Sud Radio : Brigitte Lahaie nous en dit plus sur son émission quotidienne et évoque la sortie de son roman !
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Bonjour Brigitte,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, à partir de 16h puis à 22h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, bien sûr, sinon j’aurais arrêté parce que 24 ans, c’est beaucoup d’années ! Mais ce n’est surtout jamais la même chose, curieusement. On rentre dans le studio, on a pourtant le sujet et on est toujours surpris par ce que les témoignages amènent. Non seulement, j’ai le plaisir de transmettre ce que je sais mais j’en apprends encore tous les jours. Quand je dis que l’on fait ensemble l’émission, c’est vraiment cela !
Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’y inscrit pleinement…
C’est peut-être ma plus grande qualité et mon plus grand défaut, je suis quelqu’un de totalement franche et sincère, parfois trop…La vérité m’importe beaucoup, d’ailleurs j’ai appelé ma dernière chienne « Verity », cela m’a paru évident. Sur ces sujets-là, ce n’est pas facile, pour beaucoup de gens, de parler vrai mais cela me parait évident pour moi.
Un invité vous accompagne en studio pour approfondir le sujet et enrichir les échanges…
Pour moi, c’est important d’avoir un invité parce que ça permet d’avoir, à chaque fois, une couleur différente. Je pense que s’il n’y avait que moi tous les jours, peut-être que je me répéterais plus. Et puis, je ne détiens pas la vérité, je détiens ma vérité. Je sais que ces échanges avec mes invités, qui, parfois, ne sont pas d’accord avec moi et ils en ont le droit, m’apportent aussi beaucoup.
On sent, dans les échanges, beaucoup de bienveillance avec les auditeurs, ainsi qu’un ton calme et posé…
Je suis quelqu’un, aujourd’hui, d’assez calme et d’assez sereine, je ne suis pas quelqu’un de colérique, c’est assez naturel pour moi, je n’enfile pas le costume du calme en rentrant dans le studio.
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Même si une préparation est nécessaire en amont de l’antenne, les échanges pendant le direct apportent du contenu supplémentaire…
En fait, ce qui me demande peut-être le plus de réflexion, c’est de trouver des sujets. Parce que j’ai toujours envie de trouver d’autres sujets et de faire évoluer l’émission. Après, il faut préparer les « Love conseils », les « Sexo conseils », il faut lire les livres des invités donc il y a du travail mais préparer le thème en lui-même ne prend pas énormément de temps parce que ce sont quand même des sujets qui font partie de ma vie depuis 50 ans maintenant.
A l’antenne, c’est vraiment un échange. Je trouve que c’est plus intéressant d’aborder chaque cas, avec l’auditeur ou l’auditrice qui témoigne, que de faire un discours philosophique sur la question. Parce qu’il n’y a rien de mieux que l’émotion et la vie de chacun pour entrer vraiment dans le sujet.
Chaque émission est différente, grâce aux thématiques et aux intervenants…Sans doute que ça doit être pour vous très enrichissant aussi humainement ?
Je ne m’ennuie pas et je ne vois jamais les deux heures passer, ce qui est plutôt bon signe car c’est long, deux heures ! Franchement, entre le moment où je rentre dans le studio, où je mets mon casque et le moment où je ressors, c’est court…Donc on voit bien que c’est quelque chose qui me plait toujours autant, peut-être même plus d’ailleurs.
Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de la part des auditeurs ?
D’abord, ce qui me fait plaisir, c’est que je suis passée d’un auditoire très masculin à un auditoire qui serait presque plus féminin. Je trouve cela assez intéressant et assez rare donc je suis assez fière, osons le dire.
Ce que j’entends le plus, c’est que ça aide les gens à sauver leur couple ou à aller mieux. C’est quand même formidable d’être une sorte de guide – je dis bien de guide, pas de gourou. On a beau dire, on a un âge où on n’a plus envie d’être sur le devant de la scène. Ca y est, ma notoriété, je l’ai eue donc, maintenant, si je peux transmettre, je trouve que c’est un beau parcours !
En complément, est sorti « Utopia », votre premier roman. Un mot, si vous le voulez bien, sur son contenu ?
Sur le plan littéraire, c’est une jument qui va raconter son histoire avec sa cavalière, cavalière qui a des relations avec différents hommes parce que la jument va aller dans différents endroits. Cela m’est venu parce que j’ai eu une passion dévorante avec les chevaux, que j’ai arrêtée récemment parce que j’en avais un peu marre de me faire mal avec des chutes inhérentes à la pratique de l’équitation, notamment sportive. En même temps, j’avais terminé ce roman en 2022, c’était compliqué pour le sortir en temps et en heures, mais pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec le roman.
Je trouve que ce roman est un peu mon testament équestre, pour cette passion qui a été dévorante pour moi. J’ai, à la fois, essayé de transmettre ce que peut être la passion avec un cheval, parce que c’est quelque chose de très particulier, le cheval étant un animal très émotionnel, et, en même temps, j’avais envie de raconter aussi à quel point il y a quelque chose de fusionnel dans la relation au cheval. L’héroïne, Lise, qui est donc dans la fusion avec sa jument, alors qu’elle a perdu, très jeune, sa mère avec laquelle elle était forcément fusionnelle, est aussi, au début, dans des relations d’amour fusionnelles, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que, oui, l’amour n’est pas forcément fusionnel. C’est tout cela, de manière forcément très romancée, que j’ai eu envie de transmettre.
C’est rigolo parce que plusieurs journalistes m’ont dit qu’il y avait quelque chose de presque mystique dans ce livre, alors que ça m’a échappé, évidemment parce que, quand on écrit un roman, forcément il y a des choses qui nous échappent.
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Ce livre est le premier sous ce format…Cette expérience vous donne-t-elle déjà l’envie de la renouveler ?
En tout cas, c’est mon premier vrai roman, oui. Là, je suis en train de terminer un livre sur le bonheur parce que j’entends beaucoup de gens qui ont du mal, justement, à être heureux. J’ai vraiment envie de le terminer mais, si « Utopia » marchait, j’aimerais vraiment, cela me ferait très plaisir mais ce n’est pas moi qui décide, partir sur l’écriture d’un chien qui raconte. J’adore les chiens aussi, c’est une autre passion donc on verra ce qui se passe…
Pour terminer, on peut imaginer que la radio, d’un côté, et l’écriture, de l’autre, sont quelque part complémentaires pour vous ?
Dans certains livres, j’ai écrit des choses que j’aurais pu dire à la radio mais je trouve que ce sont deux exercices très différents. Parfois, j’aurais le rêve de pouvoir juste écrire à la campagne, moi qui vis un peu en dehors de Paris, et de ne plus avoir cette obligation d’y venir tous les jours pour l’émission. En même temps, j’aime ce que je fais à la radio ! Mais je crois que l’écriture est, pour moi, indispensable parce que c’est mon moment d’évasion. C’est de l’art-thérapie en quelque sorte, pour reprendre un mot un peu à la mode, c’est quelque chose pour moi, tandis qu’à la radio, même si je reçois aussi beaucoup, j’ai l’impression de donner et de faire quelque chose d’utile.
Merci, Brigitte, pour toutes vos réponses !