TF1 / Le fil d'Ariane : Tim Rousseau évoque son personnage dans cette chouette série, dont le deuxième épisode sera prochainement diffusé !
/image%2F1552669%2F20250225%2Fob_283a4e_dsc-1394-1.jpeg)
Bonjour Tim,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !
Nous pourrons vous retrouver le lundi 3 mars prochain, en prime time, sur TF1, dans un nouvel épisode de la série « Le fil d’Ariane ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, tout à fait ! On avait tourné, il y a un peu plus d’un an, l’épisode pilote, histoire de voir si ça pouvait plaire au public et à la chaine. C’est vrai que je m’étais bien entendu avec toute l’équipe et, tout particulièrement, avec Florent Peyre, qui est quelqu’un d’assez exceptionnel. Cela m’a fait beaucoup rire de le retrouver, j’ai eu beaucoup de barres de rire.
Quel regard, plus personnellement, portez-vous sur Amaury, votre personnage ?
Il faut savoir que, de base, le personnage avait été écrit sans réelle intention derrière, dans le sens où j’ai essayé d’y apporter quelque chose qui n’était pas forcément écrit dans les lignes. Merci d’ailleurs à Jason, le réalisateur, qui m’a conseillé à la production pour ce rôle. Il m’a, ainsi, donné l’opportunité d’incarner Amaury. J’ai rajouté un petit côté niai, naïf, ce sont des petites détails tout bêtes mais il est souvent en train de se tripoter les mains, de tourner les poignets, il a les pieds dirigés vers l’intérieur, il dit « bonjour » et « au revoir » à tout le monde, même aux méchants, il est toujours souriant, il est un peu dans son monde, …C’est un flic que l’on n’a pas l’habitude de voir, je voulais aller un peu à l’inverse de ce que l’on a l’habitude de retrouver en acting, en tout cas dans les séries policières actuelles en France, d’un personnage charismatique, à la voix grave, qui sert la mâchoire…J’ai voulu complètement défaire cela et ajouter quelque chose de très enfantin parce qu’il y a des policiers, en France, j’imagine, qui doivent être tout aussi gentils qu’Amaury et tout aussi naïfs à certains moments.
Il vous permet, en tout cas, une palette de jeu large et variée…
Tout simplement, c’est très jouissif de se glisser dans la peau d’un autre… Particulièrement, d’ailleurs, quand il y a des rôles qui sont un peu plus éloignés de moi. C’est pour cela, d’ailleurs, que je fais ce métier.
Souvent, on nous prend aussi pour ce que l’on est, évidemment on a alors à jouer mais il y a une grande partie du personnage qui est très inspirée de nous-même. Il y a des moments où on ne joue alors pas tant que cela, on reste sur des bases de jeu assez simples, on dit le texte, on le ressent, des choses peuvent rester superficielles…Du moins dans ce que j’ai pu ressentir dans mes expériences à la télé. Du coup, c’est vrai que c’est très sympa quand on rentre dans la peau d’un personnage que l’on construit vraiment, que l’on incarne d’une manière tout autre que si c’était, en quelque sorte, un peu soi que l’on jouait.
/image%2F1552669%2F20250225%2Fob_9a63fe_capture-d-ecran-2025-02-25-210554.png)
Ce projet est aussi l’occasion de travailler dans un chouette cadre…
J’avoue que je n’ai pas eu le temps de beaucoup visiter la ville mais elle est très sympa. Le décor principal de cet épisode est celui d’une fête foraine, j’ai beaucoup aimé les gens qui nous ont accueillis, ils étaient incroyables, avec une énergie débordante. Ils étaient très curieux en fait et c’était trop cool de pouvoir partager ce moment-là de tournage avec des gens aussi intéressés et aussi loin du milieu.
