Sud Radio : Philippe David nous en dit plus sur les différents programmes qu'il présente !
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Bonjour Philippe,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver chaque jour à partir de 17h dans « Les vraies voix », aux côtés de Cécile de Ménibus. On imagine certainement la joie quotidienne que cela doit être pour vous ?
Surtout pour moi qui suis devenu animateur radio sur le tard…J’avais commencé au travers de remplacements et en étant chroniqueur : cela ne s’invente pas, j’avais fait ma première sur cette antenne le 29 février 2016 et, à priori, j’avais dû faire mes preuves car je suis vraiment rentré dans la grille des programmes à 50 ans et 12 jours, pour être précis. C’est le 25 août 2016 que j’ai appris que j’étais dans la grille de Sud Radio pour la nouvelle saison !
C’est sûr que ce n’est que du bonheur ! Faire de la radio quand on a fait, comme moi, des années de commercial en France, à l’export, en étant tout le temps dans la voiture ou dans l’avion, me change complètement…Il y a une très bonne ambiance à Sud Radio, c’est très familial. A 17h, on anime en duo avec Cécile de Ménibus, que vous avez interviewé il n’y a pas très longtemps, qui a eu des propos très gentils sur votre serviteur et je lui rends tous les compliments, bien évidemment. Aujourd’hui, je ne fais plus un boulot, je vis de ma passion, ce n’est pas du tout la même chose !
J’aime bien faire cette comparaison : un footballeur professionnel mange chaque jour des heures d’entrainement, qui sont dures, où il faut se faire mal, devant peu de monde en plus et il a le bonheur de jouer un à deux soirs par semaine, devant 20 000 à 60 000 personnes. C’est pareil pour nous, il y a beaucoup de travail de préparation pour les trois heures d’antenne mais, à 17h, en entrant en studio et en entendant le jingle de l’émission, c’est le petit moment magique ! C’est un peu comme le décollage de la fusée Ariane à Kourou, au moment d’entendre le fameux « 5,4,3,2,unité, feu ! »…
Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’y inscrit pleinement…
On est totalement dans le parlons vrai ! De toute façon, les français n’en peuvent plus du politiquement correct ni de la langue de bois. Je pense que c’est une réalité…Nous décrivons les choses comme on les voit et comme elles sont, et non pas comme on aimerait qu’elles soient…Cela s’appelle un tacle les deux pieds décollés du sol envers la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte !
On est dans le vrai, je pense que c’est pour cela que les gens nous aiment bien. Surtout, je crois qu’on a un lien très fort avec les auditeurs. D’ailleurs, c’est amusant, on est souvent reconnus à notre voix…Cécile a un physique de télé, elle fait de la télé et de la radio, j’ai un physique de radio et je fais surtout de la radio – ceci explique peut-être cela d’ailleursJ. De plus en plus souvent, les gens, au restaurant, se tournent vers moi pour me demander si c’est bien moi qu’ils entendent à la radio. Je dois bien reconnaitre que ça fait plaisir !
Tout au long de la semaine, se succèdent à votre antenne plusieurs intervenants pour enrichir le débat et aller plus loin dans les analyses…
C’est ça ! On a un groupe de débatteurs très éclectiques, qui parlent vrai, qui ne sont pas dans le politiquement correct, une fois de plus. Ce qui est bien, c’est qu’ils sont rarement d’accord entre eux mais qu’en général, ils s’entendent super bien. C’est quand même, probablement, le plus important !
On n’a aucun sujet tabou…on peut parler notamment de la légalisation de l’euthanasie, du suicide assisté, … Parfois, certains sujets sont durs mais c’est une émission où on est sérieux sans jamais se prendre au sérieux. Donc on parle d’actu mais il y a beaucoup de moments où on rit, comme pendant le « Qui c’est qui qui l’a dit ? », notre quizz d’actu, où on s’amuse beaucoup. On essaie, en tout cas, toujours d’être légers, à cet horaire-là…
Dans mon ancienne vie professionnelle, j’ai écouté la radio pendant des années dans ma voiture et, finalement, je me dis que c’est là que j’ai fait ma formation. J’ai écouté des gens que j’adorais et qui m’ont fait comprendre, sans que je ne prenne de cours, comment faire de la radio. Le matin, j’adorais le regretté Pierre Bouteiller sur France Inter, évidemment « Les grosses têtes » avec Philippe Bouvard, un programme incontournable, sans oublier Christophe Hondelatte ou encore, sur Sud Radio, Daniel Herrero, qui était déjà là. Tous ces gens-là, quelque part, m'ont donné envie de faire de la radio et m’ont fait ma formation à distance.
