France 2 / Désenchantées : Interview croisée avec Capucine Malarre et Nelligan, deux des comédiennes de cette mini-série !
Bonjour Capucine, bonjour Nelligan,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !
Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction Tv de La Rochelle, où vous venez présenter « Désenchantées », pour France Télévisions. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Capucine : Oui, absolument ! On est très contentes de retrouver toute l’équipe et, en plus, de pouvoir regarder les images, enfin, avec un public, dans une salle complète. Franchement, c’est génial ! Cette histoire nous a tant plu à raconter et à jouer, on est super heureuses !
Nelligan : Pareil ! La projection est vraiment un cadeau, de la voir comment cela, sur grand écran, plutôt que chez soi. On n’a vu que les deux premiers épisodes mais, comme le reste du public, on crève d’envie de voir les deux derniers. On est super heureux, super reconnaissants !
Si l’on revient à la genèse de ce projet, quelles raisons vous avaient incitées à y participer ?
Capucine : Je sais que la première chose qui m’a fait toucher à « Désenchantées », c’est le livre de Marie Vareille. Je ne savais pas encore quel personnage j’allais jouer mais, du coup, ça m’a permis, vraiment, de comprendre et de m’attacher à chaque personnage, plutôt que de me focaliser sur une personne. Cette histoire de solidarité féminine, des désenchantées, c’est ça qui m’a beaucoup plu. Et il y a plein de détails que j’ai beaucoup aimés dans les différents personnages, notamment cette amitié entre Sarah et Angélique. Ensuite, dans le scénario, il y a certaines séquences pour lesquelles tu te dis presque que tu fais la série pour ça et où, à la lecture, j’ai été happée et j’ai eu envie de défendre Angélique, dans son insouciance comme dans son côté meurtrier, après qu’il puisse lui arriver beaucoup de mal. J’ai eu envie de la défendre et de faire partie du projet réalisé, en plus, par David. Je savais qu’il allait emmener le projet loin, qu’il allait vraiment l’emmener ailleurs et plus loin, et faire en sorte que l’on s’approprie bien tous notre personnage, avec toute sa complicité. Du coup, c’est ça qui m’a donné envie de faire le projet !
Nelligan : Premièrement, David Hourrègue, tout simplement. On connait tous sa renommée, on a tous envie de travailler avec lui ! Il est tellement passionné, il emporte toute son équipe avec lui…Ca se sent dès le premier casting : on a, de suite, envie de continuer à travailler avec lui. Ensuite, c’était la première fois que l’on me proposait un projet sur un personnage qui était quand même plus combattant donc c’était quelque chose qui me faisait plaisir à travailler, je ne restais plus trop sur mes acquis, on va dire. Je sens que j’ai pas mal progressé sous la direction de David. Et le fait de mettre au premier plan les femmes et la sororité, de dénoncer, de replonger dans une époque que l’on n’a pas connue – les années 90 –, qui permettait aussi de découvrir des nouveaux horizons. Donc, oui, il y avait toutes les cases qui étaient cochées.
D’ailleurs, quel regard portez-vous, chacune, sur votre personnage ?
Capucine : J’ai beaucoup d’amour pour mon personnage et beaucoup de tendresse parce que, simplement, il lui arrive quelque chose de très grave donc il y a un sentiment de protection. Comment je regarde ce personnage ? Je ne l’enferme pas là-dedans et j’essaie de ne pas avoir non plus un regard trop d’adulte ou de trop me dire comment est-ce qu’on va la regarder ou, à la lecture, qu’est-ce que l’on va penser d’Angélique…Juste, moi, le lire, jouer, avoir les intentions qui me viennent en premier et, ensuite, me l’approprier dans le travail avec David, dans le travail avec les autres et pas la juger, pas la regarder de telle manière, pour pouvoir être pleinement insouciante, par exemple quand il y a des scènes de soirée où elle s’amuse avec ses amis. Pareil, la laisser totalement se morfondre à d’autres moments, quand on a besoin aussi d’être au plus mal parfois…Je la regarde également à travers ses amis et je fais toujours attention à ce que les autres personnages pensent d’elle, c’est intéressant aussi pour nourrir un personnage.
Nelligan : Oui, c’est sûr ! Quand j’ai commencé le tournage, j’avais 17 ans donc, au final, je n’étais pas si loin de l’âge du personnage. Une chose est sûre, on s’est tous rendus compte à quel point ces personnages étaient bien écrits, dans leur complexité et à quel point ils étaient réalistes. J’y voyais vraiment une adolescente, qui essaie de se battre avec les armes dont elle disposait. Je trouve que l’on peut se retrouver, honnêtement dans ce groupe des désenchantées : quand on est une adolescente, on peut vraiment s’identifier ! Sur Sarah, oui, c’est beaucoup de compassion, d’empathie et d’amour, dans le sens où je suis reconnaissante que l’on puisse offrir des personnages aussi complexes et aussi concrets.
Ces personnages vous ont permis une palette de jeu très plaisante à défendre…
Capucine : Oui, c’est clair ! Justement, je sortais d’un personnage un peu plus linéaire, sur « Anaon », une autre série avec David. Son évolution était plus claire…Avec Angélique, ça a été différent et on s’est posé des questions assez différentes. Il y a un vrai switch avec le personnage d’Angélique et ça a été hyper intéressant à travailler ! Plus difficile dans certains aspects, forcément mais très intéressant parce qu’on ne voulait pas louper la Angélique que l’on avait en tête.
Nelligan : Je sais que j’avais tendance à me reposer sur mon visage assez doux, naïf, enfantin et donc je n’allais pas tout le temps chercher la combativité, ce n’était pas trop dans mes acquis. C’est quelque chose que je suis plus allée travailler sur ce projet-là donc ça m’a fait plaisir !
Sans doute êtes-vous impatientes, à présent, de pouvoir proposer le rendu final aux téléspectateurs de France Télévisions ?
Capucine : C’est clair ! On a hâte, hâte, hâte que le public le découvre, que les deux différents publics, de France Télés et de HBO, le découvrent. Je me réjouis que les gens découvrent l’histoire des « Désenchantées » et, plus globalement, de toutes ces femmes et de tous ces hommes.
Nelligan : Surtout les femmes J ! Egoïstement, j’ai surtout hâte de les voir moi parce que je ne les ai pas vus tous, je n’ai vu que les deux premiers…Donc oui, très hâte de la sortie !
En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
Capucine : Je suis actuellement en tournage pour la série « Oro », aussi avec France Télévisions et réalisée par DavidJ. Royal ! En plus, en Polynésie française…C’est plutôt sympathique ! J’avais très hâte que l’on débute cette nouvelle histoire et c’est encore très différent, on repart un peu sur du genre donc c’est assez intéressant !
Nelligan : Je vais essayer de reprendre – même si je ne me suis jamais arrêtée – ma fonction première, soit celle d’une étudiante. Parce que c’était sympathique de beaucoup tourner mais il faut aussi que je retourne étudier…
Merci à toutes les deux pour vos réponses !