Margaux Faisandier évoque son parcours, ses projets et ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Margaux,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une jeune artiste, aux expériences déjà significatives. Si l’on en revient à la genèse de votre parcours, quelles principales raisons vous avaient donné l’envie d’en faire votre métier ?

En réalité, ce n’a jamais été une véritable décision : la musique s’est toujours imposée à moi. Le chant a fait partie de ma vie depuis aussi loin que je m’en souvienne. C’est à l’âge de huit ans que j’ai réellement commencé la musique, en apprenant le violon au conservatoire d’Annecy. J’ai finalement arrêté cet instrument à quinze ans, car les attentes des professeurs étaient trop élevées par rapport à mon objectif, qui était simplement de m’amuser.

Parallèlement, j’ai découvert la comédie musicale grâce à un spectacle extra-scolaire donné par une amie d’enfance. Cet univers m’a immédiatement fascinée, au point que j’ai voulu m’y mettre dès la semaine suivante ! J’ai ainsi rejoint cette école en janvier, d’abord dans le parcours extra-scolaire, puis, à mes dix-huit ans, dans le cursus professionnel de la Musical Arts Academy. Aujourd’hui encore, je complète ma formation artistique, aussi bien en musique à l’American School of Modern Music qu’en théâtre aux Cours Florent. On peut dire que, depuis ce jour, je n’ai jamais arrêté ! 

À la fin de mon collège et durant tout mon lycée, j’ai également pratiqué le piano classique, tout en réintégrant le conservatoire d’Annecy dans le cursus chant/musiques actuelles. Grâce à ces expériences, j’ai pu monter sur mes premières scènes et c’est ainsi que je suis tombée amoureuse de ce milieu.

 

 

Vous sortez d’une expérience à Kirrwiller, au Royal Palace. Spontanément, qu’en retenez-vous ?

Franchement, c’était une expérience incroyable ! Quand j’y repense, je revois les costumes, la scène, mes collègues… Cette année a été extrêmement riche et m’a énormément appris. J’ai eu la chance d’être engagée dès ma sortie d’école : un début de carrière extraordinaire, mais aussi un immense challenge. Cette expérience m’a profondément enrichie et m’a donné de nombreux atouts pour la suite. Dans la vie du cabaret, j’adorais passer du temps avec les danseurs. Comme je n’ai commencé la danse qu’il y a trois ans, je les considérais un peu comme des mentors, des personnes auprès de qui je pouvais apprendre. Je m’intégrais souvent à leur groupe pour progresser et m’entraîner sur des chorégraphies différentes de celles du spectacle. La danse sur talons est un style que j’aime particulièrement, donc je me suis vraiment éclatée avec eux !

Artistiquement parlant, ces spectacles vous ont certainement permis d’étoffer votre palette ?

Oui, on chantait beaucoup de musiques de styles différents. Chaque chanteuse avait des solos ce qui permettait de mettre en avant les atouts de nos voix respectives. Les miens étaient très accès pop française avec une certaine douceur vocale. C’était des chansons mises en scène pour un rôle de jeune première. Néanmoins, cela ne m’a pas empêché de  chanter et de m’amuser dans des styles différents lorsque que je répétais. 

 

 

A la vue du nombre de représentations, l'hygiène de vie était ultra importante…

Pour le coup, l’hygiène de vie était absolument primordiale ! C’était une préoccupation constante, presque un fil conducteur de mon année. En tant que chanteuse, la voix est un instrument particulièrement vulnérable : le moindre rhume, la moindre fatigue peuvent tout compliquer.

Durant cette période, mon hygiène de vie était réglée au millimètre. J’essayais de dormir le plus possible, de manger très sainement, et de faire du sport en plus des spectacles. Ce rythme et cette exigence étaient indispensables pour pouvoir offrir les meilleures performances sur scène.

Certainement aussi que, jour après jour, vous continuiez à affiner votre interprétation ?

Carrément ! Mon personnage du 31 août 2024 et celui du 6 juillet 2025 n’avaient plus rien à voir… et c’est justement ce qui rend l’expérience si exaltante ! Chaque fois que je montais sur scène, je me demandais comment affiner un peu plus mon interprétation. Au début, certaines répliques me semblaient floues : je ne maîtrisais pas encore la manière dont mon personnage réagirait. Puis, au fil des mois, à mesure que les spectacles s’enchaînaient, les idées arrivaient, la créativité se développait, et je m’amusais de plus en plus. C’est une sensation hyper enrichissante, d’autant plus plaisante que tu montes sur scène avec l’envie de t’améliorer et de vivre ton histoire encore plus intensément.

