TF1 / Camping Paradis : Thomas Séraphine nous présente Julien, personnage qu'il interprète dans le premier épisode de la nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Thomas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview ensemble !

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver le lundi 30 juin prochain dans un nouvel épisode inédit de « Camping Paradis », « Fiançailles au paradis ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Vous ne croyez pas si bien dire, vraiment ! On parle de fidélité des téléspectateurs mais je parlerais même de fidélité de cette production, à ses convictions et envers les comédiens qu’elle a croisés à travers le temps. J’y avais déjà participé il y a 17 ans et c’est mon quatrième épisode. Effectivement, c’est une joie de les retrouver !

C’est souvent un argument que certains comédiens donnent et que l’on n’aime pas trop, de dire que c’est une grande famille mais ça peut l’être vraiment ! Un tournage peut être une parenthèse enchantée…C’est pour cela que ça fausse la perception des comédiens, qui disent s’être marrés. Oui, ils se sont marrés, c’est génial mais, au final, est-ce que le film est bien ? Souvent, ils parlent de l’ambiance, passant quelques semaines hors du temps, à être bien traités, presque comme des rois. Cela peut faire plaisir aux téléspectateurs d’entendre cela mais ce qu’ils veulent, ce n’est pas de savoir s’ils se sont bien amusés sur le tournage mais s’ils ont fait un travail de qualité…Tout cela pour vous dire que la qualité de cet épisode est géniale ! L’ambiance l’est aussi, on part dans le sud, c’est vraiment une parenthèse enchantée…C’est vrai que c’est un camping comme il n’en existe pas, il n’y a jamais de camping comme cela sur terre, où les gens sont sympas, où tous sont beaux, où les figurants sur la plage sont tous jeunes…

Je pense qu’il faudrait même faire un film ou une série sur les personnages secondaires et sur les figurants. Parce que la figuration, sur un tel programme, est quand même énorme…Il faut plein de monde dans le camping, il faut plein de monde sur la plage, ce sont des gens qui n’ont jamais la parole mais qui, toute la journée, échangent entre eux…Donc il y a des histoires d’amour entre eux, il se passe ainsi toute une vie autour du tournage, les gens se connaissent parce qu’il y a plein de figurants qui reviennent d’année en année. Il y a toute une vie parallèle en dehors du set up, qui est assez géniale !

Donc, quand tu reviens tous les 4 ans, comme je le fais, tu retrouves des gens et c’est assez génial ! C’est un super truc et j’invite tout le monde à faire de la figuration pour « Camping Paradis », parce que je pense que c’est une super expérience, même pour commencer. Evidemment, il faut être véhiculé pour se rendre sur place par ses propres moyens. Mais, pour ceux qui habitent dans le sud, entre Aix, Martigues et Marseille, c’est vraiment un bon plan pour commencer ! Et puis, c’est dur, c’est une école : ce n’est pas facile d’être opérationnel pendant 5 à 6 heures sur un décor, au moment où le réal le dit. Mais je pense que les jeunes, qui ont envie de se lancer, doivent vraiment faire de la figuration sur un tel programme, où on apprend vachement…

Je reviens sur le fait de retrouver avec plaisir cette production, Laurent et toute l’équipe…Tous sont super ! Comme dire ? C’est à l’image de ce que propose la série : il y a une vraie gentillesse, il y a une vraie profondeur dans les liens avec ces personnes. Je les aime bien ! Cela fait toujours un peu bizarre, avec mon parcours, avec d’un côté avec « Action discrète », quelque chose d’un peu véhément et, de l’autre, ce programme un peu angélique… Cela fait du bien aussi de voir la vie avec de belles histoires, aussi simples. Surtout maintenant…Voir cette série est une vraie bouffée d’air frais, c’est chouette, on sait que ça va bien se terminer, on sait que toutes les histoires vont avoir une résolution positive, on sait que ça va se transformer…

Laurent Ournac, à l’instar de Mimie Mathy avec sa baguette magique, mais autrement, résout les problèmes des gens, comme par magie, le temps d’un épisode. Une fois que le téléspectateur a accepté l’idée, il sait qu’il va voir 90 minutes un peu de bonheur. Je peux comprendre vraiment que ça fasse du bien de voir de beaux paysages, avec des petites histoires sociétales qui finissent bien…Le temps de 90 minutes, ça le fait !

Ce fut l’occasion, pour vous, de retrouver ce très beau cadre…

Oui, on est entre les plages de Carro et de la Couronne, c’est super ! C’est vraiment très très joli ! On dort à Sausset les Pins, où il y a un magnifique petit port. On tourne hors saison donc il y a un petit côté un peu de la France surannée. C’est super beau, c’est super chouette, je trouve que ce coin est très très joli ! Sans oublier les petites falaises et les petites criques, que j’adore !

