France 3 / Meurtres à Tournai : Martin Swabey nous parle de ce téléfilm inédit!
Bonjour Martin,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Samedi 1er février sera diffusé en prime-time, sur France 3, « Meurtres à Tournai », où vous y interprétez le rôle de Dim. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à cette belle aventure télévisuelle ?
Effectivement ! C’est toujours chouette de réussir à choper un travail et, de surcroit, de faire quelque chose qui, de prime abord, avait l’air très très amusant. En plus, c’était une grande première, ce qui est toujours chouette !
D’ailleurs, si l’on en revient à sa genèse, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?
Ce que j’y avais vu, c’était le côté très loufoque dans l’écriture. Je trouvais que les personnages étaient vraiment truculents. Peut-être que c’est ma subjectivité mais, en tout cas, lors de ma lecture du scénario, je n’avais pas eu la même idée que le résultat final, dans le sens, à la lecture, j’ai trouvé que, certes, c’était un « Meurtres à » mais qu’ils avaient légèrement dénaturé le genre. On est face à des personnages qui ne sont non pas marginaux mais un peu plus blessés que le commun des héros typiques de la télévision.
A noter que c’est le premier opus de la collection à succès "Meurtres à" codéveloppé par France Télévisions et par la RTBF…
Tout à fait ! C’est génial ! Je crois que, pour les comédiens belges qui y participent, c’est une chance d’avoir une visibilité par-delà les frontières. C’est, effectivement, une richesse aussi que de pouvoir découvrir certaines régions qui ne sont pas françaises mais qui restent voisines et très proches. Ce qui est assez jouissif, dans ce scénario, c’est qu’ils ont vraiment développé quelque chose de transfrontalier. Au niveau juridique, je suis content que ce soit dans un scénario et non pas dans la réalité…
Ce téléfilm est l’occasion de faire (re)découvrir aux téléspectateurs une très belle ville de Belgique…
Oui, oui ! Cela fait toujours voyager un peu, c’est agréable ! Ils voulaient frapper fort, ils voulaient que ce soit l’été, que ça donne envie de venir visiter parce qu’il faut chaud mais, en fait, au final, on a eu du mauvais temps…C’était assez comique ! Sinon, c’est vrai que c’est une belle région, comme très souvent dans les « Meurtres à ».
…et, pour vous, de côtoyer un très chouette casting….
C’était chouette ! C’est toujours l’occasion de se marrer quand on rencontre des collègues de Lutèce…Je fais cela très souvent, la plupart du travail que je fais est quand même international donc ce n’est pas quelque chose qui me surprend mais c’est toujours agréable.
Quel regard, plus personnellement, portez-vous sur Dim, votre personnage ?
C’est marrant car, à chaque fois que je développe des personnages, je leur donne des animaux. Ici, pour moi, Dim, pour le coup, est un peu un ours. C’est quelqu’un qui est intrinsèquement fidèle à sa chérie et qui va devenir papa. C’est quelque chose qui, moi, me touche car, à chaque fois que je suis devenu père, je ne savais pas vraiment ce qui m’attendait, en tant qu’homme…C’est différent pour les femmes, c’est sensoriel, c’est quelque chose qu’elles peuvent comprendre un peu plus facilement. Nous, les hommes, voyons cela avec beaucoup de distance, on est dans cette espèce d’anticipation qui, parfois, n’est pas super facile à gérer car on ne sait pas exactement ce qui va nous tomber sur le nez. Donc je crois que c’est quelqu’un qui est très à fleur de peau. C’est un bel être humain…J’adore les humains et les héros quand ils sont un peu blessés et, justement, j’ai trouvé la faille de ce personnage là-dedans, tout en étant un chouette gars.
Donc Dim, je crois, est très sympathique, tout en étant un peu rustre. Pour la préparation du personnage, je voulais travailler ma barbe, j’ai aussi pris un peu de masse, pour ce côté ours qui me parlait. J’espère que vous allez le voir aussi…
Il vous permet, en tout cas, une palette de jeu large et variée…
C’est clair ! Je ne vais pas vous mentir : plus on a à manger, plus on peut aussi montrer ce que l’on sait faire. Donc c’est agréable d’avoir accès de plus en plus à des personnages qui sont écrits avec subtilité et nuances. Plus on a accès à ces personnages-là, plus, justement, on peut montrer ce que l’on a dans notre palette…Et c’est vrai que c’est agréable, avec quelqu’un comme Dim, d’avoir pas mal de facettes différentes. C’est marrant : plus on joue, plus on montre qu’on est capable de le faire, plus on montre qu’on peut nous faire confiance, plus on a de chouettes personnages que l’on peut défendre…
Sans doute êtes-vous impatient de découvrir les retours des téléspectateurs français suite à la diffusion ?
Effectivement ! C’est toujours agréable d’avoir un retour. Dès que l’on commence à faire de l’audiovisuel, on est toujours, un petit peu, dans cette espèce de moment suspendu. Comme on a fait notre création il y a des mois, voire, de temps en temps, des années avant, d’avoir un retour est toujours agréable pour voir si on a réussi à capter les téléspectateurs et à les émouvoir. Mais je suis assez détendu, j’ai déjà vu ce que ça donnait et je pense que c’est solide comme téléfilm. Dans l’ensemble, j’ai été très heureux de pouvoir bosser dessus et j’ai hâte de voir si ça va pouvoir être apprécié aussi.
Pour terminer, que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour cette soirée du 1er février prochain ?
On peut juste nous souhaiter qu’il y ait un audimat, que les gens se marrent et qu’ils trouvent cela touchant. Ce serait chouette aussi pour Alexia qu’elle perce l’œil du public également. Idem pour le réalisateur, Gary ! Je trouve que c’est un chouette projet en tout cas et j’ai hâte d’avoir les retours…
Merci, Martin, pour toutes vos réponses !