cela !

 

Les autres sources sont inconscientes. Je suis fan de plein d’acteurs…Là, je pense comédie donc je pense à Jim Carrey. Dans le rôle, il n’y a rien de lui mais peut-être qu’il y a des traits que, inconsciemment, j’ai pris. Mon professeur de théâtre est aussi une source d’inspiration parce qu’il a une personnalité hyper débordante et une manière d’exprimer ses émotions qui est vraiment étonnante. Donc, dès fois, je cherche à faire des choses plus surprenantes que celles que l’on attend de moi et je pense à des personnes qui ont des manières d’être peu conventionnelles. Après, ce sont tous les gens que j’ai croisés, que j’ai rencontrés, c’est toute mon histoire, mes 26 années de films et de séries que j’ai regardés…C’est un mélange de tout cela qui rentre dans mon subconscient et qui ressort.

 

 

@ Fabien Malot

 

 

Cette saison 2 voit l’arrivée du personnage de Jim, joué par Florent Manaudou, ce qui va sans doute modifier certains équilibres entre les personnages…

 

Carrément ! Surtout que, comme je le disais avec mon personnage et sa relation aux autres, là aussi l’arrivée de quelqu’un dans un groupe, ici de Florent sur le tournage, change forcément les dynamiques et il faut du temps pour que ça se rééquilibre. Effectivement, dans le scénario, il y a plein de choses qui sont redistribuées et réévaluées et aussi dans le tournage. Après, je pense qu’on ne s’en rend pas tant compte, Florent et Lucia - et c’était déjà le cas avec Bruno et Lucia - ont beaucoup de scènes à l’extérieur donc ce sont ceux avec lesquels on tourne le moins, nous au commissariat, mais, malgré tout, évidemment ça change beaucoup. Il y a un autre équilibre qui s’est trouvé mais c’est hyper intéressant ! Comme avec les guests, c’est un vent de fraîcheur, Florent amène quelque chose de complètement différent de ce qu’amenait Bruno. Ce dernier est un acteur de haute voltige, avec une expérience énorme, qui était le papa du tournage, alors que Florent est acteur depuis peu de temps donc il amène quelque chose de complètement différent. Et puis, notre relation à lui n’est pas la même…En plus, je pense que, pour lui, ça n’a pas été si facile parce que nous nous connaissons entre nous donc il est arrivé dans un groupe qui existe déjà. Ces dynamiques, autant humaines qu’artistiques, sont hyper intéressantes !

 

On vous imagine impatient de découvrir les retours du public ?

 

Déjà, je suis curieux de voir la série parce que je n’ai encore rien vu donc j’ai hâte de découvrir ce que ça va donner. Et, évidemment, je suis impatient de voir si ça va marcher, ce que les gens aimeront, ce qu’ils aimeront moins…J’espère que la saison 2 sera à la hauteur des espérances des téléspectateurs qui ont regardé la première, j’espère aussi que l’on aura de nouvelles personnes qui vont regarder. J’ai hyper hâte ! 

Si les retours sont bons, ce pourrait être l’occasion d’une saison 3…

 

Exactement ! Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts et espérer que la saison 2 va marcher. 

 

 

@ Fabien Malot

 

 

En parallèle, sur grand écran cette fois-ci, nous pouvons vous retrouver dans “Le rêve américain”...

 

C’est un film qui raconte l’histoire vraie de deux agents français de basket-ball, qui ont voulu s’imposer dans ce milieu, en n’ayant pas de contact et en démarrant de rien. En fait, le centre du film est leur relation à eux deux, une relation de confiance et d’amitié qui est hyper forte, plus forte que tout, qui va vaincre tous les échecs et qui va leur permettre de tout surmonter, pour se battre jusqu’au bout.

 

Mon personnage est un jeune qui repère des talents pour eux. Au début, il est un peu extérieur mais il va, de plus en plus, rentrer dans la dynamique et dans l’entreprise. Au moment où on se parle, ce personnage existe toujours vraiment et travaille encore avec les deux agents…Donc c’est une belle histoire !

 

J’avais déjà tourné avec le réalisateur, Anthony Marciano, j’étais très content qu’il me rappelle et qu’il pense à nouveau à moi.

 

Un court-métrage est également déjà en boîte, avec une technologie de tournage à la pointe …

 

“La cage” raconte l’histoire de cinq personnages qui se retrouvent bloqués dans un ascenseur, avec un chimpanzé dans une cage. En fait, on a eu droit à une plus value technique sur le tournage, d’abord dûe à un problème de timing. Au début, il était prévu que je porte un maquillage de singe fait sur mesure, donc, pendant des mois et des mois, on a pris mes empreintes, un maquilleur a sculpté un corps de singe, on a fait un essayage mais, en fait, la version finale n’a pas été prête à temps, suite à des problèmes techniques. Donc on n’a pas pu l’utiliser, alors que l’on avait investi énormément de temps et d’argent…Au dernier moment, il a fallu trouver une solution et a été retenue celle d’une technologie d’IA qui permet de transformer un corps en un autre. C’est un peu comme la motion capture mais sans les capteurs, juste avec la vidéo ! 

 

Pour terminer, vous êtes également sur scène…

 

C’est génial ! En fait, j’ai deux pièces qui se jouent en ce moment. L’une s’appelle “Violet”, que l’on va jouer le 25 avril à Vesoul, dans laquelle on porte des masques et c’est l’histoire d’ados qui ont un groupe de rock punk…En termes de codes de jeu, c’est complètement différent, c’est du jeu très corporel, c’est un répertoire qui n’a rien à voir avec ce que l’on peut faire à l’image en général. L’autre s’appelle “Tignasse”, on est complètement autonomes, on fait tout, la technique, la lumière, la musique, le chant, les bruitages…On peut jouer n’importe où, dans des endroits qui ne sont pas prévus pour accueillir une pièce de théâtre. C’est top, c’est un défi permanent, c’est une grosse charge mais, en même temps, c’est hyper excitant parce que tu ne joues jamais deux fois la même chose ! C’est beaucoup plus polyvalent que sur un tournage, où chacun est dans son rôle. 

 

 

@ Numa Sarfati

 

 

Merci, Gabriel, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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