TF1 / Camping Paradis : Piérick Tournier évoque l'épisode inédit dans lequel nous pourrons prochainement le retrouver !
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Bonjour Piérick,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver le lundi 7 juillet prochain dans un nouvel épisode inédit de « Camping Paradis ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, c’était super ! J’y ai fait la connaissance de Mélanie Maudran, que j’avais croisée furtivement sur le plateau d’« Un Si Grand Soleil », lorsque j’avais tourné quelques semaines là-bas. Mais nous ne partagions pas de scène ensemble. Dans « Camping Paradis » ; nous jouons un couple, chacun déjà parent de deux ados. Mon personnage est veuf, le sien divorcé, et nous ne parvenons pas à dire à nos enfants respectifs que nous sommes ensemble. Alors, nous décidons de mettre en place un stratagème en se croisant « par hasard » au camping, en tombant amoureux, alors que nous le sommes depuis un moment… Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu.
C’était vraiment une très chouette rencontre avec Mélanie, que j’aime beaucoup. On s’est bien marré ! J’ai adoré aussi les 4 ados, tous géniaux. D’ailleurs, Lia Mouchenik, qui joue ma fille ainée, réalise actuellement un court-métrage, avec Youri Filstein-Dando (le fils aîné de Mélanie dans l’épisode) et dans lequel j’ai aussi un rôle. On ne se quitte plus ! Et j’étais aussi ravi de retrouver Patrick Paroux, que j’avais rencontré sur « Monsieur Parizot », qui est adorable.
Laurent Ournac réalisait cet épisode, très sympa lui aussi et très précis. On avait pas mal de scènes ensemble. Bref, j’ai beaucoup aimé ce tournage, j’étais bien content de descendre dans le sud pour une dizaine de jours. J’en ai bien profité, c’était vraiment appréciable !
C’est vrai que le cadre de tournage est particulièrement plaisant…
Oui ! Je ne connaissais pas du tout ce coin-là, autour de Martigues. Hors-saison, c’est très agréable, il y a plusieurs villages tranquilles et une très jolie côte. Mais pas que ! Un soir, en voiture, je suis passé par hasard devant la raffinerie de Lavéra ; la nuit était éclairée par une immense flamme, le ciel était orangé, et il y avait une espèce d’aura, c’était très étrange ! Un mélange intéressant.
La série cartonne depuis près de 17 ans maintenant. Même si, en tant que guest, votre personnage n’a pas de lien avec les épisodes précédents, vous étiez-vous (re)plongé dans certaines diffusions, pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ?
Je suis arrivé plutôt frais, je l’avoue. Il y a eu beaucoup d’épisodes, ce n’est pas évident d’avoir tout vu ! J’en ai quand même regardés plusieurs ces dernières années, pour voir des gens que je connaissais qui étaient en guests. Du coup, j’avais quand même bien en tête l’ambiance de la série… mais quel que soit le projet, je n’arrive jamais sur un tournage sans s’avoir de quoi il s’agit. Ne serait-ce que pour adapter le jeu au type de montage… Sur « Camping Paradis » par exemple, il n’y a pas de blancs, les répliques s’enchaînent, c’est du tac au tac. C’est de la pure comédie.
Comme, dans l’histoire, je suis veuf et papa de deux filles, il y avait des scènes qui nécessitaient un petit peu plus de mise au point sur la nouvelle relation avec le personnage de Mélanie. Donc il fallait trouver le bon curseur, justement, d’instant personnel et touchant. Donc là, c’était utile de savoir comment fonctionne « Camping Paradis » pour pousser le curseur au bon endroit… Après, de toute façon, on est dirigé. Laurent Ournac est un super réalisateur, j’ai beaucoup aimé tourner avec lui. Il connait évidemment le programme hyper bien et on a beaucoup rigolé avec lui et Mélanie.
Au moment de vous glisser dans la peau de votre personnage, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?
