Faïza Younsi évoque ses différentes interventions à l'antenne, sur France 24 et LCI !
/image%2F1552669%2F20260219%2Fob_edd384_97360fb5-ec41-4274-8baa-9e1691be830b-1.jpg)
Bonjour Faïza,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de France 24, mais aussi ceux de LCI, peuvent régulièrement vous retrouver à l’antenne. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui ! A chaque fois, c’est vraiment une grande excitation et beaucoup de bonheur ! J’y vais dans la joie : c’est vrai que je suis heureuse quand je prépare mes chroniques ou mes sujets. C’est une chance, d’abord parce que j’aime ce métier et aussi de pouvoir creuser des sujets que j’ai réussis à repérer. Le fait de retrouver les équipes que j’aime beaucoup, aussi bien à LCI qu’à France 24, est plaisant. Et puis, après, l’adrénaline du direct, de retrouver les autres chroniqueurs et les présentateurs de tranches est, en effet, à chaque fois, une grande joie !
D’intervenir sur ces deux médias-là vous permet, sans doute, une certaine complémentarité ?
Absolument ! Sur France 24, on est vraiment sur de l’actualité internationale, il ne faut jamais oublier que l’on s’adresse évidemment au public français mais aussi et principalement aux publics étrangers…Sur LCI, la diffusion est uniquement nationale. Quand il y a une chronique éco, les sujets peuvent aussi se croiser ou se ressembler.
En dehors du studio, à France 24, on est plusieurs chroniqueurs dans un même grand bureau : le chroniqueur français, le chroniqueur arabophone, le chroniqueur anglophone, c’est drôle, ça parle toutes les langues et ça met une ambiance un peu spéciale, c’est rigolo !
La diversité des thèmes et sujets que vous évoquez doit être certainement très enrichissante ?
Tout à fait ! Je présente des journaux, je fais aussi des chroniques éco, ce sont mes deux casquettes et, lorsque je fais des chroniques éco, ce qui est particulièrement intéressant avec cette matière, c’est que l’on peut aussi bien capter le public en allant chercher des sujets qui relèvent de la macro-économie, mais qui vont avoir un impact direct pour les gens, ou alors en s’intéressant à des sujets de consommation, qui sont d’une richesse incroyable. A chaque fois, même sur un sujet qui n’est pas forcément hyper sexy sur le papier, je me demande comment je peux accrocher les téléspectateurs, comment ça peut leur parler, à quelles préoccupations du quotidien ça peut répondre…Quand on arrive à cela, c’est beaucoup mieux parce que ça parle tout de suite, même si le sujet peut paraître lointain. Donc, oui, il y a vraiment une richesse et une diversité dans les thèmes. J’adore cette matière !
J’aime beaucoup également présenter les journaux et, là, évidemment, c’est la surprise chaque matin. Dans tous les cas, même quand je ne suis pas en contrat, il faut suivre les sujets tous les jours donc je lis la presse au quotidien, je me renseigne et, dès fois, je prends des notes pour des sujets éventuels. Je dois tout le temps être à jour, d’autant plus que l’on peut m’appeler le matin pour travailler le soir-même…C’est très rare mais ça peut arriver, donc il faut toujours être prêt !
Probablement aussi qu’en approfondissant certains sujets, vous vous enrichissez vous-même également ?
C’est tout à fait ça ! On ne peut pas parler d’un sujet si on ne le comprend pas ou, alors, on ne sera pas bon…J’apprends tous les jours, en fait, parce que, effectivement, il y a des sujets sur lesquels je suis moins pointue donc que je vais devoir creuser. Même si je ne restitue pas un sujet en détail ou dans sa complexité, parce que ça n’a pas de sens sur des chroniques de trois à quatre minutes, je dois, moi, le savoir, ça doit être présent dans ma tête, je dois bien connaître le thème. Donc cela me force à apprendre tous les jours !
En économie, c’est marrant, il y a parfois des termes que tout le monde ne connaît pas, ce qui est normal mais il faut quand même trouver un moyen d’en parler sans dénaturer le sujet, tout en restant clair. Cela me tient à cœur de m’adresser à tout le monde !
Vous l’avez dit, le timing est concis, il faut donc, en peu de temps, être précis, tout en apportant de la valeur ajoutée…
On ne peut évidemment pas tout dire sur un sujet. C’est très personnel mais, à chaque fois, je me dis que si j’ai donné envie à certaines personnes d’aller plus loin et de se renseigner, c’est déjà gagné ! Je trouve génial de réussir à interpeller les téléspectateurs…C’est, pour moi, un objectif !
On peut imaginer que le temps de préparation est, lui, très long ?
Le temps de préparation est énorme. Déjà, comme je le disais, c’est un travail qui se fait au fil de l’eau, il faut suivre ces sujets tout le temps et, après, souvent, on parle des sujets la veille, avec les rédacteurs en chef. Je regarde ensuite sous quel angle je peux le traiter et, le jour J, par contre, si l’actualité le nécessite, on peut être amené à reporter le sujet.
Une fois la diffusion passée, aimez-vous revisionner votre intervention ?
Je regarde toujours ! Comme cela, ça me permet de voir si c’était intéressant et bien raconté. C’est le conseil que je donne, à chaque fois, aux jeunes. Ce n’est pas toujours évident de se regarder mais il faut le faire, c’est comme cela que l’on progresse.
Recevez-vous des messages et retours de la part des téléspectateurs ?
Tout le temps ! Dès que je peux, je partage mes interventions sur Instagram et Facebook. Je reçois des messages de gens qui étaient intéressés par le sujet et qui réagissant, ou de gens simplement contents de me voir à l’antenne. Cela me fait hyper plaisir et me touche beaucoup ! En plus, il y a un noyau dur qui me suit depuis très longtemps donc c’est vraiment chouette !
D’ailleurs, si l’on revient à l’origine de votre parcours, d’où vous vient cette passion du journalisme ?
Je suis curieuse de tout. En grandissant, je me disais que je voulais être “dans la vie”, dehors, pouvoir parler, être présente là où il se passe quelque chose. Mes parents ont toujours énormément suivi les informations, on regardait ensemble, en famille, le journal télévisé et, d’ailleurs, ça donnait lieu à débat derrière, on en parlait beaucoup. J’ai grandi avec les infos à la télé !
Bizarrement, je n’ai pas commencé par faire cela mais par une école de commerce. Au bout de trois ans, j’ai préféré ne pas renoncer à mon rêve de devenir journaliste et je me suis formée au CFPJ. J’ai commencé en étant enquêtrice sur M6 puis sur TF1, avant de faire des reportages à France 3, en région.
Justement, d’avoir été sur le terrain doit être très aidant, aujourd’hui, en plateau ?
Oui ! Je suis très très contente d’avoir commencé par faire du terrain et des reportages. C’est tout à fait complémentaire : quand je présente des journaux, je suis en bout de course, à la fin mais j’ai parfaitement conscience du travail qui a été fait par les équipes sur le terrain, je mesure à quel point ça peut être difficile parfois parce que je l’ai fait. C’est donc très complémentaire et c’est ce qui fait la force d’une rédaction.
Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour la suite de votre déjà beau parcours ?
J’aimerais continuer cela pendant très longtemps, jusqu’à la retraite ! J’adore mon métier, j’adore faire ces chroniques parce que l’économie est vraiment un domaine que j’aime beaucoup. Cela me plait aussi énormément de présenter des journaux. Je suis très heureuse comme cela ! Après, dans l’idéal, j’aimerais bien intégrer une rédaction sur le long terme mais ça viendra quand ça viendra…
Merci, Faïza, pour toutes vos réponses !