Le petit hôtel de Sausset les Pins est toujours le même, c’est incroyable ! Ils y dorment depuis 15 ans, le veilleur de nuit est là depuis le début, il connait tout le monde. J’ai retrouvé mes habitudes…D’avoir des repères qui durent dans le temps est hyper important dans la société dans laquelle nous vivons. On se rend compte de l’importance d’avoir des programmes fidèles, cela donne des repères, tu n’es pas perdu quand tu allumes la télé. Donc, bien sûr qu’il faut de la nouveauté mais il faut également des trucs sur le long terme. Quand j’entends dire, par certaines personnes, qu’il y en a marre de Drucker mais il y en a marre de quoi ? Le mec accompagne les gens…C’est génial, même s’il est virtuel, d’avoir un ami qui est là depuis 40 ans ! Pourquoi faudrait-il virer les gens qui sont là depuis longtemps au motif qu’il faut de la nouveauté ? Il en faut mais il faut aussi avoir des gens qui nous accompagnent depuis 20, 30 ou 40 ans. Tu vieillis avec eux, tu vois le temps qui passe…C’est incroyable d’avoir un présentateur de 80 balais, il a une expérience, il a vu des choses, il a vu passer toutes les stars, c’est l’histoire de la variété française du XXè…Donc je n’ai aucun problème avec ce qui est durable, ni avec des choses ancrées dans le temps….En réaction à la société de l’hyper rapide et du bombardement continuel d’informations, il faut aussi des choses stables et durables !

et de côtoyer un nouveau chouette casting…

Oui, oui, notamment Natasha St-Pier. C’est aussi la force de TF1 ! Ils valorisent les gens, ils ont une sorte d’éco système TF1 ! Quand Laurent Ournac finit « Mon incroyable fiancé », il a une notoriété à ce moment-là, il a fait quelque chose d’extraordinaire et TF1 lui propose cette série, qui n’a rien à avoir avec ce qu’il avait fait mais c’était pour lui dire « Tu fais partie de l’aventure TF1, on va continuer avec toi ! ». Il y a donc quelque chose d’assez familial dans la façon qu’a TF1 de voir les choses, c’est plutôt pas mal !

Effectivement, Natasha avait fait « Danse avec les stars », c’était l’occasion de la garder dans le giron TF1 en lui proposant une nouvelle aventure, elle qui n’a rien à prouver. C’est une chanteuse incroyable, qui a une grande carrière et c’est un vrai challenge pour elle ! TF1 prend malgré tout un risque et, en même temps, la chaine surfe sur son image et sur sa notoriété. Je trouve cela vraiment malin !

Je l’ai connue sur le tournage, c’est une fille solaire, elle a une énergie incroyable, elle chante en dehors des prises et, d’ailleurs, tout le monde attend cela, tellement elle le fait bien. On ne peut que reconnaitre son incroyable voix et son talent de chanteuse ! Franchement, c’est une très belle personne, c’est une nana en or, c’était vraiment agréable pour moi…Bravo à TF1 d’avoir osé !

C’était dur pour elle avec sa perruque, elle avait une grosse préparation et un long moment de maquillage à faire à chaque fois. Jouer avec une énorme perruque n’est pas simple mais elle s’en est très très bien tiré ! Elle connait la pression, elle qui monte sur scène devant des milliers de personnes mais, là, ce n’est pas juste cela, tu as toute une équipe de tournage, avec des dizaines de techniciens…Tu ne peux pas trop te louper ! Elle était jetée dans le bain directement mais TF1 fait les choses bien, une répétiteuse est là pour nous aider, mais quand même, sur le set, il faut assurer ! Si tu es nul, ça parle derrière et tu sais que les jours à venir de tournage vont être douloureux…Non, vraiment, elle s’est vraiment bien débrouillé !

Cet épisode, une nouvelle fois, sera l’occasion de nombreux rebondissements, pour le plus grand plaisir des téléspectateurs…

Comme à chaque fois, le scénario est composé de trames différentes. C’est « La croisière s’amuse », il y a trois trames, la A, la B et la C. Les A et B sont deux choses qui viennent de l’extérieur et la C est quelque chose qui se passe avec des gens du camping. En gros, il y a 3 histoires parallèles et, à l’intérieur, c’est construit avec de la dramaturgie et avec des rebondissements.

Il y a l’histoire avec Natasha St-Pier, avec moi, avec ma nouvelle compagne et avec nos enfants respectifs. Il y a aussi l’histoire avec la jeune entrepreneuse coiffeuse qui veut faire son salon, pleine d’idées, qui se retrouve confrontée au géant de la coiffure et de la distribution, mais dont elle va tomber amoureuse malgré elle. Et il y a l’histoire de Parizot et de son double.

Donc il va se passer plein de trucs ! C’est d’ailleurs assez drôle comme fiction : en l’espace de deux jours de camping, tu résous des problèmes. « Camping Paradis » est une fable, on ne cherche pas un truc de réalité. Oui, ça a l’apparence d’une réalité mais c’est une fable totale et c’est assumé ! C’était comme dans « La croisière s’amuse » : tu commençais ta croisière, tu avais un problème et, à la fin, tu ne l’avais plus ! Là aussi, en l’espace de si peu de temps, où tout est archi concentré, il faut le prendre un peu comme un conte où tout finit bien…

Quel regard portez-vous sur Julien, votre personnage ?