…et de côtoyer un très beau casting…
Ah oui, oui, tout à fait ! Le cadre était génial, de par la présence de certains comédiens et comédiennes qui sont juste bourrés de talent et qui, sur le plan humoristique, savent exactement comment interagir avec les équipes techniques sur un plateau. Je pense notamment à Florent Peyre, qui a ce don de placer la juste phrase avec la juste intention, au juste moment et ça arrive à faire rire toute l’équipe. Je crois que c’est ce genre de personnes que l’on aime bien avoir en tant que mentor quand on débarque sur un plateau et que l’on ne connait personne. Même, au-delà de ça, l’équipe était formidable…On est du sud, on s’éclate dans le sud, plus que dans les studios à ParisJ.
Certainement êtes-vous impatient et curieux de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs, après un premier épisode qui avait connu un très beau succès ?
J’avoue que je suis curieux, tout simplement, de voir ce que ça donne, de voir le résultat final. Surtout que c’est un peu un risque car, comme je l’ai dit, je joue un personnage qui n’est absolument pas moi donc on peut vite être à la limite du sur-jeu ou du pas drôle voire du gênant. Il y a des choses qui ont très bien marché sur le plateau et qui m’ont énormément fait rire, mais qui pourraient ne pas marcher du tout au rendu à l’image. Et vice versa : peut-être qu’en voyant des choses que je n’ai pas du tout aimées, je me dirais qu’elles sont finalement cool. C’est en cela que c’est intéressant, pour voir si ça matche ou si j’étais complètement à côté de la plaque. C’est sur ça que je suis curieux !
En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?
J’ai tourné, pour France Télévisions, un rôle de résistant qui se fait capturer par des nazis, c’était très très sympa à jouer. J’ai aussi donné ma voix à un livre audio, c’est un magnifique roman sur l’histoire d’un jeune marseillais de 17 ans qui arrive à s’émanciper un petit peu du milieu d’où il vient, celui de la cité. Il y parvient en rencontrant une libraire qui lui donne le goût de la littérature, de la culture et des livres, lui qui vend des substances et dont la maman est à l’hôpital. Il y avait beaucoup de personnages à incarner pour ce projet qui va être disponible sur la plateforme audiolib.
Enfin, votre personnage dans la quotidienne de TF1 « Plus Belle La Vie, encore plus belle » vient de rejoindre l’Australie. Quels souvenirs, spontanément, vous viennent à l’esprit au moment d’évoquer toutes vos années marseillaises ?
C’est un peu compliqué, c’est comme si vous preniez un jeune de 20 ans qui a grandi dans une famille nombreuse et à qui vous demandiez quels sont ses moments préférés…En a-t-il en particulier ? Ou dira-t-il que ce sont juste les moments le soir, quand toute la famille était crevée, et qu’ils étaient sur le canapé à regarder la télé ? Ces moments-là ne paient pas de mine mais, en fait c’est l’ambiance et l’aura que ça dégage qui sont le plus important. Parce que des blagues et des moments précis, en soi, oui j’en ai mais c’est plus l’atmosphère qui se dégageait du plateau et des années-là que je retiens. Il faut savoir que je suis arrivé sur « Plus Belle La Vie » à 16 ans et demi, j’en suis parti, j’en avais 21. De nos 16 ans et demi à nos 21 ans, je pense qu’on est plus ou moins d’accord pour dire qu’il n’arrive que des choses incroyables. Sur cette tranche d’âge, on découvre ce qui nous anime, ce qu’on désire, on commence à savoir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, on commence à gagner de l’argent pour les premières fois de notre vie, on commence à découvrir ce que sont l’amour et les vraies amitiés. Je retiens toutes ces choses-là, plus que des moments précis.
/image%2F1552669%2F20250225%2Fob_68428a_capture-d-ecran-2025-02-25-210607.png)
Je terminerai, si vous me le permettez, par une petite phrase de Michel Cordes, mon Dieu, qui m’a dit, un des premiers jours où je suis arrivé : « Petit, tu vas évoluer dans un monde de requins mais ne sois pas un requin, sois un dauphin ». J’avoue que j’ai fait « Waouh ! ». C’est une belle phrase qui m’est bien restée dans la tête…
Merci, Tim, pour toutes vos réponses !