RTL2 Méditerranée : Benjamin Rotrou évoque l'émission qu'il anime quotidiennement !
Bonjour Benjamin,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les auditeurs de RTL2 Méditerranée peuvent vous retrouver à l’antenne, du lundi au vendredi, à partir de 12h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
J’irais même plus loin, en disant que c’est un plaisir de faire de son hobby son travail…Ce n’est pas donné à tout le monde, il n’y a pas forcément beaucoup de gens qui aiment leur travail. J’ai la chance de faire un travail dans un cadre sympa et détendu, et, à la base, de faire un métier passion donc d’être payé pour cela. C’est un vrai plus !
Concernant le rendez-vous de l’après-midi, on ne se rend pas directement compte de l’impact que l’on a sur les auditeurs. Mais on le remarque quand on n’est pas là et qu’ils nous envoient des messages pour nous demander ce qui se passe : « Il n’y a pas d’émission cet après-midi ? ». C’est là que l’on comprend vraiment qu’on les accompagne…On est dans notre studio, on n’a pas forcément le contact direct avec les auditeurs mais, en fait, on les suit réellement, dans leur quotidien. C’est vrai que c’est plaisant, on se dit qu’on a une utilité, que l’on ne fait pas juste passer de la musique, ce qui est chouette !
Plus concrètement encore, c’est avant tout un programme de flux musical, que vous complétez d’interventions locales, pour être au plus proche des auditeurs…
Oui, c’est ça ! C’est vraiment un programme musical…On s’est rendu compte que, s’il y avait trop de bla-bla, les auditeurs n’appréciaient pas, à cet horaire-là. On n’est pas là pour cela, on est là pour passer de la musique mais l’avantage que l’on a encore, à l’heure actuelle, par rapport à toutes ces plateformes de streaming, c’est qu’on ajoute du contenu et du direct. Donc on peut interagir en fonction de la météo, du trafic et de l’actualité, tout en restant légers. On va aussi pouvoir rajouter du contenu local, qui est notre force et aussi notre obligation vis-à-vis de l’ARCOM. Je n’oublie pas l’expertise musicale, ce que, encore une fois, les plateformes de streaming ne font pas : quand on va passer un titre, on va pouvoir expliquer dans quel contexte il a été écrit, pour qui, avec qui,…Pour l’instant, il n’y a que la radio qui sait le faire ! C’est ce qui nous permet clairement de nous différencier…
Justement, aimez-vous écrire à l’avance vos interventions ? Ou y laissez-vous une part d’improvisation ?
En fait, il y a deux écoles et donc deux façons de faire. Certains animateurs n’écriront jamais et d’autres vont vouloir le faire pour que ce soit carré. C’est vrai que l’on a tendance à avoir des durées d’intervention qui sont très courtes : si, alors, on n’écrit rien, j’ai peur qu’on parte un peu dans tous les sens et qu’on n’aille pas vraiment à l’essentiel. Personnellement, j’écris mais, après, je le joue quand même aussi un petit peu, pour que ce soit naturel. Cela me permet aussi d’avoir des speaks qui sont propres, où je sais précisément ce que je vais pouvoir dire. Je pense que le message est plus clair, on va à l’essentiel, pour ne pas perdre les auditeurs, dont les temps d’écoute sont courts.
L’émission est diffusée à un moment charnière de la journée. Y pensez-vous, parfois, notamment dans votre ton au micro ?
Je vais y penser dans le vocabulaire que je vais utiliser : « Pause déjeuner » va être utilisé entre midi et 14h, alors que l’après-midi, les gens seront plus au travail ou en télétravail. Donc ce sont les mots qui vont changer, pas forcément le ton. Je m’adapte et j’essaie de m’imaginer ce que font les auditeurs.
J’adapte aussi le contenu de mes informations au moment de la journée : si j’ai envie de parler d’un concours de burgers, je vais plus facilement le faire entre midi et 14h, où je vais sans doute susciter l’intérêt de l’auditeur, qui peut avoir faim à cette heure-là. Si j’en parle à 15h, ça a un peu moins d’intérêt…
Plus personnellement, pour être à l’affut de toutes ces informations, cela vous demande sans doute d’être au cœur de l’actualité locale et de l’ambiance musicale, ce qui doit être certainement très plaisant…
C’est un engagement, c’est une obligation, pendant ces quatre heures ! On a des comptes à rendre à l’ARCOM donc on se doit de donner des informations et c’est vrai que de faire du programme global m’intéresse assez peu…Je préfère parler d’une avant-première au cinéma ou d’un concert qui va avoir lieu, ou encore d’une initiative…Il y a tellement de choses à dire que c’est super enrichissant ! Au contraire, je suis même très demandeur…
Pendant le live, en plus de vos interventions au micro, vous gérez toute la technique derrière…
Oui, oui ! On a la chance, quand même, d’avoir du matériel à la pointe, qui nous permet une certaine automatisation, si on en a besoin. On fait également le standard sur certains jeux concours, qui peut sonner pendant une demi-heure voire trois quarts d’heure donc on est content, alors, de pouvoir parfois mettre en enchainement automatique, parce qu’on ne peut pas tout faire et pour être sûr de décrocher à tous les appels.
Techniquement, c’est une chance d’avoir des outils aussi pratiques…Quand j’ai commencé la radio, on avait encore les bandes magnétiques : il fallait les sortir et les coller avec du scotch. Il devait y avoir un réalisateur, un animateur, un producteur, un standardiste parce qu’on ne pouvait pas tout faire. Maintenant, on peut être très autonome et faire vraiment plein de métiers. On sait tout faire, on est devenus polyvalent parce que la technologie nous aide aussi à être autonome. C’est d’autant plus important qu’à l’heure actuelle, le contexte de la radio, dans son ensemble, est moins favorable : on gagne moins d’argent donc, forcément, les effectifs sont plus faibles et il faut savoir tout faire. C’est chouette, dans le sens où on ne se repose pas sur nos acquis, on apprend plein de métiers !
Vous évoquiez la radio comme un métier passion, une passion qui vous vient sans doute de votre plus jeune âge…
J’ai commencé la radio à 18 ans mais, avant, je faisais de la disco-mobile, pour des mariages notamment. Donc j’ai toujours été un peu dans la musique…C’est vrai que, quand il m’a fallu, après mon Bac, choisir mon orientation, je suis tombé sur une pub pour une école de radio à Paris et cela m’a intéressé, malgré le cout. J’ai fait des tests, ils étaient ok, mes parents ont approuvé et c’est parti comme cela…Ca s’est fait très vite !
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison radiophonique qui démarre ?
RTL2 est une radio très stable en termes de programmes, les choses évoluent assez peu, c’est une chance. On peut nous souhaiter d’avoir toujours de beaux évènements, pour faire briller la marque dans un contexte, je le redis, qui est compliqué pour la radio en général. Globalement, on a une rentrée déjà très chargée en concerts notamment, ce qui est très chouette…On va pouvoir faire de belles choses, c’est génial !
Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !