France 4 / Planète Rap, la quotidienne : Fred Musa nous en dit plus sur ce nouveau format !
Bonjour Fred,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de France 4 peuvent vous retrouver, du lundi au jeudi, à 21h, dans “Planète Rap, la quotidienne”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Evidemment, c’est toujours une joie d’être présent parce que, finalement, on avait commencé l’aventure “Planète Rap” avec le service public il y a plus d’un an et demi maintenant…Après une soixantaine de numéros que l’on a faits, déclinés en 50 minutes, là, on revient avec un nouveau format, plus pédagogique.
J’ai passé la cinquantaine, j’ai besoin de transmission, j’ai besoin de transmettre toute cette passion pour le rap, que j’ai depuis une trentaine d’années. De pouvoir expliquer cette passion, chaque soir à 21 heures, est un véritable plaisir, honnêtement !
Interviews d'artistes, décryptage, portraits,...C’est l’émission de toutes les cultures urbaines, à la fois feel good, ludique et dynamique…
Il est 21 heures, il y a beaucoup de choses à la télé, il y a des gens qui veulent se poser et notre but est de proposer quelque chose de ludique et de pédagogique, pour être dans la transmission.
France Télévisions poursuit, ainsi, son engagement pour les cultures urbaines en proposant des formats courts quotidiens…
Bien sûr ! Ce n’est pas qu’avec le programme court d’ailleurs…La télé reste évidemment un support fort mais il doit emmener autre part, en tout cas aller chercher un public qui est aussi autre part. Donc le but est également de faire une déclinaison via le grand maillage qu’est maintenant France Télévisions, par l’application France TV Slash et par les réseaux sociaux. L’objectif est d’être en 360 degrés, d’être présents partout !
Ce programme est certainement très complémentaire de ce que vous faites déjà en radio…
Exactement ! Je fais de la radio, je suis également présent sur les réseaux sociaux depuis de nombreuses années…Vraiment, c’est une chance et je ne remercierai jamais assez le service public d’avoir dit oui, quand on les avait vus il y a un peu plus de deux ans maintenant, pour que l’on puisse présenter toute cette génération, toute cette bande son, toute cette musique. C’est pourquoi je suis aussi un des fervents défenseurs, aujourd’hui, du service public…Je ne supporte pas tout ce qui se passe, en ce moment, autour du service public, que l’on montre du doigt mais on sait très bien d’où ça vient… Ils me trouveront en face, en tant que défenseur du groupe !
Le fait de passer à l’image change-t-il quelque chose, dans la façon d’appréhender le programme et/ou de l’animer ?
La chose la plus importante lors du passage à l’image est de savoir ce que l’on peut proposer…”Planète Rap” est une émission qui a trente ans, qui existe en radio, qui existe sur les réseaux sociaux, qui existe sur Youtube, donc qu’est-ce qu’on pouvait faire encore de différent avec cette belle marque ?
On a fait une soixantaine de numéros de 52 minutes, c’est très bien mais on s’est demandés ce que l’on pouvait encore proposer, aujourd’hui, de différent, pour être en quotidienne… Le but était de proposer des petites scénettes, de deux minutes à deux minutes trente, qui puissent emmener vers quelque part, ou alors, qui puissent apprendre quelque chose. Donc le vrai challenge a été là-dessus ! On a vraiment beaucoup réfléchi là-dessus avec la boîte de production, Ugo Prod, pour savoir ce que l’on pourrait apporter et comment on allait mettre tout cela en scène. Je pense qu’on n’est pas si loin…On peut toujours améliorer des choses, je suis un éternel insatisfait, j’aime bien les premiers numéros mais je pense que l’on peut être encore plus forts ! C’est ce que l’on essaie, d’ailleurs, de faire au quotidien avec les équipes…
Justement, quels retours avez-vous déjà pu avoir des téléspectateurs ?
Honnêtement, ma plus grande surprise, peut-être, est d’avoir fait de tels scores, que ce soit sur France 4 ou sur France 2…J’étais halluciné d’avoir plus de 300 000 téléspectateurs, on a même, parfois, fait des pics à 500 000 ou 600 000. J’étais vraiment étonné parce qu’on sait très bien que le rap, en télé, peut être compliqué mais il y a eu une adhésion des téléspectateurs et je ne vous parle même pas des millions de vues qu’il y a eus, sur la plateforme, des différents épisodes que l’on a pu proposer. J’étais moins inquiet sur la partie digitale…Sur celle en linéaire, je me disais que ça pouvait être un risque mais on a fait des scores dont je n’ai pas à rougir et dont je suis même très très fier, vraiment !
Donc j’avais des retours par là et aussi par les gens qui m'envoient des messages, dont je reste très proche. J’écoute ce que l’on peut améliorer…
Quels sont les prochains invités que l’on aura plaisir à découvrir ?
Dans les stories, on raconte des histoires par rapport à un artiste, bientôt Bad Bunny, l’artiste latino qui fait un carton dans le monde entier. Aussi une histoire sur 2pac, qui est mort en 96, un rappeur qui a marqué les années 90 avec, notamment, la guerre East coast / West coast, entre New-York et Los Angeles.
Pour les invités, il y aura une jeune artiste que j’adore, Maureen, qui vient de Martinique, elle est talentueuse comme pas possible. Ainsi qu’Orelsan notamment…
Entre la radio, la télé et les réseaux sociaux, votre emploi du temps doit être bien rempli…Mais sans doute que la passion prend le dessus ?
Honnêtement, bien sûr que c’est le plaisir qui prédomine. Je repense à mes parents, je voyais mon père qui se levait à 5 heures du matin pour aller vendre des fournitures pour fleuristes…Je ne vais pas me plaindre de vivre de ma passion, j’ai commencé la radio à 15 ans et j’ai l’impression d’être toujours ce gamin de 15 piges, d’être émerveillé et, chaque jour, encore de découvrir. Surtout, je mesure la chance que j’ai de vivre de ma passion de gamin et aussi, maintenant, d’aller un peu plus loin avec la télévision : on le voit tous les jours, c’est très compliqué pour plein de gens, il faut l’avoir en tête donc j’évite de me plaindre. Je suis très heureux !
Ainsi, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?
Il y a encore plein de choses à explorer et plein de choses auxquelles réfléchir ! Ce que j’aimerais, c’est que cette quotidienne soit un vecteur de transmission et de génération, en rassemblant, pendant un petit moment, différentes personnes autour de ce programme. La culture urbaine est une belle culture, elle n’est pas une sous-culture, comme ont pu le dire des prétendants à différents postes politiques…C’est une vraie belle culture et je souhaite simplement qu’elle soit reconnue à sa juste valeur !
Merci, Fred, pour toutes vos réponses !