Fabrice de la Villehervé évoque son actualité et ses projets artistiques, dans "Monsieur Parizot" pour TF1 mais aussi sur scène !
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Bonjour Fabrice,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Ce lundi 30 mars, les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver dans “Cure mortelle”, un épisode inédit de la série “Monsieur Parizot”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, oui ! Les tournages sont toujours super à faire, vraiment ! Là, en plus, même si c’est un petit rôle, j’avais cinq ou six jours. C’était rigolo à faire, avec une équipe artistique et de production vraiment très sympa, donc c’était réellement très agréable !
L’histoire se passe dans un spa, dans lequel il y a un meurtre et je fais le gardien. J’aurais pu tourner en une journée mais, comme c’est une sorte de Cluedo, on me voit dans plusieurs endroits différents. Du coup, comme j’ai été dans plusieurs décors, j’ai eu plusieurs jours sur le plateau.
C’est une comédie, c’est léger, c’était un rôle marrant à faire, on me voit écouter des conversations et danser la Soyotte !!!
Le côté Cluedo permet aussi de côtoyer un chouette casting…
Oui , un adorable casting ! On s’est tous bien entendu, avec l’équipe technique aussi…
Sur ce programme, ou sur un autre d’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?
Oui…Il y a dès fois où on est déçu, où on se dit “J’aurais dû faire attention à cela”. Après, je suis très mauvais juge parce que je n’aime pas trop me voir. Je suis plutôt dur avec moi-même, c’est assez rare que je me dise “C’est pas mal, ça rend bien!”. Mais c’est vrai aussi que ça ne m’appartient plus. Autant le théâtre, c’est tous les jours, il faut recréer chaque soir, y aller, on est dans l’instant, dans le présent, avec un public différent chaque jour. Autant, à la caméra, la façon dont on est filmé et le montage final sont impactants. Donc je ne me pose pas la question, je fais mon boulot et fais confiance à l’équipe.
Cet été, vous serez sur un autre projet, “Les fanfarons”...
Il a été écrit par Bérangère Gallot, Estelle Kitzis et Lauriane Lacaze, trois filles qui sont comédiennes, auteurs et metteuse en scène de cette jolie pièce. Elles ont travaillé aux apprentis d'Auteuil, où elles ont fait du théâtre forum et où elles ont rencontré des éducateurs qui accompagnent des jeunes en difficultés.
Elles se sont rendu compte qu’il y avait des professeurs de soutien qui sortaient de polytechnique pour effectuer un stage d’enseignement. Ce sont des personnes qui, certes, suivent de belles études mais qui n’ont pas forcément appris à enseigner et ce sont aussi deux mondes qui se confrontent, qui n’ont rien à voir et qui ont, forcément, du mal à se comprendre.
C’est cette confrontation qui est mise en avant et j’y joue le rôle de l’éducateur qui est à fond dans ce qu’il fait. Pour lui, c’est une profession de foi et ils finissent par créer une fanfare avec les jeunes…De là, un lien va se nouer ! C’est une romance sociale, qui est belle et drôle à la fois, mais qui met bien en évidence les difficultés d’enseigner face aux parcours chaotiques de ces jeunes.
Suite à une lecture au Lucernaire, des producteurs nous ont suivis et on sera en Avignon, cet été chez Atelier Théâtre Actuel à 17h 30.
Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante pour vous ?
Le premier challenge est d’apprendre le tuba : je chante mais je n’ai jamais fait d’instrument à vent…Honnêtement, j’ai eu une rencontre avec l'instrument, il m’a plu de suite et j’ai rapidement trouvé un professeur, avec qui je m’entends très bien. Je bosse tous les jours mais je ne suis pas le seul dans ce cas, on s’accroche tous à ce projet, les jeunes sont magnifiques, pour certains, c’est leur premier pas sur scène. A leurs côtés, je rajeunis de dix ans, ils sont tous très talentueux et ce sont des bosseurs. J’espère vraiment que la pièce va plaire et que le public prendra autant de plaisir que nous à la jouer.
Ce ne sera d’ailleurs pas votre première participation au festival d’Avignon…
Mon premier festival date de 1996, j’en ai fait quatre à cinq au total. A l’époque, il y avait déjà 750 spectacles et on trouvait que c’était beaucoup. Il y en a le double actuellement…Il y a de plus en plus de spectacles mais pas plus de spectateurs. Cela reste cependant magnifique parce que le public qui vient à Avignon est un public à part, les gens sont des amoureux du théâtre.
Cette année, ce qui est bien, c’est que l’on y va avec une création et c’est cela la base même de ce festival…Le but n’est pas d’y produire des spectacles parisiens qui se jouent déjà depuis des années…
A quelques mois de la première, qu’est-ce qui prédomine dans votre esprit ? L’excitation de rencontrer le public ? Ou la montagne de travail encore restante ?
Je suis actuellement dans la fin de la mémorisation du texte, en plus de travailler mon instrument tous les jours. Je suis dans une évolution mentale et physique du personnage tout au long de la pièce et, en revanche, il me tarde que l’on soit ensemble et qu’on rentre dans le vif du sujet, avec la scénographie, les lumières, les costumes…
Récemment, vous avez participé à “La vie parisienne”. Quels souvenirs en gardez-vous ?
C’était aussi un challenge ! J’aime bien, de temps en temps, ça booste un peu. Je fais beaucoup de chant mais je n’avais pas pratiqué le lyrique depuis longtemps. Le rôle que j’ai défendu m’intéressait depuis un moment, ce fut l’occasion de relever le défi, avec un orchestre. C’est fait !
Vous pratiquez aussi régulièrement le doublage…
Oui, depuis 4 ans ! Cela me plait aussi beaucoup, c’est un nouveau métier pour moi ou plutôt une continuité, et j’adore vraiment !
Ces différentes cordes artistiques pourraient paraître très éloignées mais sans doute sont-elles très complémentaires pour vous ?
Oui, bien sûr, elles sont complémentaires ! En plus, grâce à cela, j’ai réussi à toujours travailler, moi qui ai navigué entre la comédie musicale, le théâtre, la télé et le cinéma. En ayant plusieurs cordes à mon arc, j’ai pu alterner et j’ai toujours aimé cela, d’ailleurs. Je pense que c’est important, pour un artiste !
Enfin, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?
De trouver des projets théâtraux ! Et j’aimerais tourner davantage encore, j’aimerais avoir un rôle un peu plus important, au cinéma notamment. Faire un récurrent sur une série me plairait aussi, pour suivre un personnage tout au long d’une histoire. Ce serait génial, j’adorerais vivre cela ! J’arrive à un âge où plein de rôles d’hommes mûrs, dans le répertoire classique, me plairaient également. J’aimerais aussi refaire de la mise en scène. Mais ça prend du temps et on ne peut pas tout faire…Mais, oui, bien sûr, j’ai plein de rêves !
Merci, Fabrice, pour toutes vos réponses !