Sud Radio : Valérie Expert évoque les deux émissions qu'elle anime en fin de matinée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Valérie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, entre 10h et 12h, dans « Sud Radio Média » puis dans « Mettez-vous d’accord ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, chaque jour, de retrouver le micro ?

Oui, oui, oui ! Je suis une passionnée d’actualité et chaque jour, ce sont des sujets différents et des invités différents donc je ne me lasse pas de cette matière ni de ces deux émissions, que ce soit l’émission média ou l’émission de débat politique.

Le slogan de la station est « Parlons vrai » et vos deux émissions s’inscrivent pleinement dans cette philosophie…

Oui, complètement ! Que ce soit, encore une fois, dans l’émission média avec Gilles ou avec les débats, on est très libres de nos propos et très libres dans le choix des sujets. Donc, oui, je pense que l’on parle vrai et que l’on ne s’interdit rien.

Les 45 minutes de média avec Gilles alternent des sujets de fond mais aussi des moments plus légers…

Oui, le zapping est une petite respiration pour commencer la matinée, parfois avec des sujets très sérieux mais où on essaie quand même de garder un petit ton décalé. C’est le regard de Gilles, qui a énormément de talent et qui fait aussi la programmation. Là aussi, les invités sont très variés, ça peut aller de réalisateurs de documentaires jusqu’à des artistes. Encore une fois, on est très libres et le choix ainsi que la variété des invités que nous recevons font que les émissions sont très différentes et toujours passionnantes à faire.

On le remarque régulièrement dans l’émission, un vrai ping-pong se fait entre vous et Gilles…

Oui…On se connait très bien avec Gilles, depuis près de 25 ans et on a des petits ping-pongs où on se charrie mais on s’aime beaucoup. On est très très intimes, on peut se le permettre. Parfois, les auditeurs ne le comprennent pas et trouvent que je suis dure avec lui mais c’est un peu un jeu…Lui fait des fautes de français que je reprends, on s’amuse beaucoup et c’est très important, je pense, quand on partage un micro, d’avoir une parfaite complicité avec l’autre personne. L’émission ne serait évidemment pas la même si Gilles n’était pas là.

Entre 10h 45 et 12h, différents débats d’actualité s’enchainent avec, autour de la table, des intervenants qui viennent enrichir les discussions…

Oui, c’est ça ! Après, les émissions sont très différentes d’une journée à l’autre parce que ça dépend de la personnalité des débatteurs. Parfois, on se retrouve avec des gens avec qui on a plus de complicité donc ça crée une émission un peu plus joyeuse j’ai envie de dire. Parfois, c’est un peu plus formel, parfois c’est un peu plus sérieux, ça dépend des sujets. Cela dépend même de beaucoup de choses, il y a des jours où la mayonnaise ne prend pas, on ne sait pas bien pourquoi, si ce sont les sujets, si ce sont les débatteurs,…C’est une mayonnaise qui doit prendre tous les jours et elle monte plus ou moins.

Pour vous, le fait d’enchainer ces deux émissions aux registres différents vous permet sans doute d’y trouver une certaine complémentarité…

Oui, c’est très varié et j’ai une totale liberté dans le choix des sujets, justement, où je peux me permettre, même en cours d’émission, d’en changer et de proposer un thème qui n’était pas prévu parce que je sais qu’ils sont capables de réagir à peu près à tout. Donc ça m’arrive de voir tomber une information et de leur demander s’ils veulent réagir. On respecte assez peu, finalement, le programme que l’on s’était fixé avec Juliette, qui prépare l’émission et qui contacte les chroniqueurs.

Au-delà de cette préparation que vous évoquiez, pendant le direct vous devez coordonner les interventions des différents interlocuteurs…

Ce n’est pas toujours facile…Quand on a Sophie de Menthon, c’est parfois compliqué de faire qu’elle ne coupe pas la parole. On cherche surtout à éviter le brouhaha…Après, il y en a qui parlent plus que d’autres, il y a des jours où c’est beaucoup plus animé…

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ?

Je regarde l’émission en même temps sur le Facebook live donc j’ai pas mal d’auditeurs fidèles qui sont là. S’ils sont présents, c’est qu’ils aiment bien l’émission…C’est plutôt sympathique parce que ce sont vraiment des habitués. Je retransmets leurs commentaires à l’antenne aussi parce que je trouve que c’est important d’avoir le regard des auditeurs. Parfois, ils ne sont pas du tout d’accord et je le dis, je ne censure pas, au contraire.

On dit souvent que la radio est un média de transmission et de voix. Y pensez-vous lorsque vous êtes au micro ?

Je n’y ai, honnêtement, jamais vraiment pensé. Je suis à l’antenne comme je suis dans la vie donc je n’ai pas d’intonation particulière ni de manière de parler. Je pense que je ferais la même émission à 8h du matin ou à 22h. Au départ, j’avais commencé à 17h, là c’est 10h, cela ne change pas grand-chose.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure sur Sud Radio ?

Je suis très heureuse à Sud Radio parce que je retrouve la liberté de mes débuts, à LCI. C’est une petite équipe, c’est une radio à taille humaine, c’est une radio où on a énormément d’indépendance et de liberté. J’ai eu des sollicitations par ailleurs et je n’ai pas du tout eu envie de rentrer dans un cadre avec des contraintes. Je pense que c’est un vrai espace de liberté que l’on a ici, à Sud Radio donc je n’ai pas envie de faire de télé, j’ai passé ça et je suis très très heureuse parce que la radio est un média formidable qui permet, justement, beaucoup plus de naturel et de spontanéité que la télévision.

Merci, Valérie, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Radio

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