Jade Pradin revient sur son beau et riche parcours artistique, et évoque ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jade,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous êtes une jeune artiste, au parcours déjà très riche et très varié. Vous aviez d’ailleurs commencé très jeune, en décrochant, à deux ans, un rôle dans un téléfilm pour M6…

 

Effectivement, cela a été mon premier “contrat” en tant que comédienne. J’avais deux ans et, pour tout vous avouer, je ne me souviens pas du tout de ce tournage mais je me rappelle quand même un peu plus du deuxième…

 

Justement, trois ans plus tard, vous donnez la réplique à Francis Huster dans la série médicale “Le grand patron”, diffusée sur TF1…

 

Quand on est enfant, le milieu hospitalier est quelque chose qui impressionne un peu plus donc j’en garde un bon souvenir. 

 

Si jeune, vous étiez-vous déjà rendue compte de ce que vous étiez en train de faire et de vivre ?

 

Je prenais énormément de plaisir mais, non, je ne me rendais pas compte de l’impact…Ma maman est comédienne et chanteuse, on a toujours énormément communiqué sur tout ce que l’on faisait, elle avait su trouver les mots d’enfants pour m’expliquer comment tout cela se passait. Et puis, je me souviens que, comme on savait que j’allais tourner avec Francis Huster, mes parents m’avaient montré des extraits du “Dîner de cons”, pour voir à quoi ressemblait cet acteur, pour me mettre à l’aise et pour que, une fois sur le tournage, je sache à peu près qui est qui. 

 

 

 

D’ailleurs, comment aviez-vous réagi les premières fois où vous vous étiez ensuite vue à l’image ?

 

Je ne saurais pas trop dire parce que je ne m’en souviens pas…J’ai plus de souvenirs quand je voyais les épisodes de “Clem” passer : j’avais un regard, on va dire, assez critique, j’ai un petit côté perfectionniste donc, quand je me regardais, je voyais ce qui n’allait pas. Aujourd'hui, à contrario, avec la série “Plus belle la vie, encore plus belle”, le fait de se voir assez régulièrement fait que c’est un peu passé…Je suis un peu plus indulgente avec moi-même ! C’est même bizarre de dire cela, alors que je suis adulte…En tout cas, enfant, je pouvais être un peu intransigeante.

 

En plus de participer à deux courts-métrages, vous ne vous arrêtez pas en si bon chemin puisque, en 2006, vous faites vos premiers pas sur le grand écran dans le film “Le Grand Appartement”, aux côtés de Laetitia Casta et Pierre Arditi…Là encore, l’expérience a dû être très plaisante ?

 

Oui, oui ! De toute façon, chaque projet est une nouvelle aventure, avec une nouvelle équipe, permettant de nouvelles rencontres et c’est toujours hyper sympa. Après, c’est vrai que, quand on est enfant, il y a une part d'insouciance donc on ne se rend pas forcément compte de l’impact. Beaucoup de gens me disaient que j’avais de la chance de faire ça mais oui et non : je voyais vraiment cela comme une activité extrascolaire donc j’ai toujours pris énormément de plaisir mais sans me dire, pour autant, que tel projet allait me servir pour ma carrière…C’était vraiment avec cette insouciance d’enfant de “Je m’amuse sur le plateau”. J’y étais déjà toujours hyper bien…Après, il faut dire que l’on est toujours chouchouté, tout le monde œuvre pour nous mettre dans de bonnes dispositions. Donc c’est toujours un endroit quand même assez agréable !

 

En 2009, vous l’avez dit, vous vous faites connaître du grand public en incarnant Salomé Boissier, l'un des personnages principaux de “Clem,” dès la saison 1 de la série, rôle que vous incarnerez durant cinq saisonsDévelopper un personnage sur une telle longueur permet certainement une palette de jeu particulièrement large et variée…

 

Oui ! J’aime toujours découvrir de nouveaux personnages, on explore une nouvelle palette de jeu. Même si les rôles sont parfois les mêmes (même âge, même domaine familial,...), aucun personnage n’a la même histoire et on explore toujours quelque chose d’autre. C’est vrai qu’à chaque nouveau personnage, j’ai toujours beaucoup de curiosité à savoir quelle est son histoire et comment la jouer. Du coup, c’est aussi une curiosité envers moi-même de me dire comment je peux créer ce personnage-là. C’est cela aussi qui est chouette dans notre métier, on a beaucoup de travail sur nous. On a une vision du personnage, on en discute avec le réalisateur pour savoir ce qu’il veut exactement mais on arrive toujours à sortir quelque chose de nouveau. Typiquement, Salomé et Morgane ne sont pas du tout les mêmes caractères et c’est trop chouette à faire, on explore plein de choses !

