Canal+ / Formule 1 : Julien Fébreau évoque son impatience de voir la saison démarrer en Australie début mars !
Bonjour Julien,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
A quelques heures du début de la saison 2026 de Formule 1, à titre personnel, on imagine sans doute toute l'impatience que ça doit être, encore plus cette année, de vous relancer dans ce grand barnum ?
Oui, oui, très excité, évidemment ! Il y a tellement d'interrogations à lever sur cette nouvelle réglementation, sur le travail qu'on pu faire les uns et les autres. On en est au moment des interrogations qui vont seulement, je dis bien seulement, commencer à être levées à Melbourne. On ne quittera pas Melbourne avec toutes les réponses, loin de là. L'image que l'on aura du résultat à Melbourne sera sûrement loin d'être celle de la fin de saison. Donc très excité, très hâte de vivre la première séance de qualifications, le premier départ puisqu'il semble que ça soit un gros sujet au moment où on se parle, donc on est complètement dans l'excitation.
On peut donc imaginer que l'hiver a été encore plus intense que tous les précédents, pour capitaliser tous les enjeux qui vous attendent ?
Oui, il a été intense et, à la fois, dans les interrogations et les échanges avec les différentes personnes qui, gentiment, m'aident à comprendre les choses au sein des équipes, elles-même étaient dans un manque de compréhension et de maîtrise totale du sujet, qui ne leur permettaient pas de m'informer autant que j'aurais aimé. Même eux étaient encore à la recherche de beaucoup d’informations et encore dans beaucoup de questionnements. Donc c'est un hiver un peu particulier, parce que l'on cherche beaucoup, on échange beaucoup et, à la fois, on voit bien que, pour l'instant, on a beaucoup de mal à rassembler tous les éléments du puzzle, donc c'est vraiment un intersaison assez étonnant.
On peut imaginer que, journalistiquement parlant, parmi les enjeux forts de ce début de saison, il y aura ce côté vulgarisation ?
Bien sûr ! Totalement ! C’est très important d'essayer d'expliquer aux abonnés de Canal+ les tenants et les aboutissants. Peut-être essayer, dans un premier temps, de se concentrer sur les points primordiaux et peut-être pas aller creuser dans des détails techniques que l'on peut déjà avoir, mais qui seraient plus susceptibles de perdre un peu et de noyer les gens d'informations. Donc il va falloir choisir, déjà les sujets principaux et les plus importants à mettre en exergue et, après, avec le temps, on aura 24 grands prix mais, au fil des premiers, aller un peu plus loin dans les aspects techniques et dans les aspects réglementaires. Même-moi, j'en suis à un point où il me reste beaucoup de choses encore à comprendre et à appréhender. Beaucoup de questions sont encore en suspens... Donc c'est un travail qui va demander du temps et je pense que c'est à force de vivre les situations de qualif et de course que l'on va être en mesure de bien mieux lire les situations et donc de bien les expliquer.
À l'image de ce qui s'est modestement passé à Bahreïn, il y a forcément un jeu du chat et de la souris qui est renforcé en ce début de saison, les écuries ne pouvant pas ou ne voulant pas dire tout ce qu'elles pouvaient dire par le passé...
Oui, on assiste à un jeu très politique dans les padocks jusqu'au premier grand prix, où personne ne veut vraiment dévoiler son jeu, ce qui est normal. Chacun essaie de jouer sa carte et de faire valoir ses propres intérêts avant ceux des autres, ce qui est normal aussi. Cela fait partie de la compétition, cela fait partie de la F1, c'est un jeu un peu amusant à observer pour nous. C'est moins du jeu et c'est beaucoup de lobbying et de discussions entre équipes ou avec les instances. Il se passe beaucoup d'évènements en coulisses et, là aussi, à un moment donné, la saison va être partie et il ne sera plus trop temps de ces jeux là. Mais, pour l'instant, ça empêche les écuries un, de montrer sur la piste ceux dont elles sont vraiment capables parce qu'elles ne veulent pas voir et qu'on voit leur véritable potentiel, donc elle le cache, clairement. Et, deux, dans ce qu'elles peuvent nous dire, à nous d'être vigilants parce que je pense que certains des propos qu'on nous tient ont vocation à ce qu'ils puissent servir les intérêts d'une équipe, si jamais on les reprend tels quels à l'antenne. On n'est pas dupes non plus donc il faut naviguer avec tout cela en ce moment et il est grand temps que l'on passe à la vérité de la piste.
Vous l'avez rappelé, 24 grands prix sont au programme cette année encore et, comme toujours, une batterie de consultants se succédera à vos côtés. On peut imaginer que, tant techniquement qu'humainement, cela doit être très enrichissant ?
Ah oui ! Je me sens extrêmement chanceux et privilégié de pouvoir partager la F1 de cette manière-là sur Canal et avec nos consultants, qui sont formidables et qui ont tous des qualités incroyables. Que ce soient Jacques Villeneuve, Romain Grosjean, Adrien Tambay, Loïc Duval, évidemment Frank Montagny qui sera dans les stands très souvent, et qui va nous montrer beaucoup de choses dans les stands, c'est vrai que l'on est très bien entourés : on a les experts, des gens passionnés de F1 et qui creusent eux aussi, déjà, avec tous leurs réseaux pour avoir un maximum d'infos et qui auront beaucoup de choses à partager avec nous. Donc oui, très hâte de les retrouver et surtout que nos abonnés les retrouvent à l'antenne.
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter, ainsi qu'à toute la team Canal, pour cette saison 2026 de Formule 1 ?
Ce que l'on peut se souhaiter, nous l'équipe Canal mais en partage avec les abonnés, c'est qu'on vive des situations belles, de belles courses, de beaux moments, de l'action... C'est certain, on va vivre quelque chose d'assez inédit, donc je n'ai qu'une seule hâte, c'est qu'on le partage. Mais ça, je suis assez confiant, on va partager de beaux moments.
Merci, Julien, pour toutes vos réponses !