Non… Après, je réfléchis surtout à la situation : pour un personnage veuf, qu’est-ce que ça veut dire, concrètement, d’avoir deux ados ? A quoi ressemble sa vie ? Je ne peux pas dire que je prends des notes, c’est juste que je rêvasse dessus, j’y réfléchis, je me demande ce qu’ils ont pu faire avant d’arriver au camping, à quoi ressemble leur vie le reste de l’année…
La diffusion ayant lieu le 7 juillet, c’est un parfait timing pour les téléspectateurs, au début de l’été…
Oui, ça tombe bien ! C’est marrant, j’ai fait pas mal de choses sur France Télés mais assez peu sur TF1 finalement, à part « Monsieur Parizot ». Donc c’est chouette, ça peut donner l’occasion de toucher un autre public.
Justement, quels souvenirs gardez-vous du tournage de « Monsieur Parizot » ? Vous jouiez un guest dans le tout premier épisode de ce nouveau programme…
Eh bien ce tournage-là était très sympa aussi ! C’est le premier que j’ai fait après les 7 ans de « Tandem », (qui s’est arrêté en 2023, sur France 3). Donc là, c’était une nouvelle production, de nouveaux lieux et de nouveaux collègues… Et je trouve que ça a très bien matché. Et puis, cet univers « Cluedo », dans l’ambiance particulière de ce manoir… C’était original. Je trouve que la galerie de personnages a vraiment bien fonctionné. Dans le scénario de Laurent Mondy, ça fonctionnait déjà très bien. Chacun avait son moment, c’était très équilibré. J’étais content de faire le fils mal-aimé, un peu dans son coin. Chaque personnage était bien esquissé, c’était fluide, les scènes collectives étaient agréables à tourner et Patrick Paroux est vraiment hyper sympathique et fédérateur, il avait très envie que les guests de l’épisode aient leur moment donc il était très généreux. Carole Richert m’a beaucoup fait rire, il y avait aussi Sören Prevost et Olivier Sitruk… la mayonnaise a bien pris je trouve.
Etre présent sur un premier épisode offre sans doute une ambiance encore différente…
Oui, il y avait tout à créer sur « Que fait Parizot le reste de l’année ? ». C’était intéressant de voir la recherche pour lui, son petit look, sa passion cyclisme… Il y avait tout à mettre en place, c’était marrant de voir les balbutiements ! Le lieu changeant lors de chaque épisode, j’ai hâte de voir la suite.
En général, les débuts peuvent être difficiles mais, là, je n’ai pas trouvé que ce soit le cas. Parfois, cela prend plus de temps pour trouver les accroches de tous les personnages…L’écriture était déjà très aboutie et très précise, les personnages secondaires étaient volontairement poussés dans une espèce de caricature bourgeoise, il n’y avait pas grand-chose à chercher de plus.
Vous évoquiez ces nombreuses années de tournage sur « Tandem ». Sans doute que la fidélité des téléspectateurs vous a fait particulièrement chaud au cœur ?
Ah oui, c’était très précieux même. « Tandem » a bien marché dès le début mais je crois que c’est au moment du Covid que les audiences ont particulièrement augmenté. En plus, je trouve que c’est bien tombé parce que, selon moi, la saison qui a été diffusée pendant le Covid était une des meilleures. J’évoquais le fait qu’une série doive se mettre en place : à partir de la troisième saison, j’ai l’impression que « Tandem » a vraiment trouvé un truc en plus, qui fonctionnait encore mieux. Que ce soient les personnages, que ce soit le côté chien et chat du couple, le côté familial, la vie à la brigade…
Je ne sais pas à quoi c’est dû, sans doute que l’on s’adaptait mieux encore, chacun, à nos personnages respectifs. Comme c’était un double plateau, c’était un tournage quand même assez intense et tout le monde commençait à être un peu rodé donc ça marchait, tout était beaucoup plus fluide. Les thèmes et les arènes abordés fonctionnaient aussi super bien.
