TF1 / Koh Lanta : Jérôme revient sur son départ à l'issue de l'épreuve mythique de l'orientation !
Bonjour Jérôme,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
La saison de « Koh Lanta – La revanche des 4 terres » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?
Oui, ça rappelle des souvenirs ! On découvre surtout ce que les autres aventuriers disent sur nous, dans notre dos, en interview, que l’on ne sait pas du tout. Entre la rencontre autour du feu et les interviews qui se passent à côté, on a oublié donc c’est vrai que c’est amusant de savoir ce qui se dit sur vous.
Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?
Parce que je suis une personne qui adore les aventures humaines. Tous les week-ends, je me demande ce que je pourrais inscrire à mon tableau de chasse comme nouvelle aventure ou expérience… « Koh Lanta » faisait partie de cette liste et c’est en rentrant, dans une période off de retour en France de mon travail, qu’avec une de mes filles, on regardait l’émission un mardi soir…et elle m’a demandé si ça ne me dirait pas de la faire… « Et pourquoi pas ? Ça pourrait être cool, tiens essayons ! »
Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en comprenant l’existence de 4 tribus, représentant les 4 grandes régions de France ?
J’ai été complètement surpris parce que je ne regardais pas spécialement « Koh Lanta » avant, j’avais dû regarder peut-être les 5 premières saisons, il y a 20 ans en arrière. Après, c’était un jeu qui incluait dedans de la stratégie, ce qui m’intéressait moyennement, moi qui ne sais pas trop faire cela…Donc, du coup, quand on s’est retrouvés les 6 sur un chemin, en direction de Denis, effectivement on avait tous une particularité avec la couleur orange et c’est Maël, dans le groupe, qui, lui, suivait depuis tout petit, depuis qu’il y a 4 ans, qui a dit « C’est bizarre, on est en train de faire la revanche des 4 terres ! ». Je lui ai demandé « Mais c’est quoi les « 4 terres » ? », il m’avait répondu que c’était une édition qui avait eu lieu quelques années en arrière. Du coup, on s’est dit alors qu’on était l’équipe de l’ouest et on est partis dans ce jeu de l’ouest !
Parmi les autres surprises, on peut penser à l’existence de l’ile de l’exil, au cadre très rude. Sans doute que c’était incitatif à ne pas finir derniers …
Oui, c’est sûr que comme elle était annoncée, elle n’était pas hospitalière, on n’avait pas spécialement envie d’y aller donc, effectivement, c’est une motivation double, pour ne pas y aller et, surtout, pour gagner le jeu. Après, je n’étais pas spécialement inquiet parce que, dans mon expérience de vie en général, entre les parties armée et l’aventure en général autour de moi, dormir sur des galets, je savais, n’allait pas trop m’impacter.
L’épisode diffusé cette semaine a été le témoin de la mythique épreuve de l’orientation. Les images le montrent, le fait d’être 5 pour seulement 3 éléments remarquables crée naturellement des petites tensions, à se retrouver à plusieurs à fouiller au même endroit…
Oui, oui, c’était une option ! On s’était partagés un peu la zone entre les garçons, j’aurai pu effectivement rester sur la première zone où il n’y avait personne mais, avec Jérôme, je suis resté cordial, je lui ai dit que c’était sa zone et que je partirai sur une autre. Je ne savais pas qu’il y avait Gaëlle sur l’autre…Donc, effectivement, c’était une sorte de cohabitation ! Après, il faut essayer de garder un peu de lucidité et de fraicheur et, là, j’en ai peut-être manqué un peu !
Lorsque vous trouvez la balise, plutôt rapidement d’ailleurs, on vous voit ensuite attendre de longues minutes que Gaëlle change d’endroit…
J’ai peut-être un peu paniqué… Le « Koh Lanta » qui m’a fait m’inscrire est celui avec Amri et Julie, sur cette épreuve où tous les deux se sont retrouvés côte à côté. Je ne sais pas pourquoi, j’ai fait un parallèle avec cela, je me suis dit « Cela ne va pas m’arriver à moi aussi, je ne vais pas me retrouver avec cette fille…Qu’est-ce que je peux faire pour ne pas me faire piquer le couteau comme cela, alors qu’elle n’avait rien fait ? ». Du coup, c’est vrai que j’ai opté pour patienter un petit peu mais c’est peut-être là que j’ai perdu le jeu…En patientant, j’ai ruminé et j’ai perdu, du coup, le fil de l’aventure !