 

 

 

Par la suite, vous enchaînez les projets, notamment “Nos chers voisins” ou encore “Commissaire Magellan”. Pour des programmes déjà bien installés, aimez-vous vous (re)plonger dans les épisodes en diffusion pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ? Ou préférez-vous plutôt arriver avec une certaine fraîcheur ?

 

Je regarde toujours un peu quand même, quand je sais que je vais participer à un projet. Si je ne regarde pas les épisodes, je vais au moins m’intéresser aux personnages, pour essayer de voir les liens de parenté afin justement, de ne pas arriver sans rien. J’aime bien tout anticiper, savoir où je mets les pieds, je déteste, en fait, être un peu perdue…Par exemple, pour “Plus belle la vie, encore plus belle”, je n’allais pas me faire les vingt ans précédents 🙂 mais j’ai regardé, sur Wikipédia, qui était le fils de qui, qui était marié avec qui, qui avait divorcé…Donc j’aime bien faire mes petites recherches sur les personnages avec lesquels je vais tourner, pour faire les liens. Après, je peux toujours demander aux assistants, au réalisateur et aux autres comédiens…

 

En plus de l’image, vous avez également une longue expérience dans le doublage…On peut imaginer que l’exercice technique est différent du jeu en plateau mais qu’il doit aussi être très complémentaire ?

 

Oui ! Après, c’est un exercice complètement différent : on nourrit un personnage en fait, ce n’est pas nous qui sommes à l’écran, on sert vraiment le rôle et on essaie de s’inspirer de la version originale qui a été faite, par rapport aux intentions de jeu, pour ne pas tout changer. C’est là où on se rend compte que, même dans différentes langues, on n’a pas du tout la même manière de jouer, car les intentions sont différentes. Un espagnol ne va pas du tout jouer pareil qu’un américain par exemple. C’est un autre travail, une autre exploration de jeu aussi. Ce qui est bien dans le doublage, c’est que l’on peut encore plus jouer de personnages, et même des animaux, en faisant de plus ou moins grosses voix. Par exemple, j’ai déjà doublé des petits chiens dans des dessins animés…C’est chouette d’explorer des choses en nous que l’on croit parfois insoupçonnées. C’est ce qui me plait, dans ce métier !  

 

En parallèle de vos activités artistiques, vous êtes très impliquée dans la préparation mentale et les entraînements sportifs. Quel lien éventuel faites-vous entre tous ces domaines ?

 

La préparation mentale est quelque chose qui m’a beaucoup aidée dans mon métier, même au quotidien. J’ai fait pas mal de sport étant plus jeune et, en fait, on se rend compte que c’est juste un changement de vocabulaire : les répétitions = les entraînements, la représentation = le match ou la compétition, le metteur en scène = l'entraîneur. On retrouve un peu la même structure et ce sont, souvent, les mêmes problématiques…J’ai pu suivre des artistes autant que des sportifs et j’ai utilisé certaines fois les mêmes exercices…La barrière est assez fine ! C’est peut-être d’ailleurs pour cela que j’aime beaucoup le sport…En tout cas, la préparation mentale est quelque chose que j’utilise encore au quotidien, même dans mon métier.

 

Quelles seraient, pour terminer, vos éventuelles envies pour la suite de votre déjà très beau parcours ?

 

J’aimerais encore découvrir plein de nouveaux personnages, peut-être même des choses qui sont encore plus loin de moi. Pourquoi pas une méchante, un personnage historique ou carrément, même, une vraie création de personnage, dans le style un peu d’un monstre…En tout cas, des choses vraiment hyper loin de moi pour, justement, encore plus explorer cette palette de jeu. Aussi de continuer à m’amuser dans ce que je fais et d’avoir plein de nouveaux projets ! 

 

Merci, Jade, pour toutes vos réponses !
 

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Publié dans Télévision

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