France 3 / Bellefond : Roland Menou nous en dit plus sur la diffusion à venir de ce mardi, ainsi que sur ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Roland,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce mardi soir sur France 3, dans un épisode inédit de “Bellefond”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

J’étais très heureux parce que cet épisode est réalisé par Emilie et Sarah Barbault, deux sœurs. Ce sont des filles que je connais depuis à peu près 20 ans, nous n’avions jamais travaillé ensemble mais nous nous apprécions beaucoup. La vie et la télévision française nous ont réunis sur ce projet ! J'avais déjà rencontré Stéphane Bern, pour avoir fait, par deux fois, son émission “Le fou du roi”, pour la promotion de mon seul en scène. Là, on a tourné ensemble et c’était un vrai plaisir. Stéphane est extrêmement sympathique et cultivé, on ne s’ennuie jamais avec lui ! J'ai fait également la rencontre de Jeaneta Domingos, une jeune actrice, elle était ma partenaire privilégiée, nous avons beaucoup ri ensemble. Sans oublier Anne Caillon, qui est une amie depuis longtemps mais que je n’avais pas vue depuis un moment. C'était très sympathique de se retrouver à Marseille où je vis parallèlement de Paris.

C’est vrai, d’ailleurs, que le fait de tourner en région PACA est, à la fois, très plaisant, mais permet aussi de très belles images pour les téléspectateurs...

C’était à Marseille même et nous avons tourné dans une belle demeure du XIXè, ce que l’on appelle une bastide, qui a été transformée, pour les besoins du film, en hôtel. C’était très agréable !

Sans rien en dévoiler, comment pitcher ce nouvel épisode ?

Un des personnages est retrouvé mort dans un grand hôtel, Bellefond et ses étudiants en droit vont mener l’enquête, ce sera une sorte de Cluedo.

Je joue Jean-Marc, le concierge de l'hôtel. Il est assez méticuleux, très fidèle à son établissement, très pointilleux...On a étoffé le personnage. Comme les sœurs Barbault aimaient bien ce que je proposais, et comme c’est un personnage au tempérament plutôt comique, on a rajouté des petites choses. Je n’ai pas eu
besoin d’être dans la caractérisation du rôle.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Avez-vous déjà eu le plaisir de découvrir le rendu final ?

Oui, oui, je l’ai regardé ! J’ai passé un très bon moment, j’ai trouvé que l’image était très belle et que l’harmonie entre les personnages et les acteurs passait bien.

D’ailleurs, est-ce facile de se voir à l’image ?

Même si je suis assez habitué, plus je me vois, plus je me dis que je ressemble à mon père. Et là, comme je portais la moustache depuis un moment, en voyant le film, j'ai décidé de la raser.

En complément, nous pourrons vous retrouver le 11 mars prochain au cinéma dans “Victor comme tout le monde”...

C’est un film de Pascal Bonitzer avec Fabrice Luchini, qui joue plus ou moins son propre rôle...Son personnage lit des textes de Victor Hugo au théâtre, ce que fait aussi Fabrice. On y évoque son rapport avec sa fille, comme celui d’Hugo avec Léopoldine.

Je joue le gardien de son immeuble, un gardien un peu fantasque. C’est un rôle assez drôle et c’était
plaisant, Je n’avais jamais tourné avec Fabrice Luchini, c’était très agréable, j’étais content de jouer avec lui et je pense qu’il était content de jouer avec moi.

Vous avez aussi en projet le tournage d’un court-métrage, en Picardie....

Oui, je suis né à Soissons et je suis très attaché à cette région. J’ai déjà réalisé un moyen-métrage, “Amor maman”, tourné à Paris et en région PACA. Ce nouveau film, “Chemin de la grande bruyère”, est un court-métrage. C’est l’histoire d’un gars, que j'interprèterai, qui retourne dans son village d’enfance, pour se rendre au cimetière, afin de fleurir la tombe de ses parents. Il finit par rentrer dans sa maison d’enfance, qui a été rachetée par une ancienne élève de ses parents.

 

 

Le film traite de toutes les déconvenues et du trouble de retourner dans sa maison d’enfance, avec les changements qu’il y a eus. C’est également la rencontre entre cette femme, la nouvelle propriétaire, jouée par Isabelle Nanty, et mon personnage, qui est le fils de ses anciens profs de collège. Elle est un petit peu impressionnée car il a fait carrière à Paris et a atteint une certaine notoriété. Elle ne se sent plus vraiment chez elle, face à mon personnage, qui a vécu 25 ans dans cette maison.

Je pense que c’est un sujet qui parle à tout le monde. On a tous fantasmé de retourner dans la maison familiale, la maison des grands-parents, l’appartement en Espagne qu’on louait pour les vacances... Les maisons et les appartements sont chargés des gens qui y ont vécu et, malgré les multiples propriétaires, il y a toujours des détails qui restent. On a beau casser les volumes, changer les papiers peints, il y a toujours un bout de carrelage qui était là avant, une poignée de porte. Un objet peut vous ramener à l’âge de 7 ans. Ce film ne sera pas que dans la nostalgie et dans la mélancolie, il reste une comédie.

Vous avez donc plusieurs casquettes sur ce projet...

J’en suis à l’origine, je l’ai co-écrit avec un ami acteur et auteur, David Nathanson, avec qui j’avais écrit mon premier film. J'y joue le personnage principal, je serai à la réalisation, à la direction artistique et à la direction d'acteur. Quand on a toutes ces casquettes, on n’a pas le temps de se regarder, de se poser des questions, le jeu nous échappe et le résultat est souvent juste.

Comme sur mon premier film, je vais travailler avec une amie script, Virginie Prin, elle sera mon regard. C’est très compliqué de jouer et, en même temps, de regarder ce que font vos partenaires. Quand la caméra est sur l'autre, on a tendance à redevenir réalisateur, l'acteur disparait. Il faut avoir plusieurs cerveaux, en fait !

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau et très varié parcours artistique ?

J’aimerais travailler avec de jeunes réalisateurs de la nouvelle génération, parce qu'ils sont l'avenir du cinéma. J’espère aussi passer à la réalisation d’un long-métrage ! Je ne sais pas du tout si j’en aurais les épaules, ni si j’aurais la bonne idée...

Merci, Roland, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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