France 3 / Un Si Grand Soleil : Fabrice Deville évoque l'année chargée vécue par son personnage !
Bonjour Fabrice,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
On se retrouve, cette fois-ci, dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction Tv à La Rochelle. Comme chaque année, c’est un plaisir pour vous de participer à ce bel évènement…
Alors, c’est un plaisir et, puis, ça fait partie du job ! On fait quand même un job qui nous plait, après je ne suis pas à la recherche des applaudissements, je suis juste content de voir des gens qui aiment bien ce que l’on fait donc c’est plutôt agréable mais je ne suis pas à la recherche constante de cela. On est, plutôt, moi, à me dire quel autre projet j’ai ou comment je peux continuer à développer le projet que j’ai, et d’arriver à en avoir d’autres. C’est un petit peu le but de La Rochelle, d’être là avec les professionnels, à se dire quel projet on pourrait faire ou vers quoi on pourrait se diriger…C’est ça qui me plait !
Justement, parmi les projets de l’année écoulée, vous avez été le guest principal d’un nouvel épisode de « Monsieur Parizot » pour TF1. Sans doute que le chouette succès d’audiences vous avait fait particulièrement chaud au cœur ?
Oui, ça fait plaisir ! J’avais un rôle important, le rôle principal après Parizot, un rôle super, des partenaires au top comme Laurent Gamelon et toute une bande d’acteurs…C’est un film choral et ça a été très plaisant de retrouver, justement, tous ces comédiens-là pendant une quinzaine de jours, c’était chouette. Donc ça fait vraiment plaisir car on sait que c’est fragile !
En parallèle, votre personnage, Florian, dans la quotidienne de France 3 « Un Si Grand Soleil », s’est retrouvé dans certains chamboulements au sein du cabinet d’avocats…
Oui, il y a eu pas mal de revirements de situations. Surtout, notre associée a décidé de nous planter et de se barrer…C’est une première chose ! Ensuite, on se retrouve tous les deux avec Aurore…Je m’étais déjà séparée de Claire il y a quelques temps, je vis une vie de patachon, je ressors avec la juge Alphand, avec des hauts et des bas parce qu’on se prend la tête. Ce sont toujours des moments un peu compliqués mais ce qui me plait, c’est que c’est très représentatif de la vie de tous les jours : un peu comme dans un vrai couple, tout n’est pas beau, tout n’est pas lisse, ce qui fait que ce sont des efforts à faire !
Je suis content du personnage qu’ils me donnent, on a plein de trucs, finalement, à jouer donc c’est ça qui est assez intéressant ! L’idée est vraiment d’avoir des choses qui peuvent faire parler les gens et d’être proches d’eux, afin qu’ils puissent s’identifier à nos vies et que l’on n’ait pas des vies qui soient trop loufoques. C’est ça qui me plait dans ce que l’on fait dans la série !
Vous évoquiez ce nouveau couple avec la juge Alphand, permettant de nouvelles situations de jeu, notamment de conflits d’intérêt lorsque vous vous retrouvez sur la même enquête…
On a un gros conflit d’intérêt, en fait, sur une affaire et c’est ça qui va un petit peu remettre les choses au clair parce qu’il se trouve que j’ai raison, là-dedans. On va bien se prendre la tête mais c’est ce qui nous permettra de se dire que l’on ne parle plus boulot, qu’on le laisse de côté et qu’on ne prend pas le risque d’aller dans le mur à cause de cela.
A noter aussi une belle relation naissante, à l’image, avec Achille, votre beau-fils…
Oui, c’est très sympa ! Je ne le considère pas comme un fils, du tout, ce n’est pas mon beau-fils, c’est le fils de ma nana et j’ai une tendresse de copain, mais pas une tendresse paternelle, je n’ai pas du tout envie de lui apprendre des trucs sur la vie, je lui rentre dedans. Ce n’est pas mon fils donc j’ai une relation de copain et de faire en sorte que ça se passe bien parce que c’est toujours mieux de bien s’entendre avec le fils de sa nana.
