TF1 / Montmartre : Louis Choquette évoque sa casquette de réalisateur sur ce projet de grande ampleur !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Louis,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez réalisé la mini-série évènement de TF1, « Montmartre ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous ?

Oui ! En fait, c’est vraiment une expérience, au niveau artistique et créatif, qui est assez enrichissante et assez nourrissante. Il y avait tellement d’univers différents dans une même série…Evidemment, l’univers des cabarets, avec des chorégraphies, des danses et des musiques à créer mais il y avait aussi l’univers de la course automobile, cette enquête policière, la grande bourgeoisie et l’univers d’aristocratie qui étaient en contact et qui se mélangeaient dans l’histoire. Cela m’a beaucoup attiré, dès le départ !

C’est un projet choral qui, humainement, a dû être très agréable…

C’était fantastique ! Vraiment une équipe extraordinaire…On avait cette espèce de volonté de garder la créativité toujours à fleur de peau, de pouvoir inventer, de se donner la liberté de tester dans le jeu et dans la direction d’acteurs. C’était très agréable ! Aussi beaucoup de bienveillance et d’ouverture d’esprit, ce qui est très chouette.

Tout le monde avait ce sentiment d’une vraie singularité dans cette série. Ce n’était pas une série lambda, tout le monde sentait qu’il y avait quelque chose de particulier, de spécial et d’unique. Cela a été fédérateur, je pense !

Il y a tout un côté historique mais avec beaucoup de modernité aussi…

C’est un peu un cliché : à chaque fois que l’on fait une série d’époque, on nous demande d’être moderne…Alors, ce mot « moderne », qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Ça se passe à plein de niveaux…Evidemment, il y a le propos, c’est-à-dire cette espèce d’émancipation d’une femme dans un univers d’hommes. Evidemment, c’est un sujet que l’on peut dire contemporain, qui nous touche et qui est même de plus en plus important à mon avis. Mais, à l’époque, ça existait, il y a quand même certaines femmes qui essayaient de sortir un peu du carcan patriarcal. Donc je pense que, déjà, il y a cet aspect très moderne dans la série.

Après, au niveau formel, on a voulu aussi être assez intéressants pour les téléspectateurs d’aujourd’hui. Les spectacles de l’époque sont, je pense, un peu moins intéressants et moins sexy pour les téléspectateurs de 2025 donc j’ai demandé, au niveau de la création musicale de ce spectacle, de s’inspirer d’artistes contemporains. Par exemple, j’ai demandé à Matéo, le musicien, de créer une musique avec une instrumentation de l’époque mais inspirée de Fatboy Slim. Donc on est vraiment dans quelque chose qui est bien d’aujourd’hui ! Cet espèce de mélange entre les deux est devenu le ton de la série…

A quelques jours de la diffusion, sans doute êtes-vous impatient et curieux des retours du public ?

Absolument ! C’est marrant parce que l’on a projeté, ici à La Rochelle, un épisode mais je suis en plein mixage sonore des épisodes 7 et 8, ce n’est pas terminé encore. Donc on est un peu dans un sprint. Mais, bien entendu, le plus important pour nous est de voir comment les gens vont réagir. J’ai assisté à deux projections, une à Montréal et l’autre, ici, à La Rochelle et j’ai vu, en fait, des salles pleines réagir aux mêmes endroits. Les réactions étaient les mêmes, d’une culture à l’autre, alors que ces deux cultures sont assez différentes, avec un humour qui n’est pas toujours exactement le même. Mais les rires étaient aux mêmes endroits, les gens étaient touchés, on entendait des réactions dans la salle aux mêmes endroits en fait dans le premier épisode…Donc cela nous donne déjà un indice qu’il y a un truc qui fonctionne assez bien !

Merci, Louis, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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