TF1 / Demain Nous Appartient : Jeanne-Marie Ducarre évoque Laurie, son personnage qu'elle incarne depuis plusieurs mois maintenant !
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Bonjour Jeanne-Marie,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
Les téléspectateurs de TF1 peuvent vous retrouver régulièrement dans la quotidienne « Demain Nous Appartient ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, absolument ! C’est un souhait que j’avais depuis très longtemps, en fait…Depuis 9 ans exactement, période à laquelle j’avais tourné sur « Plus belle la vie ».
A l’époque, Maud, mon personnage, m’avait laissé un souvenir absolument incroyable…Je savais, dès le casting, que ce personnage allait mourir mais, dès ma première semaine sur place, je l’avais adoré, tout comme j’avais adoré l’ambiance de tournage, l’équipe, mes partenaires…J’anticipais la fin et, déjà, ça m’embêtait…J’avais été triste que ça s’arrête, après deux mois que j’avais adorés. Depuis, mon souhait était de rejoindre une autre quotidienne ! J’avais fait des démarches auprès des directrices de casting qui s’occupent de ces programmes, elles étaient au courant de mon souhait et, au final, je n’ai pas tant passé de castings, jusqu’à ce que ce rôle de Laurie se présente sur « Demain Nous Appartient ».
C’est vrai que, sur le papier, je ne me suis pas vue tout de suite dans le rôle mais j’en ai parlé à des amies comédiennes, qui m’ont encouragée. Finalement, j’ai été très agréablement surprise parce que j’ai pu faire une proposition qui était dans mon énergie. J’ai su après coup que c’est ça qui a convaincu lors du casting…
Je suis très contente d’avoir rejoint cette équipe, j’ai été très bien accueillie. Pour moi, les rythmes de tournage sont très intéressants, parce qu’on tourne très vite et qu’on doit fournir un énorme travail en amont, au niveau des continuités, du texte. Il faut aussi savoir donner très rapidement les bonnes intentions. Je trouve que c’est un travail qui est passionnant et, aussi, c’est un terrain de jeu qui est immense parce que c’est un des rares formats que l’on a, en tant que comédien, où l’on peut développer un personnage dans la longueur. Quand on a un téléfilm, on a, dans les bons cas, dix, quinze jours de tournage, sinon deux à trois seulement, et ça s’arrête là…Sur une quotidienne, on ne sait pas vraiment quand ça s’arrête, les auteurs développent, développent et développent, ce qui vient nourrir le personnage. A chaque fois que l’on reçoit les textes, on voit tout ce qu’ils ont rajouté et on s’aperçoit qu’ils ont déjà pensé à plein de choses. Donc je trouve que c’est un terrain de jeu absolument formidable parce qu’il est unique !
Sur place, il n’y a pas de système de stars, on est tous logés à la même enseigne. Nos vêtements sont prêts quand on arrive au HMC, on est responsabilisés, on partage tous les mêmes loges de maquillage,…Tout le monde fait attention aux autres et les équipes roulent tout le temps, ce qui fait que l’on rencontre beaucoup de gens, notamment beaucoup de réalisateurs qui font plein d’autres projets aussi à côté. Les équipes techniques, également, sont adorables….Il y a une alchimie que je trouve assez saine dans ce projet !
Sans doute aussi que le cadre de tournage doit être très aidant, tant les studios d’intérieur que les décors extérieurs…
Les studios sont très impressionnants ! On est dans une ville… C’est gigantesque ! C’est une énorme machine !
Cette machine fonctionne d’ailleurs à trois équipes tous les jours donc ça tourne tout le temps, notamment dans des décors extérieurs réguliers, comme les appartements des récurrents ou la plage. Vraiment, c’est un très gros fonctionnement mais qui marche vraiment bien ! Dès qu’il y a un imprévu, la réaction est quasi immédiate de la part de tout le monde…C’est beau à voir !
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Ce programme vous permet de côtoyer un très chouette et large casting de récurrents et de guests, de générations et d’expériences très différentes…
Tout à fait ! On rencontre des comédiens dont on connait plus ou moins le travail mais que l’on découvre, là, vraiment dans le jeu.
Une grosse équipe de coachs et de répétiteurs est là pour veiller à ce que tout le monde soit à l’aise, pour présenter les comédiens entre eux s’ils doivent jouer ensemble, pour parler des scènes avec nous. Cette équipe artistique est hyper importante, permettant aux comédiens de se rencontrer dans le jeu. C’est très appréciable pour nous !
Tout le monde est là pour bosser et chacun fait en sorte que ça se passe bien ! J’ai adoré rencontrer Hector Langevin, avec qui j’ai passé beaucoup de temps, Charlotte Gaccio, Adrien Rob, Samy Gharbi, Camille Genau, Raphaëlle Volkoff, … J’adore jouer avec toutes ces personnes, on s’entend très bien, même au niveau du jeu, ce qui est très appréciable. J’ai aussi la chance de me retrouver avec Célia Diane, qui est une de mes meilleures amies dans la vie.
Avez-vous certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans la peau de votre personnage ?
Pas des choses précises mais je lis beaucoup, je regarde beaucoup de séries, je regarde beaucoup de films. Donc on va dire que j’ai une espèce de banque de données et d’images dans la tête, qui me viennent quand je découvre les textes. Après, j’ai toujours ce réflexe de ramener le personnage à du concret. Je me demande comment j’arriverais à laisser transparaitre telle émotion ou comment je la vivrais, ce qui m’aide à faire passer l’émotion, tout en ayant une continuité logique par rapport au reste du rôle. Cela me permet d’ajouter des couleurs à mon personnage, avec sincérité et intensité.