Au départ, j’avais vraiment peur de me lasser, surtout en sachant que nous allions jouer le spectacle 263 fois. Mais, contre toute attente, il n’y a pas eu un seul jour où je suis montée sur scène sans en avoir envie de jouer. Je pense que le fait d’avoir eu du théâtre, de la danse et du chant m’a énormément aidée : ça me donnait plein de petits objectifs à travailler, et ça m’a permis de m’éclater tout au long de l’année !

 

 

D’être en live devant le public permettait de donner aux gens mais sans doute que vous receviez aussi beaucoup de leur part ?

Oh, oui ! Le moment où cela m’a le plus marquée, c’était pendant la période de Noël. Le rythme était très intense, nous avions plusieurs spectacles par jour et les seuls moments où on ne jouait pas, on se reposait. C’est à cette période que j’ai eu la confirmation que je faisais vraiment le bon métier car je commençais mes journées en étant fatiguée et je finissais les spectacles en étant requinquée…J’avais plus d’énergie qu’au réveil alors que, normalement, c’est plutôt l’inverse ! C’est une découverte qui m’est très chère et qui me rassure!

Plus globalement, quels retours du public pouviez-vous avoir ?

Nous avions pas mal de retours via les réseaux sociaux. Les gens nous envoyaient des messages pour nous dire que c’était super… J’ai eu un peu moins de contact réel avec les clients car je portais une perruque blonde sur scène et personne ne me reconnaissait à la sortie. Maintenant, c’est vrai que mes collègues avaient davantage d’échanges avec le public et les retours étaient toujours très positifs, ce qui fait plaisir !

 

 

Pour la suite de votre parcours, auriez-vous des envies particulières ?

Oui, j’en ai plein ! J’ai un projet qui me tient particulièrement à cœur et qui est presque la raison pour laquelle j’ai commencé la musique : la composition. J’aimerais vivre de mes chansons, monter un groupe avec lequel partir en tournée… Ce serait vraiment mon rêve ultime !

À côté de ça, je souhaite naturellement continuer la comédie musicale. Et pourquoi pas me lancer aussi dans le mannequinat ou décrocher des rôles au cinéma ?

D’ailleurs, avez-vous déjà des idées de registres musicaux ou de thèmes ?

Barbara Pravi m’inspire énormément. J’adore sa manière d’écrire, sa sensibilité, sa musicalité… C’est vraiment l’artiste qui me manquait et qui continue de m’inspirer au quotidien. J’aime aussi beaucoup Charlotte Cardin, ainsi que Stromae. Ce qui me touche particulièrement chez lui, c’est cette capacité unique à faire danser sur des morceaux qui, lorsque l’on écoute les paroles, racontent pourtant un profond mal-être. Cette dualité me fascine.

Malgré mes tristes textes, je souhaite vraiment que les gens dansent et se libèrent sur ma musique. Dernièrement, j’ai aussi écrit des chansons qui parlent de la société en général : des réseaux sociaux, de cette tendance à se comparer en permanence à ceux qui semblent avoir ce que nous rêvons d’obtenir, ou encore du rythme effréné auquel la vie avance. Mes inspirations naissent au fur et à mesure de ce que je ressens, de ce que j’ai envie de transmettre… et parfois de ce que j’ai besoin de dénoncer.

 

 

Sur le plateau de tournage, certains rôles en particulier pourraient-ils vous attirer ?

Pour l’instant, j’avoue ne pas trop savoir …  J’aimerai déjà arriver à me libérer de toutes les barrières que je peux encore avoir dans mon jeu. Mon objectif étant d’être complètement libre dans mes interprétations, de jouer comme j’en ai envie, sans me poser la question de savoir si ce que je fais et bien et ce que les autres en pensent. Mais je prends beaucoup de plaisir à jouer du théâtre contemporain, car cela se rapproche également plus de notre manière de parler actuelle. 

En tout cas, la musique et l’acting sont sans doute des registres très complémentaires pour vous ?

Oui, surtout, en comédie musicale ! Les musiques dans ces œuvres sont extrêmement liées au jeu parce que l’on raconte un bout de l’histoire tout en chantant. On touche du doigt ces deux arts et c’est vrai que cela m’a beaucoup aidée pour être juste dans mes interprétations. C’est quelque chose que j’aime énormément. Ce qui est enrichissant c’est tout le travail en amont lorsque j’essaye de savoir ce que le personnage veut dire car, l’intention que je vais choisir, va influencer ma manière de chanter, de placer ma voix et du coup de transmettre l’émotion. J’adore !

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De continuer à vivre de la musique ! Je ne vis que pour cela: arriver à développer les deux projets qui me tiennent le plus à cœur, la comédie musicale et la composition.

Merci, Margaux, pour toutes vos réponses !

 

 

 

 

 

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Publié dans Musique

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