La proximité avec les auditeurs des quatre coins de la France est renforcée avec les différentes interventions qui leur sont offertes à l’antenne…
Un moment m’a marqué, en 2017, à mon premier salon de l’agriculture : alors que je faisais le 9h-12h, un lotois, à l’accent donc du sud-ouest, est venu me voir pour me demander si j’étais bien Philippe David. Lorsque je lui ai répondu positivement, il m’a dit se régaler à m’écouter tous les jours sur son tracteur, dans le Lot. Qu’y a-t-il, en fait, de plus touchant que cela ? Cela m’a scotché, je n’oublierai jamais ce moment !
On a un lien très fort avec les auditeurs, on le voit bien avec Cécile quand on délocalise l’émission. Les gens nous expliquent aimer nous écouter en rentrant du boulot, cela fait chaud au cœur. Ils ont eu tout un tas de problèmes à gérer toute la journée au boulot, entre le client qui ne paie pas, celui qui vous a planté un rendez-vous, celui qui n’a pas passé sa commande, celui qui s’est trompé dans les prix…donc ils ont besoin de légèreté, tout en écoutant l’actualité.
D’ailleurs, en parlant de légèreté, il n’est pas rare que Cécile et vous vous taquiniez gentiment à l’antenne…
Avec Cécile, on a commencé à travailler ensemble à la fin de l’été 2022. Avant cela, je faisais l’émission seul donc il a fallu que l’on prenne nos marques et que l’on apprenne à se connaitre. Passer d’une émission en solo à une émission en duo est toujours compliqué…mais, quand on connait Cécile, elle est tout le contraire de ce que certaines personnes peuvent imaginer. Elle est une énorme bosseuse : elle qui ne boit pas une goutte d’alcool, si je faisais une métaphore anglophone, je dirais que c’est une « workaholique ». On a appris à se connaitre, Cécile est quelqu’un que j’aime énormément, elle est une très grande professionnelle.
Je pense que l’on est très complémentaires, on est bienveillants tous les deux, on se chambre énormément, même si elle me chambre plus que je ne la chambre… J. Moi qui adore faire des calembours, elle aime me tailler quand je fais des mauvais jeux de mots, faisant aussi réagir les vraies voix autour de la table, ce qui est très sympa. Il n’y a pas d’égo, c’est ce qui est bien ! Les gens me disent ressentir un duo vraiment très soudé.
Entre 19h et 20h, l’émission se prolonge, avec des thématiques plus ciblées encore…
Le lundi, je fais « Les vraies voix citoyennes » tout seul. Le mardi, Cécile fait « Les vraies voix de l’emploi » avant que je ne reprenne l’antenne avec « Les vraies voix du foot ». On rigole aussi beaucoup dans cette émission, avec Guy Carlier et Emmanuel Galasso, on parle foot, ça tacle les deux pieds décollés du sol mais jamais par derrièreJ. Le mercredi, avec Cécile, on a, ensemble, « Les vraies voix responsables », où on parle un peu de tout. Récemment, on a notamment évoqué les mécanismes de blanchiment de l’argent de la drogue, c’était passionnant. Le jeudi, nous animons « Les vraies voix qui font rouler la France ». Cécile est très éclectique elle aussi, on peut tout faire à nous deux…D’autant plus que tous les deux aimons tout : l’agriculture, l’industrie, …et les gens.
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure sur Sud Radio ?
Qu’elle dure le plus longtemps possible, toujours dans les mêmes conditions, avec un beau duo et une belle équipe !
Merci, Philippe, pour toutes vos réponses !