On s’aide aussi beaucoup à travailler avec d’autres amies comédiennes, on s’entraide beaucoup. Ca enrichie beaucoup le travail d’avoir le regard de quelqu’un d’autre dessus.
Ces premières semaines à l’image ont-elles déjà été l’occasion de retours des fidèles téléspectateurs de la série ?
J’ai eu pas mal de retours…On est un programme qui est regardé par beaucoup de gens. Cet été, il y avait énormément de touristes à Sète, qui étaient là aussi pour la série donc qui attendaient au studio. On se prêtait volontiers au jeu des photos et des autographes. Là, il y avait vraiment de tout : des retours très positifs et d’autres qui l’étaient moins mais qui étaient toujours bienveillants…
Par contre, je ne vais pas du tout lire les commentaires sur internet car je sais que les gens peuvent se lâcher davantage, sous couvert d’anonymat.
Vous l’avez dit, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Certainement que, aujourd’hui encore, au fur et à mesure de vos journées sur place, vous continuez à peaufiner votre méthodologie de travail ?
Je sais que ma méthodologie de travail en amont ne bouge pas. On reçoit les textes relativement à l’avance et, à ce moment-là, j’ai toujours tendance à les lire une première fois, à plat. Après, je sais que je vais laisser un peu mariner ce que j’ai lu, pour y revenir deux semaines avant de tourner ces scènes. Là, je me mets à les apprendre et, au départ, il y a un travail très solitaire de lire, relire, rerelire…Pour vraiment m’imprégner du texte, il faut ensuite que je le dise. Du coup, soit une copine m’aide, soit même c’est mon compagnon qui me fait réciter. Tout ce travail fait en amont permet que les circonstances, la situation, les intentions, les points de bascules soient là pour, seulement après, venir mettre les mots.
Sur place, on redit le texte avec le répétiteur puis on fait des italiennes avec les partenaires de jeu. Là, on va mettre très rapidement des choses en place avec l’autre. Evidemment que je vais m’adapter à ce que la personne en face me propose, même si j’avais peut-être imaginé autre chose. C’est hyper intéressant et ça me fait venir d’autres choses que celles auxquelles j’avais pensé. C’est enrichissant, cela permet d’approfondir !
Lors du tournage, j’écoute aussi précieusement les conseils et demandes des réalisateurs, notamment sur l’intensité de mon jeu ou encore sur les gestes à faire. Ils apportent un autre regard ! Je pense notamment à la scène diffusée avec Bart, où Laurie s’aperçoit qu’il n’est pas en couple avec Gloria : c’était écrit que nos personnages jouent au mikado mais le réalisateur, sur le plateau, était arrivé avec une idée très précise de ce qu’il voulait, qui a vraiment apporté quelque chose à la scène. Cela m’apprend à rester tout le temps malléable et hyper ouverte à tout ce qui peut arriver parce que rien n’est fixé avant de passer à la séquence suivante. C’est hyper agréable aussi de tout le temps devoir accepter ce que l’on te propose, c’est hyper chouette parce que c’est très riche.
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Aimez-vous aussi regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?
Oui, c’est intéressant ! J’aime bien regarder pour voir la différence entre ce que j’ai ressenti sur le plateau et ce que ça donne à l’image. Après, c’est clair qu’en termes de rythme, on n’a pas le même temps que sur un long-métrage ou même que sur un téléfilm, on va beaucoup plus vite et c’est pour cela que ça exige d’être performant. On n’a pas le temps de s’installer, il faut être efficace !
Je vois les récurrents historiques, ils connaissent tout, les caméras, les valeurs de plans donc ils savent comment gérer tout cela. C’est important car la caméra est aussi une partenaire de jeu. Eux ont cette connaissance très bonne de la technique, qui vient les aider et que quelqu’un qui tourne moins régulièrement a plus de difficultés à appréhender. C’est vrai que c’est grisant d’être sur cette quotidienne car elle permet d’apprendre cela aussi !
Votre personnage est très présent à l’image actuellement, dans une arche où vous allez chercher d’autres émotions encore…
Oui, oui ! Laurie a, à l’image, un passé et une famille, ainsi que des couleurs que l’on n’avait pas encore vues chez elle. Cela était très agréable à jouer et j’ai été vraiment hyper bien accompagnée par mes partenaires, ainsi que par les équipes techniques. On a passé beaucoup de temps ensemble et j’ai eu la chance de me sentir en confiance, ce qui est hyper important, notamment dans une arche centrée sur son personnage. Du coup, j’ai pu proposer des choses, beaucoup de choses même…A chaque fois, je savais que je pouvais être vraiment sereine par rapport à ce qu’on me disait et aux retours que je recevais. C’était très appréciable !
Il y a eu des scènes d’action très chouettes à jouer, il y avait beaucoup de scènes d’émotion également. En tout cas, j’ai mis beaucoup de cœur et je me suis vraiment amusée !
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà belle aventure télévisuelle ?
Que ça continue le plus longtemps possible ! Et qu’il y ait plein d’autres projets télévisuels en parallèle.
En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
Je serai sur scène au festival d’Avignon l’année prochaine, avec une pièce sur Jim Morrison écrite par Anne-Alice Fontaine et mise en scène par Gabrielle Gay.
Merci, Jeanne-Marie, pour toutes vos réponses !