TF1 / Le fil d'Ariane : Jacqueline Corado nous en dit plus sur son personnage dans ce nouvel épisode inédit !
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Bonjour Jacqueline,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
Nous pourrons vous retrouver le lundi 3 mars prochain, sur TF1, en prime time, dans un épisode inédit de la série « Le fil d’Ariane ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui ! Chantal Ladesou est un personnage en soi donc, quand on m’a proposé ce casting, j’ai été ravie car j’aime changer d’univers et de style. Le personnage que je dois jouer est une manouche, elle travaille dans une fête foraine, je trouvais cela intéressant car il y avait comme un cycle : vers mes 30 ans, on me demandait souvent d’interpréter des gitanes donc je trouvais intéressant et rigolo, des années plus tard, de jouer ce rôle. Ce personnage était très beau à faire !
On retrouve, au casting, aussi Lionnel Astier, un acteur que j’adore. Il joue mon frère, j’ai beaucoup aimé travailler avec lui. L’apriori positif que j’avais en arrivant s’est, ainsi, confirmé sur le tournage. Ce n’est pas toujours le cas…Le réalisateur savait ce qu’il voulait, j’ai adoré ses réactions à chaque fois qu’il aimait un plan, à sautiller comme un enfant.
J’ai découvert le Cap d’Agde, on tournait dans une fête foraine avec un décor très chouette, j’ai aussi pu découvrir la ville de Sète, que j’ai adorée. D’ailleurs, j’ai vu qu’énormément de parisiens s’y installent, je comprends pourquoi.
Quel regard, plus personnellement, portez-vous sur votre personnage ?
Mon personnage est celui d’une maman, qui perd son fils au début du téléfilm. Je jouais encore la perte d’un enfant, comme dans « Meurtres au Puy-en-Velay ». J’ai, d’ailleurs, travaillé ces deux personnages de façons différentes. C’est intéressant, cela permet, à peu de temps d’intervalle, de voir deux mères dans la douleur d’avoir perdu leur enfant mais avec des personnalités différentes. J’ai hâte de découvrir le résultat final !
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Ce nouveau rôle vous permet, ainsi, une palette de jeu encore différente…
Oui ! Ce qui me plait beaucoup, c’est le travail du corps, que l’on oublie souvent. Après avoir joué dans « Culte », beaucoup de gens pensaient que j’étais espagnole…C’est magnifique car je n’ai pas eu de coach, j’ai travaillé toute seule, j’ai travaillé la prosodie, j’ai travaillé le corps et ces retours montrent que j’ai été crédible.
Sur France 3, mon personnage était régisseuse lumière d’une cathédrale, il était donc dans une création artistique. Sur TF1, mon rôle est celui d’une manouche dans un camp…Il était intéressant, pour moi, de comprendre, culturellement, le caractère de ces femmes. Ici, pour les figurants et les petits rôles, il y avait des gens de la communauté, je parlais avec une dame qui fait la barbe à baba, cela m’a intéressé de comprendre les codes et les valeurs. Ces derniers impliquent que l’on tient son corps différemment.
En plus, on est dans un genre, on est dans de la comédie policière, on n’est pas dans l’hyper réalisme donc il faut aussi trouver le rythme et la grammaire qui répondent à ce que veut le réalisateur. Tout en essayant d’être vraie et honnête…J’aime bien m’éclater à chercher une vérité, sans prise de tête mais avec justesse.
Le premier épisode de la série avait connu un beau succès d’audiences. D’ailleurs, vous y étiez-vous (re)plongée avant le tournage ?
Il se trouve que j’avais vu l’épisode mais je savais aussi que c’était en évolution, le réalisateur voulant tourner un peu différemment cette fois-ci. Donc je l’aurais fait s’il y avait eu davantage d’épisodes, avec une grammaire très particulière. J’ai surtout revu des extraits de ce que le réalisateur a fait, pour comprendre son rythme et sa dynamique.
Prochainement, je vais tourner avec Eric Rochant, je sais que c’est un réalisateur qui est près de l’os, comme j’aime à dire. C’est presque du non-jeu…Quand on voit ce qu’il fait et comment il dirige les acteurs, il y a une recherche de méga vérité et de grande justesse. Donc, pour le casting, j’avais regardé « Le bureau des légendes » pour me rappeler de ses codes à lui. Il a fallu, en conséquence, que je travaille ma proposition et mon personnage de façon minimaliste.
Pour « Le fil d’Ariane », j’ai vu que l’on est dans une grammaire où le spectateur doit comprendre immédiatement donc il a besoin de codes. Cela se fait aussi par les costumes…J’ai bien analysé également le scénario et ce qui n’y est pas dit, pour faire la meilleure proposition possible. Une fois retenue, cela veut dire que mon interprétation a plu, je l’ai donc approfondie pour être encore plus dans la vérité. Sur le plateau, j’ai pris le temps d’apprendre à découvrir le réalisateur, il était très souriant et dynamique, tout en étant sérieux. Au moment des scènes, c’était comme un ping-pong, je réajustais le tir au besoin.
Plus globalement, cet épisode a été l’occasion de travailler aux côtés d’un super casting…
Je pense toujours que le réalisateur est un chef d‘orchestre qui donne la clé…Donc le fait d’avoir un chef d’orchestre extrêmement positif, solaire, qui sautillait parfois comme un enfant, n’empêche pas de faire les choses sérieusement et donne une note joyeuse. J’ai adoré travailler avec cette équipe, j’ai découvert notamment Kenza et Tim, qui viennent de quotidiennes et qui ont un rythme incroyable. Tout a été extrêmement fluide ! Ce fut un très grand plaisir.
Merci, Jacqueline, pour toutes vos réponses !