Il y a même eu ce coup de bluff pour l’éloigner de la zone, en lui faisant croire que vous aviez trouvé le poignard…
Oui, c’est une tactique de survie, je ne sais pas trop…Ce n’était pas du tout prémédité. A un moment donné, j’étais en panique, je ne savais plus quoi faire…D’ailleurs, le plus amusant, c’était, une fois que j’ai percuté que j’allais faire ce coup, de me concentrer pour trouver un ton sur le cri de joie que j’allais faire. Je me mimais des trucs dans ma tête, je cherchais quelle intonation de voix il fallait que je donne. Avec le recul, c’est vrai que je me mare parce que j’étais tout seul dans mon coin, à chercher un cri de victoire. C’est arrivé parce que c’était une situation d’urgence…
Le fait de partir sur un jeu éliminatoire et non pas sur votes de vos camarades au conseil atténue-t-il un peu la déception d’être éliminé au 40è jour ?
Oui, complètement ! Je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même…J’aurais dû être plus lucide. On arrive en fin d’aventure, je commence vraiment à être marqué, ça se voit, je suis en perte de vitesse, au moment où Jérôme le catalan est bien, il est agile, il gagne les épreuves, alors que je suis plutôt dans le dur en fait. Donc, oui, bien sûr, je ne m’en veux qu’à moi-même. L’image est restée propre jusqu’à la fin du jeu et c’est très bien aussi pour ma famille.
D’ailleurs, quel bilan faites-vous de votre parcours dans son ensemble ?
Je suis agréablement surpris ! Je suis resté moi-même, je suis resté simple, comme beaucoup de monde me connait. Souvent, quand les gens venaient me voir le lendemain d’un jeu, quand j’étais à la salle de sport, tout le monde comparait et on me disait « c’est bien, tu es resté naturel, j’ai l’impression de te voir aujourd’hui comme à la télé, tu n’as pas changé ». Je suis content d’avoir donné une bonne image du militaire ou de l’ancien militaire, je suis content aussi que ma famille n’ait pas eu de répercussion. Je n’ai jamais eu de mauvais message, personne n’a jamais agi mal contre moi en message privé, j’en suis content pour ma famille qui n’a pas eu à subir d’éventuelles critiques. Donc surpris aussi parce que l’on ne s’attend pas à ce que les gens trouvent quelque chose en vous…
Au début, j’ai beaucoup répondu aux gens pour comprendre en fait ce qu’ils me trouvaient…J’ai cherché à comprendre et les gens ont vu, à parement, la simplicité du bonhomme, le fait d’être resté droit moi qui n’ai jamais cherché de collier et qui ne suis pas rentré dans des débats de stratégie. J’ai voulu vivre l’aventure comme un naufragé, je ne me suis pas préparé physiquement à ce jeu, je n’ai regardé aucun « Koh Lanta » précédent, alors que je savais 15 jours avant mon départ que j’allais prendre l’avion mais je n’ai pas cherché à savoir, j’ai vraiment voulu découvrir l’envers du décor. Dans mon canapé, je me disais que ce n’était pas possible, qu’ils devaient sûrement avoir quelque chose, un coup de booste mais je peux attester par moi-même que c’est dur. Effectivement, « Koh Lanta », ce n’est pas du fake, c’est vrai, vous n’avez droit à rien, vous ne mangez rien, deux cuillères à soupe de riz par jour au maximum avec une demie-patate de manioc, vous perdez 15 à 18 kg, c’est très dur et très exigeant pour le corps, il faut garder le mental. Franchement, je suis content, c’est une expérience que je vais prendre en plus dans ma musette et qui va m’aider sûrement à rebondir sur d’autres épreuves qui m’attendent.
Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure à l’autre bout du monde ?
Le plus beau souvenir est que ma femme m’avait dit, quand je suis parti, de « prendre soin d’eux comme je prends soin de nous ». En tant que père de famille, qu’ancien militaire chef d’équipe, j’avais à cœur de bien faire pour ces jeunes, de vraiment les accompagner au maximum dans leur aventure, je voulais qu’eux aussi vivent une aventure humaine, je voulais leur donner mon expérience. Je n’ai pas cherché à leur marcher dessus, je pense que c’est ça aussi qui a fait que les gens ont adhéré. La plus belle image sera celle où je rallume le feu : en voyant les yeux de Noémie, de Maël et de Romane s’extasier, ce sera pour moi l’image la plus forte. J’étais venu chercher cela, l’aventure humaine, rencontrer des gens, …Même encore maintenant, rien que de penser à cette image que j’ai d’eux, j’en ai encore de l’émotion ! C’était mon image la plus forte, de voir dans leurs yeux la joie de pouvoir rallumer le feu, d’enfin les faire manger et de leur donner un sourire.
Merci, Jérôme, pour toutes vos réponses !