Le fait de développer votre personnage sur la longueur vous a aussi certainement permis une palette de jeu variée ?
Oui ! Au début, il était à peine esquissé, c’était simplement le geek de la gendarmerie donc c’était intéressant, pour moi, de le faire exister. Je suis rarement pris pour des rôles de flics sombres ou intenses, mais là il y avait un truc du gendarme gentil, qui a permis de trouver des choses, après, je pense, tous ensemble, notamment la petite love story, qui n’aboutit pas, avec le personnage de Camille, jouée par ma chère Nelly Lawson. C’était chouette de jouer tout ça !
J’aurais bien aimé que la paternité de mon personnage soit plus développée. Dans l’histoire, on lui fait plus ou moins un enfant dans le dos mais, en très bon petit soldat, il veut s’en occuper et j’aurais trouvé intéressant de parler de ce qu’est la vie, aujourd’hui, d’un père célibataire.
Tourner à Montpellier et dans ses alentours était, pour vous, un beau clin d’œil personnel…
J’ai grandi du côté de Montpellier, mais entre la ville et la plage. J’ai toujours adoré l’arrière-pays, les Cévennes… mais je connaissais seulement quelques villages. Alors c’était une vraie chance, oui, avec le tournage, de pouvoir découvrir tous ces endroits géniaux ! Et dans lesquels je suis retourné après. Et ayant encore toute ma famille là-bas, j’ai pu aussi les voir beaucoup plus régulièrement.
Quelles seraient vos envies artistiques pour la suite de votre parcours ?
J’écris depuis plusieurs années et je développe une activité de scénariste. Un projet devrait se faire dans pas longtemps. Je vous en reparlerai en temps et en heure J. L’idéal pour moi serait de pouvoir continuer à jouer et à écrire.
Sinon, j’aimerais bien avoir accès à des personnages un peu décalés, voire plus sombres. Comme je dégage quelque chose de très « sain », on ne m’imagine pas en gros connard… Alors qu’il y a pleins de monstres qui ont l’air très sympathiques ! Je l’ai fait une seule fois, dans « Capitaine Marleau », où je jouais un flic des stups qui battait sa femme… C’était un beau défi à relever. Et c’est toujours passionnant de se plonger dans les travers de la psychologie humaine.
Ces différentes casquettes artistiques semblent très complémentaires pour vous : sans doute que le scénariste aide le comédien, et inversement ?
Au départ, j’ai fait des études de cinéma et j’étais dans une optique de réalisation. Finalement, par hasard, je me suis retrouvé à faire du théâtre, ça s’est bien passé et j’ai intégré une compagnie… J’ai continué à faire du montage en parallèle, et j’ai fait de la photo aussi. À termes, j’aimerais bien écrire et aller au bout d’un projet, le réaliser, le monter.
En tant que comédien, je n’aime pas me voir mais, souvent, je jette un œil au retour vidéo pour mieux comprendre ce qui marche et ce qui ne marche pas. Cela fait gagner du temps à tout le monde, je pense. Mes années « Tandem », en double plateau, m’ont aidé à me discipliner et à me structurer car il nous arrivait, dans une même journée, d’être sur 4 épisodes en même temps, et donc 4 enquêtes différentes…C’était une vraie gymnastique. Cela m’a bien servi, c’est une bonne formation !
J’ai fait pas mal de pubs aussi et elles m’ont été très utiles en termes d’endurance. Parfois, on peut faire 80 à 100 prises d’une phrase qui, à la fin, n’a plus de sens. On ne sait plus ce qu’on raconte… J’ai souvent tourné seul sur du fond vert, je n’avais pas d’autre comédien dans lequel trouver de l’énergie, cela m’a servi à retrouver par moi-même de l’entrain.
Du coup, lorsque j’arrive sur des tournages plus classiques, à une seule équipe, comme « Camping Paradis » ou encore « Monsieur Parizot », je trouve le rythme presque cool !
Merci, Piérick, pour toutes vos réponses !