Au cabinet aussi, votre personnage reste le fédérateur, un peu le garant de la bonne entente…
Oui ! Après, c’est ce que, moi, j’instaure déjà dans la vie : que ça se passe bien, que les gens s’entendent bien, qu’il n’y ait pas de compétition. Je trouve que ce n’est pas utile, je trouve que l’on se complète bien les uns les autres. C’est la première chose ! Et puis, c’est mon personnage qui veut cela et on y travaille beaucoup, en n’étant pas trop lisses parce que ce qui est intéressant, c’est, justement, de mettre des aspérités. Donc chaque scène, je la travaille, en me disant qu’est-ce que peux apporter de nouveau, de neuf, où est-ce que je peux faire une rupture, qu’est-ce que je peux apporter, finalement, à la situation. Parce qu’en fait, on joue des scènes les unes derrière les autres…Ce n’est pas comme dans un long-métrage, où on se rappelle exactement d’où on vient, quel était notre état…Entre d’où je viens et le moment où je tourne la scène, il peut y avoir eu quatre épisodes, ce qui fait que c’est scène après scène. C’est très important de comprendre cela parce que, au cinéma ou à la télé, quand c’est un unitaire, on va me dire « tu viens de là, là, là », ce n’est pas tourné dans le bon ordre mais je sais d’où je viens, c’est beaucoup plus simple, le spectateur m’a juste vu ouvrir une porte et arriver à un autre endroit. Là, j’ouvre une porte et on me voit rentrer chez moi, parfois, deux semaines plus tard…Donc il faut vraiment se concentrer et faire scène après scène !
Vous êtes sur ce programme depuis six ans maintenant. C’est un vrai exercice permanent de renouvèlement, pour continuer à plaire au public et à prendre du plaisir…
Oui ! L’intérêt est de prendre du plaisir sur le plateau…Bon, le téléspectateur subit ce qu’on va lui donner. Il faut être vigilants sur ce que l’on va mettre en place… A nous de bien faire le job et, ensuite, à nous de proposer d’autres choses en trouvant d’autres productions, pour aller tourner ailleurs. Donc l’intérêt, aussi, est de se servir de la notoriété de la série pour aller sur d’autres projets donc il faut avoir une vision un petit peu à long terme !
D’ailleurs, que peut-on vous souhaiter pour la suite du développement de votre personnage ?
Qu’ils le laissent comme il est, toujours au cœur de pas mal d’intrigues, gravitant aussi bien avec des jeunes qu’avec des moins jeunes. Là, je défends un jeune qui s’appelle Jules Bahloul, qui est très sympa, et je me retrouve finalement à rester au centre de tout ça. Cela me va très bien !
Je parlais de Jules, qui est super mais tous les jeunes sont super : ils connaissant leurs textes, ils sont très à l’écoute, ils pourraient proposer davantage de choses quand ils jouent mais comme moi…C’est, pour moi, vraiment le nerf de la guerre : oser proposer…Mais, quand on démarre dans une série, parfois on n’ose pas forcément donc si je peux faire gagner du temps à des jeunes en leur disant « Attendez les gars, ne perdez pas de temps, proposez des choses, même si on vous dit non ». J’ai un copain, François Guérin, réalisateur, je lui propose plein de trucs, il me refuse tout…Mais on s’en fout, au moins on cherche et ça le fait réfléchir, ça renforce finalement son idée et c’est très bien. Donc proposez ! Notre métier, c’est de proposer…
Un an après la bascule sur France 3, la fidélité du public ne se dément pas…
Oui, oui, il ne faut pas déconner, c’est un bouton d’écart ! On aurait changé tous les personnages, je ne dis pas…Là, ils regardent le journal de France 2 puis, quand c’est terminé, ils basculent sur France 3. On le fait avec le tennis à Roland-Garros, on le fait avec plein d’autres évènements sportifs comme le tour de France, où on passe d’une chaine à une autre : où est le problème ? C’est un faux problème !
En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
Pour l’instant, c’est un « Un Si Grand Soleil », qui me prend du temps et, en même temps, pas suffisamment de temps parce que je ne peux pas vivre que de cette série. Je tourne, en moyenne, six jours par mois donc il me faut d’autres projets. C’est pour cela aussi que je suis ici…J’ai besoin d’autres projets qui soient calés suffisamment en amont pour que je puisse m’organiser. Mais c’est primordial ! On n’est pas payé des fortunes, à tourner vingt-trois jours sur trente comme dans « Friends » par exemple…Non, c’est six jours par mois ! Donc à la chaine de se dire : on a des visages qui sont connus, mettons-les en avant ! D’autres chaines le font très bien avec leurs talents…Je parle de TF1 !
Merci, Fabrice, pour toutes vos réponses !