Julien est un super type ! La série va chercher et exalte le meilleur de l’âme humaine. « Camping Paradis » va essayer de sortir, face à des difficultés et à des gros problèmes, non pas le pire mais le meilleur de l’homme. Julien est un mec qui est profondément humain, qui va tenter, face à une énorme connerie qu’il a faite, de s’en sortir…

On en fait tous des conneries, lui aussi a fauté, il a eu une liaison avec la meilleure amie de celle avec qui il est à nouveau maintenant. Parce que le temps de leur petite séparation de quelques semaines, il a été se consoler dans les bras de la meilleure amie… De cette liaison est né un enfant ! Vous imaginez, il a un enfant dont il n’était pas au courant, la maman étant partie au Canada pendant 15 ans…Mais, évidemment, il va être troublé par la présence de son fils qu’il ne connait pas encore, parce qu’il sent qu’il y a plein de choses qui passent, tellement ils sont connectés. Lui est évidemment bouleversé face à cette annonce et au lieu de mentir ou d’abandonner, il va aller au-devant des choses, il va se découvrir, il va sortir grandi de cette expérience et ils vont s’accepter. Donc c’est vraiment l’humain qui a progressé face à ses erreurs et face à ses échecs…Si c’était comme cela dans la vie, ce serait incroyable ! C’est pour cela que « Camping Paradis » est un miroir qui n’est pas fidèle à notre société, où les gens sont bien meilleurs que dans la réalité. Mais bon, ça fait du bien et ce genre de personnage existe aussi quand même en vrai…

C’est un super personnage ! Ce qui est bien, c’est qu’il a ses faiblesses et, évidemment, ses doutes. Face à cela, comment veux-tu réagir ? Il a l’occasion de fuir ou de grandir et il choisit la bonne voie, c’est super !

Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

Oui ! Après, vous savez, un comédien joue scène après scène et chacune a sa dramaturgie propre. Donc, en fait, ce n’est pas lié directement au personnage, c’est lié à la construction de la scène…Le jeu se fait en fonction de cette dernière car il y a quelque chose de différent à jouer dans chaque scène. C’est là où c’est intéressant : on peut avoir la vision d’un personnage mais, à l’intérieur, il y a plein de sous-textes et de choses à jouer. Une bonne intrigue, c’est quand, dans chaque scène, il y a des choses à jouer…Sinon, si tu n’as rien à défendre, il n’y a à rien à jouer. C’est donc le travail des scénaristes : dans chaque scène, il faut raconter des choses, rappeler des éléments de ce qui s’est passé avant et, en même temps, il faut avoir quelque chose à jouer au présent. C’est ce présent qui nourrit le comédien et qui va préparer les scènes futures. Sur la série, les scénaristes sont bien rodés…Il n’y a pas de scène gratuite ! Avec 90 minutes pour traiter 3 histoires, tu n’as pas le temps d’avoir des scènes de repos ni d’attente. Donc chaque scène doit poser des jalons et avoir une dimension dramaturgique… C’est donc intéressant à jouer aussi !

Certainement êtes-vous curieux de découvrir les retours des téléspectateurs ce lundi soir ?

J’espère que ça va être encore un beau succès d’audiences pour TF1 parce qu’ils le méritent…C’est méritant d’avoir tenu et de ne pas avoir lâché le programme. D’avoir continué à croire en cette série est, je trouve, incroyable ! Au contraire, on en revient à ce que je disais, je pense qu’aujourd’hui, la modernité, c’est aussi de faire confiance au temps long et de ne pas s’abandonner à vouloir innover tout le temps. Etre moderne, c’est aussi faire confiance à des personnages qui sont là depuis 20 ans ! C’est beau comme valeur…Donc longue vie à cette série et à Laurent pour son rôle ! Lui aussi a douté, il s’est posé des questions puis il a appris le métier de réalisateur donc il a, lui aussi, grandi avec cette série, pour éviter de tourner en rond. Ce n’est pas si simple que cela de continuer, ça demande un peu d’abnégation. Plein de dilemmes se posent et Laurent en a eus plein sur cette série mais je crois qu’il a fait le bon choix…

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Actuellement, avec Laurent Firode des « Films à l’arrache », nous inondons les réseaux sociaux de nos petites pastilles. Je pense d’ailleurs que les gens n’en peuvent plus, tellement il y en a J mais c’est l’actualité qui nous donne raison !

J’ai une émission de golf sur Canal + et, là, je viens de finir une collection entière de golf et de tourisme, dans laquelle je présente des golfs au Maroc, qui va sortir à la rentrée. Il y aura 8 émissions pour présenter une quinzaine de golfs.

Peut-être aussi une pièce de théâtre, « Blind test », où je reprendrais un rôle, en double distribution, au théâtre du gymnase. Et je pense également avoir une émission de radio l’année prochaine, sur un média internet.

Merci, Thomas, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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